Un yogi qui mange de la viande : le régime végétarien est il l’unique voie pour qui a une vie spirituelle ?

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Ça faisait 4 ans que j’étais vegan quand je me suis installée au Pérou pour y faire du bénévolat dans la périphérie de Lima.

Ma décision de devenir vegan avait été influencée par des années de pratique du yoga aux côtés de professeurs qui prônaient les régimes végétaux comme étant les plus sains pour la santé du corps, mais également pour notre terre mère. Au yoga , on nous enseignait que le régime végétarien était une facon de mettre en pratique « l’ahimsa » (la non violence), pour tout les êtres vivants. Les produits animaux, c’est à dire, la viande, les produits de la mer, les oeufs et les produits laitiers étaient considérés comme l’antithèse de l’ahimsa, dans la mesure ou ils nécessitaient de manière flagrante le meurtre d’êtres vivants, uniquement pour satisfaire l’appétit d’une minorité.

Avec mon idéal vegan dans le cœur et dans l’esprit, j’ai fait mes bagages , et déménagé à Lima , prête à sauver le monde. Très rapidement après mon arrivée au Pérou, j’ai réalisé que mon véganisme ne serait pas possible en dehors de ma communauté « verte » américaine , ni dans cette nouvelle vie que je bâtissais. Il m’était difficile de me procurer de la nourriture telle que le lait de noisettes ou du succédané de viande sans parcourir de longues distances en voiture. Il était délicat d’être difficile avec la nourriture, entourée de personnes qui ne savent parfois pas quand leur prochain repas aurait lieu.

Le fait de travailler dans un orphelinat à Lima n’a pas été le seul moment ou j’ai interrogé ma décision d’être vegan, et même végétarienne. Une année après mon arrivée dans ce pays, je me suis rendue dans un centre de médecine holistique dans la jungle. Le repas servi ce jour là au centre consistait en une magnifique assiette de poisson fraîchement pêché de la rivière locale, quelques heures seulement avant le repas. J’ai gracieusement refusé le poisson et rempli mon assiette de riz et de légumes, à la place.

Le chaman péruvien (un guérisseur indigène) qui était présent à ce repas, se tourna vers moi et me demanda pour quelle raison je ne mangeais pas de poisson. J’ai du lui expliquer ce que « végan » signifiait. Il se mit alors à rire si fort et si intensément, sans s’arrêter pendant 10 longues minutes.

Alors qu’il riait et que je sculptais une bosse avec mon riz dans mon assiette, je suis passée par toute une gamme d’émotions. J’ai ressenti de la colère, par ce qu’il riait de moi, puis, j’ai commencé à me sentir supérieure à lui, me disant qu’il n’avait pas réalisé la bonté, ainsi que la haute qualité morale et spirituelle que constituait le fait de ne s’alimenter d’aucun produits animaux. Et finalement, j’ai commencé à être embarrassée, mes joues rougissant à mesure qu’il riait. Quand son fou rire eu pris fin, une question aux accents rocailleux et primitifs émergea en moi, du plus profond de mon être.

Pourquoi ÊTRE vegan , ici, dans cette jungle ou le poisson est une ressource abondante, et nourrissante, ou le poisson est la nourriture de ce peuple depuis des centaines d’années ? Était-ce un choix violent de manger des animaux ici aussi ?

Pour répondre à cette question il me fallait changer de perspective. Ce chaman avait ri si fort et si longtemps, non pas pour se moquer de moi (bien qu’il ait franchement ri de bon cœur) , mais plus me semble-t-il par ce qu’il ne comprenait pas cette décision de ne pas manger d’animaux. De son point de vue, le poisson était un cadeau de la Pacha mama (la Terre Mère). Notre mère, la terre nous nourrit de plantes et d’animaux, et en échange, nous prenons soin d’elle. C’est comme ça que c’est censé être, une relation symbiotique entre les humains et la mère, un cycle magnifique et infini de morts et de renaissances à chaque instant.

Cette relation a été brisée au moment où la nourriture est devenue une histoire d’industrie, plus qu’une offrande d’amour et d’abondance de Pacha Mama. Les animaux sont confinés dans des cages étroites d’où ils ne voient jamais le soleil, où il ne peuvent ni brouter, ni gambader. Les fermes industrielles ou sont élevés ces animaux consomment des quantités de ressources pour nourrir ces animaux malades, qui nous nourriront à leurs tour, et nous rendrons probablement malades à leurs tours.

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Traduction à l’emporte pièce de votre serviteuse , l’original, c’est par ici 😉 : http://www.elephantjournal.com/2015/05/a-meat-eating-yogi-is-a-veggie-diet-the-only-option-for-a-spiritual-person/

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EN FAIT L’ÉLEVAGE EST BON POUR LA PLANÈTE….

reportagetiffs_0207« Les gens qui militent pour une diminution de la consommation de boeuf avancent l’idée que sa production est une plaie pour l’environnement.
Le bétail, nous dit-on, a une empreinte écologique démesurée : il siphonne toute notre eau, il piétine les plantes et les sols, et consomme de précieuses céréales qui devraient en premier lieu nourrir des humains affamés.
Récemment, ils ont aussi été accusés de roter, d’avoir des flatulences et même de respirer.

En tant que végétarienne de longue date et défenseure de l’environnement, j’ai un jour cru en toutes ces affirmations.

Mais aujourd’hui, après plus de 10 ans passé à vivre et travailler en tant qu’éleveuse (mon mari, Bill a fondé  » Niman Ranch  » puis a quitté la compagnie en 2007, et nous sommes aujourd’hui à la tête d’un élevage de vaches élevées uniquement à l’herbe), je suis parvenue à des vues opposées.
Ce n’est pas seulement que les attaques envers l’élevage de bovins soient exagérées.
Le fait est qu’élever des bœufs sur l’herbe est un gain environnemental pour la planète. »

 

http://www.wsj.com/articles/actually-raising-beef-is-good-for-the-planet-1419030738