4 raisons qui expliquent que certains vegans se portent comme un charme (là où d’autres se ramassent lamentablement.)

Voici la traduction d’un article de Denise Minger publié originellement sur le site Authority Nutrition. À double tranchant, selon le point de vue que l’on adopte.

Le débat pour savoir si le véganisme est un régime sain pour les humains  ou une voie royale pour être carencé font rage depuis des temps immémoriaux (ou tout au moins depuis la création de la possibilité de laisser des commentaires sur Facebook).

La controverse est régulièrement alimentée par des affirmations passionnées et sans nuance des deux camps adverses : d’un côté les végans au long cours qui attestent de leur bon état de santé, (ceux là même qui insistent sur le fait que ceux qui ne « réussissent pas » à tenir le régime doivent bien faire quelque chose de travers), et de l’autre, les ex-végans décrivant leur déclin rapide ou progressif (dans une certaine mesure ils sont convaincus que le jour viendra où les végans à qui le régime réussit confesseront un jour que tout cela n’était que ruse.).

Heureusement, la science  nous amène à une plus fine compréhension des raisons pour lesquelles les gens répondent différemment à des régimes contenant peu ou pas du tout de produits d’origine animale, avec une bonne partie de la réponse enracinée dans la génétique ou la santé intestinale. Qu’importe combien un régime végan semble nutritionnellement adéquat sur le papier, les variations métaboliques peuvent déterminer si une personne en bénéficie ou périclite quand elle cesse de manger de la viande, et encore au delà.

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1 La conversion de la vitamine A

La vitamine A est une véritable rockstar dans le monde des nutriments. Elle aide à avoir une bonne vision, soutient le système immunitaire, participe à la bonne santé de la peau,  contribue également à une croissance normale, ainsi qu’à un bon développement, elle est vitale pour les fonctions reproductives- juste pour citer quelques-unes de ses nombreuses fonctions (1).

Contrairement à une croyance populaire, les plantes ne contiennent pas de vraie vitamine A (également appelée rétinol) ; elles contiennent en réalité un précurseur de la vitamine A, le plus connu étant le bêta-carotène. Dans l’intestin, le bêta-carotène est converti en vitamine A par l’enzyme bêta-carotène-15,15′-monoxygémase (BCMO1), un processus qui s’il se déroule sans encombre, nous permet de fabriquer du rétinol à partir de plantes comme les carottes ou les patates douces.

(Les produits animaux, en revanche, fournissent de la vitamine A sous la forme de rétinoïdes, qui ne nécessitent pas la conversion BCMO1.)

Voilà la mauvaise nouvelle. Plusieurs mutations génétiques peuvent affecter l’activité de la BCMO1 et mettre à mal la conversion des caroténoïdes, au point que les aliments végétaux soient des sources inadéquates de vitamine A dans ces cas.  Par exemple, deux polymorphismes fréquents pour le gêne BCMO1 (R267S et A379V) peuvent réduire de concert la conversion du bêta-carotène de 69% (2). Une mutation moins fréquente (T170M) peut réduire cette conversion d’environ 90% chez les personnes porteuses des deux copies (3).

Au total, environ 45% de la population est porteuse de ces polymorphismes, ce qui fait de ces individus des « mauvais répondeurs » au bêta-carotène (4).

Pire encore, d’autres facteurs non génétiques peuvent diminuer la conversion du caroténoïde ainsi que son absorption — des problèmes d’hypothyroïdie notamment, une santé intestinale défaillante, des problèmes de foie, l’alcoolisme, la carence en zinc (5, 6, 7). Si un de ces éléments est ajouté aux problèmes génétiques de conversion, la capacité à produire du rétinol à partir des aliments végétaux peut diminuer davantage.

Donc, pourquoi n’y a-t-il dans ce cas pas une épidémie de carence en vitamine A ? La réponse est simple dans le monde occidental, les caroténoïdes pourvoient pour moins de 30% des apports de vitamine A, tandis que les aliments d’origines animales en procurent plus de 70% (8). Un mutant BCMO1 omnivore peut généralement surfer parfaitement sur ses apports de sources animales en vitamine A, ignorant tout de la bataille caroténoïde qui a lieu dans son organisme.

Mais pour ceux d’entre nous qui évitent les produits animaux, les effets d’un dysfonctionnement de BCMO1 seront évidents, voir préjudiciables. Quand un mauvais convertisseur devient végan, il peut manger des carottes jusqu’à en devenir orange (littéralement !) sans réellement obtenir suffisamment de vitamine A pour une santé optimale. Son taux de caroténoïdes s’élève (hypercaroténémie), tandis que son statut en vitamine A dégringole (hypovitaminose A), l’amenant à être carencé tandis que son apport lui semblait adéquat (3).

Même pour les végétariens (non végans) ayant moins à convertir, la vitamine A contenue dans les produits laitiers et les œufs (qui ne soutiennent pas la comparaison avec les produits animaux tels que le foie – le roi incontesté de la vitamine A -), peut ne pas suffire pour parer aux carences, tout particulièrement si la personne rencontre également des soucis d’absorption.

De façon non surprenante, les conséquences d’un apport insuffisant en vitamine A sont le reflet de soucis fréquemment rencontrés par les végétariens et les végans. Dysfonction de la thyroïde, mauvaise vue de nuit, soucis de vision de façon générale, immunité affaiblie (davantage de rhumes et d’infections), et également des problèmes d’émail dentaire peuvent résulter d’un trop faible statut en vitamine A (9, 10, 11, 12).

En attendant, les végans avec une fonction BCMO1 normale, et qui font bombance avec des végétaux riche en caroténoïdes, peuvent généralement produire suffisamment de vitamine A à partir de sources végétales pour rester en bonne santé.

À retenir : Les personnes qui sont des convertisseuses efficaces de caroténoïdes peuvent généralement obtenir suffisamment de vitamine A avec un régime végan, mais les mauvais convertisseurs peuvent se retrouver carencés, et ce même en respectant les recommandations alimentaires spécialement formulées pour les végans.

2. Flore intestinale et vitamine K2

Note microbiote, la collection d’organismes qui réside dans nos colons, accomplit un nombre vertigineux de fonctions, allant de la synthèse des nutriments jusqu’à la fermentation des fibres, en passant par la neutralisation des toxines (13).

Il existe de nombreuses preuves que notre microbiote est flexible, que des populations de bactéries sont modifiées en réponse au régime adopté, à l’âge et à l’environnement (13, 14). Cependant un des avantages de nos microbes internes sont hérités, ou plutôt établis dès notre plus jeune âge.

Par exemple, de hauts niveaux de Bifidobacteria sont associés au gène de la persistance de la lactase (qui indique une composante génétique du microbiote), et les bébés nés par voie vaginale avalent leur première dose de microbes par le canal de naissance, ce qui amène à avoir des compositions bactériennes différentes sur le long terme, par rapport aux bébés nés par césarienne (15, 16).

En plus de cela, des traumatismes du microbiote, tels que la destruction d’une bactérie par des antibiotiques, une chimiothérapie, ou certaines maladies, peuvent causer une modification permanente sur une flore intestinale jadis saine. Il existe des preuves que certaines populations bactériennes ne reviennent jamais à leur gloire passée après une exposition aux antibiotiques et qu’elles se stabilisent plutôt à des niveaux moins abondants (17, 18, 19, 20, 21).

En d’autres termes, malgré une adaptabilité globale du microbiote intestinal, on pourrait se retrouver « coincé »  par certaines caractéristiques dues aux circonstances, le tout échappant à notre contrôle.

Et alors ? Pourquoi c’est important pour les végans ?

Notre microbiote joue un rôle énorme dans la façon que nous avons de répondre aux aliments et dans notre façon de synthétiser les nutriments spécifiques, et certaines communautés de microbes pourraient bien être plus friandes de nutrition végane que d’autres.

Par exemple, certaines bactéries intestinales sont nécessaires pour synthétiser la vitamine K2 (ménaquinone), un nutriment avec des bénéfices uniques pour la santé du squelette (dents incluses), la sensibilité à l’insuline, la santé cardiovasculaire, tout autant que pour la prostate et la prévention du cancer du foie. (22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30). Les principaux producteurs de K2 incluent certaines espèces de  Bacteroides, de Prevotella, Escheria coli et Klebsiella pneumoniae, autant que certaines bactéries à gram positif, anaérobiques et dépourvus de spores (31).

Contrairement à la vitamine K1, abondante dans les légumes-feuilles de couleur verte, la vitamine K2 se trouve quasi exclusivement dans les produits d’origine animale. L’exception majeure étant un produit de soja fermenté appelé natto, dont le goût peut être décrit de façon poétique comme très déroutant pour nos palais occidentaux (32).

Des études ont démontré que l’usage d’antibiotiques à large spectre diminue significativement les taux de vitamine K2 dans le corps, en supprimant la bactérie responsable de la synthèse de la K2 (33). Un groupe d’essai a trouvé que lorsque les participants étaient soumis à un régime riche en végétaux et pauvre en viande (moins de 56 grammes par jour) , le déterminant principal de leur teneur fécale en K2 était la proportion  d’espèces de Prevotella, Bacteroides et Escheria/Shigella dans leurs intestins (34).

Donc, une personne dont le microbiome est insuffisant en bactéries qui produisent de la vitamine K2, que ce soit dû à des facteurs génétiques, environnementaux ou à l’usage d’antibiotiques, et que les aliments d’origines animales sont retirés de l’équation, alors la vitamine K2 peut chuter jusqu’à des niveaux dramatiques. Bien que les recherches sur le sujet soient insuffisantes, ceci pourrait facilement priver les végans (et certains végétariens) des bénéfices que la vitamine K2 procure, en contribuant potentiellement à des problèmes dentaires, un risque accru de fracture, et en réduisant la protection contre le diabète, les maladies cardiovasculaires et certains cancers.

Inversement, les personnes avec un solide microbiote efficace dans la synthèse de la K2 (ou les amateurs de natto) seront capables d’obtenir suffisamment de vitamine K2 dans le cadre d’un régime végan.

À retenir : Les végans déficients en bactéries synthétisant la vitamine K2 peuvent rencontrer des problèmes induits par un apport insuffisant, y compris un risque plus élevé de problèmes dentaires et de maladies chroniques.

3. Amylase et tolérance à l’amidon

Bien qu’il y ait certaines exceptions, les régimes sans viande ont tendances à être des régimes plus riches en hydrates de carbones (dit glucides) que les régimes omnivores (35, 36, 37). En fait, certaines des alimentations basées sur les plantes avoisinent les 80% de glucides  (provenant majoritairement des céréales, des légumineuses et des tubercules), notamment les programmes Pritikin, Dean Ornish, Mc Dougall ainsi que le régime de Caldwell Esselstyn pour guérir les problèmes cardiaques (38, 39, 40, 41).

Alors que ces approches peuvent être efficaces, le programme Esselstyn par exemple obtient de bons résultats de façon globale, certaines personnes rapportent des résultats moins probants après avoir adopté un régime végan haut en glucides (42). Pourquoi de si grandes différences ?

La réponse, une fois encore, est peut être cachée dans nos gènes. Et aussi dans notre salive.

La salive humaine contient de l’alpha-amylase, une enzyme qui découpe les molécules d’amidon pour les diviser en sucres simples via le processus d’hydrolyse. Selon le nombre de copies du gène codant l’amylase (AMY1) que nous portons, ainsi que de certains facteurs de notre mode de vie, tels que le stress, les rythmes circadiens, le niveau d’amylase peut varier de « à peine détectable » à 50% des protéines de notre salive (43).

En règle générale, les personnes issues des cultures dont l’alimentation est basée sur les féculents (à l’instar des japonais) tendent à porter plus de copies AMY1 (et ont de plus hauts taux d’amylase salivaire) que les gens des populations dont l’alimentation dépend historiquement des graisses et des protéines, pointant de cette façon le rôle de la pression de sélection (44). En d’autres termes, la présence d’AMY1 apparaît être liée à la diète traditionnelle de nos ancêtres.

Et c’est pour cela que c’est important : la production d’amylase influence fortement la façon dont nous métabolisons les aliments amidonnés, et détermine si ces aliments envoient le sucre sanguin sur les montagnes russes ou bien sur une ondulation plus douce. Quand les personnes qui possèdent peu d’amylase consomment des féculents (spécialement sous leurs formes raffinées), ils expérimentent des pics de sucre sanguin plus élevés, comparativement aux personnes dont les niveaux d’amylase sont naturellement plus élevés (45).

Sans surprise, les petits producteurs d’amylase ont un risque accru de syndrome métabolique et d’obésité quand ils optent pour des régimes riches en féculents (46).

Que cela signifie-t-il pour les végans et les végétariens ?

Bien que cette question de l’amylase concerne toute personne dotée d’une bouche, les régimes basés sur les plantes, centrés sur les céréales, les légumineuses et les tubercules (comme les régimes mentionnés plus haut Pritikin, Ornish, Mc Dougall et Esselstyn) sont susceptibles de mettre en évidencd chez le patient une éventuelle intolérance aux glucides.

Pour les personnes qui produisent peu d’amylase, une augmentation radicale et soudaine des apports en féculents  pourrait engendrer des conséquences désastreuses, potentiellement des problèmes de régulation du sucre dans le sang, une moindre satiété et une prise de poids. Mais pour une personne avec un métabolisme qui déborde d’amylase, un régime végan riche en glucides, ce sera du gâteau.

À retenir : Le niveau d’amylase dans la salive influence la façon dont les personnes profitent (ou pas) d’un régime végan ou végétarien.

4. Activité de la PEMT et de la Choline

La choline, un nutriment essentiel pourtant régulièrement passé à l’as, est impliquée dans le métabolisme, la santé du cerveau, la synthèse des neurotransmetteurs, le transport des lipides et la méthylation (47).

Bien qu’elle n’ai pas reçu un traitement médiatique aussi large que d’autres nutriments (comme les oméga3, les acides gras essentiels ou la vitamine D), la choline n’en est pas moins importante. La carence en choline est un facteur majeur dans les maladies du foie, un problème qui monte en flèche dans les nations occidentalisées (48). La carence en choline peut également augmenter le risque de problèmes neurologiques, cardiaques et entraîner des problèmes de développement chez l’enfant (49).

En général, les aliments les plus riches en choline sont des aliments d’origine animale, le jaune d’œuf et le foie tout en haut de la liste, ensuite d’autres viandes et produits de la mer contiennent également des niveaux décents de choline. Une large variété de plantes contient également de la choline, dans des proportions bien plus modestes (50).

L’organisme peut également produire sa propre choline avec l’enzyme phosphatidylethanolamine-N-methyltransferase (PEMT), qui méthyle une  molécule de phosphatidylethanolamine (PE) en une molécule de phosphatidylcholine (PC) (51).

Dans la plupart des cas, les petites quantités de choline contenues dans les plantes, combinées à la choline synthétisée par le processus de PEMT, peuvent suffire à combler nos besoins en choline, sans consommation d’œufs ou de viande.

Mais pour les végans, ce n’est pas toujours si simple que ça.

Premièrement, en dépit d’efforts pour établir un apport adéquat en choline, les variations entre les besoins en choline peuvent varier énormément selon les individus. Ce qui semble suffire sur le papier peut mener une personne à la carence. Un essai montre que 23% des participants hommes développent des symptômes de carence en choline quand ils en consomment « la quantité adéquate » de 550 mg par jour (52).

D’autres recherches suggèrent que les besoins en choline atteignent des sommets durant la grossesse et la lactation, ceci étant dû au fait que la choline de l’organisme maternel est acheminée vers le bébé et le lait maternel (53, 54, 55).

Deuxièmement, nous ne sommes pas égaux devant la production de choline qui dépend de différents facteurs. À cause du rôle joué par les œstrogènes dans l’activité de la PEMT, les femmes en période de postménopause (qui ont des niveaux d’œstrogène plus bas et une capacité amoindrie à synthétiser la choline) ont de plus grands besoins alimentaires de choline que les femmes dans leurs années reproductives (52).

Et de manière plus significative encore, des mutations communes du chemin des folates ou du gène PEMT peuvent rendre des régimes pauvres en choline plus dangereux (56). Une étude a prouvé que les femmes porteuses d’un polymorphisme MTHFD1 G1958A (lié aux folates) étaient 15 fois plus susceptibles de développer une dysfonction des organes avec un régime pauvre en choline (57).

Des recherches complémentaires montrent que le polymorphisme rs12325817  du gène PEMT, trouvé chez  environ 75% de la population, augmente significativement les besoins en choline et que les personnes porteuses du polymorphisme rs7946 auraient des besoins en choline accrus pour prévenir les maladies du foie (58).

Bien que des recherches plus poussées soient nécessaires, il existe des preuves que le polymorphisme rs12676 dans le gène de la déshydrogénase rende ces personnes plus susceptibles d’être carencées en choline, ce qui signifie un besoin d’en consommer de plus grandes quantités pour rester en bonne santé (59).

Et donc, que cela signifie-t-il pour les personnes qui suppriment les aliments riches en choline de leurs alimentations ?

Si l’individu a des besoins en choline dans la norme et une génétique heureuse, il est possible qu’elle ne rencontre pas de problème avec ce nutriment en adoptant un régime végan (et végétarien aussi dans la mesure ou un végétarien consomme des œufs).

Mais pour une future ou une nouvelle maman, un homme ou une femme ménopausée avec des taux bas d’œstrogène, tout autant que pour des personnes porteuses de mutations génétiques entraînant un besoin accru de choline, les végétaux seuls peuvent ne pas suffire à procurer ce nutriment critique. Dans ce cas, les végans pourront présenter des signes avant-coureurs des problèmes musculaires, cognitifs, cardiaques et augmenter le stockage des graisses dans le foie.

À retenir : Les variations de l’activité PEMT et les besoins individuels en choline peuvent déterminer si un individu obtient ou n’obtient pas suffisamment de choline avec un régime végan.

Au final, ce que l’on peut retenir :

Alors que peut-on conclure de tout ceci ? Quand la bonne génétique (et les microbes) et que tous les éléments sont en place, les régimes végans, comprenant un supplément obligatoire de B12, ont une plus grande probabilité de combler les besoins nutritionnels uniques d’une personne. Mais quand se présentent des problèmes de conversion de la vitamine A, des troubles du microbiome, ou que l’amylase et la choline entrent dans le tableau final, les chances d’être un végan en bonne santé commencent à décliner.

Ceci n’est pas pour dire qu’il n’y a pas de végans qui s’alimentent mal (juste au cas où, on peut qualifier de vegan un régime à base de chips et de Pepsi), qui utilisent leur régime pour dissimuler un trouble alimentaire ou rencontrent d’autres difficultés qui grèvent leur probabilité de réussir à mener leur régime dès le départ.

Pourtant, la science va dans le sens de l’idée que les variations individuelles conditionnent les réponses aux différents régimes. Certaines personnes sont tout simplement mieux équipées que d’autres pour glaner ce dont elles ont besoin des végétaux, ou pour synthétiser ces nutriments à partir des fabuleux mécanismes du corps humain.

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42 commentaires sur « 4 raisons qui expliquent que certains vegans se portent comme un charme (là où d’autres se ramassent lamentablement.) »

  1. Merci pour cet article extrêmement bien détaillé qui permet de mieux comprendre le succès ou l’échec d’un régime vegan (au sens régime alimentaire) 🙂

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    1. Si tu es vraiment Morgane Enselme de la vidéo qui explique ton échec, je voulais te dire que je trouve ta démarche très courageuse, d’avoir assumé et témoigné. Dommage que cela n’ait pas été mieux reçu ! Je te souhaite le meilleur du meilleur pour la suite …

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  2. A reblogué ceci sur Clair et Lipideet a ajouté:
    Voici un article de Denise Minger sur les raisons possibles d’un échec d’un régime végan…co-traduit par bibi et la personne qui s’occupe de la page du Mythe Végétarien sur Facebook tout comme son blog que voici. Bonne lecture 🙂

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  3. article super intéressant.
    le seul truc qui m’interroge c’est à partir de quand on n’est pas carencé en consommant des « produits animaux »: quelle viande ou autre? quelle fréquence? à chaque repas?
    A force de me poser des questions sur les carences des régimes végé je finis pas me demander si même en étant omni je n’omet pas des produits indispensables… merci!

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      1. Les régimes alimentaires des anciens, et surtout les différents modes de préparation des aliments( céréales, produits laitiers…) sont plein de sagesse. 2 oeufs par semaine c’est très peu à mon avis! on peut sans problème manger 2 oeufs par jour, c’est le multivitamine de la nature 🙂 Je ne pense pas que la rédactrice de ce blog me contredira

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  4. Denise Minger : poubelle. Jeune blogueuse sans aucune formation en nutrition, anciennement vegan crudivore puis paléo, à fond dans le low carb, elle a essayé de faire le buzz en s’attaquant au livre de Campbell The China Study, elle s’est ridiculisée en montrant qu’elle n’avait rien compris, Campbell a même pris le temps de lui expliquer ses erreurs.

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      1. j’ai lu la critique de minger et la reponse du Dr McDougall et Campbell et elle se fait gracieusement remettre a sa place la ou elle doit etre.

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    1. Campbell fait de la pseudo-science en interprétant comme relations causales des corrélations à partir de données filtrées par son idéologie. Lire à ce sujet :

      http://www.sciencebasedmedicine.org/the-china-study-revisited/

      et notamment les commentaires à partir du 44eme. Je recopie un extrait du plus significatif :
      If you were to read Campbell more closely, you would see that his scientific rationale is the same as Creation Science.

      In many ways, the bigger issue is not the statistics but the reasoning Campbell has provided in support of his use of the statistics. He claims to use a superior holistic type of science. Because he has a biologically plausible model (i.e. hypothesis), he claims he can pick and choose whichever simple univariate correlations he wants as evidence that his hypothesis is correct.

      This is the same thing as what Creationists do. They have a hypothesis that they really like (the world is 6000 to 10000 years old), and they pick and choose whatever “evidence” they want to support this and disregard everything that does not support this.

      Campbell has also used his own hypothesis to discount and disregard the results of major studies like WHEL, PPT, and EPIC that showed plant foods are not that impressive at preventing disease.

      This has been Campbell’s response to critics since the beginning. When Chris Masterjohn, Minger, and others have brought up contradictory correlations and pointed out flaws in his use of simple univariate correlations, Campbell has talked of them using “uncorrected,” raw correlations. In turns out what he means by “uncorrected” is that his critics are not putting forward a biologically plausible model (i.e. hypothesis) to support theses correlations (even though all they are doing is criticizing Campbell’s use of these simple correlations).

      Campbell claims that since he does have a biologically plausible model that his own simple univariate correlations are “corrected.” In other words, his own hypothesis justifies which correlations can be used and which cannot. Not only can he cherry-pick his correlations and ignore contradictory ones, he can also ignore confounding variables and ignore his own more sophisticated statistical analyses. You can see this logic expressed in Campbell’s own words in the quote I listed in my earlier comment.

      This is not how science works. That is how Creation science works. It is very unfortunate that Campbell, all wrapped up in his past scientific credentials, is actually trying to teach people that this is a superior form of science.

      Campbell’s abuse of science has been the main critique by many. The “meat hypothesis” is secondary. He has constantly made appeals to authority talking about all of his credentials and research experience, but when it comes to peddling his hypothesis he has resorted to pseudo-science, hand-waving, and lying (“casein is the most relevant chemical carcinogen we ever tested” when lysine-fortified wheat had the same effect.)

      And all of that does not bode well for his “meat hypothesis.” If meat were so clearly bad for you, you would think someone with such credentials could do better than resorting to pseudo-science, hand-waving, and lying. Even freely cherry-picking simple univariate correlations, he could not find any that directly implicated meat. He had to use questionable intermediate variables to string along a correlation. This does not mean that his meat hypothesis is incorrect, but like I said, it does not bode well. And it surely does not provide a scientific basis for avoiding meat as many attempting to influence public policy have proclaimed.

      As far as McDougall and others having success with a similar diet program, Minger points out in her latest post that these programs all limit sugar and processed foods. Maybe everybody should get on that message instead of worrying about meat and saturated fat. The Masai and Inuits have done fine eating a lot of meat, but the problems come with sugar and processed foods.

      Another issue to consider also is that along with Campbell, McDougall and others are often not doing science anymore; they are selling a message. The Campbell Coalition website openly admits that it censors dissenting views. There has been suggestions that McDougall’s website does the same. This is what happens when you push a message rather than worry about the science. People need to realize that Campbell may have been a scientist at one time, but what he is doing now is anti-science.

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      1. C’est vrai qu’une bloggeuse étant une girouette passant de végé à paléo. Et une très bonne source et un exemple.. Pour ma part non ! Elle s’est fait très bien remettre à sa place par certains et aucun scientifique n’a osé critiqué son travail.Si c’est le cas je veux bien le lire!

        Au delà des personnes bon nombres d’études prouvent qu’il a raison. Après dire que toutes ces études sont des pseudo-sciences il faut y aller.

        Aller bonne soirée.

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    2. Starch Solution : Ce serait bien que tu propose des sources pour étayer tes propos, comme l’ont fait tes deux interlocuteurs.

      Elle s’est ridiculisée et Campbell lui a expliqué ses erreurs… Ok, on peut voir ? Tu l’as vu ? Donc tu peux nous montrer non ?

      Bref, étayez vos dires, quand même, si vous voulez avoir raison.

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      1. Merci, c’est déjà ça, je vais m’y pencher.

        Mais malheureusement, Denise Minger a répondu aux propos de Campbell, encore une fois, et là, c’est lui qui s’est tu après, voir ici : http://tynan.com/chinastudyresponse

        Enfin bon, analyser les réponses est bienvenu.

        Par contre, évite le « 60 ans de sciences ». C’est l’un des arguments fallacieux les plus classiques : L’argument d’autorité. Concentre toi sur les faits. Qui le dit, tant que ses faits sont étayés par des preuves, ça peut être le petit amateur dans son garage, on s’en balance. Même 60 ans de sciences ne viennent pas à bout de dogmes, ça on le sait.

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  5. Cette analyse documentée est réconfortante pour chacun lui permettant de mieux savoir oû il en est & puis transcende enfin les guéguérres idéologiques.

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    1. Merci pour ton commentaire Christiane. C’est dur de raison garder, surtout sur ce sujet, de vie ou de mort, que l’on soit d’un côté ou de l’autre de la barrière idéologique. Je sais aussi que la nutrition ce n’est précisément pas que des nutriments, on peut être porté par l’envie, le désir, la joie de faire un choix qui nous satisfait moralement-mentalement. Je suis sûre que ca a une influence sur les bactéries de nos bedons 🙂 Nous ne sommes pas des machines à digérer. Ou alors des machines aimantes ^^

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  6. article peu interressant : avant de parler de ces variations, il aurait été crucial de parler de la vitamine B12 , seul butriment que l’on ne trouve pas dans les végétaux et en conséquence de la nécessaire complémentation à avoir. L’absence d’information sur la vitamine B12 et son besoin dans les alimentations végétales et la cause de carences et d’abandon nombreux .. bien plus que ces variations de quelques gènes et ces vitamines. Preuve que l’article est finalement peu renseigné et peu fiable.

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    1. Bonsoir Carole. Merci d’avoir pris le temps de lire attentivement ma traduction et de l’avoir évaluée ^^ Je lis dans ton commentaire que seule la vitamine B12 serait un soucis dans une alimentation entièrement végétale. Je suppose que toutes les études mentionnées dans le texte se fourvoient alors, puisque seule la B12 poserait un soucis, comme tu l’affirmes. Les médias regorgent de trucs sur la B12, tu penses bien que je n’allais pas me joindre au concert avec la meute ^^ Je trouve hyper enrichissant de se pencher sur les autres aspects nutritionnels , non moins importants, qui expliquent pourquoi « le régime marche pas tout le temps même quand on fait tout comilfo » 🙂 La B12, c’est la partie émergée de l’iceberg vegan. Enfin du paquebot vegan. Enfin je m’embrouille, il est tard, mais tu vois l’idée quoi 😉 Le fait que la B12 soit un nutriment important délicat dans le régime vegan n’empêche quand même pas que l’on évoque les autres qui posent également un soucis, n’est ce pas ? Je fini par penser que certains sujets sont tabous dans les communautés vegan 😦

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  7. Je me pose une question avec tout ça. Existe-t-il un moyen de savoir à l’avance si notre corps va bien réagir ou non à un régime végétarien? Si génétiquement parlant il est adapté pour recevoir ce régime ou non?

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    1. C’est vraiment THE bonne question Laureline. J’ai presque envie de te faire une réponse à la Milan Kundera « Einmal ist keinmal », étant donné qu’on ne vit qu’une fois, je ne pense pas que conseiller d’essayer et voir si on se ramasse ou pas est vraiment judicieux. Passer une batterie de test génétiques sinon ? Ca semble tellement dadaïste…

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      1. Il y a sur http://www.23andme.com tout un post très élaboré qui permet à chacun d’avoir une idée de ses prédispositions génétiques pour une alimentation végétalienne ou carnée.

        Voici le lien : https://www.23andme.com/you/community/thread/39344/
        (“Vegan/ Omnivore diet based on Genes”)

        Il n’est accessible qu’aux personnes inscrites sur le site je pense.

        Merci pour cet article mythevegetarien, j’ai appris beaucoup de choses et je vais en profiter pour éplucher le post en question sur 23andMe et évaluer mes risques (j’ai fais le test ADN c’est pour ça).

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  8. Beaucoup ont déjà tenté et retenté les alimentations extrêmes, comme le végétalisme crudivore,avec les même résultats (catastrophiques). Mais si vous voulez tenter aussi l’expérience, lisez l’excellent ouvrage de Thierry C. « Comment vivre jusqu’à sans dent »…

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