Pourquoi parle t’on si peu des personnes qui échouent en tant que végétariens ?

Voici un très très très long article qu’une personne que j’ai croisé sur Facebook sur un groupe de karnist a eu la gentillesse de traduire 🙂 : http://www.beyondveg.com/nicholson-w/veg-prob/veg-prob-scen1b.shtml

 


 

 

Si vous vous trouvez face aux six scénario-problèmes mentionnés précédemment : vous n’êtes pas seul, quoique vous pensiez au vu de la presse positive que reçoit souvent le régime végétarien. (Ces six scénarios sont évoqués içi : http://www.beyondveg.com/nicholson-w/veg-prob/veg-prob-scen1a.shtml)

Dans les faits, concernant la santé, les gens vont bien, souvent bien, quand ils débutent une diète végétarienne. (Certainement qu’ils vont généralement mieux, a fortiori s’ils suivait auparavent « le régime américain standard » nommé « S.A.D. » (comme triste en anglais NDT) par rapport aux gens qui suivent une diète de santé alternative). Et la presse positive à l’égard de l’impact à long terme sur certaines maladies dégénératives comme les maladies cardiaques et autres est bien méritée. Nombre d’étude ont montré que les diètes riches en fibres, fruits et légumes et pauvres en graisses saturées (tout comme le végétarisme bien que ça ne soit pas le seul régime comme tel, bien entendu) sont considérablement plus saines que le SAD quand on se penche sur certaines maladies dégénératives.

L’échec à prospérer *, à s’épanouir (sous entendu dans le régime végétarien NDT) est généralement minoré et d’abord ignoré comme tel.

NDT : « Failure To Thrive » en anglais fait référence au retard de croissance staturo-pondérale, un terme médical désignant une croissance insuffisante sur le plan de la taille et/ou du poids, durant la phase de développement de l’enfant.

Mais il y a une autre facette à l’histoire végétarienne (certains parleront du Mythe Végétarien NDT) dont il est rarement question, il s’agit du phénomène de « l’Échec à poursuivre » (que nous nommerons dorénavant FTT par commodité et respect du texte original NDT). Généralement, ce terme est utilisé pour décrire les enfants qui échouent à atteindre ou s’approcher des standards minimum de croissance et de développement du fait d’un déficit de soins standards reçus. Mais le terme peut aussi s’appliquer à quiconque ne va pas aussi bien que ce que l’on pourrait attendre.

Concernant le végétarisme, cela signifie qu’en dépit de l’observance prudente des recommandations de la diète, certaines personnes ne connaissent pas la pleine santé ou autrement dit le « bien-être ».

Cela comprend de petits symptômes comme :

  • La lassitude, « les fringales à toute heure », « le manque de satisfaction. »
  • Mauvaise libido, un sommeil de mauvaise qualité.
  • Des effets comportementaux comme le fait d’être incapable de penser à autre chose que la nourriture (assez habituel chez quelqu’un insatisfait de sa diète ou ne ressentant pas la satiété).
  • Le Syndrôme du yo-yo ou l’incapacité à respecter sa diète en raison évidente des pulsions irrésistibles.
  • Des effets émotionnels comme perte de joie de vivre vague et non-spécifique (d’avantage perçue par les autres que par la personne elle-même).
  • Des carences et déficiences avérées dans certains cas.

Le régime végétarien bien avisé est suffisant « sur le papier ».

Généralement, puisque les régimes végétariens bien planifiés sont théoriquement suffisants , les carences manifestes sont rares (autrement qu’en vitamine B12 parfois chez certains végans non supplémentés). Ceci étant, il y a davantage à découvrir en matière de nutrition, et – c’est ce dont il est question sur ce site – étant donné que les régimes végétariens ne sont pas les diètes avec lesquelles l’espèce humaine a évolué, il pourrait y avoir des facteurs nutritionnels, en particuliers relatifs aux micronutriments, que l’on ne mesure pas et les font dévier significativement des régimes naturels.Ou des éléments qui ne peuvent pas être extrait aussi efficacement des plantes, de façon générale ou selon les individus (Lire http://www.beyondveg.com/nicholson-w/hb/hb-interview1c.shtml, où il est question du développement des régimes alimentaire de l’espèce humaine au cours du temps indiquant à quoi elle serait adaptée. Voir aussi http://www.beyondveg.com/billings-t/comp-anat/comp-anat-toc7.shtml où il est question des différences entre nourritures animales et végétales en matière d’efficacité d’absorption de certains nutriments).

Mais même compte tenu du caractère quelque peu « secret » ou la nature subliminale des symptômes, légers ou précoces, qui peuvent prédisposer les gens à croire au début que le FTT n’est pas réel, quelles sont les autres raisons qui expliquent qu’on en parle si peu ? Voici quelques raisons distinctes :

  • L’effet d’auto-sélection parmi les végans de longue de date (épanouis) minore la prise de conscience du FTT.

    Cette première raison généralement sous-tend les autres explications au fait que le FTT est rarement reconnu ou discuté. De nombreuses personnes qui essayent le régime végétarien n’y adhèrent pas sur une longue période et passent à autre chose ensuite. De ce fait, à chaque instant, la populations des personnes pratiquant effectivement le végétarisme est composée pour beaucoup de végétariens de longue date. Cela produit une auto-sélection qui a pour effet de biaiser la prise de conscience, ainsi la plupart des végétariens qui parleront seront inévitablement soit les plus motivés soit les plus « épanouis ».

 

  • Fait ironique, bien plus de gens sont « ex-végétariens » qu’effectivement végétarien. Mais vu que les végétariens pratiquants ont tendance à beaucoup plus se faire entendre, ce sont ces voix qui parlent pour le végétarisme à la plupart des gens. Ainsi, la population des ex-végétariens est comme une « majorité silencieuse » qui n’est pas entendue comparée aux végétariens du moment parce que bien souvent, ils poursuivent simplement vers d’autres voies qui deviennent leur nouvel objet d’attention, le sujet est abandonné, laissé aux autres chez qui il a de l’importance.

  • Le grand nombre de ces « licenciés sociaux » détourne l’attention, est un bouc émissaire pour les cas réels. Pour les gens qui « laissent tomber », souvent, bien sûr, c’est strictement pour des raisons sociales, en rapport avec la pression de l’entourage, de la famille, des amis, des collègues de travail ou juste l’inconvénient de ne pas trouver un bon repas végétarien ailleurs que chez soi (pas étonnant étant donné l’héritage évolutif de Homo Sapiens que la viande soit un aliment que la plupart des gens apprécient). Aussi, le végétarisme est aussi souvent un enthousiasme de jeunesse, de gens idéalistes chez qui il ne perdure que jusqu’à temps qu’ils découvrent le monde, et commencent à faire face aux vicissitudes de la vie quotidienne qui rendent difficiles les idéalismes de toute sorte. Cependant, ce qui précède tend à décrire surtout les personnes n’ayant pas pratiqué longuement le végétarisme avant d’abandonner, souvent avant qu’ils aient eu la probabilité de connaître le FTT. Et car la plupart de ceux qui embrassent le végétarisme vont au moins passablement bien au début, et si le FTT – si il advient – peut prendre quelques mois à des années pour se développer.

 

  • L’ostracisme moral marginalise et empêche les ex-végétariens victimes du FTT de s’exprimer. Mais il serait erroné de conclure que la population des victimes du FTT est forcément insignifiante car il ne sont finalement qu’une « bande de renégats » ou parce que le phénomène ne bénéficie d’aucune publicité. En plus de l’effet « d’auto-sélection » précédemment évoqué pour éxpliquer pourquoi le FTT est si peu évoqué, il y a aussi une forte tendance à l’ostracisme moral de la part des végétarien envers les ex-végétariens. (La personne qui doute de cela écouter devrait pour s’en convaincre une conversation de végétarien « éthiques » à propos de l’échec de certains ex-végétariens. Tant pis  pour « la compassion » comme une des valeurs qui sous-tend le végétarisme s’ils ne l’appliquent pas aux autres humains.

 

  • De ceci résulte un blackout des informations contradictoires (à l’intérieur de la communauté végétarienne) ou l’incapacité à les considérer quand elles font surface.

 

L’échec à s’épanouir » (FTT) est réel mais sa mesure est inconnue

Après avoir adopté le régime, les cas de FTT sont peu nombreux au début mais s’accroissent vers le long terme. Maintenant que le mouvement végétarien a eu presque trois décennies pour maturer depuis qu’il commença à décoller aux Etats-unis avec le contingent de Baby Boomers qui débutèrent le régime vers la fin des années 60 et le début des années 70, les résultats venant contrarier les normes de santé et ce qui est supposé advenir ont eu le temps pour faire surface et nécessitent un réexamen à la loupe.

Se basant sur les témoignages , le nombre de personnes qui ont vécu le FTT est faible au début du régime mais s’accroît à long terme. Certains se sentent mal dès le début du régime. Pour les autres, il faut attendre une décennie voire plus pour qu’ils réalisent que leur état de santé n’est plus ce qu’il était. Parfois, les personnes comprennent qu’elles ont en réalité lentement revu à la baisse leur notion même de pleine santé et ne le réalise que beaucoup plus tard. Ce serait bien si quelqu’un pouvait produire un graphique du taux de FTT chez ceux qui se sont essayé au régime végétarien mais malheureusement ces chiffres sont pour le moment inconnu.

De nombreux individus vivants le FTT ont opéré les changement dans le silence et sont allé vers d’autres diètes.

Certains d’entre eux qui ont une vaste expérience personnelle dont il ils peuvent parler se sont trouvés contraints de questionner sérieusement ce régime ou du moins l’affirmation selon laquelle il fonctionnerait chez tous.Dans certains cas, ces individus sont allés jusqu’à réintroduire les produits animaux à leur table (incluant pour certains de la viande soigneusement choisie) et ils ont connu un regain de santé. D’autres n’ayant pas jugé bon de faire de tels changement ont fais toutefois des compromis ajoutant des suppléments et autres auxiliaires auparavant évités (témoignages ici : Dietary Problems in the Real World)

Il n’est plus défendable de présenter les régimes végétariens comme plus « naturels ». Qu’ils soient « meilleurs » doit être débattu.

L’émergence des recherches sur l’évolution montre les ancêtres hominidés comme omnivore depuis l’origine. Ces dernières années la science de l’évolution est allé fouiller de plus près le passé préhistorique de l’Homme. Un récent regroupement des découvertes dans le domaine de la recherche sur ce qu’on appelle le régime paléolithique (paléodiète) a confirmé dans les dernières 10-15 années que les ancêtres de la lignée humaine étaient de sérieux omnivores, en remontant de la naissance du genre homo jusqu’à il y a près de 2 000 000 d’années (pour un aperçu de cette affirmation http://www.beyondveg.com/nicholson-w/hb/hb-interview1c.shtml mais aussi http://www.beyondveg.com/nicholson-w/hb/hb-interview1g.shtml).

Cela signifie que le raisonnement comme quoi le végétarisme serait le régime le plus naturel pour le genre humain (ce qui est souvent présenté de cette façon) s’est vu l’herbe coupé sous les pieds, certains devront compter sur autre chose.

Si le régime végétarien n’est pas le plus sain de tous, l’argument sera alors qu’il est éthique face à la nature. La vague d’études clinique des années 70/80, critique de l’excès de graisse en particulier des graisses animales dans l’alimentation s’est trouvé elle même soumise à la critique récemment : la question des graisses a été étudié de façon plus approfondie et elle n’a jamais été réellement un argument valable à l’encontre d’une diète omnivore. Mais plutôt à l’encontre des diètes riches en graisses saturées, ce qui n’équivaut pas à l’ensemble des pratiques omnivores (sur ce point, regarder ici :http://www.beyondveg.com/billings-t/comp-anat/comp-anat-8c.shtml).

Ceci ne devrait leur laisser plus que l’argument spirituel/éthique/environnemental, particulièrement s’il ne s’agit plus de présenter le régime végétarien comme supérieur nutritionnellement au SAD mais aussi à toute autre alternative de nature omnivore (ce qui n’est probablement pas le cas).

Certains pensent sûrement que la raison éthique ou spirituelle qui est la première motivation à suivre une diète végétarienne (je pense personnellement à la conjonction de l’effet de mode et d’une soif extravaguante d’individualité ce qui se conçoit bien malgré l’apparente contradiction des termes NDT) est en soi une raison suffisante, quand d’autres y voient une caution très contestable. Mais si le régime ne réussit pas à tous – certains individus préférant abandonner y compris ceux promoteurs de la question éthique et environnementale- se posent des questions nouvelles auxquelles le mouvement végétarien devrait réfléchir et auquel il n’avait pas jusque là été confronté.

Quand les réponses ne sont plus si sûres, l’ouverture d’esprit devrait pousser à questionner et repenser les choses.

Et c’est la raison d’être de Dépasser le végétarisme (Beyond Veg, le nom du site où figure l’article original NDT) : donner un espace à ceux suffisamment ouverts pour avoir embrassé le végétarisme mais qui le sont resté suffisamment pour en explorer les problèmes et les limites, afin d’inspirer de nos expériences vécues un nombre plus important de personnes. En tant que pionnier du végétarisme, Herbert Shelton le fondateur du mouvement « hygiéniste  » moderne, en fit sa devise : « nous souhaitons la vérité même si le ciel devait en tomber ». Quand vous avez mis tout votre cœur et votre âme à embrasser un mode de vie aussi totalisant,comme peut l’être souvent le végétarisme, il n’est pas facile de réaliser que certaines informations se trouvent plus tard supplantées et contredites par les faits et l’expérience.

Quand l’investissement émotionnel dans le régime est trop important, l’ouverture d’esprit est plus difficile. Pour ceux dont le régime n’est pas basé sur des conceptions nutritionnelles mais sur des principes philosophiques et des croyances qui peuvent sous-tendre un mode de vie intégral, l’aspect le plus difficile pour faire une transition vers un régime qui conviendrait d’avantage n’est pas la nourriture. C’est en étant capable de transcender son identification émotionnelle appuyée sur la philosophie ou la vision du monde qui sous-tendait le régime et pour laquelle on vivait depuis des années. Ceci peut être souvent très difficile psychologiquement, car nos habitudes alimentaires nous aident à définir le sentiment littéralement « viscéral » de qui nous sommes. C’est en intégrant une vision de la nutrition nouvelle ou plus inclusive basée sur de nouvelles informations que l’on peut commencer à en réaliser les implications, non seulement en terme d’assentiment et de compréhension intellectuelle mais aussi en matière de patience et d’honnêteté émotionnelle. Même lorsque quelqu’un se trouve face aux résultats de recherches bien corroborées comme il est présenté dans les sections de ce site, nous reconnaissons qu’il est difficile de changer les croyances de toute une vie, ou d’une portion de vie.

Le miroir de la conscience de soi.

J’espère vous pourrez trouver intéressant – et peut être y ressentir comme une crise de conscience – les jeux de l’esprit auxquels nous nous adonnons ici, consistant à nous confronter à des informations que nous n’aimerions pas entendre .Certains d’entre nous connaissons cela car dans bien des cas nous avions joué à cela avec nous-même d’abord. Nous espérons que la candeur et occasionnellement l’humour dans notre approche des petites faiblesses humaines vous aideront à mieux aborder toutes ces questions avec vous-même.

A l’attention des crypto-sceptiques :

Nous voulons clarifier qu’il n’est pas dans notre intention d’attaquer le végétarisme de façon simpliste ou catégorique. Un de nos principaux auteurs est un végétarien de longue dâte et a bien l’intention de le rester. Nous reconnaissons qu’une telle diète peut fonctionner selon l’individu et de part nos contacts réguliers avec certains végétariens nous savons que parfois ça marche bien. Mais nous sommes aussi conscient malheureusement que la part de ceux pour qui ça marche bien et sur le long terme (c’est un point clef) est probablement bien moins importante que ce que les végétariens laissent à penser, a fortiori plus est stricte la pratique ; et la marge d’erreur peut parfois être mince quand on suit ce « droit chemin », tout dépend le sentier qui est emprunté.

L’illusion d’un idéal pour tous.

Peut être que le plus dur pour ceux qui croient en la supériorité d’un régime sur tous les autres sera d’abandonner l’idée chérie selon laquelle un régime « parfait » ou idéal marchera de façon égale pour tout le monde. Peut être en raison de nos relations avec un certain éventail de personnes végétarienne, nous admettons que la première des choses à faire est d’aller à l’encontre de ce sentiment de « ce qui est juste » (ou devrait l’être).

Les commentaires réfléchis sont le bienvenu, pas les propos enflammés.

Dans un soucis d’objectivité, nous invitons ceux d’entre vous qui serez en désaccord avec ce que vous lirez ici à nous envoyer vos objections et contre-argumentaires si vous pouvez le faire dans l’esprit du débat citoyen et de l’enquête. Les propos enflammés feront long feu. En tant que végétariens ou ancien végétariens, et/ou observateurs pendant des années, soyez assurés que nous qui animons ce site sommes familier avec la plupart sinon toutes les objections habituellement faites aux nourritures carnées. (Idem vis à vis des nourritures cuites. Une grande part des travaux ici traitent du débat nourritures cuites vs nourritures crues).

Si vous êtes végétarien et souhaitez commenter ou débattre, merci de prendre le temps de vous familiarisez avec les objections classiques et variées abordées ici avant de nous adresser un courriel, afin de ne pas gaspiller votre temps sur des points déjà traités sur le site. En raison de contraintes de temps, nous ne répondrons pas sauf si il nous aest apporté des informations nouvelles qui ne soient pas la répétition des éternels mantras. Si vous n’êtes pas d’accord avec ce qui est présenté : envoyez-nous de NOUVELLES informations. Celles véritablement étayées et recevables seront publiées ici même dans l’esprit du « laissez-nous connaître la vérité même si le ciel devait nous en tomber sur la tête. »  Les autres iront en direction du bac à compost numérique.

Le problème crucial de nos histoires personnelles dans l’exploration des pratiques diététiques est le manque fréquent d’investigation scientifique.

L’usage des faits réels comme correctif aux théories traditionnelles n’est pas soutenu par la Recherche. Après de nombreuses années de submersion par les théories diététiques alternatives souvent empreintes de double-pensée hypnotique cela a isolé effectivement l’individu de tout contre-argument, un de nos premier intérêt ici est : qu’est-ce qui FONCTIONNE et qu’arrive-t-il dans la vraie vie quand la nourriture passe dans le gosier, avant que les résultats ne soient épluchés par la rationalisation. Pour ce faire, nous portons de l’intérêt aux études à la recherche scientifique mais nous ne leurs donnons pas plus d’importance qu’à nos histoires personnelles.

Dans des domaines peu explorés, la preuve par l’anecdote est utile pour commencer.Nous incluons à l’étude des cas d’ histoires personnelles, mais nous devons préciser qu’en ce qui concerne la Recherche il ne s’agit que de « preuves anecdotiques », et nous devons tenter de procéder avec attention, avec autant d’objectivité «  ou au moins d’honnêteté » que la synthèse des faits nous le permettent. Le contre-examen peut être ici un allié afin de tenter d’éliminer les biais pouvant connoter la façon dont nous relatons nos histoires. Nous ne rejetons pas automatiquement « la preuve anecdotique » d’un revers de main, comme beaucoup enquêteurs le font parfois, parce que la façon dont une nouvelle enquête est débutée est souvent déterminée par des observations préalables personnelles et subjectives. Si nous ne nous penchions jamais sur les faits anecdotiques, de nombreuses recherches n’auraient jamais été commencées sauf par accident.

Critiquer les preuves anecdotiques est improductif quand au début ce n’est que ce dont nous disposons. Si vous vous intéressez à la recherche professionnelle lisant ces pages, nous vous demandons de l’indulgence quant aux histoires personnelles présentées ici. Parce que vous découvrirez si vous avez de l’intérêt pour ce sujet que dans certains cas (frugivorisme, crudivorisme, etc.) qu’il n’existe simplement pas d’études vérifiées (ou très peu ou rarement pertinentes) cela a été fait sur certaines questions mises en évidences ici. Si on ne peut se conformer à des preuves si « anecdotiques » mais est intéressé par ces questions, la seule réponse logique est de commencer à concevoir et mener une étude pour tester, valider ou invalider, les hypothèses et les tentatives de conclusion présentées ici. Si on ne veut pas le faire, et qu’on tire à boulet rouge sur la seule voie que nous avons pour tenter d’aborder ces questions en l’état actuel de nos connaissances, c’est être étroit d’esprit. C’est contribuer au problème, pas à la solution.

Les résultats des recherches sont le bienvenu, pour ceux qui ont une critique constructive à apporter.

Nous insistons sur le fait que nous sommes désireux de contributions de la part de personnes conscientes ou impliquées dans la recherche menée sur ces questions, mais prière de vous montrer critique de façon constructive plutôt que d’être sarcastique si vous trouvez quelque chose qui ne cadre pas avec les résultats d’études dont nous nous n’avions pas la connaissance. Si vous êtes au courant de telles études, envoyez-nous le résumé ici. Nous pensons bien que vous ne trouverez pas ici tout ce qui pourrait être dit ou d’ores et déjà être démontré. C’est la nature même des hypothèses que de demander à être examinées. Si vous ne pouvez aider à l’aide de suggestions constructives qui nous dirigent vers des données afin de clarifier, modifier ou tester ces hypothèses, c’est inutile et il ne vous sera pas répondu. Pour le moment, nous devrons faire avec une bonne portion de preuves anecdotiques, mais cela ne sera pas toujours ainsi si l’agenda de la recherche se tourne vers ses questions.

Développer la connaissance du public relative au végétarisme demande d’explorer d’avantage les questions négligées qui peuvent poser problème.

La planète devenant de plus en plus peuplée, les avantages économiques réputés des régimes végétariens et leur prétendu usage plus efficace des terres et des ressources comparé aux pesanteurs inhérentes à la production d’une alimentation carnée, continue d’attirer l’attention. Cette motivation à considérer l’alimentation végétarienne sur le plan économique accompagne souvent des motivations plus personnelles pour les personnes qui cherchent à améliorer au mieux leur santé. Ceci bien sûr, depuis les tendances historiques de la recherche scientifique à s’intéresser aux graisses dans l’alimentation et l’importance des nutriments dans les diètes élevées en fruits et légumes frais pour prévenir les maladies.

Nombre de recherches en matière de régimes alternatifs ne tiennent pas suffisamment compte des effets à long terme sur leurs pratiquants expérimentés. Actuellement, le pendule des études scientifiques, a oscillé dans la direction des pratiques végétariennes sans connaissance des extrémités vers lesquelles certaines personnes vont souvent. Aussi, de nombreuses recherches actuelles semblent être menées sans connaissance des écueils qui sont vécus par de nombreuses personnes qui ont suivi une diète végétarienne sur une longue période – problèmes qui tendent à être connu seulement des pratiquants vétérans qui l’ont payé durement de leur expérience personnelle. Il est possible (et cela arrive même fréquemment) même sans aller très loin dans la pratique du végétarisme pour qu’il en résulte une santé ruinée pour certains qui s’y essayent et finissent en ramassant les pots cassés.

Les considérations éthiques relatives au régime végétarien procèdent trop souvent de l’affirmation simpliste selon laquelle le régime marcherait pour tout le monde. Particulièrement quand il est question du FTT, devenir végétarien devient une question à laquelle seul l’individu puisse répondre et l’enjeu perd le sacro-saint caractère social dont certains le croyait investis. L’idée du végétarisme comme solution sociale pour les questions environnementales, ou pour ainsi dire le problème moral de tuer des animaux pour se nourrir (question qui n’est pas posée concernant les autres animaux omnivores) est basée sur l’idée que le végétarisme fonctionne pour tous. Mais si de telles suppositions ne tiennent pas la route, la question se complique et il n’y a plus de réponses toutes trouvées (si toutefois il en y eut un jour).

Les questions difficiles ne sont jamais envisagées.

Est ce que le bien être et la santé des animaux omnivores qui dépendent de nourritures carnées pour une forme optimale peuvent être mesurés en regard des vies animales qu’ils doivent sacrifier pour ce faire ? Seuls les individus eux mêmes peuvent répondre à cette question et supposer que cette question puisse, devrait ou doit être une prescription de société est présompteux. Qui pourrait mesurer « le droit » qu’ont les animaux omnivores de manger une nourriture omnivore contre « les droits » de leurs proies ? Cette question n’a pas de réponse définitive et peut être ne devrait tout d’abord pas être posée.

Les intérêts de « la Planète » ou ceux « des autres animaux » rentrent-ils en conflit avec la santé de l’individu humain ? De même que pour les animaux de compagnie que nous possédons il est dérangeant d’étendre la question précédente à l’ensemble des animaux omnivores – qui il nous semble, ont le droit aux éléments normaux et quotidiens de leur vie naturelle s’ils le désirent. Les réponses simplistes ne peuvent pas être généralisées ici, les problèmes écologiques que nous rencontrons et les extinctions de certaines espèces, sont dues à la base à la surpopulation humaine – une question qui s’étend à toutes les espèces, à la planète entière. Ce que nous pouvons faire dans l’intérêt de tous sur Terre (en essayant d’éliminer les effets de la surpopulation en légiférant sur le désir humain de nourriture animale) pourrait ne pas être dans l’intérêt d’un individu humain particulier et celui de sa santé.

Dans l’intérêt des individus pour qu’ils décident d’eux-même, The Beyond Veg (au delà du végétalisme, le nom du site qui publie cet article NDT) vise à s’adresser ouvertement à tous pour présenter des informations concernant les problèmes qui peuvent survenir au cours d’un régime végétarien ou autre régime alternatif, dépasser au mieux l’esprit partisan et explorer d’autres options alimentaires, en portant de l’intérêt dans notre recherche aux préoccupations premières des personnes qui se tourne vers le végétarisme. Il y a un manque considérable de recherche concernant ces questions, les discussions mêlant souvent végétariens et/ou ex végétariens n’ayant pas encore attiré les oreilles de la communauté scientifique.C’est dans une large partie ce dont il sera question ici.

Allons-y  ! Et quand vous aurez eu le temps de digérer toutes ces questions, nous espérons bien vous entendre ici : « http://www.beyondveg.com/cat/reactions/feedback.shtml »

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Un commentaire sur « Pourquoi parle t’on si peu des personnes qui échouent en tant que végétariens ? »

  1. Très bon site « Beyond veg », qui aborde également entre autre le mythe de « l’anatomie comparée » avec les chimpanzés.

    C’est vrai que lorsque j’étais végétarien hygiéniste, je me croyais même physiquement plus fort (alors que j’avais perdu plus de 10 kg de masse, et pas que du gras…), car devenu végétarien et « détoxiné » par l’hygiénisme, je ne pouvais être que plus fort et en meilleure santé.

    J’ai finalement pris conscience de mon état réel de santé et surtout je me suis rendu compte que mon « manager » hygiéniste d’alors était tout sauf une personne désintéressée. C’est un choc (salutaire) de voir que l’on se fait en fait exploiter par un « expert » autoproclamé en nutrition et santé, qui doit absolument trouver une explication aux échecs de sa méthode, sans la remettre en cause, pour garder son business.

    Les « gourous » de la santé existait déjà il y a 30 ans de cela. Simplement si on est dans une démarche qui est finalement sectaire, il faut savoir écouter les témoignages des ex-pratiquants d’une discipline prétendument de santé. Pourquoi une personne qui vit sa vie voudrait gratuitement diffamer un « expert » en nutrition en prétendant que ça n’a pas marché pour elle? Posez-vous les bonnes questions avant de mettre en doute les témoignages ou d’apporter des explications simplistes aux échecs de la pratique des alimentations végétariennes, végétaliennes. La « détox », un prétendu manque de calories ou une prétendue mauvaise supplémentation n’expliquent rien.

    Pour certaines personnes atteintes d’hémochromatose, la viande rouge chargée en fer est un poison. Pour d’autres personnes, atteintes de maladie cœliaque, c’est les céréales qui les tuent à petit feu.

    Il n’y a pas de « vérité » en alimentation, mais la seule certitude que l’alimentation omnivore, qui n’exclue rien, mais n’impose rien non plus est la mieux adaptée à l’espèce humaine.

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