On ne fait pas disparaître une carence en la brossant

dent 4

Mon aînée n’a pas eu de soucis dentaire, ou pas autant que mes deux enfants puinés.

C’est mon fils né 3 ans après elle qui a inauguré le bal des problèmes dentaires .

Vers ses 2 ans sont apparues des tâches brunâtres sur ses incisives de devant, ainsi que sur certaines molaires. Chaque fois que mon regard se posait sur ces marques, je ressentais comme une sensation d’effroi, une sorte de haut-le-cœur émotionnel qui partait du plus profond du ventre pour remonter dans la gorge. Ces dents abîmées, pour moi qui n’avais jamais eu de caries, c’était vraiment un sujet de préoccupation quotidien. Mon compagnon me les reprochait estimant que c’était la conséquence de mon laxisme en matière de brossage des dents, tout comme il incriminait le fait que j’achète plus souvent qu’à mon tour des bonbons et du chocolat aux enfants.

Il arrivait souvent que l’on décide que là, ça suffisait, qu’à partir de maintenant nous deviendrions intransigeants sur l’hygiène orale, qu’on ne se laisserait plus aller… Mais allez dire ça à un bambin qui s’endort systématiquement au sein…Alors on frottait, on brossait et notre fils pleurait, ce qui me catastrophait encore plus. On frottait les tâches en priant pour qu’elles s’effacent. Et elles étaient là malgré tout, je dirais même qu’elles s’étendaient. Nous avions pourtant bien tenté à de nombreuses reprises de lui acheter de jolies brosses à dents, attrayantes, lumineuses, avec un liquide à paillettes dans le manche et même en ultime recours une brosse à dent électrique. Mais ces brossages semblaient ne pas enrayer la progression du marron dans la bouche de mon garçon, ces effrayantes tâches brunes résistaient à toutes nos tentatives parentales d’hygiène orale !

Je m’étais procuré le magasine « Allaiter Aujourd’hui » sur la santé dentaire de l’enfant allaité et de sa mère, mais curieusement, jamais je n’ai pu concevoir que l’allaitement eut été un problème, la cause de nos soucis. Mon fils a été allaité et a bénéficié de tétées de nuit et pour s’endormir jusqu’à un âge qui ferait frémir sous nos latitudes ! Dans ma compréhension des choses, les véritables coupables étaient seulement au nombre de deux, et portaient les noms de Sukreri et de Padbrossage.

 

Je me souviens d’avoir appris dans cette revue LLL dédiée au sujet qu’un certain complément alimentaire était destiné à la reminéralisation et pouvait aider. De mémoire, il contenait sous forme de comprimé sec du calcium et de la vitamine D, avec un arôme de pomme. Sa prise n’a pas donné de résultats observables.

Je me souviens par contre de cette conversation au hasard d’une discussion sur un groupe Facebook de partage autour de l’accouchement à domicile. Une maman avait demandé des pistes pour traiter les caries de ses enfants. Je crois bien avec le recul , que l’information que j’ai eue le moins de mal à intégrer était la suggestion d’éviter les dentifrices contenant de la glycérine. Cette dernière imperméabiliserait la dent, empêchant la salive de faire son job de minéralisation. Ça, c’était une information que je pouvais encaisser. II me suffirait simplement à l’avenir de me procurer une pâte dentifrice dépourvue de glycérine, ou mieux encore, de concocter moi même ma propre pâte maison, à base de carbonate de calcium, d’huile de coco, et de xylitol. Je n’étais après tout plus à une éviction près puisque j’avais l’habitude de lire les étiquettes avec nos nombreuses évictions alimentaires. La glycérine pas glop ? OK ! Exit la glycérine !

Seulement la maman ne s’est pas arrêtée là dans ses partages. Nathalie expliquait également que certaines vitamines étaient en jeu, et qu’à ce titre elle et toute sa famille consommaient de l’huile de foie de morue. De l’huile de foie de morue ? A notre époque ?

huile foie morue

L’idée de boire un abat pressé à la cuillère comme dans les années 20, beuh, comment dire, mon sang de végétarienne ne fit qu’un tour ! Seulement voilà, nous étions en même temps si désespérés d’être autant impuissants à soigner notre fils que l’idée commençait à faire doucement son chemin…Et si nous faisions fausse route ? Je tentais de raisonner la tête froide . Je pensais : « nous avons soigneusement évité les produits animaux depuis tant d’années et voilà qu’on me sort que le remède contre les caries, c’est précisément les aliments issues de ce règne», j’étais très troublée.

Une autre amie familière des régimes paléo, primaux et GAPS, m’avait déjà parlé de ces approches, mais à l’époque, je n’avais pas pu entendre. A croire que parfois j’ai besoin d’entendre la même chose dite plusieurs fois, par plusieurs personnes, avant de pouvoir considérer une piste comme digne d’intérêt.

L’idée d’introduire des produits animaux dans la diète de mes enfants commençait à se préciser, mais j’avais besoin de temps, pas facile de remettre en cause mes convictions, mes croyances au sujet de la nutrition. Mes enfants souffriraient de carences ? C’était évidemment une idée insoutenable.

Mes recherches m’amenèrent à lire un texte traduit de l’anglais sur le blog Clair et lipide «comment j’ai guéri la carie de mon fils». (1) En substance, la personne témoigne qu’elle ajoute de l’huile de foie de morue et du ghee à l’alimentation de son ado pendant 1 mois, et remplace le tahin habituel de ses tartines du matin par une couche généreuse de beurre cru. Cette maman est parvenu à soigner la carie de son fils elle même : en un mois de ce régime la carie s’était totalement rebouchée ! (réparation attestée par un dentiste).

C’est avec une certaine répugnance que je commande les fameuses gélules d’huile de foie de morue. Les aliments que je considérais comme les plus nocifs s’avéraient promettre soigner mes enfants, le beurre, le lait, la viande, le poisson.

Tout ce que je lisais sur le sujet mettait l’accent sur la nécessité de porter son choix sur les produits de la plus haute qualité possible : ainsi je choisis du lait de vache bio, cru, non homogénéisé, de la ferme d’à côté dont les vaches ne recevaient comme nourriture que de l’herbe et du foin. J’ai la chance d’habiter à la campagne ! Je choisissais le beurre sur les mêmes critères : le beurre cru non homogénéisé de vache jersiaise devenait un substitut à notre bonne vieille barquette de Saint Hubert bio. Les steaks de bœuf d’herbe étaient une nouvelle alternative à nos bons vieux Croc Tofu.

Nous avons donc dû redétricoter toute cette culture alimentaire alternative que j’étais si fière d’avoir mise en place au fil de mes années de maternage proximal, afin de lui substituer une alternative à l’alternative. De transition en transition, nous délaissions notre routine alimentaire, cette routine que je croyais si saine, que j’avais élaborée à force de lecture, de discussions…De faire le trajet inverse fut un cheminement important.

Ces modifications portèrent leurs fruits : les tâches marrons disparaissaient à mesure qu’apparaissaient ces nouveaux aliments dans notre garde-manger ! Mon compagnon décida d’emmener nos deux aînés à un contrôle dentaire de routine. Je décidais de rester à la maison avec mon bébé. Verdict à leurs retours : rendez vous est pris pour chacun de mes deux grands pour le mois suivant pour entamer des travaux de dentisterie. Ils ont toujours l’un et l’autre de nombreuses caries, celles de mon fils étant les plus avancées semblerait-il ! Mon sang ne fait qu’un tour (encore!), c’est le retour de cette sensation d’impuissance et l’intuition que ces travaux ne sont pas nécessaires.

Je crains que le remède ne soit bien pire que le mal. Je demande à mon compagnon de m’accorder sa confiance, de me laisser essayer de guérir les dents de nos enfants moi-même. Il me soutient depuis des années pour chacun des choix «alternatifs» que je mets en place pour la famille, il est donc d’accord d’essayer de traiter leurs dents par cette méthode alimentaire à laquelle je m’intéresse et qui semble déjà porter ses fruits.

Le rendez vous pris est donc annulé, mais il est temps de prendre les choses en mains, puisque mon fils me dit parfois souffrir quand il croque un aliment. Je décide d’appliquer drastiquement le plus de pistes possibles suggérées dans le livre Cure tooth decay (2) . Portés par la certitude de mettre en place exactement ce qu’il faut, nous recueillons également le consentement de nos enfants. Mon fils est particulièrement terrorisé à l’idée de remettre les pieds dans le cabinet de la dentiste qui n’avait en prime pas été super sympa avec lui…Il coopère de tout son cœur, même quand il s’agit d’ingurgiter l’infâme huile de foie de morue aromatisée au chocolat à la cuillère que j’avais acheté à l’époque. Pour l’anecdote j’ai découvert les gélules à encapsuler moi-même par la suite.

En vrac, voici ce que nous avons mis en place dans notre sorte de «cure d’attaque cure tooth decay» qui a duré environ deux mois : Nous proposons aux enfants des portions généreuses de lait, de beurre, de fromages au lait cru issu de vaches nourries à l’herbe. Nous leur servons de la viande, du poisson, de belles assiettes de légumes. Nous augmentons significativement notre consommation d’œufs de qualité Bleu blanc Cœur. Nous découvrons que tous nos enfants adorent les huîtres ! Nous supprimons les sucreries, les céréales, à l’exception d’un peu de riz, patates, cracottes de sarrasin, mais vraiment de façon exceptionnelle quand c’était vraiment trop dur à tenir. Exit aussi les légumineuses, les fruits secs, et limitation drastique des fruits. Ça semble surprenant à lire, mais le régime cure tooth decay n’est autre chose qu’une sorte de paléo bas en glucide et haut en graisse, proche du cétogène finalement. Nous nous procurons des souches de kéfir de fruit et de lait et redécouvrons la choucroute crue (miam) pour les probiotiques. Nous sommes assidus à donner quotidiennement de l’ huile de foie de morue associée au ghee. Nous commandons sur internet des homéopathie spéciales reminéralisation. Nous trouvons des vitamine C sous forme de cachets d’acérola (le seul ptit truc sucré avec les homéopathies, je vous raconte pas comme ils étaient attendus 😉 )

Nous découvrons également le bouillon d’os et de carcasses de poulet, les ragoûts mijotés longuement, dont la lente cuisson permet de rendre particulièrement assimilable les vitamines et minéraux. Pour donner une idée des petits déjeuners de cette époque : Lardons ou saucisse ou steaks, légumes cuits avec une généreuse portion de beurre, œufs au plat cuits dans le beurre ou la graisse d’oie, un chocolat chaud préparé avec du lait cru, chauffé doucement en le fouettant avec du cacao et du xylitol. J’ai beaucoup tergiversé avant de recourir à cet édulcorant et finalement ce que j’ai lu de ce médecin a fini par me rassurer (3).

Nous avons proposé régulièrement à mon fils de se brosser les dents à l’huile de coco, et parfois même il prenait lui même l’initiative (il avait 6 ans à l’époque, pour resituer). Après 2 mois environ de ce régime les tâches s’étaient largement estompées, mon fils ne disaient plus avoir mal à la mastication. Nous poussons tous un ouf de soulagement et assouplissons notre routine. Nous réintégrons plus de glucides : du pain au levain, ainsi que les galettes de sarrasin dont la pâte est fermentée, les nouilles et patates bien beurrée les fruits également, néanmoins les moins sucrés de préférence, ou alors cuit en compote avec du beurre. Le spectre du rendez-vous chez le dentiste s’éloigne.

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Au mois de mars de l’année suivante, nous décidons de faire le point sur la situation. Je me mets en recherche d’ une personne habituée à travailler avec les enfants. Mon choix se porte sur la pédodontiste la plus proche de chez moi…à plus de 350 kilomètres quand même ! Ce rendez vous m’inquiète néanmoins, car malgré le fait que la dentiste soit spécialisée dans les soins aux enfants, rien ne peut me garantir qu’elle sera à l’écoute de ce que j’ai mis en place, ni attentive à mon besoin d’intervenir un minimum, et compréhensive de mes choix en règle générale (mes réserves sur l’emploi du fluor notamment. (4)

Le jour du RDV, j’ai exposé ce que nous avions mis en place, et le parcours qui nous avait amené à procéder ainsi. La dentiste qui ne connaissait ni les travaux de Weston Price ni l’approche cure tooth decay nous a néanmoins écouté attentivement, ce qui en soit est déjà très satisfaisant ! Elle a donc ausculté tour à tour les bouches de chacun de mes enfants. C’était pour moi une occasion rare voir aussi bien l’intérieur de leur bouche, à ce titre, le fauteuil largement incliné et la lampe aident beaucoup.

Au fur et à mesure qu’elle examinait les dents de mes deux aînés, je pouvais lire les notes qu’elle prenait (j’avais accès à sa prise de note projetée sur le mur). Quelle ne fut pas ma surprise et fierté de réaliser que lorsqu’elle notait un commentaire à propos de chacune des dents, elle employait le terme de «caries arrêtées» à plusieurs reprises. J’ai pu constater par moi-même que certaines des dents du fond de ma grande fille présentaient des cavités, mais parfaitement blanches et lisses, toutes propres et certaines rebouchées ! J’ai également vu des tâches, mais d’une autre teinte que celles des caries actives.

Selon la pédodontiste, nous étions en face de «caries arrêtées», ou de «simples colorations» , terme qu’elle a employé. Aucune caries de mes enfants n’étaient actives, elles étaient toutes reminéralisées. De son propre aveu, cette professionnelle de santé estimait qu’il était plus que probable que le protocole que nous avions mis en place était la cause de ces caries stabilisées. Elle s’est montré particulièrement intéressée par le document de l’INSERM (5) qu’elle ne connaissait pas. A sa décharge, il était paru quelques jours seulement avant le RDV.

C’est franchement quelque chose qu’il faut vivre pour le croire, mon seul regret dans toute cette histoire ? N’avoir pris aucune photo lors du processus ! Mon seul vrai regret sérieux concerne le plus jeune de mes enfants qui est plus sévèrement touché, et pour qui le protocole ne semble que parvenir à ralentir la progression des dégâts sans l’enrayer. J’attribue de façon intuitive ces problèmes dentaires plus sévères au fait d’avoir été bien plus carencée pour cette troisième grossesse que pour les deux précédentes. D’ailleurs les analyses de sang de l’époque attestaient d’une carence en vitamine D. Comme la sage femme qui effectuait mon suivi de grossesse j’étais au courant de ces résultats d’analyse, mais pour une raison qui m’échappe, nous n’avons pas évoqué l’idée d’une complémentation. J’ai lu par la suite que les bourgeons des futures dents du bébé se forment alors que la grossesse démarre juste, à un moment où souvent on ignore encore qu’on est enceinte. Je mesure à quel point j’aurais aimé savoir tout ça avant de faire mes bébés.

(1) : https://clairetlipide.wordpress.com/2011/10/19/comment-jai-gueri-la-carie-de-mon-fils/

(2) : http://www.curetoothdecay.com/

(3) : https://chriskresser.com/are-xylitol-sorbitol-and-other-sugar-alcohols-safe-replacements-for-sugar/

(4) : http://www.who.int/ipcs/assessment/public_health/fluoride/fr/

(5) : http://presse.inserm.fr/le-pouvoir-naturel-de-reparation-des-dents-elucide/19015/

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24 commentaires sur « On ne fait pas disparaître une carence en la brossant »

  1. Voila une expérience bien réconfortante.

    J ai stabilisé les soucis dentaires de ma fille de cette façon. Mais ces dents étaient deja bien endommagées.

    Jspr que l’impact de ce régime alimentaire sera positive pour les dents définitives.

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  2. Un article qui fait du bien à lire quand on lit encore sur wikipédia qu’une carie ne se soigne pas. Ici, après une cure d’un mois sans sucre, ni fruits, ni céréales mais avec beaucoup de produits animaux, reminéralisation spectaculaire, je suis enchantée. Je suis doublement attentive à veiller à la bonne alimentation de mon fiston depuis. Avant, je ne savais pas quoi lui répondre quand je lui disais qu’il fallait limiter les sucreries à part un vague « si tu en mange trop, ça te fera du mal », maintenant je peux répondre fièrement : « si tu n’en mange que très peu, tu aura de belles dents » 🙂

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  3. L’alimentation végétale « vivante » crue « biogénique », « régénérante » et « alcalinisante » qui provoque une acidose et pourrit les dents et l’alimentation « morte » à base de produits animaux qui ne bouche pas les artères mais les trous dans les dents, oui, ça va à l’encontre de ce qui se dit ici où là…

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  4. Est-ce que dans le livre cure tooth Decay il y a des exemples de petits déjeuners s’il vous plaît ? Je connais déjà la paléo et céto, merci de votre réponse 🙂

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    1. Bonjour Nathalie. De mémoire, il n’y a pas d’exemple à proprement parler, dans la mesure où l’auteur aborde toute une multitude de scénario prossible (intoléran,ce au lactose notamment) Je dirais plus qu’on y trouve de l’inspiration via des listes d’aliments par exemple.

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  5. super article merci.
    on pouvait aussi boire du sang frais pour palier certaines carences !
    et oui les anciens ne faisaient pas les choses pour rien, et on devrait observer ce qu’il faisaient comme référence pour tous les aspects de notre vie :
    comment ils faisaient les maisons, en quoi, en pierre dans certaines régions, en chaux ailleurs, le toit, l’orientation…
    pourquoi transformer, fermenter certains aliments, le beurre, le fromage, la choucroute,
    l’utilisation des plantes, la nature donne des salades au printemps pissenlit, chicorée, crépis etc.. qui nettoient le corps au bon moment
    l’utilisation des minéraux, des métaux, des bijoux, (on dit de passer une bague en or sur un orgelet, l’or est un anti infectieux, l’argent anti bactérien, d’où pourquoi on met des gourmettes en or ou en argent aux bébés), le cuivre aide à la conservation (distillation d’huiles essentielles)
    pourquoi faire des cultures en terrasses ou autrement selon les milieux…

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  6. Faut arrêter les conneries un peu.

    L’huile de coco n’est PAS un dentifrice.

    Un enfant qui s’endort au sein ou Avec un biberon développera un « syndrome du biberon ».

    Manger hors de repas favorise les caries (coucou les fruits) et si la dent est déminéralisée, à force de frotter l’email on ponce cet email rendu friable non pas par l’alimentation vgl mais par une hygiène de vie moyennageuse.

    L’huile de foie de morue contient de la vitamine D, qui permet effectivement la fixation du calcium. Cependant cette complémentation est inutile (sauf problèmes physiologiques innés) car on en synthétise en quantité largement. Suffisante en dégradant le cholestérol en s’exposant au soleil.

    DONC:
    – brossez vos dent Avec du dentifrice contenant des amines fluorées (et pas du fluor mineral) type Elmex

    – brossez vos dents uniquement 3 minutes, après vos repas (3 brossages / jours)

    – PAS D’ENDORMISSEMENT AU SEIN OU BIBERON , sinon bonjour les chicots pourris

    – assurez vous d’un apport suffisant en calcium et bon cholestérol (AMANDES BONJOUR) et sortez vos gamins (sinon vous êtes bon pour les compléments de vitamine D)

    – trouvez un dentiste ouvert et amenez vos enfants RÉGULIÈREMENT chez lui. Les visites de contrôle sont GRATUITES. Priver votre enfant de soins médicaux c’est de la maltraitance.

    ENFIN PAR PITIÉ laissez tomber à tout jamais l’ésotérisme, le mysticisme, les méthodes miracles , etc. Vos enfants ne sont pas des expériences. Nous avons des connaissances qui permettent au minimum d’être végétalien sans problème. Cette femme de l’article est responsable des problèmes bucco-dentaires de ses pauvres gamins qui n’ont pas demandé à avoir des trous dans les dents pour que maman joue à l’apprentie chamane avec leur bouche. Il y a des dentistes qui contrôlent ca, et on bosse pour que ça soit gratos.

    Et si vous ressentez du mépris dans mon commentaire … c’est qu’il y en a. Beaucoup. Pauvres gamins…

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    1. Concernant le fait que l »huile de coco n’est pas un dentifrice, je suis bien d’accord. Je le vois comme une adaptation pour sortir du dentifrice bourré de sucre sans abandonner le sacro-saint brossage.

      Le meilleur dentifrice, c’est la salive. La meilleure brosse à dent, c’est la langue. Encore faut il avoir une salive performante, donc une bonne alimentation.

      Concernant le fait d’aller chez le dentiste, là c’est clairement de l’ésotérisme : les dentistes n’évitent pas les caries, ils les soignent. Mieux vaut prévenir que guérir, c’est du pur pragmatisme.

      Ensuite, pour ce qui est amandes (comme beaucoup d’autres légumes) elles contiennent effectivement du calcium, mais très peu assimilable, donc à moins d’en boire des litres et des litres (et d’éliminer au passage par la production d’urine plein de minéraux utiles notamment aux dents), c’est une mauvaise idée. L’huile de foie de morue, contient non seulement de la vitamine D mais aussi de la vitamine A et K, vitamines essentielles pour la croissance et l’entretien des os, dont les dents. Mieux vaut une petite cuillère d’huile de foie de morue chaque jour que 3 litres de jus d’amandes. Encore une fois, pur pragmatisme.

      On est pas assez exposé de par notre mode de vie et notre latitude aux rayonnements solaires. Nos enfants c’est encore pire : ils passent la journée enfermés à l’intérieur, et quand ils sortent, ils ne se dépensent que rarement assez pour laisser tomber le manteau et le pull et profiter des maigres rayons de soleil d’octobre, novembre, décembre, janvier, février, mars. Il faut une complémentation. Jouer avec le feu et s’appuyer sur des fausses croyances, vous en parliez, là ça me semble clairement être un bon exemple.

      Enfin, concernant l’endormissement au sein ou au biberon, c’est un peu facile de tout mettre dans le même panier, entre un enfant qui passe sa journée un biberon vissé à la bouche et un enfant qui s’endort au sein mais ne passe pas sa vie accroché à sa mère comme une ventouse. Dans le deuxième cas, il y a de longues pauses qui permettent à la bouche de se nettoyer et à la salive de faire son travail. Pas de chicos pourris dans ce cas.

      Pour ce qui est du mépris, franchement, en tant que parents, avec toutes les remontrances qu’on se prend dans la gueule à longueur de temps, on est blindés 🙂

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  7. Cher ou Chère mythe végétarien

    J’ai une petite idée d’articles pour vous. Voilà, j’ai remarqué que dans tous les débats omni-végé-végan, On oublie toujours de parler de la diversité culturelle et du danger du monoculturalisme. Que diriez-vous d’écrire un article là dessus ? Un article où vous expliquerez la nécessité de protéger la diversité culturelle que permet, entre autre, la consommation de produits d’origines animaux (chasses, pêchés, élevages, cuisine, sport) et de lutter contre le monoculturalisme que nous mettrait en place la philosophie vegan. Qu’en dîtes-vous ?

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      1. Vous filer un coup de patte ?

        Pourquoi pas, cher ou chère anti-vega, dîtes-moi ce que vous voulez que je face et je verrai si je peux ou non le faire ;).

        Après tout, il faut bien que je me mette à défendre cette diversité à laquelle je tiens comme la prunelle de mes yeux.

        PS : Mon pseudo s’écrit M.W, n’oubliez pas le point entre le M et le W 😉

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      2. Excusez-moi, je viens de remarquer que je vous ai appelé anti-vegan, je vous ai momentanément confondu avec ce site que je fréquente également… Je vous demande pardon, cher ou chère mythe végétarien.

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      3. Effectivement chère mythe vegetarien (je me suis doute que vous étiez une femme mais je n en étais pas sûre alors par sécurité j ai préféré employer le mot cher dans les deux sens) vous êtes moins sévère que Michel Cardouin alias anti vegan 😅😅😅

        Sinon que puis je faire pour vous aider ?

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      4. Je suis pas une femme, je suis une mite alimentaire 😀 😀 Bon sérieusement, si tu as envie, tu peux écrire un texte, celui que tu aimerais lire par exemple, et on peut voir ce qu’on peut en faire (tu peux me l’envoyer par MP sur ma messagerie de la page FB)

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    1. Ok, je vais voir ce que je peux faire mais en raison de la rentrée universitaire (je suis en master 2 d’histoire) je risque de mettre un certain temps à terminer ce texte…

      Je suis désolé, je vais essayé de faire aussi vite que possible mais, dans l’ensemble, cela me prendra un certain temps.

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