Une jeune végan de 12 ans se retrouve avec le squelette d’une femme de 80 ans en mauvaise santé

Voici la traduction d’un article qui prend comme point de départ un fait divers et qui élargit à d’autres cas de bébés et d’enfants dont les existences ont été impactées par leur régime végan. Je me suis longuement posé la question de traduire ou pas ce texte, parce que ma répugnance au sensationnel me freinait. Et puis un ami m’a convaincue que peut être de diffuser ce genre de texte pouvait contribuer à sauver quelques ostéoblastes d’enfant, donc je me suis dis que finalement c’était p’têt pas une si mauvaise idée que ça. J’ai presque cette sensation d’opposer aux campagnes publicitaires et spectaculaires hyper émotives végan la propre émotivité omni. Comme un combat opposant les intérêts des bébés veaux à ceux des bébés humains…

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Voici donc l’article publié chez Sarah de Healthy Home Economist 

Une jeune ado de 12 ans élevée selon un régime végétalien strict a été admise au Royal Hospital for Sick Children à Glasgow, en Écosse, souffrant d’une forme grave de rachitisme. La jeune fille avait déjà subi de multiples fractures et avait reçu un diagnostic de dégénérescence de la colonne vertébrale comparable à celle d’une femme de 80 ans en mauvaise santé.

Fox News rapporte que les médecins de l’hôpital subissent des pressions pour dénoncer le couple à la police et aux travailleurs sociaux. Le Dr Faisal Ahmed, pédiatre traitant l’enfant, a refusé de discuter des détails, mais a convenu des dangers que comporte le fait de forcer les enfants à suivre un régime végétalien strict.

Un enfant nourri de façon végétalienne exclusive a très certainement de graves carences en vitamines A et D, qui sont toutes deux des nutriments osseux essentiels qui ne peuvent être obtenus qu’à partir de produits d’origine animale. Selon toute vraisemblance, la jeune fille serait également en carence de calcium, de zinc, de B-12 ainsi que d’autres vitamines B, de la vitamine K, des acides gras EPA et DHA et des acides aminés contenant du soufre, de la méthionine et de la cystéine.

Bien que le corps humain soit théoriquement capable de convertir le bêta-carotène en vitamine A, les enfants ne sont pas capables de le faire efficacement ou pas du tout. La lumière du soleil aurait pu fournir de la vitamine D, mais seulement si la famille vivait à l’extérieur sous les tropiques et non dans un climat nordique comme l’Écosse.

Autres cas d’enfants végans souffrant de carences nutritionnelles graves.

 

Malheureusement, ce n’est pas la première fois que des végétaliens sont accusés de maltraitance nutritionnelle sur enfants, bien qu’il s’agisse peut-être du premier cas de lésions osseuses invalidantes. Plus typiquement, les bébés végétaliens finissent à l’hôpital à cause de la malnutrition causée par l’utilisation de lait de soja au lieu de préparation industrielle lactée à destination des nourrissons.  Étant nourris avec du jus de soja en brique du commerce non formulé à l’effet de nourrir des nourrissons,  les bébés se retrouvent avec de graves carences en vitamines, minéraux, acides gras et acides aminés, c’est pourquoi les fabricants de préparations à base de soja sont tenus par la loi d’ajouter de la méthionine et d’autres nutriments essentiels à la croissance du bébé.

En 1990, la FDA a enquêté après qu’une fillette de deux mois en Californie ait été hospitalisée pour malnutrition sévère. Ses parents lui avaient donné du lait de soja au lieu d’une préparation à base de soja spéciale nourrissons. En raison de cet incident et d’un incident similaire en Arkansas impliquant la marque de lait de soja SoyMoo, la FDA a émis un avertissement le 13 juin 1990. Depuis lors, la plupart des marques de lait de soja – mais pas EdenSoy – incluent des étiquettes de mise en garde en minuscules caractères d’imprimerie sur leurs emballages.

De toute évidence, les étiquettes d’avertissement volontaires n’ont pas été suffisantes, et il y a eu des décès et des hospitalisations de bébés végétaliens nourris au lait de soja. En mai 2007, des parents végétaliens d’Atlanta ont été reconnus coupables du décès de leur bébé de six mois. Pour pallier la production insuffisante en lait maternel de la mère,  les parents avaient donné à leur fils du lait de soja et du jus de pomme. Le bébé ne pesait que 1,58 kilos lorsqu’il est mort de faim en avril 2004.

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D’autres parents végans ont également été accusés et reconnus coupables, y compris un couple de New York condamné pour meurtre et un couple de Floride pour homicide involontaire coupable. A Londres, deux végétaliens ont été condamnés à une peine de trois ans de réhabilitation communautaire après avoir admis avoir affamé leur bébé jusqu’à ce qu’il meure de faim.

En France, un couple végétalien a été condamné à 5 ans de prison pour le décès de leur fillette de 11 mois. Le bébé, qui ne pesait que 5.6 kilos au moment de sa mort, avait été nourri exclusivement au sein. Une autopsie a montré qu’elle souffrait non seulement d’une insuffisance pondérale grave et de malnutrition, mais aussi d’une carence sévère en vitamines A et B12. La mère avait pris soin d’allaiter, mais sa production lactée était certainement carencée et insuffisante en raison des limites de son régime alimentaire et de l’épuisement de ses propres réserves nutritionnelles en raison de la grossesse.

Et maintenant, nous avons le cas tragique de cette fillette de 12 ans en Écosse. Bien qu’elle ait finalement obtenu un traitement médical, son pronostic reste sombre.

Et maintenant, avec la sortie en 2017 du documentaire très imparfait What The Health,  de plus en plus de cas de malnutrition infantile végétalienne émanant de parents bien intentionnés mais sérieusement mal informés verront le jour très probablement.

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