Les femmes omnivores mouillent plus que les vegan.

bosche

Je sais qu’il est de bon ton de dire SEXE pour faire mine d’attirer l’auditoire et de s’excuser en ricanant d’avoir bien berné son monde et embrayer sur un sujet lié à une morale chiante et relou sur fond de culpabilisation bon marché. On a apercu ce procédé digne de la société du spectacle cette semaine encore lors d’une campagne antispéciste de placardage d’autocollant vegan, qui arboraient le mot SEXE en gras suivi d’un ironique « maintenant que nous avons votre attention gnégnégné, nous allons vous parler de choses importances, la cause animale gnagnagna. » Au passage, je relève que cette culpabilisation quant à l’attrait pour le sexe est caractéristique d’une façon d’envisager le monde. OUI le sexe c’est important OUI ça intéresse tout le monde par dessus tout, je ne vois pas où est le problème et pourquoi s’indigner de ça, et à titre personnel, j’ai le plus grand mépris pour les méthodes de manipulation (ici un beau pied dans la porte donc.)

Ce n’est donc, vous l’aurez compris, pas mon propos aujourd’hui de vous hameçonner lâchement avec du stupre et vous laisser le bec dans l’eau, puisque je souhaite VRAIMENT parler en long et en large de SEXE (au cas où votre attention serait retombée !). Plus particulièrement de mon hypothèse quand à l’impact de l’alimentation sur la lubrification génitale féminine, et summum du culot du toupet du putaclik, prendre mon histoire personnelle tout ce qu’il y a de plus anecdotique pour constituer une piste de réflexion. Je suppose que c’est souvent le cas en amont de toute démarche de curiosité, on s’attelle à un sujet qui nous concerne de près ou de loin.

Je m’apprête donc à chéri-piquer des éléments scientifiques en lien avec le sujet de la mouille. Je suis drôlement embêtée, parce que j’ignore jusqu’au terme scientique dédié en français, alors en anglais Pubmédien, je suis encore plus démunie. Pour tout vous dire, j’ignore même comment cette sécrétion est élaborée par l’organisme. Toutes les sécrétions du corps humains ont sûrement une recette, des glandes, une composition relativement stable selon les individus, mais avec potentiellement des variations plus où moins importantes selon les circonstances. J’apprends donc en direct comme vous que selon Wikipédia, l’alimentation aurait son rôle à jouer dans cette affaire (mais on en saura pas plus !)

Ce qui m’arrangerait bien, ce serait de trouver une étude, voire une méta-analyse qui établirait un magnifique lien de corrélation irréfutable entre les nutriments que l’on retrouve dans les produits animaux, et la quantité et qualité de mouille sécrétée. Mais je ne veux pas me faire de fausses joies ou de faux espoirs, avant même d’aller errer sur Pubmed ou Google Scholar je pars assez défaitiste dans l’ensemble, quand au succès de mon entreprise. Il faut dire que la Science, ce monolithe phallique et patriarcal s’en tamponne à coup sûr allègrement le coquillard qu’Alice ça glisse au pays des merveilles omnivores. Je ne parlerai pas de pénis omni nourri au grain et de performances autour du phallus dans ce méta-essai, le sujet ayant déjà copieusement été balayé par PETA. (avec des méthodes moins déontologiques que les miennes tout de même.)

Donc. Apellons un chat un chat. Il y a une période de la vie d’une femme qui porte le doux nom d' »aménorrhée lactationnelle », c’est le terme barbare pour désigner l’absence de menstrues pendant une certaine durée de l’allaitement. Si ce mode de nourrissage des bébés est la norme de l’espèce, elle ne représente pas la norme sociale, ce qui a comme conséquence que pas mal de femmes se retrouvent un peu démunie dès qu’elles outrepassent les habitudes sociétales en la matière.

Une des conséquences parfois inattendue d’un allaitement non raccourci : le retour de couches (des règles) est repoussé. Le mécanisme est bien huilé : en s’épargnant de saigner comme une cochonne qu’on égorge, la jeune mère économise son précieux sang et précieux fer. S’économisant des ovulations, elle se paye également le luxe d’espacer les naissances, ce qui permets à son organisme de se reposer et de se consacrer au bébé fraîchement né, ce qui pour une espèce dont le rejeton est particulièrement hétéronome à la naissance n’est pas du luxe ! Parfois cette phase « blanche » dure pendant 2 ans voir plus, selon les individus et la conduite de l’allaitement. Une des conséquences hormonale de cette aménorrhée est souvent une moindre lubrification vaginale. Beaucoup de jeunes mamans en souffrent d’ailleurs, imaginant qu’elles seraient « anormales ». Quand le sujet est abordé (rarement) sur les groupes FB de discussions autour de la féminité, on constate généralement un ravissement et un soulagement généralisé que le sujet soit discuté. Un des conseils donné dans ce cas qui m’a toujours paru le plus pertinent était de se procurer une crême hormonale contenant de la vitamine E. (vitamine liposoluble, comme les vitamines A et K2, vous le sentez mon gros chéri piqué ? Et bien il semblerait bien que cette vitamine participe bien de la santé du vagin, et toc.)

ingres

Poursuivant mes recherches sur le sujet, je suis heureuse de vous partager ma découverte de la famille protéique dites des Lipocalines, (particulièrement l’aphrodisine) protéines qui véhiculent des éléments aquaphobes impliqué dans les sécrétions de rongueurs de laboratoire, dont le nom à lui seul semble étayer ma théorie.

Pour le dire très cruement et sans détour, j’ai moi même expérimenté ces périodes de relatives sécheresses lors de mes deux premiers allaitements, où j’étais je le rapelle une super maman végétarienne-vegan, qui faisait tout bien komilfo, celà va sans dire. Au premier allaitement, jeune maman, j’étais très affectée de cette traversée du désert sans gourde, le deuxième m’a vue dans une forme de résignation/ acceptation joyeuse d’un état que je percevais comme « naturel ».

Sauf que sauf que. J’ai rompu mon voeux de végétarisme un mois avant de démarrer ma 3ème grossesse durant laquelle j’ai réintroduis le poisson 😀 (ark, dis comme ça ! ). Et vous vous doutez de la chute de l’histoire:  je n’ai pas vécu cette phase de sécheresse port partum lactationnel. La seule variable qui avait été modifiée par rapport à mes allaitements précédents, c’était ma consommation accrue d’oeufs,  de poisson et d’huile de foie de morue notamment. J’établi sûrement un lien de causalité abusif, trop simpliste voir graveleux entre cette supplémentation poissonneuse et mes sécrétions, mais c’est mon interprêtation perso de ce que j’ai observé, et au pire celà aura servi à faire rigoler les plus égrillards d’entre nous et permettra de questionner l’usage populaire de nom de mollusque pour désigner le sexe féminin.

Une amie doula ex végan elle aussi m’a confié avoir eu les mêmes observations que les miennes à ce sujet. (ce qui revient à doubler le niveau de preuve de ce que j’avance donc, vous en conviendrez.) Je nous propose de guetter si ce champ de la connaissance sera ou pas davantage irrigué et émaillé d’études (et je n’ose imaginer les dispositifs et appareils usités pour prendre des mesures, des mouillomètres ?)

___________________________

Toute cette réflexion impudique et pseudo scientifique se percoit comme une esquisse récréative, comme une piste de questionnement, comme une anecdote, comme une farce gauloise aussi, mais également comme une amorce de réflexion sur ce qui constitue la façon dont les personnes disposant de peu de culture scientifique (comme moi !) entendent grimer la démarche scientifique.

Et une dose de curiosité quand même, il faut bien dire.

 

Mais qui donc mange de l’okara ?

Je me permets de formuler une petite réflexion à propos de la lecture de cet article qui relate un tel engouement pour les régimes végé* que celà génère des pénuries de tofu au Québec.
Je trouve que celà devient de plus en plus dur de continuer d’affirmer que « le soja cé pour lé zanimos » comme je peux le lire de partout sur les réseaux sociaux.
Tous ceux d’entre nous qui ont un jour fait du tofu maison savent bien la quantité assez monstrueuse de résidus de graine qui résulte du processus.
J’ai animé des ateliers de fabrication de tofu dans mon ancienne vie, et je peux attester que l’élaboration du tofu génère un sacré volume de reste : l’okara.
okara
(miam miam)
Pour ceux qui n’ont jamais fait de tofu eux même, ce dernier est l’eau de cuisson blanche du soja jaune cuit et coagulé à l’aide de Nigari.  L’okara c’est la pulpe de graine de soja pulvérisée qui reste une fois la tambouille filtrée.
L’okara est parfois agrémenté, (j’ai d’ailleurs une recette qui déchire sa maman ours pour paraphraser un ami) mais déjà je doute que le commun des végan ne fassent eux même leur tofu : c’est long et compliqué à faire et ensuite je doute que cet éventuel okara soit consommé sur une base régulière : la quantité générée est vraiment rédhibitoire à écouler ! Je ne lis jamais sur les groupes FB que je lis que cela soit une préoccupation pour le commun des vegan, comment utiliser ce reste.
Selon Wikipédia, l’okara est traditionnellement utilisée de façon anecdotique dans l’alimentation humaine et est utilisée majoritairement….. tadaaaam : pour nourrir le bétail ou les poissons d’aquaculture !
Pour rappel : notre consommation intensive de tofu, lait de soja (tonyu), yaourt de soja est une nouveauté dans l’histoire humaine. Aucune des cultures asiatiques traditionnelles souvent invoquées en exemple n’a jamais consommé autant de soja que l’occidentalus flexitarius ne voudrait se l’imaginer. La filière tourteau d’okara est une invention collatérale du succès des régimes végétariens.
Plus de tofu = plus d’okara = plus de tourteau !
➡️ L’okara ?
Que va t’on faire de tout ce bel okara alors ?
Ce serait vraiment dommage de mépriser une ressource qui pourrait nourrir un humain ou un animal, non ?
S’en servir comme paillis ? Comme compost ? Je n’ai jamais vraiment lu de témoignages végan allant en ce sens pour ma part. (Et au passage j’en profite pour rapeller que je cherche toujours les fermes vegan pilotes en France… Mais ne changeons pas de sujet 😀 )
L’immense majorité des végéflexivegan achète son tofu tout prêt sans se préoccuper d’avantage du processus industriel et de ses débouchés, en un mot des externalités liées à leurs choix alimentaires.
Du… TOURTEAU pour le bétail ou pour les cochons ????
Il va donc falloir en toute logique augmenter le nombre de tête de bétail pour manger tous ces détritus végan, pour ne pas gâcher et valoriser quelque chose de comestible que les gens ne veulent pas manger, pas même les vegan !!! 😱
Sinon ce serait de l’éthique en toc.
La sagesse populaire savait empiriquement valoriser chaque sous produit d’une production, exemple du petit lait donné au cochon. De tels repères n’existent plus à l’échelle d’une production industrielle éloignée des regards. Les repères sont floutés puisque les processus nous échappent. Je ne suis pas loin d’affirmer que d’être conscient et maître de chacun des aspects de ce qui est impliqué par notre alimentation est une condition sine qua non de notre engagement écologique.
bioeu