Une vitamine A sous-estimée par les végans

l’arbre de la B12 qui cache la forêt des carences vegans !

Depuis que j’ai réexaminé ma copie à propos des végétarismes et notamment sur le très radical véganisme, je me suis rendu compte qu’ils étaient perclus d’écueils. Le discours végé qui pointe en permanence la B12 – le micronutriment qui pose de manière automatique et certaine un soucis dans un régime végétalien – permettaient de glisser sous le tapis tous les autres nutriments problématiques selon le contexte. Le silence pudique des végans sur la question, ou bien le « veuillez circuler y a rien à voir » me semble une manœuvre bien trop grossière pour être prise au sérieux. Je finis même par me demander si il n’y aurait pas quelque chose de l’ordre du fait que l’opinion majoritaire puisse admettre qu’il y ai UN SEUL truc qui pose un soucis dans le régime végan (la B12 donc), comme les fameuses exceptions qui « confirmeraient la règle », mais que d’admettre qu’il puisse y avoir d’autre vitamines manquantes soit intolérable pour des raisons de l’ordre quasi symbolique. Comme si admettre contraint et forcé qu’un DEUXIEME nutriment soit un soucis pour un végétalien entraîne la logique de « ptet qu’il y en a d’autres »…. Jamais deux carences sans trois ?

beurre
De plus, je me demande également dans quelle mesure psychologiquement le fait que la dite vitamine qui puisse poser un problème dans un régime végétalien soit également la première lettre de l’alphabet ne soit pas trop dur à supporter pour l’opinion végé ?

Je suggère enfin chaleureusement et mesquinement aux végé de faire la liste des vitamines qui ne POSENT PAS de problèmes dans un régime végétalien, ce sera peut être plus honnête ? (oooh je suis taquine 😉 )

Voici donc un article de mon très cher ami Sylvain du blog Clair et Lipide qui jette la lumière sur la toute première vitamine de l’alphabet.

Clair et Lipide

Ma réflexion est partie de cette discussion (déjà abordée ici) :

mytheS’ensuit donc un galimatias  entre Ségolène et moi sur la vitamine A. Rétinol (vitamine A animale) ou bêta-carotène (vitamine A végétale) ?

Mon point de vue étant que les deux micronutriments ont leurs avantages et leurs inconvénients. A priori l’idéal étant d’avoir un apport des deux, pas uniquement l’un ou l’autre.

Le Rétinol :on le trouve dans certains produits animaux, notamment le foie (de morue par exemple !), ou encore les œufs, ou le beurre.

+ Il est prêt à l’emploi, pratiquement rien à faire (sauf pour produire de l’acide rétinoïque, une autre forme de la vitamine A, mais conversion aisée). On dit que c’est de la vitamine A préformée.

La toxicité est reconnue et très vite atteinte en cas de surconsommation, surtout en cas de statut de vitamine D faible. Attention aux mangeurs de…

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Une jeune végan de 12 ans se retrouve avec le squelette d’une femme de 80 ans en mauvaise santé

Voici la traduction d’un article qui prend comme point de départ un fait divers et qui élargit à d’autres cas de bébés et d’enfants dont les existences ont été impactées par leur régime végan. Je me suis longuement posé la question de traduire ou pas ce texte, parce que ma répugnance au sensationnel me freinait. Et puis un ami m’a convaincue que peut être de diffuser ce genre de texte pouvait contribuer à sauver quelques ostéoblastes d’enfant, donc je me suis dis que finalement c’était p’têt pas une si mauvaise idée que ça. J’ai presque cette sensation d’opposer aux campagnes publicitaires et spectaculaires hyper émotives végan la propre émotivité omni. Comme un combat opposant les intérêts des bébés veaux à ceux des bébés humains…

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Voici donc l’article publié chez Sarah de Healthy Home Economist 

Une jeune ado de 12 ans élevée selon un régime végétalien strict a été admise au Royal Hospital for Sick Children à Glasgow, en Écosse, souffrant d’une forme grave de rachitisme. La jeune fille avait déjà subi de multiples fractures et avait reçu un diagnostic de dégénérescence de la colonne vertébrale comparable à celle d’une femme de 80 ans en mauvaise santé.

Fox News rapporte que les médecins de l’hôpital subissent des pressions pour dénoncer le couple à la police et aux travailleurs sociaux. Le Dr Faisal Ahmed, pédiatre traitant l’enfant, a refusé de discuter des détails, mais a convenu des dangers que comporte le fait de forcer les enfants à suivre un régime végétalien strict.

Un enfant nourri de façon végétalienne exclusive a très certainement de graves carences en vitamines A et D, qui sont toutes deux des nutriments osseux essentiels qui ne peuvent être obtenus qu’à partir de produits d’origine animale. Selon toute vraisemblance, la jeune fille serait également en carence de calcium, de zinc, de B-12 ainsi que d’autres vitamines B, de la vitamine K, des acides gras EPA et DHA et des acides aminés contenant du soufre, de la méthionine et de la cystéine.

Bien que le corps humain soit théoriquement capable de convertir le bêta-carotène en vitamine A, les enfants ne sont pas capables de le faire efficacement ou pas du tout. La lumière du soleil aurait pu fournir de la vitamine D, mais seulement si la famille vivait à l’extérieur sous les tropiques et non dans un climat nordique comme l’Écosse.

Autres cas d’enfants végans souffrant de carences nutritionnelles graves.

 

Malheureusement, ce n’est pas la première fois que des végétaliens sont accusés de maltraitance nutritionnelle sur enfants, bien qu’il s’agisse peut-être du premier cas de lésions osseuses invalidantes. Plus typiquement, les bébés végétaliens finissent à l’hôpital à cause de la malnutrition causée par l’utilisation de lait de soja au lieu de préparation industrielle lactée à destination des nourrissons.  Étant nourris avec du jus de soja en brique du commerce non formulé à l’effet de nourrir des nourrissons,  les bébés se retrouvent avec de graves carences en vitamines, minéraux, acides gras et acides aminés, c’est pourquoi les fabricants de préparations à base de soja sont tenus par la loi d’ajouter de la méthionine et d’autres nutriments essentiels à la croissance du bébé.

En 1990, la FDA a enquêté après qu’une fillette de deux mois en Californie ait été hospitalisée pour malnutrition sévère. Ses parents lui avaient donné du lait de soja au lieu d’une préparation à base de soja spéciale nourrissons. En raison de cet incident et d’un incident similaire en Arkansas impliquant la marque de lait de soja SoyMoo, la FDA a émis un avertissement le 13 juin 1990. Depuis lors, la plupart des marques de lait de soja – mais pas EdenSoy – incluent des étiquettes de mise en garde en minuscules caractères d’imprimerie sur leurs emballages.

De toute évidence, les étiquettes d’avertissement volontaires n’ont pas été suffisantes, et il y a eu des décès et des hospitalisations de bébés végétaliens nourris au lait de soja. En mai 2007, des parents végétaliens d’Atlanta ont été reconnus coupables du décès de leur bébé de six mois. Pour pallier la production insuffisante en lait maternel de la mère,  les parents avaient donné à leur fils du lait de soja et du jus de pomme. Le bébé ne pesait que 1,58 kilos lorsqu’il est mort de faim en avril 2004.

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D’autres parents végans ont également été accusés et reconnus coupables, y compris un couple de New York condamné pour meurtre et un couple de Floride pour homicide involontaire coupable. A Londres, deux végétaliens ont été condamnés à une peine de trois ans de réhabilitation communautaire après avoir admis avoir affamé leur bébé jusqu’à ce qu’il meure de faim.

En France, un couple végétalien a été condamné à 5 ans de prison pour le décès de leur fillette de 11 mois. Le bébé, qui ne pesait que 5.6 kilos au moment de sa mort, avait été nourri exclusivement au sein. Une autopsie a montré qu’elle souffrait non seulement d’une insuffisance pondérale grave et de malnutrition, mais aussi d’une carence sévère en vitamines A et B12. La mère avait pris soin d’allaiter, mais sa production lactée était certainement carencée et insuffisante en raison des limites de son régime alimentaire et de l’épuisement de ses propres réserves nutritionnelles en raison de la grossesse.

Et maintenant, nous avons le cas tragique de cette fillette de 12 ans en Écosse. Bien qu’elle ait finalement obtenu un traitement médical, son pronostic reste sombre.

Et maintenant, avec la sortie en 2017 du documentaire très imparfait What The Health,  de plus en plus de cas de malnutrition infantile végétalienne émanant de parents bien intentionnés mais sérieusement mal informés verront le jour très probablement.

Les régimes végétariens sont-ils sans dangers pour les enfants ?

Cet article est une traduction de celui-ci paru chez Sustainable Dish.

(C’est pas qu’en France on a pas d’idée, mais il faut bien admettre qu’en terme de rock’n’roll comme de régimes alimentaires, les ricains ont toujours eu 20 ans d’avance sur nous… pour le meilleur comme pour le pire !)

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Il peut sembler parfaitement inoffensif de nourrir les enfants avec un régime sans viande. En fait, de nombreux parents estiment qu’il est « plus propre » et « plus pur » d’éliminer la viande (végétarien) ou d’éliminer toutes les formes d’aliments d’origine animale comme les œufs, le lait et le fromage (végétalien).

Selon l’Academy of Nutrition and Dietetics (AND), un régime végétalien ou végétarien correctement planifié peut convenir à toutes les étapes du cycle de vie, y compris la grossesse, l’allaitement, la petite enfance, l’enfance, l’adolescence, l’âge adulte et les athlètes, dans leur exposé de position de 2016.  L’AND et le US Department of Agriculture (USDA) recommandent que les produits à base de soja fortifié remplacent les produits d’origine animale en tant qu' »alternatives saines ».

Mais sur quoi ces organisations fondent-elles leurs recommandations ? Que montrent les preuves ?

Plusieurs études épidémiologiques à long terme ont montré que les régimes végétariens ou végétaliens peuvent réduire le risque de certaines maladies chez les adultes. Mais, en se concentrant spécifiquement sur les enfants, qui dépendent le plus d’une nutrition de haute qualité pour une croissance adéquate, existe-t-il des preuves réelles que les régimes végétariens soient sans danger ?

Un nouvel article de Nathan Cofnas,  publié dans Critical Reviews in Food Science and Nutrition, examine en profondeur les recherches existantes sur les enfants et les régimes sans viande. Je sais que beaucoup de mes lecteurs n’ont pas le temps de lire l’article en entier, alors j’ai mis en évidence certaines des meilleures pépites dans ce billet. Je veux qu’il soit clair que l’auteur n’a PAS déclaré qu’un régime sans viande est malsain, mais après avoir passé en revue la recherche, sa conclusion est que les preuves montrant qu’un régime végétarien est sain pour les enfants sont faibles, et déclare en outre que l’AND n’est pas en mesure de le recommander comme « sans danger » sans plus de recherche.

 les régimes végétariens et la grossesse

La croissance commence par une grossesse en bonne santé, ce qui permet au fœtus de se développer de façon appropriée. L’un des marqueurs d’une grossesse en bonne santé et d’une nutrition adéquate est le ratio hommes/femmes, qui est généralement de 105:100. Dans les populations stressées, par exemple en temps de guerre, le nombre de fausses couches de fœtus mâles tend à augmenter, ce qui se traduit par une baisse de ce ratio sexuel. La malnutrition et le manque de calories pendant la grossesse ont été identifiés comme l’une des causes de la baisse du ratio sexuel. Une étude menée en 2000 auprès de plus de 6 000 femmes enceintes a révélé que celles qui suivaient un régime végétarien avaient un rapport de masculinité considérablement inférieur à celles qui suivaient un régime omnivore et étaient 23 % moins susceptibles de donner naissance à un garçon. Le faible taux de natalité des femmes végétariennes peut être une indication du stress physique causé par ce type d’alimentation et avoir un impact sur la viabilité du fœtus. Il n’y a aucune mention de cette étude, ni du risque d’avortement spontané de fœtus mâles dans l’énoncé de position AND 2016 mentionné précédemment.

Dans une étude portant sur plus de 6 000 femmes enceintes, les végétariennes étaient 23 % moins susceptibles de donner naissance à un garçon.

 

Le lait et la viande chez les enfants

L’AND recommande de remplacer la viande par des produits laitiers, du soja ou d’autres sources de protéines végétariennes, en précisant qu’il s’agit de substituts nutritionnels adéquats et équivalents pour les enfants. Jusqu’à présent, il n’y a eu qu’une seule étude contrôlée qui examine la substitution de lait à de la viande. Cette étude de 2014 a évalué l’impact de l’ajout de viande, de lait ou simplement de calories supplémentaires au régime alimentaire d’enfants en grande partie végétariens au Kenya et les a comparés à un groupe témoin, qui n’a pas reçu de nourriture supplémentaire.

Les résultats sont fascinants. Lorsqu’on mesure la croissance des enfants, les capacités intellectuelles, le comportement et les performances scolaires, après deux ans, le groupe « viande « avait de loin les meilleurs résultats. Le groupe « laitier » a montré le moins d’amélioration sur les matrices progressives de Raven (RPM – une mesure de l’intelligence des fluides), même par rapport aux enfants qui n’ont pas reçu de calories supplémentaires. Le groupe « viande » a fait preuve d’une capacité physique, d’un leadership et d’une croissance physique beaucoup plus importante au cours de la période à l’étude. Ceux qui ne recevaient que du lait étaient à la traîne par rapport au groupe de la viande sous tous ses aspects. Les chercheurs croient que ces résultats peuvent être liés à l’impact du lait sur l’absorption du fer, ce qui influence les capacités cognitives. Ils suggèrent également que l’amélioration de la performance dans le groupe des viandes pourrait être due à l’apport de protéines de haute qualité, de vitamine B12, de zinc et de fer dans l’alimentation des enfants, ce qui a un impact positif sur le développement.

Bien qu’il ne s’agit que d’une seule étude avec certaines limites, il s’agit de la SEULE étude contrôlée sur le lait par rapport à la viande chez les enfants, et fondamentalement, cela montre que le lait ne peut pas remplacer la viande. Il est tout à fait raisonnable de se demander comment l’AND peut définitivement dire que le lait est un substitut adéquat à la viande dans l’alimentation d’un enfant.

De plus, il a été démontré que le lait a un lien énorme avec l’acné. Quel adolescent voudrait de l’acné ? L’article cite plusieurs études montrant une association entre le lait et l’acné, de sorte que le remplacement du lait par de la viande, surtout chez les adolescents, pourrait entraîner une détérioration de la peau et tout le stress qui accompagne l’acné chez un adolescent.

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Qu’en est-il du soja et des enfants ?

L’AND recommande également le soja comme substitut à la viande et source de protéines de qualité pour les végétariens. Le problème d’une consommation élevée de soja chez les enfants est l’impact que les phytoestrogènes peuvent avoir sur leur développement. Les phytoestrogènes sont des substances naturellement présentes dans les légumineuses et le soja qui peuvent perturber le fonctionnement des hormones dans l’organisme. La perturbation endocrinienne (hormonale) peut être particulièrement préoccupante pour les enfants, surtout pendant les périodes de développement.

Une étude de 2010 des données probantes disponibles sur l’impact des phytoestrogènes a révélé qu’un apport élevé peut entraîner des malformations des organes sexuels, l’infertilité, des cycles hormonaux anormaux et des problèmes de fonction ovarienne. Une étude évaluée dans le cadre de cet examen a révélé que les hommes nés de mères végétariennes étaient 3,5 fois plus susceptibles d’avoir des organes génitaux malformés. La plupart des études examinées dans cet article particulier étaient des études sur les animaux, qui peuvent se traduire ou non chez l’homme, mais il faut poursuivre les recherches pour déterminer l’impact d’encourager les enfants à manger plus de légumineuses et de soja au lieu de viande.

L’étude a révélé que les hommes nés de mères végétariennes étaient 3,5 fois plus susceptibles d’avoir des organes génitaux malformés.

Les légumineuses et le soja sont riches en un anti-nutriment appelé phytate, qui inhibe l’absorption de minéraux tels que le fer et le zinc. Les carences en ces deux minéraux peuvent avoir un impact sérieux sur le développement cognitif et reproductif des enfants. De plus, les sources végétales de fer ne sont pas aussi biodisponibles que les sources animales, ce qui entraîne un risque encore plus grand de carence chez les enfants.

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Qu’en est-il des œufs pour les protéines ?

L’article critique l’idée que les œufs seuls peuvent répondre aux besoins nutritionnels des femmes enceintes et des enfants en raison de leur faible teneur relative en protéines, en fer et en zinc et de leur rapport élevé en acides gras oméga-6 et oméga-3. Les oméga 6 sont pro-inflammatoires, et bien que notre corps en ait besoin, nous en avons généralement beaucoup trop. Les œufs typiques ont un rapport de 15:1.

 D’autres carences en nutriments découlant de l’évitement de la viande……

L’AND semble minimiser l’impact des nutriments manquants et les preuves indiquant la façon dont il peut affecter la croissance et le développement des enfants à la suite d’un régime végétarien. En plus des phytates du soja qui bloquent l’absorption de certains minéraux, d’autres nutriments sont souvent déficients dans les populations qui évitent la viande.

La vitamine B12 est une préoccupation pour les enfants végétariens car c’est la seule vitamine que l’on ne trouve que dans les sources animales. 52% des adultes végétaliens ont été trouvés déficients en B12 ainsi que 26% des végétariens, donc cette carence se traduit probablement chez les enfants suivant ces régimes également. Une carence en B12 peut avoir des conséquences irréversibles pour les enfants, notamment un retard du développement cognitif, des performances scolaires inférieures, des lésions nerveuses et un retard de croissance. En raison de la gravité et de l’impact à long terme de ces symptômes, l’AND recommande la supplémentation en B12 par le biais d’aliments fortifiés ou de suppléments pour tous les végétaliens et végétariens. Mais est-il réaliste de s’attendre à ce que les enfants se complémentent en cette vitamine toute leur vie ? Est-ce qu’un régime alimentaire qui nécessite une supplémentation est un régime biologiquement approprié pour les enfants en pleine croissance ?

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La créatine est délicate à trouver dans les régimes végétariens et peut également influencer le développement sain du cerveau. Une étude a montré que la supplémentation en créatine améliore les performances cognitives (d’un niveau significatif) chez les végétariens. Des améliorations similaires n’ont pas été observées chez les omnivores, ce qui suggère que les végétariens ont obtenu des résultats inférieurs aux tests en raison des faibles niveaux de créatine existants.

Voici une excellente citation de l’article :

« Il est possible que, bien que le végétarisme plaise aux personnes ayant une intelligence supérieure, devenir végétarien réduit l’intelligence fluide et la mémoire de travail…Les gens peuvent ne pas remarquer une réduction du fonctionnement cognitif lorsqu’ils deviennent végétariens si l’intelligence fluide mais non cristallisée est affectée. (En d’autres termes, devenir végétarien peut nuire à la capacité de résoudre des problèmes sans faire oublier ce que l’on a appris, de sorte que l’effet puisse ne pas être perceptible. »

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Taurine

La taurine agit dans le corps comme neurotransmetteur et a un impact sur le développement du système nerveux central. Cet acide aminé est traditionnellement faible dans les régimes végétariens et absent dans les régimes végétaliens. Il n’est pas clair quel impact cela a, mais on sait qu’un faible taux de taurine chez les nourrissons peut nuire au développement à long terme du cerveau.

EPA et DHA pour les cerveaux en croissance

Enfin, l’acide eicosapentaénoïque (EPA) et l’acide docosahexaénoïque (DHA), les acides gras essentiels oméga-3 présents principalement dans le poisson, sont généralement faibles ou absents dans les régimes végétariens. Le DHA en particulier est essentiel au développement normal du cerveau, de la rétine et des cellules. Une faible consommation d’EPA a été associée à la dépression et une faible consommation de viande avec un risque accru de suicide chez les adolescents. A ce jour, il n’existe pas d’études sur les effets à long terme d’un apport insuffisant de ces nutriments particuliers pendant l’enfance, de sorte que les risques sont inconnus. Chris Kresser a écrit un excellent article sur les raisons pour lesquelles les végétariens et les végétaliens devraient prendre un supplément de DHA.

 

Alors, un régime végétarien ou végétalien est-il sans danger pour les enfants ?

Encore une fois, Nathan Cofas a fait un excellent travail en passant au peigne fin la littérature et en présentant des arguments solides selon lesquels nous ne pouvons tout simplement pas être sûrs que les enfants peuvent éviter la viande en toute sécurité. Je sais que beaucoup pensent qu’un régime végétarien bien planifié est meilleur qu’un régime américain standard, ce qui pourrait l’être en fonction des nutriments consommés, mais compte tenu des dommages possibles, et en particulier lorsque la carence en B12 peut causer des dommages permanents, je pense personnellement que les dangers d’exclure la viande sont très réels. Faire une déclaration générale sur l’innocuité des régimes végétariens pendant tout le cycle de vie en extrapolant simplement des preuves provenant d’études épidémiologiques sur les adultes est, à mon avis, irresponsable. Il n’y a tout simplement pas assez de preuves pour dire qu’un régime végétarien ou végétalien est sans danger pour les enfants, et il est temps que les parents soient informés des risques.

AQUAFABA : LA FAUSSE BONNE IDEE VEGANE

Un tit’ billet rapide sur un ingrédient qui a le vent en poupe.

L’aquafaba késako ? C’est le néologisme glamour qui signifie littérallement « eau de fève », c’est joli dit comme ça (chapeau bas les végan vous avez souvent l’avantage de la com’ efficace sur les omnivores ;)) En parcourant les ressources sur le sujet, j’ai vite compris que l’aquafaba c’est le jus battu de la boîte de conserve de cette légumineuse, mais que celà pouvait également être l’eau de trempage et-ou de cuisson, pour les adeptes du fait maison. Vous voyez l’écume qu’il se forme quand vous faites cuire les légumineuses ? Dans l’idée l’aquafaba, c’est un peu ça monté en neige.

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Traditionnellement, les cultures consommant des légumineuses et des céréales leurs ont systématiquement fait subir plusieurs processus visant à désactiver les substances légèrement toxiques que sécrètent les graines pour se protéger, pour assurer la pérennité de la plante, les empêchant de germer au mauvais endroit, au mauvais moment, pour dissuader les éventuels « prédateurs » de les consommer… Ces composés portent le nom d’antinutriments : acide phytique, lectines. Il existe plusieurs façons recensées de partiellement les désactiver : trempage, séchage, fermentation, cuisson.

 (Oui, les plantes également ont des stratégies leur assurant leur survie et celle de leur descendance, ça donne du grain à moudre cette notion n’est ce pas ?)

Pour en savoir plus sur cette notion d’antinutriment, c’est par içi : http://www.acteur-nature.com/articles-divers-sur-le-monde-du-bio-et-du-naturel/les-anti-nutriments-ou-la-face-cachee-des-aliments-dorigine-vegetale.html

Je n’ai pas de certitudes en la matière, mais le bon sens me fait dire qu’avaler l’eau des conserves et de trempage, et/ ou de cuisson des pois chiches, mélangés à du sucre en prime, (on ne fait pas de mousse au chocolat vegan sans casser d’oeuf, euh, si ?) revient à s’enfiler un cocktail dénutritif de choc : bonjour les caries et les désordes intestinaux à la clé !
Le fait de consommer ce jus de trempage ou l’eau des boîtes de conserve de pois chiches revient à s’avaler une dose conséquente d’antinutriments qui empêche la bonne absorption du fer, du calcium, du zinc ….
Je prédis dans ma boule de cristal une vague de RGO et de porosité intestinale accrue et de dents noires suite à cette tendance ….

Je n’invente rien dans ma mauvaise foi karnist, même les gens « du camp d’en face » le disent 😀  « Il est important de jeter l’eau de trempage des légumineuses qui contient ces enzymes, mais aussi d’autres substances comme les antinutriments. L’acide phytique est responsable, entre autres, des problèmes de digestion notamment chez les plus jeunes. Même pour des petites lentilles comme les lentilles corail, je conseille de les faire tremper au minimum douze heures avant leur préparation. Pour les plus grosses graines comme les pois chiches ou les haricots, il faudra au minimum un jour de trempage. Le trempage va jouer ici un rôle de prédigestion et accélère la cuisson »

Source : >http://lecoeurauventre.com/la-revanche-du-pois-chiche/…

C’est rigolo, mais je trouve que la logique de récupérer l’eau de trempage est une belle intention, et correspond peut être à ce qui à fait faire des bouillons d’os, de viande, et de carcasses aux êtres humains….. Ce truc de crêve la faim qui nous a a fait extraire la substantifique moëlle des carcasses quoi !
Rien ne se perd, c’est sûr ! La permaculture en cuisine, c’est beau, c’est louable 😉 Encore convient il de  trouver le destinataire le plus adapté à bénéficier de chaque ressources, de chaque nutriment.

Je suis sûre que le jus de pois chiche fait briller l’argenterie ou un truc du genre !

Plus sérieusement. Attention aux fausses bonnes idées.

(et au manque de recul sur des pratiques inédites dans l’histoire de l’humanité)

Pour conclure, je serai belle joueuse en précisant que le rôle des antinutriments n’est pas tout noir et que les éviter absolument ne serait pas nécéssairement une bonne idée, et qu’on en trouve également dans …… les blancs d’oeufs crus 😉

Lesquels intègrent la recette omnivore de la mousse au chocolat ❤ 😉

mousse choco

À tout le monde, désolé d’avoir été un tel végan

Voici un texte écrit par Mickey Z, plus connu sur les médias sociaux comme « Mickey Z-vegan. ». L’original en anglais est disponible ici sur le site Word News Trust publié le 29 février 2016.

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Photo credit: Kenny Vena

Hey, c’est Mickey Z. ici. Anciennement connu (sur les réseaux sociaux) en tant que « Mickey-Z-Végan ».

Peut-être vous ne le connaissez pas, le conférencier d’honneur de la Veggie Pride Parade, le gars avec le poing levé et un million d’articles liés au véganisme, conférences et manifestations pro-végans, hé bien, je pourrais continuer encor un moment avec mon long CV, mais ce n’est pas comme si mon militantisme avait servi à faire la moindre différence.

De toute façon, je ne suis pas ici pour me vanter. Je suis ici pour présenter des excuses.

Mon cœur était à la bonne place. Vraiment, il y était, mais je me suis comporté comme un trou du cul parfois, et cela n’a jamais été mon intention (si cela signifie quelque chose).

C’est la seule excuse que je peux honnêtement offrir ainsi.

Je suis désolé d’avoir trompé les gens.
Depuis que j’ai cessé d’être le mangeur de végétaux lambda au quotidien, les gens – beaucoup de gens – m’écoutaient quand je répétais encore et encore : « Il est si facile de devenir végan. » Beaucoup ont franchi le pas, grâce à ma force de persuasion. Mais ce choix n’est pas facile : financièrement, sur le plan nutritionnel, psychologiquement, ou culturellement. Il n’est pas non plus «naturel», ni même révolutionnaire, car il n’est pas accessible à tout le monde. Il est tout aussi difficile que tout autre régime, mais j’avais choisi de ne pas reconnaître cette réalité.

Par exemple, dans tous mes articles, mes conférences, mes ateliers et mes vidéos, cela n’a jamais été dit jusqu’au printemps 2015, quand j’ai mentionné le concept de désert alimentaire.

Ce n’est qu’avant l’été dernier quand j’ai découvert et partagé les informations essentielles de Jack Norris, un diététicien bien respecté et co-fondateur de « Vegan Outreach ». Lorsqu’on lui a demandé son avis pour expliquer pourquoi tant de végétaliens pensent qu’ils ne doivent pas prendre de complément, Norris a répondu : « Parce qu’ils veulent croire que le régime végétalien est naturel. Beaucoup de végétaliens croient qu’un régime végétalien est le plus naturel et, par conséquent, plus sain, et donc que tout le monde doit cesser de nuire aux animaux et vivre une existence édénique. Je comprends cette réaction, mais la preuve que les humains sont des herbivores n’existe tout simplement pas, et un autre fait important veut que ce qui est «naturel» n’est pas nécessairement ce qui est le plus sain. Mais cela dans les deux sens. Les végans qui veulent baser leur alimentation sur un retour au jardin d’Éden ne sont pas plus stupides, à mon opinion que les pratiquants du régime paléo, qui veulent retourner au temps des chasseurs-cueilleurs » (Je suggère que tous les végans – et leurs ennemis habituels – relisent cette citation de Norris à nouveau)

Il faut voir les choses en face les enfants, il y a une raison pour laquelle 84% des végétaliens et végétariens reviennent à la viande et ce n’est pas parce qu’ils sont faibles, stupides, ou cruels. Homo Sapiens n’a pas évolué comme un herbivore et donc, même avec une analyse alimentaire minutieuse et les compléments nécessaires pour que vous ayez une chance de rester en bonne santé, ce n’est pas gagné en 2016 dans un monde capitaliste. Cet effort nécessite un accès constant à l’information nutritionnelle à mesure qu’elle évolue, la capacité de se procurer des compléments appropriés et des aliments de qualité, et un revenu disponible suffisant pour se permettre un tel mode de vie. Je suis donc désolé pour toutes les fois où j’ai dit que c’était un choix sûr et facile.

Je suis désolé d’avoir cru et partagé des statistiques douteuses.
« 51% des gaz à effet de serre créés par l’homme sont causés par l’industrie de sous-produits animaux et l’élevage » Je voudrais avoir un dollar pour chaque fois que j’ai robotiquement répété cet argument fallacieux. Malheureusement, cette statistique est basée sur une seule étude (qui, pour autant que je puisse en lire, n’a même pas été examinée par des pairs). Tout aussi regrettable c’est aussi le fait qu’un film de propagande dans son ensemble soit basé sur cette statistique basée sur une seule étude qui a été largement remise en cause et contestée à juste titre. Ouais, comme tout végétalien, j’étais devenu tout à fait apte à approuver seul une étude qui ne prouvait que mon point de vue, tout en appelant les études qui me contredisaient comme « peu concluantes ».

L’élevage contribue puissamment au changement climatique et bien d’autres formes d’éco-dévastation, mais il en va de même pour toute forme d’agriculture… et tout autre industrie importante dans une société capitaliste moderne. Il était donc malvenu de ma part de demander (ou plutôt d’exiger, en fait) que les gens se concentrent sur l’impact de l’élevage industriel sur notre environnement commun, en insinuant que «devenir végan» pourrait nous éloigner du bord de l’effondrement écologique. Les choix personnels ne jouent pratiquement aucun rôle dans la création à grande échelle et le changement social durable. Donc oui, je présente mes excuses pour être l’une de ces secousses qui ont dit des choses comme, « On ne peut pas être écologiste et mangeur de viande » et ainsi discréditer tout militant qui mangeait de la viande.

Je suis également désolé pour l’utilisation de «faits» et «statistiques» rapportés par certains grands groupes de protection animale. Cela inclut les misogynes, racistes et hypocrites de chez PETA bien sûr, mais aussi d’autres organisations de haut niveau (trop nombreuses pour être énumérées ici). J’ai participé à plusieurs événements, par exemple, en collaboration avec Sea Shepherd et j’ai salué leur travail, sans jamais prendre le temps de vouloir entendre la vérité à propos de leur chef et comment leurs revendications à propos du sauvetage des baleines sont très contestables. Excusez-moi d’avoir imposé ma foi aveugle sur ces ONG mercantiles.

Et je suis désolé pour les innombrables fois où je répétais le cancan classique: «le véganisme sauve des vies. » Ouais, je suis ce type, celui qui affichait des statuts Facebook comme: « Devenez végétalien et personne ne se sera blessé. » (Induire la honte et le dégoût de soi)

Dans un article de 2015, j’ai inclus deux phrases qui ont été sévèrement contestés :

« Tout le seitan hors de prix, le chou frisé et les haricots que vous postez en boucle sur Instagram ne conduiront jamais les propriétaires des abattoirs à libérer certains de ses captifs condamnés. Le mieux dont vous pouvez vous vanter peut-être est que, théoriquement, si suffisamment d’humains évitaient les sous-produits animaux, certains futurs captifs ne seront peut être jamais nés parce que l’élevage a ralenti ».

La réfutation la plus courante (sic) est arrivée sous la forme d’un article intitulé, « 400 millions d’animaux en moins ont été tués pour l’alimentation en 2014 parce que les gens mangent moins de viande. »cCependant, il m’a fallu quelques minutes pour découvrir que certaines manipulations se tramaient. L’article même est-il techniquement exact ? Probablement pas, car il n’y a aucune preuve de la partie « Parce que les gens mangent moins de viande ». Est-ce que l’article est trompeur ? Sans aucun doute.

Selon un tableau de la Human Society, le nombre annuel des animaux abattus a été incroyablement élevé pour les deux dernières décennies et est demeuré relativement stable depuis l’an 2000 (même avec une baisse apparente de la consommation de viande rouge aux États-Unis). En choisissant de comparer les années 2007 et 2014, les manipulateurs ont trouvé la meilleure rotation possible pour leurs relations publiques. Toutefois, si vous lisez attentivement les chiffres, vous verrez qu’un piratage par l’industrie de la viande pourrait tourner avec précision un article plus rapidement appelé quelque chose comme: « L’agenda végétarien est en déclin depuis 2012. »

En outre, il n’’est pas clair que le « nombre d’animaux abattus » est en corrélation avec « nombre d’animaux élevés » de même concernant ce qui arrive aux animaux qui sont élevés mais pas immédiatement abattus. Enfin et surtout, il semble que la consommation de viande est en hausse à l’extérieur des États-Unis, il est donc encore probable que les végans ignorent volontairement la façon dont le capitalisme fonctionne. Même avec la baisse occasionnelle de la consommation ici, ces multinationales compenseront ailleurs les hausses globales de comptage de morts (voir : industrie du tabac).

Est-ce que je veux moins d’animaux abattus, moins de viande consommée, et l’industrie de l’agro-business fracassée ? Bien sûr, je le veux (et vous devriez en faire autant). Mais vais-je moi-même me mentir et mentir aux autres pour cela avec des « statistiques » qui déclarent que tout cela est déjà le cas ? Plus maintenant et je suis désolé de l’avoir fait dans le passé.

Je suis désolé pour bien d’autres raisons encore.
Je pourrais continuer encore et encore sur des choses comme ma fixation sur le concept de « spécisme » vantant haut et fort les rares athlètes végétaliens ou même végétariens comme «preuve» (ce qui n’est pas certain) tout en ignorant commodément les 99% des athlètes professionnels couronnés de succès mangeant de la viande, ou en rejetant les dernières recherches sur l’intelligence et le comportement végétal; ou en utilisant le manifestement faux terme « sans cruauté », et bien plus encore.

Mais s’il vous plaît permettez-moi de passer directement à mes principaux remords  :

Je suis désolé pour mes choix de langue horriblement insensibles.
Pendant mes années vegangéliques, j’ai bruyamment et régulièrement comparé avec désinvolture les abus des non-humains à un viol, à l’esclavage et à l’Holocauste. Pour cela, je m’excuse profondément.

Je suis désolé pour toutes mes auto-humiliations publiques.
Afin de percevoir un choix non naturel comme naturel et de se débrouiller désespérément pour ne pas faire parti du taux d’échecs de 84%, il devient nécessaire pour les végétaliens de voir leur choix de style de vie comme une forme de supériorité morale. Pour rester végétalien il faut non seulement mettre de coté toutes les preuves scientifiques contradictoires, mais il faut monopoliser le marché de la compassion.

Tous les autres ? Ils sont souvent dépeints comme complices d’assassinat de masse. Ils sont raillés, accusés, jugés, calomniés, et à blâmer par la honte. Une personne ne se contente pas d’acheter une paire de bottes UGG (NdT : bottes avec de la laine), elle célèbre joyeusement la douleur infligée aux moutons pour la fabrication de ces chaussures. Pourquoi quelqu’un achèterait un chien auprès d’un éleveur si ce n’était pas pour une joie sans limite dans la souffrance des mères des chiots ? Nous sommes envahis par des barbares !

Tenons encore plus de « protestations » inefficaces et partageons encore plus des mèmes sarcastiques et crions à plus de femmes (oui, c’est presque toujours des femmes qui font face à la rage de la masse des droits animaux) qui osent défier nos jugements. Cela prouvera combien nous sommes pleins de compassion et alors peut-être 8 sur 10 d’entre nous ne s’enfuiront pas des rangs dans l’année qui vient ou la suivante ! D’accord ?

Ainsi, devant tous, je m’excuse d’avoir agi comme si 95% des êtres humains étaient des sadiques et d’avoir utilisé ma notoriété pour convaincre efficacement les autres de penser comme moi.

Je ne suis pas désolé pour cet article.
Rien de ce que je n’ai écrit ici est insultant. Il y a une raison pour laquelle les végans sont si universellement vilipendés et je vous assure, ce n’est pas parce qu’ils sont des révolutionnaires visionnaires incompris en avance sur leur temps.

Cela dit, je suis sûr que beaucoup d’entre vous êtes impatients de m’assurer qu’aucun de vos amis ne se comporte comme ça. (Aucun , vous prétendez !) Hé, je connais personnellement certains humains extraordinaires qui arrivent à suivre un mode de vie végan mais désolé, cela ne change rien à la réalité globale. Comme quelqu’un qui a été plongé dans le cercle intérieur du véganisme pendant deux décennies, je peux parler de ma vaste expérience personnelle.
Donc, s’il vous plaît épargnez-moi le « pas tous les végétaliens » pour seule défense.

J’espère que certains végétaliens ou défenseurs des animaux vont essayer de mettre un peu d’honnêteté dans leur champ d’action. Parler sans défier, cesser d’exiger la pureté absolue et le « tout ou rien », et se renseigner vraiment sur la nutrition afin que vous puissiez en toute connaissance de cause répondre à des questions légitimes, au lieu d’essayer de compter combien d’animaux votre choix de régime a «sauvé», mais en laissant nombres de vérités devant votre porte. La lutte noble pour la libération des animaux et contre l’élevage industriel pourrait alors enfin avoir une chance d’attirer les alliés dont on a tant besoin, de tous les horizons de la vie.

Chacun de nous a tort beaucoup plus souvent qu’il n’a raison. Cette prise de conscience fondamentale est peut être ce qui contribuera enfin à nous relier avant qu’il ne soit trop tard – et peut-être que cela peut commencer par une série d’excuses sincères.

Mickey Z. est l’auteur de 13 livres, dont récemment Occupy these Photos: NYC Activism Through a Radical Lens. Jusqu’à ce que les lois changent ou le pouvoir faiblisse, vous pouvez « liker » sa page Facebook ici, et suivre son blog.

Creative Commons License
« Dear world, I’m sorry for being such a vegan » by Mickey Z. is licensed under a Creative Commons Attribution-ShareAlike 4.0 International License.
Based on a work at http://worldnewstrust.com/dear-world-i-m-sorry-for-being-such-a-vegan-mickey-z.

Petite histoire de violence ordinaire

Petite chronique inhabituelle glânée sur un groupe FB :

tricot vache

 

« j’étais assise tranquille dans le bus je sors mon tricot pour passer le temps du trajet. Une jeune femme vient s’assoir à côté de moi en me demandant si je tricotais de la vraie laine ou du synthétique, je lui répond qu’il y a de la vraie laine dans le fil mais aussi du synthétique. Et tout d’un coup cette personne me dit « C’est mal d’exploiter les animaux, les moutons ne font pas de la laine pour qu’on leur vole, vous devriez avoir honte de cautionner le fait d’exploiter les animaux, tortionnaire » et après c’est des jolis noms d’oiseaux. »

 

  • Mais comment ça s’est passé, elle était assise à côté de toi ? Elle criait ? Et les gens autour, ils ont réagit comment ?

« Ben en fait elle est entrée dans le bus elle est resté debout le temps d’un arrêt après elle est venue s’assoir à côté de moi. Au début elle parlait normalement mais elle a commencé à parler bien fort pour qu’on l’entende dans le bus, les gens regardaient en étant complètement ahurits avec les yeux grands ouverts, j’ai essayé de dire quelque chose mais comme elle parlait fort et qu’elle faisait absolument pas attention à ce que je pouvais dire j’ai pas vraiment eu le temps, et quand elle a fini son discours elle a dit « je descends là tchao la shootée speciste  » Après j’ai entendu quelqu’un dire « elle est complètement folle celle là  » et y a une petite mamie qui m’a dit « l’écoutez pas, elle préfère porter des vetements en plastique, c’est joli ce que vous faites continuez de tricoter « 

Genre de personne qui prend le bus pour 3 arrêts.. »

 

Je partage ce récit anecdotique pas nécessairement pour instaurer un truc de type « bourreau-victime-pérsécuteur », mais mon inutition me dit que ce genre d’acte apparemment anodin est amené à se répéter. Les gens se sentiront de plus en plus légitime à agresser autrui au nom de leur idéologie, arguant du fait que le violence est du côté de l’omnivore qui exploite…

On ne fait pas disparaître une carence en la brossant

dent 4

Mon aînée n’a pas eu de soucis dentaire, ou pas autant que mes deux enfants puinés.

C’est mon fils né 3 ans après elle qui a inauguré le bal des problèmes dentaires .

Vers ses 2 ans sont apparues des tâches brunâtres sur ses incisives de devant, ainsi que sur certaines molaires. Chaque fois que mon regard se posait sur ces marques, je ressentais comme une sensation d’effroi, une sorte de haut-le-cœur émotionnel qui partait du plus profond du ventre pour remonter dans la gorge. Ces dents abîmées, pour moi qui n’avais jamais eu de caries, c’était vraiment un sujet de préoccupation quotidien. Mon compagnon me les reprochait estimant que c’était la conséquence de mon laxisme en matière de brossage des dents, tout comme il incriminait le fait que j’achète plus souvent qu’à mon tour des bonbons et du chocolat aux enfants.

Il arrivait souvent que l’on décide que là, ça suffisait, qu’à partir de maintenant nous deviendrions intransigeants sur l’hygiène orale, qu’on ne se laisserait plus aller… Mais allez dire ça à un bambin qui s’endort systématiquement au sein…Alors on frottait, on brossait et notre fils pleurait, ce qui me catastrophait encore plus. On frottait les tâches en priant pour qu’elles s’effacent. Et elles étaient là malgré tout, je dirais même qu’elles s’étendaient. Nous avions pourtant bien tenté à de nombreuses reprises de lui acheter de jolies brosses à dents, attrayantes, lumineuses, avec un liquide à paillettes dans le manche et même en ultime recours une brosse à dent électrique. Mais ces brossages semblaient ne pas enrayer la progression du marron dans la bouche de mon garçon, ces effrayantes tâches brunes résistaient à toutes nos tentatives parentales d’hygiène orale !

Je m’étais procuré le magasine « Allaiter Aujourd’hui » sur la santé dentaire de l’enfant allaité et de sa mère, mais curieusement, jamais je n’ai pu concevoir que l’allaitement eut été un problème, la cause de nos soucis. Mon fils a été allaité et a bénéficié de tétées de nuit et pour s’endormir jusqu’à un âge qui ferait frémir sous nos latitudes ! Dans ma compréhension des choses, les véritables coupables étaient seulement au nombre de deux, et portaient les noms de Sukreri et de Padbrossage.

 

Je me souviens d’avoir appris dans cette revue LLL dédiée au sujet qu’un certain complément alimentaire était destiné à la reminéralisation et pouvait aider. De mémoire, il contenait sous forme de comprimé sec du calcium et de la vitamine D, avec un arôme de pomme. Sa prise n’a pas donné de résultats observables.

Je me souviens par contre de cette conversation au hasard d’une discussion sur un groupe Facebook de partage autour de l’accouchement à domicile. Une maman avait demandé des pistes pour traiter les caries de ses enfants. Je crois bien avec le recul , que l’information que j’ai eue le moins de mal à intégrer était la suggestion d’éviter les dentifrices contenant de la glycérine. Cette dernière imperméabiliserait la dent, empêchant la salive de faire son job de minéralisation. Ça, c’était une information que je pouvais encaisser. II me suffirait simplement à l’avenir de me procurer une pâte dentifrice dépourvue de glycérine, ou mieux encore, de concocter moi même ma propre pâte maison, à base de carbonate de calcium, d’huile de coco, et de xylitol. Je n’étais après tout plus à une éviction près puisque j’avais l’habitude de lire les étiquettes avec nos nombreuses évictions alimentaires. La glycérine pas glop ? OK ! Exit la glycérine !

Seulement la maman ne s’est pas arrêtée là dans ses partages. Nathalie expliquait également que certaines vitamines étaient en jeu, et qu’à ce titre elle et toute sa famille consommaient de l’huile de foie de morue. De l’huile de foie de morue ? A notre époque ?

huile foie morue

L’idée de boire un abat pressé à la cuillère comme dans les années 20, beuh, comment dire, mon sang de végétarienne ne fit qu’un tour ! Seulement voilà, nous étions en même temps si désespérés d’être autant impuissants à soigner notre fils que l’idée commençait à faire doucement son chemin…Et si nous faisions fausse route ? Je tentais de raisonner la tête froide . Je pensais : « nous avons soigneusement évité les produits animaux depuis tant d’années et voilà qu’on me sort que le remède contre les caries, c’est précisément les aliments issues de ce règne», j’étais très troublée.

Une autre amie familière des régimes paléo, primaux et GAPS, m’avait déjà parlé de ces approches, mais à l’époque, je n’avais pas pu entendre. A croire que parfois j’ai besoin d’entendre la même chose dite plusieurs fois, par plusieurs personnes, avant de pouvoir considérer une piste comme digne d’intérêt.

L’idée d’introduire des produits animaux dans la diète de mes enfants commençait à se préciser, mais j’avais besoin de temps, pas facile de remettre en cause mes convictions, mes croyances au sujet de la nutrition. Mes enfants souffriraient de carences ? C’était évidemment une idée insoutenable.

Mes recherches m’amenèrent à lire un texte traduit de l’anglais sur le blog Clair et lipide «comment j’ai guéri la carie de mon fils». (1) En substance, la personne témoigne qu’elle ajoute de l’huile de foie de morue et du ghee à l’alimentation de son ado pendant 1 mois, et remplace le tahin habituel de ses tartines du matin par une couche généreuse de beurre cru. Cette maman est parvenu à soigner la carie de son fils elle même : en un mois de ce régime la carie s’était totalement rebouchée ! (réparation attestée par un dentiste).

C’est avec une certaine répugnance que je commande les fameuses gélules d’huile de foie de morue. Les aliments que je considérais comme les plus nocifs s’avéraient promettre soigner mes enfants, le beurre, le lait, la viande, le poisson.

Tout ce que je lisais sur le sujet mettait l’accent sur la nécessité de porter son choix sur les produits de la plus haute qualité possible : ainsi je choisis du lait de vache bio, cru, non homogénéisé, de la ferme d’à côté dont les vaches ne recevaient comme nourriture que de l’herbe et du foin. J’ai la chance d’habiter à la campagne ! Je choisissais le beurre sur les mêmes critères : le beurre cru non homogénéisé de vache jersiaise devenait un substitut à notre bonne vieille barquette de Saint Hubert bio. Les steaks de bœuf d’herbe étaient une nouvelle alternative à nos bons vieux Croc Tofu.

Nous avons donc dû redétricoter toute cette culture alimentaire alternative que j’étais si fière d’avoir mise en place au fil de mes années de maternage proximal, afin de lui substituer une alternative à l’alternative. De transition en transition, nous délaissions notre routine alimentaire, cette routine que je croyais si saine, que j’avais élaborée à force de lecture, de discussions…De faire le trajet inverse fut un cheminement important.

Ces modifications portèrent leurs fruits : les tâches marrons disparaissaient à mesure qu’apparaissaient ces nouveaux aliments dans notre garde-manger ! Mon compagnon décida d’emmener nos deux aînés à un contrôle dentaire de routine. Je décidais de rester à la maison avec mon bébé. Verdict à leurs retours : rendez vous est pris pour chacun de mes deux grands pour le mois suivant pour entamer des travaux de dentisterie. Ils ont toujours l’un et l’autre de nombreuses caries, celles de mon fils étant les plus avancées semblerait-il ! Mon sang ne fait qu’un tour (encore!), c’est le retour de cette sensation d’impuissance et l’intuition que ces travaux ne sont pas nécessaires.

Je crains que le remède ne soit bien pire que le mal. Je demande à mon compagnon de m’accorder sa confiance, de me laisser essayer de guérir les dents de nos enfants moi-même. Il me soutient depuis des années pour chacun des choix «alternatifs» que je mets en place pour la famille, il est donc d’accord d’essayer de traiter leurs dents par cette méthode alimentaire à laquelle je m’intéresse et qui semble déjà porter ses fruits.

Le rendez vous pris est donc annulé, mais il est temps de prendre les choses en mains, puisque mon fils me dit parfois souffrir quand il croque un aliment. Je décide d’appliquer drastiquement le plus de pistes possibles suggérées dans le livre Cure tooth decay (2) . Portés par la certitude de mettre en place exactement ce qu’il faut, nous recueillons également le consentement de nos enfants. Mon fils est particulièrement terrorisé à l’idée de remettre les pieds dans le cabinet de la dentiste qui n’avait en prime pas été super sympa avec lui…Il coopère de tout son cœur, même quand il s’agit d’ingurgiter l’infâme huile de foie de morue aromatisée au chocolat à la cuillère que j’avais acheté à l’époque. Pour l’anecdote j’ai découvert les gélules à encapsuler moi-même par la suite.

En vrac, voici ce que nous avons mis en place dans notre sorte de «cure d’attaque cure tooth decay» qui a duré environ deux mois : Nous proposons aux enfants des portions généreuses de lait, de beurre, de fromages au lait cru issu de vaches nourries à l’herbe. Nous leur servons de la viande, du poisson, de belles assiettes de légumes. Nous augmentons significativement notre consommation d’œufs de qualité Bleu blanc Cœur. Nous découvrons que tous nos enfants adorent les huîtres ! Nous supprimons les sucreries, les céréales, à l’exception d’un peu de riz, patates, cracottes de sarrasin, mais vraiment de façon exceptionnelle quand c’était vraiment trop dur à tenir. Exit aussi les légumineuses, les fruits secs, et limitation drastique des fruits. Ça semble surprenant à lire, mais le régime cure tooth decay n’est autre chose qu’une sorte de paléo bas en glucide et haut en graisse, proche du cétogène finalement. Nous nous procurons des souches de kéfir de fruit et de lait et redécouvrons la choucroute crue (miam) pour les probiotiques. Nous sommes assidus à donner quotidiennement de l’ huile de foie de morue associée au ghee. Nous commandons sur internet des homéopathie spéciales reminéralisation. Nous trouvons des vitamine C sous forme de cachets d’acérola (le seul ptit truc sucré avec les homéopathies, je vous raconte pas comme ils étaient attendus 😉 )

Nous découvrons également le bouillon d’os et de carcasses de poulet, les ragoûts mijotés longuement, dont la lente cuisson permet de rendre particulièrement assimilable les vitamines et minéraux. Pour donner une idée des petits déjeuners de cette époque : Lardons ou saucisse ou steaks, légumes cuits avec une généreuse portion de beurre, œufs au plat cuits dans le beurre ou la graisse d’oie, un chocolat chaud préparé avec du lait cru, chauffé doucement en le fouettant avec du cacao et du xylitol. J’ai beaucoup tergiversé avant de recourir à cet édulcorant et finalement ce que j’ai lu de ce médecin a fini par me rassurer (3).

Nous avons proposé régulièrement à mon fils de se brosser les dents à l’huile de coco, et parfois même il prenait lui même l’initiative (il avait 6 ans à l’époque, pour resituer). Après 2 mois environ de ce régime les tâches s’étaient largement estompées, mon fils ne disaient plus avoir mal à la mastication. Nous poussons tous un ouf de soulagement et assouplissons notre routine. Nous réintégrons plus de glucides : du pain au levain, ainsi que les galettes de sarrasin dont la pâte est fermentée, les nouilles et patates bien beurrée les fruits également, néanmoins les moins sucrés de préférence, ou alors cuit en compote avec du beurre. Le spectre du rendez-vous chez le dentiste s’éloigne.

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Au mois de mars de l’année suivante, nous décidons de faire le point sur la situation. Je me mets en recherche d’ une personne habituée à travailler avec les enfants. Mon choix se porte sur la pédodontiste la plus proche de chez moi…à plus de 350 kilomètres quand même ! Ce rendez vous m’inquiète néanmoins, car malgré le fait que la dentiste soit spécialisée dans les soins aux enfants, rien ne peut me garantir qu’elle sera à l’écoute de ce que j’ai mis en place, ni attentive à mon besoin d’intervenir un minimum, et compréhensive de mes choix en règle générale (mes réserves sur l’emploi du fluor notamment. (4)

Le jour du RDV, j’ai exposé ce que nous avions mis en place, et le parcours qui nous avait amené à procéder ainsi. La dentiste qui ne connaissait ni les travaux de Weston Price ni l’approche cure tooth decay nous a néanmoins écouté attentivement, ce qui en soit est déjà très satisfaisant ! Elle a donc ausculté tour à tour les bouches de chacun de mes enfants. C’était pour moi une occasion rare voir aussi bien l’intérieur de leur bouche, à ce titre, le fauteuil largement incliné et la lampe aident beaucoup.

Au fur et à mesure qu’elle examinait les dents de mes deux aînés, je pouvais lire les notes qu’elle prenait (j’avais accès à sa prise de note projetée sur le mur). Quelle ne fut pas ma surprise et fierté de réaliser que lorsqu’elle notait un commentaire à propos de chacune des dents, elle employait le terme de «caries arrêtées» à plusieurs reprises. J’ai pu constater par moi-même que certaines des dents du fond de ma grande fille présentaient des cavités, mais parfaitement blanches et lisses, toutes propres et certaines rebouchées ! J’ai également vu des tâches, mais d’une autre teinte que celles des caries actives.

Selon la pédodontiste, nous étions en face de «caries arrêtées», ou de «simples colorations» , terme qu’elle a employé. Aucune caries de mes enfants n’étaient actives, elles étaient toutes reminéralisées. De son propre aveu, cette professionnelle de santé estimait qu’il était plus que probable que le protocole que nous avions mis en place était la cause de ces caries stabilisées. Elle s’est montré particulièrement intéressée par le document de l’INSERM (5) qu’elle ne connaissait pas. A sa décharge, il était paru quelques jours seulement avant le RDV.

C’est franchement quelque chose qu’il faut vivre pour le croire, mon seul regret dans toute cette histoire ? N’avoir pris aucune photo lors du processus ! Mon seul vrai regret sérieux concerne le plus jeune de mes enfants qui est plus sévèrement touché, et pour qui le protocole ne semble que parvenir à ralentir la progression des dégâts sans l’enrayer. J’attribue de façon intuitive ces problèmes dentaires plus sévères au fait d’avoir été bien plus carencée pour cette troisième grossesse que pour les deux précédentes. D’ailleurs les analyses de sang de l’époque attestaient d’une carence en vitamine D. Comme la sage femme qui effectuait mon suivi de grossesse j’étais au courant de ces résultats d’analyse, mais pour une raison qui m’échappe, nous n’avons pas évoqué l’idée d’une complémentation. J’ai lu par la suite que les bourgeons des futures dents du bébé se forment alors que la grossesse démarre juste, à un moment où souvent on ignore encore qu’on est enceinte. Je mesure à quel point j’aurais aimé savoir tout ça avant de faire mes bébés.

(1) : https://clairetlipide.wordpress.com/2011/10/19/comment-jai-gueri-la-carie-de-mon-fils/

(2) : http://www.curetoothdecay.com/

(3) : https://chriskresser.com/are-xylitol-sorbitol-and-other-sugar-alcohols-safe-replacements-for-sugar/

(4) : http://www.who.int/ipcs/assessment/public_health/fluoride/fr/

(5) : http://presse.inserm.fr/le-pouvoir-naturel-de-reparation-des-dents-elucide/19015/