À tout le monde, désolé d’avoir été un tel végan

Voici un texte écrit par Mickey Z, plus connu sur les médias sociaux comme « Mickey Z-vegan. ». L’original en anglais est disponible ici sur le site Word News Trust publié le 29 février 2016.

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Photo credit: Kenny Vena

Hey, c’est Mickey Z. ici. Anciennement connu (sur les réseaux sociaux) en tant que « Mickey-Z-Végan ».

Peut-être vous ne le connaissez pas, le conférencier d’honneur de la Veggie Pride Parade, le gars avec le poing levé et un million d’articles liés au véganisme, conférences et manifestations pro-végans, hé bien, je pourrais continuer encor un moment avec mon long CV, mais ce n’est pas comme si mon militantisme avait servi à faire la moindre différence.

De toute façon, je ne suis pas ici pour me vanter. Je suis ici pour présenter des excuses.

Mon cœur était à la bonne place. Vraiment, il y était, mais je me suis comporté comme un trou du cul parfois, et cela n’a jamais été mon intention (si cela signifie quelque chose).

C’est la seule excuse que je peux honnêtement offrir ainsi.

Je suis désolé d’avoir trompé les gens.
Depuis que j’ai cessé d’être le mangeur de végétaux lambda au quotidien, les gens – beaucoup de gens – m’écoutaient quand je répétais encore et encore : « Il est si facile de devenir végan. » Beaucoup ont franchi le pas, grâce à ma force de persuasion. Mais ce choix n’est pas facile : financièrement, sur le plan nutritionnel, psychologiquement, ou culturellement. Il n’est pas non plus «naturel», ni même révolutionnaire, car il n’est pas accessible à tout le monde. Il est tout aussi difficile que tout autre régime, mais j’avais choisi de ne pas reconnaître cette réalité.

Par exemple, dans tous mes articles, mes conférences, mes ateliers et mes vidéos, cela n’a jamais été dit jusqu’au printemps 2015, quand j’ai mentionné le concept de désert alimentaire.

Ce n’est qu’avant l’été dernier quand j’ai découvert et partagé les informations essentielles de Jack Norris, un diététicien bien respecté et co-fondateur de « Vegan Outreach ». Lorsqu’on lui a demandé son avis pour expliquer pourquoi tant de végétaliens pensent qu’ils ne doivent pas prendre de complément, Norris a répondu : « Parce qu’ils veulent croire que le régime végétalien est naturel. Beaucoup de végétaliens croient qu’un régime végétalien est le plus naturel et, par conséquent, plus sain, et donc que tout le monde doit cesser de nuire aux animaux et vivre une existence édénique. Je comprends cette réaction, mais la preuve que les humains sont des herbivores n’existe tout simplement pas, et un autre fait important veut que ce qui est «naturel» n’est pas nécessairement ce qui est le plus sain. Mais cela dans les deux sens. Les végans qui veulent baser leur alimentation sur un retour au jardin d’Éden ne sont pas plus stupides, à mon opinion que les pratiquants du régime paléo, qui veulent retourner au temps des chasseurs-cueilleurs » (Je suggère que tous les végans – et leurs ennemis habituels – relisent cette citation de Norris à nouveau)

Il faut voir les choses en face les enfants, il y a une raison pour laquelle 84% des végétaliens et végétariens reviennent à la viande et ce n’est pas parce qu’ils sont faibles, stupides, ou cruels. Homo Sapiens n’a pas évolué comme un herbivore et donc, même avec une analyse alimentaire minutieuse et les compléments nécessaires pour que vous ayez une chance de rester en bonne santé, ce n’est pas gagné en 2016 dans un monde capitaliste. Cet effort nécessite un accès constant à l’information nutritionnelle à mesure qu’elle évolue, la capacité de se procurer des compléments appropriés et des aliments de qualité, et un revenu disponible suffisant pour se permettre un tel mode de vie. Je suis donc désolé pour toutes les fois où j’ai dit que c’était un choix sûr et facile.

Je suis désolé d’avoir cru et partagé des statistiques douteuses.
« 51% des gaz à effet de serre créés par l’homme sont causés par l’industrie de sous-produits animaux et l’élevage » Je voudrais avoir un dollar pour chaque fois que j’ai robotiquement répété cet argument fallacieux. Malheureusement, cette statistique est basée sur une seule étude (qui, pour autant que je puisse en lire, n’a même pas été examinée par des pairs). Tout aussi regrettable c’est aussi le fait qu’un film de propagande dans son ensemble soit basé sur cette statistique basée sur une seule étude qui a été largement remise en cause et contestée à juste titre. Ouais, comme tout végétalien, j’étais devenu tout à fait apte à approuver seul une étude qui ne prouvait que mon point de vue, tout en appelant les études qui me contredisaient comme « peu concluantes ».

L’élevage contribue puissamment au changement climatique et bien d’autres formes d’éco-dévastation, mais il en va de même pour toute forme d’agriculture… et tout autre industrie importante dans une société capitaliste moderne. Il était donc malvenu de ma part de demander (ou plutôt d’exiger, en fait) que les gens se concentrent sur l’impact de l’élevage industriel sur notre environnement commun, en insinuant que «devenir végan» pourrait nous éloigner du bord de l’effondrement écologique. Les choix personnels ne jouent pratiquement aucun rôle dans la création à grande échelle et le changement social durable. Donc oui, je présente mes excuses pour être l’une de ces secousses qui ont dit des choses comme, « On ne peut pas être écologiste et mangeur de viande » et ainsi discréditer tout militant qui mangeait de la viande.

Je suis également désolé pour l’utilisation de «faits» et «statistiques» rapportés par certains grands groupes de protection animale. Cela inclut les misogynes, racistes et hypocrites de chez PETA bien sûr, mais aussi d’autres organisations de haut niveau (trop nombreuses pour être énumérées ici). J’ai participé à plusieurs événements, par exemple, en collaboration avec Sea Shepherd et j’ai salué leur travail, sans jamais prendre le temps de vouloir entendre la vérité à propos de leur chef et comment leurs revendications à propos du sauvetage des baleines sont très contestables. Excusez-moi d’avoir imposé ma foi aveugle sur ces ONG mercantiles.

Et je suis désolé pour les innombrables fois où je répétais le cancan classique: «le véganisme sauve des vies. » Ouais, je suis ce type, celui qui affichait des statuts Facebook comme: « Devenez végétalien et personne ne se sera blessé. » (Induire la honte et le dégoût de soi)

Dans un article de 2015, j’ai inclus deux phrases qui ont été sévèrement contestés :

« Tout le seitan hors de prix, le chou frisé et les haricots que vous postez en boucle sur Instagram ne conduiront jamais les propriétaires des abattoirs à libérer certains de ses captifs condamnés. Le mieux dont vous pouvez vous vanter peut-être est que, théoriquement, si suffisamment d’humains évitaient les sous-produits animaux, certains futurs captifs ne seront peut être jamais nés parce que l’élevage a ralenti ».

La réfutation la plus courante (sic) est arrivée sous la forme d’un article intitulé, « 400 millions d’animaux en moins ont été tués pour l’alimentation en 2014 parce que les gens mangent moins de viande. »cCependant, il m’a fallu quelques minutes pour découvrir que certaines manipulations se tramaient. L’article même est-il techniquement exact ? Probablement pas, car il n’y a aucune preuve de la partie « Parce que les gens mangent moins de viande ». Est-ce que l’article est trompeur ? Sans aucun doute.

Selon un tableau de la Human Society, le nombre annuel des animaux abattus a été incroyablement élevé pour les deux dernières décennies et est demeuré relativement stable depuis l’an 2000 (même avec une baisse apparente de la consommation de viande rouge aux États-Unis). En choisissant de comparer les années 2007 et 2014, les manipulateurs ont trouvé la meilleure rotation possible pour leurs relations publiques. Toutefois, si vous lisez attentivement les chiffres, vous verrez qu’un piratage par l’industrie de la viande pourrait tourner avec précision un article plus rapidement appelé quelque chose comme: « L’agenda végétarien est en déclin depuis 2012. »

En outre, il n’’est pas clair que le « nombre d’animaux abattus » est en corrélation avec « nombre d’animaux élevés » de même concernant ce qui arrive aux animaux qui sont élevés mais pas immédiatement abattus. Enfin et surtout, il semble que la consommation de viande est en hausse à l’extérieur des États-Unis, il est donc encore probable que les végans ignorent volontairement la façon dont le capitalisme fonctionne. Même avec la baisse occasionnelle de la consommation ici, ces multinationales compenseront ailleurs les hausses globales de comptage de morts (voir : industrie du tabac).

Est-ce que je veux moins d’animaux abattus, moins de viande consommée, et l’industrie de l’agro-business fracassée ? Bien sûr, je le veux (et vous devriez en faire autant). Mais vais-je moi-même me mentir et mentir aux autres pour cela avec des « statistiques » qui déclarent que tout cela est déjà le cas ? Plus maintenant et je suis désolé de l’avoir fait dans le passé.

Je suis désolé pour bien d’autres raisons encore.
Je pourrais continuer encore et encore sur des choses comme ma fixation sur le concept de « spécisme » vantant haut et fort les rares athlètes végétaliens ou même végétariens comme «preuve» (ce qui n’est pas certain) tout en ignorant commodément les 99% des athlètes professionnels couronnés de succès mangeant de la viande, ou en rejetant les dernières recherches sur l’intelligence et le comportement végétal; ou en utilisant le manifestement faux terme « sans cruauté », et bien plus encore.

Mais s’il vous plaît permettez-moi de passer directement à mes principaux remords  :

Je suis désolé pour mes choix de langue horriblement insensibles.
Pendant mes années vegangéliques, j’ai bruyamment et régulièrement comparé avec désinvolture les abus des non-humains à un viol, à l’esclavage et à l’Holocauste. Pour cela, je m’excuse profondément.

Je suis désolé pour toutes mes auto-humiliations publiques.
Afin de percevoir un choix non naturel comme naturel et de se débrouiller désespérément pour ne pas faire parti du taux d’échecs de 84%, il devient nécessaire pour les végétaliens de voir leur choix de style de vie comme une forme de supériorité morale. Pour rester végétalien il faut non seulement mettre de coté toutes les preuves scientifiques contradictoires, mais il faut monopoliser le marché de la compassion.

Tous les autres ? Ils sont souvent dépeints comme complices d’assassinat de masse. Ils sont raillés, accusés, jugés, calomniés, et à blâmer par la honte. Une personne ne se contente pas d’acheter une paire de bottes UGG (NdT : bottes avec de la laine), elle célèbre joyeusement la douleur infligée aux moutons pour la fabrication de ces chaussures. Pourquoi quelqu’un achèterait un chien auprès d’un éleveur si ce n’était pas pour une joie sans limite dans la souffrance des mères des chiots ? Nous sommes envahis par des barbares !

Tenons encore plus de « protestations » inefficaces et partageons encore plus des mèmes sarcastiques et crions à plus de femmes (oui, c’est presque toujours des femmes qui font face à la rage de la masse des droits animaux) qui osent défier nos jugements. Cela prouvera combien nous sommes pleins de compassion et alors peut-être 8 sur 10 d’entre nous ne s’enfuiront pas des rangs dans l’année qui vient ou la suivante ! D’accord ?

Ainsi, devant tous, je m’excuse d’avoir agi comme si 95% des êtres humains étaient des sadiques et d’avoir utilisé ma notoriété pour convaincre efficacement les autres de penser comme moi.

Je ne suis pas désolé pour cet article.
Rien de ce que je n’ai écrit ici est insultant. Il y a une raison pour laquelle les végans sont si universellement vilipendés et je vous assure, ce n’est pas parce qu’ils sont des révolutionnaires visionnaires incompris en avance sur leur temps.

Cela dit, je suis sûr que beaucoup d’entre vous êtes impatients de m’assurer qu’aucun de vos amis ne se comporte comme ça. (Aucun , vous prétendez !) Hé, je connais personnellement certains humains extraordinaires qui arrivent à suivre un mode de vie végan mais désolé, cela ne change rien à la réalité globale. Comme quelqu’un qui a été plongé dans le cercle intérieur du véganisme pendant deux décennies, je peux parler de ma vaste expérience personnelle.
Donc, s’il vous plaît épargnez-moi le « pas tous les végétaliens » pour seule défense.

J’espère que certains végétaliens ou défenseurs des animaux vont essayer de mettre un peu d’honnêteté dans leur champ d’action. Parler sans défier, cesser d’exiger la pureté absolue et le « tout ou rien », et se renseigner vraiment sur la nutrition afin que vous puissiez en toute connaissance de cause répondre à des questions légitimes, au lieu d’essayer de compter combien d’animaux votre choix de régime a «sauvé», mais en laissant nombres de vérités devant votre porte. La lutte noble pour la libération des animaux et contre l’élevage industriel pourrait alors enfin avoir une chance d’attirer les alliés dont on a tant besoin, de tous les horizons de la vie.

Chacun de nous a tort beaucoup plus souvent qu’il n’a raison. Cette prise de conscience fondamentale est peut être ce qui contribuera enfin à nous relier avant qu’il ne soit trop tard – et peut-être que cela peut commencer par une série d’excuses sincères.

Mickey Z. est l’auteur de 13 livres, dont récemment Occupy these Photos: NYC Activism Through a Radical Lens. Jusqu’à ce que les lois changent ou le pouvoir faiblisse, vous pouvez « liker » sa page Facebook ici, et suivre son blog.

Creative Commons License
« Dear world, I’m sorry for being such a vegan » by Mickey Z. is licensed under a Creative Commons Attribution-ShareAlike 4.0 International License.
Based on a work at http://worldnewstrust.com/dear-world-i-m-sorry-for-being-such-a-vegan-mickey-z.

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Petite histoire de violence ordinaire

Petite chronique inhabituelle glânée sur un groupe FB :

tricot vache

 

« j’étais assise tranquille dans le bus je sors mon tricot pour passer le temps du trajet. Une jeune femme vient s’assoir à côté de moi en me demandant si je tricotais de la vraie laine ou du synthétique, je lui répond qu’il y a de la vraie laine dans le fil mais aussi du synthétique. Et tout d’un coup cette personne me dit « C’est mal d’exploiter les animaux, les moutons ne font pas de la laine pour qu’on leur vole, vous devriez avoir honte de cautionner le fait d’exploiter les animaux, tortionnaire » et après c’est des jolis noms d’oiseaux. »

 

  • Mais comment ça s’est passé, elle était assise à côté de toi ? Elle criait ? Et les gens autour, ils ont réagit comment ?

« Ben en fait elle est entrée dans le bus elle est resté debout le temps d’un arrêt après elle est venue s’assoir à côté de moi. Au début elle parlait normalement mais elle a commencé à parler bien fort pour qu’on l’entende dans le bus, les gens regardaient en étant complètement ahurits avec les yeux grands ouverts, j’ai essayé de dire quelque chose mais comme elle parlait fort et qu’elle faisait absolument pas attention à ce que je pouvais dire j’ai pas vraiment eu le temps, et quand elle a fini son discours elle a dit « je descends là tchao la shootée speciste  » Après j’ai entendu quelqu’un dire « elle est complètement folle celle là  » et y a une petite mamie qui m’a dit « l’écoutez pas, elle préfère porter des vetements en plastique, c’est joli ce que vous faites continuez de tricoter « 

Genre de personne qui prend le bus pour 3 arrêts.. »

 

Je partage ce récit anecdotique pas nécessairement pour instaurer un truc de type « bourreau-victime-pérsécuteur », mais mon inutition me dit que ce genre d’acte apparemment anodin est amené à se répéter. Les gens se sentiront de plus en plus légitime à agresser autrui au nom de leur idéologie, arguant du fait que le violence est du côté de l’omnivore qui exploite…

On ne fait pas disparaître une carence en la brossant

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Mon aînée n’a pas eu de soucis dentaire, ou pas autant que mes deux enfants puinés.

C’est mon fils né 3 ans après elle qui a inauguré le bal des problèmes dentaires .

Vers ses 2 ans sont apparues des tâches brunâtres sur ses incisives de devant, ainsi que sur certaines molaires. Chaque fois que mon regard se posait sur ces marques, je ressentais comme une sensation d’effroi, une sorte de haut-le-cœur émotionnel qui partait du plus profond du ventre pour remonter dans la gorge. Ces dents abîmées, pour moi qui n’avais jamais eu de caries, c’était vraiment un sujet de préoccupation quotidien. Mon compagnon me les reprochait estimant que c’était la conséquence de mon laxisme en matière de brossage des dents, tout comme il incriminait le fait que j’achète plus souvent qu’à mon tour des bonbons et du chocolat aux enfants.

Il arrivait souvent que l’on décide que là, ça suffisait, qu’à partir de maintenant nous deviendrions intransigeants sur l’hygiène orale, qu’on ne se laisserait plus aller… Mais allez dire ça à un bambin qui s’endort systématiquement au sein…Alors on frottait, on brossait et notre fils pleurait, ce qui me catastrophait encore plus. On frottait les tâches en priant pour qu’elles s’effacent. Et elles étaient là malgré tout, je dirais même qu’elles s’étendaient. Nous avions pourtant bien tenté à de nombreuses reprises de lui acheter de jolies brosses à dents, attrayantes, lumineuses, avec un liquide à paillettes dans le manche et même en ultime recours une brosse à dent électrique. Mais ces brossages semblaient ne pas enrayer la progression du marron dans la bouche de mon garçon, ces effrayantes tâches brunes résistaient à toutes nos tentatives parentales d’hygiène orale !

Je m’étais procuré le magasine « Allaiter Aujourd’hui » sur la santé dentaire de l’enfant allaité et de sa mère, mais curieusement, jamais je n’ai pu concevoir que l’allaitement eut été un problème, la cause de nos soucis. Mon fils a été allaité et a bénéficié de tétées de nuit et pour s’endormir jusqu’à un âge qui ferait frémir sous nos latitudes ! Dans ma compréhension des choses, les véritables coupables étaient seulement au nombre de deux, et portaient les noms de Sukreri et de Padbrossage.

 

Je me souviens d’avoir appris dans cette revue LLL dédiée au sujet qu’un certain complément alimentaire était destiné à la reminéralisation et pouvait aider. De mémoire, il contenait sous forme de comprimé sec du calcium et de la vitamine D, avec un arôme de pomme. Sa prise n’a pas donné de résultats observables.

Je me souviens par contre de cette conversation au hasard d’une discussion sur un groupe Facebook de partage autour de l’accouchement à domicile. Une maman avait demandé des pistes pour traiter les caries de ses enfants. Je crois bien avec le recul , que l’information que j’ai eue le moins de mal à intégrer était la suggestion d’éviter les dentifrices contenant de la glycérine. Cette dernière imperméabiliserait la dent, empêchant la salive de faire son job de minéralisation. Ça, c’était une information que je pouvais encaisser. II me suffirait simplement à l’avenir de me procurer une pâte dentifrice dépourvue de glycérine, ou mieux encore, de concocter moi même ma propre pâte maison, à base de carbonate de calcium, d’huile de coco, et de xylitol. Je n’étais après tout plus à une éviction près puisque j’avais l’habitude de lire les étiquettes avec nos nombreuses évictions alimentaires. La glycérine pas glop ? OK ! Exit la glycérine !

Seulement la maman ne s’est pas arrêtée là dans ses partages. Nathalie expliquait également que certaines vitamines étaient en jeu, et qu’à ce titre elle et toute sa famille consommaient de l’huile de foie de morue. De l’huile de foie de morue ? A notre époque ?

huile foie morue

L’idée de boire un abat pressé à la cuillère comme dans les années 20, beuh, comment dire, mon sang de végétarienne ne fit qu’un tour ! Seulement voilà, nous étions en même temps si désespérés d’être autant impuissants à soigner notre fils que l’idée commençait à faire doucement son chemin…Et si nous faisions fausse route ? Je tentais de raisonner la tête froide . Je pensais : « nous avons soigneusement évité les produits animaux depuis tant d’années et voilà qu’on me sort que le remède contre les caries, c’est précisément les aliments issues de ce règne», j’étais très troublée.

Une autre amie familière des régimes paléo, primaux et GAPS, m’avait déjà parlé de ces approches, mais à l’époque, je n’avais pas pu entendre. A croire que parfois j’ai besoin d’entendre la même chose dite plusieurs fois, par plusieurs personnes, avant de pouvoir considérer une piste comme digne d’intérêt.

L’idée d’introduire des produits animaux dans la diète de mes enfants commençait à se préciser, mais j’avais besoin de temps, pas facile de remettre en cause mes convictions, mes croyances au sujet de la nutrition. Mes enfants souffriraient de carences ? C’était évidemment une idée insoutenable.

Mes recherches m’amenèrent à lire un texte traduit de l’anglais sur le blog Clair et lipide «comment j’ai guéri la carie de mon fils». (1) En substance, la personne témoigne qu’elle ajoute de l’huile de foie de morue et du ghee à l’alimentation de son ado pendant 1 mois, et remplace le tahin habituel de ses tartines du matin par une couche généreuse de beurre cru. Cette maman est parvenu à soigner la carie de son fils elle même : en un mois de ce régime la carie s’était totalement rebouchée ! (réparation attestée par un dentiste).

C’est avec une certaine répugnance que je commande les fameuses gélules d’huile de foie de morue. Les aliments que je considérais comme les plus nocifs s’avéraient promettre soigner mes enfants, le beurre, le lait, la viande, le poisson.

Tout ce que je lisais sur le sujet mettait l’accent sur la nécessité de porter son choix sur les produits de la plus haute qualité possible : ainsi je choisis du lait de vache bio, cru, non homogénéisé, de la ferme d’à côté dont les vaches ne recevaient comme nourriture que de l’herbe et du foin. J’ai la chance d’habiter à la campagne ! Je choisissais le beurre sur les mêmes critères : le beurre cru non homogénéisé de vache jersiaise devenait un substitut à notre bonne vieille barquette de Saint Hubert bio. Les steaks de bœuf d’herbe étaient une nouvelle alternative à nos bons vieux Croc Tofu.

Nous avons donc dû redétricoter toute cette culture alimentaire alternative que j’étais si fière d’avoir mise en place au fil de mes années de maternage proximal, afin de lui substituer une alternative à l’alternative. De transition en transition, nous délaissions notre routine alimentaire, cette routine que je croyais si saine, que j’avais élaborée à force de lecture, de discussions…De faire le trajet inverse fut un cheminement important.

Ces modifications portèrent leurs fruits : les tâches marrons disparaissaient à mesure qu’apparaissaient ces nouveaux aliments dans notre garde-manger ! Mon compagnon décida d’emmener nos deux aînés à un contrôle dentaire de routine. Je décidais de rester à la maison avec mon bébé. Verdict à leurs retours : rendez vous est pris pour chacun de mes deux grands pour le mois suivant pour entamer des travaux de dentisterie. Ils ont toujours l’un et l’autre de nombreuses caries, celles de mon fils étant les plus avancées semblerait-il ! Mon sang ne fait qu’un tour (encore!), c’est le retour de cette sensation d’impuissance et l’intuition que ces travaux ne sont pas nécessaires.

Je crains que le remède ne soit bien pire que le mal. Je demande à mon compagnon de m’accorder sa confiance, de me laisser essayer de guérir les dents de nos enfants moi-même. Il me soutient depuis des années pour chacun des choix «alternatifs» que je mets en place pour la famille, il est donc d’accord d’essayer de traiter leurs dents par cette méthode alimentaire à laquelle je m’intéresse et qui semble déjà porter ses fruits.

Le rendez vous pris est donc annulé, mais il est temps de prendre les choses en mains, puisque mon fils me dit parfois souffrir quand il croque un aliment. Je décide d’appliquer drastiquement le plus de pistes possibles suggérées dans le livre Cure tooth decay (2) . Portés par la certitude de mettre en place exactement ce qu’il faut, nous recueillons également le consentement de nos enfants. Mon fils est particulièrement terrorisé à l’idée de remettre les pieds dans le cabinet de la dentiste qui n’avait en prime pas été super sympa avec lui…Il coopère de tout son cœur, même quand il s’agit d’ingurgiter l’infâme huile de foie de morue aromatisée au chocolat à la cuillère que j’avais acheté à l’époque. Pour l’anecdote j’ai découvert les gélules à encapsuler moi-même par la suite.

En vrac, voici ce que nous avons mis en place dans notre sorte de «cure d’attaque cure tooth decay» qui a duré environ deux mois : Nous proposons aux enfants des portions généreuses de lait, de beurre, de fromages au lait cru issu de vaches nourries à l’herbe. Nous leur servons de la viande, du poisson, de belles assiettes de légumes. Nous augmentons significativement notre consommation d’œufs de qualité Bleu blanc Cœur. Nous découvrons que tous nos enfants adorent les huîtres ! Nous supprimons les sucreries, les céréales, à l’exception d’un peu de riz, patates, cracottes de sarrasin, mais vraiment de façon exceptionnelle quand c’était vraiment trop dur à tenir. Exit aussi les légumineuses, les fruits secs, et limitation drastique des fruits. Ça semble surprenant à lire, mais le régime cure tooth decay n’est autre chose qu’une sorte de paléo bas en glucide et haut en graisse, proche du cétogène finalement. Nous nous procurons des souches de kéfir de fruit et de lait et redécouvrons la choucroute crue (miam) pour les probiotiques. Nous sommes assidus à donner quotidiennement de l’ huile de foie de morue associée au ghee. Nous commandons sur internet des homéopathie spéciales reminéralisation. Nous trouvons des vitamine C sous forme de cachets d’acérola (le seul ptit truc sucré avec les homéopathies, je vous raconte pas comme ils étaient attendus 😉 )

Nous découvrons également le bouillon d’os et de carcasses de poulet, les ragoûts mijotés longuement, dont la lente cuisson permet de rendre particulièrement assimilable les vitamines et minéraux. Pour donner une idée des petits déjeuners de cette époque : Lardons ou saucisse ou steaks, légumes cuits avec une généreuse portion de beurre, œufs au plat cuits dans le beurre ou la graisse d’oie, un chocolat chaud préparé avec du lait cru, chauffé doucement en le fouettant avec du cacao et du xylitol. J’ai beaucoup tergiversé avant de recourir à cet édulcorant et finalement ce que j’ai lu de ce médecin a fini par me rassurer (3).

Nous avons proposé régulièrement à mon fils de se brosser les dents à l’huile de coco, et parfois même il prenait lui même l’initiative (il avait 6 ans à l’époque, pour resituer). Après 2 mois environ de ce régime les tâches s’étaient largement estompées, mon fils ne disaient plus avoir mal à la mastication. Nous poussons tous un ouf de soulagement et assouplissons notre routine. Nous réintégrons plus de glucides : du pain au levain, ainsi que les galettes de sarrasin dont la pâte est fermentée, les nouilles et patates bien beurrée les fruits également, néanmoins les moins sucrés de préférence, ou alors cuit en compote avec du beurre. Le spectre du rendez-vous chez le dentiste s’éloigne.

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Au mois de mars de l’année suivante, nous décidons de faire le point sur la situation. Je me mets en recherche d’ une personne habituée à travailler avec les enfants. Mon choix se porte sur la pédodontiste la plus proche de chez moi…à plus de 350 kilomètres quand même ! Ce rendez vous m’inquiète néanmoins, car malgré le fait que la dentiste soit spécialisée dans les soins aux enfants, rien ne peut me garantir qu’elle sera à l’écoute de ce que j’ai mis en place, ni attentive à mon besoin d’intervenir un minimum, et compréhensive de mes choix en règle générale (mes réserves sur l’emploi du fluor notamment. (4)

Le jour du RDV, j’ai exposé ce que nous avions mis en place, et le parcours qui nous avait amené à procéder ainsi. La dentiste qui ne connaissait ni les travaux de Weston Price ni l’approche cure tooth decay nous a néanmoins écouté attentivement, ce qui en soit est déjà très satisfaisant ! Elle a donc ausculté tour à tour les bouches de chacun de mes enfants. C’était pour moi une occasion rare voir aussi bien l’intérieur de leur bouche, à ce titre, le fauteuil largement incliné et la lampe aident beaucoup.

Au fur et à mesure qu’elle examinait les dents de mes deux aînés, je pouvais lire les notes qu’elle prenait (j’avais accès à sa prise de note projetée sur le mur). Quelle ne fut pas ma surprise et fierté de réaliser que lorsqu’elle notait un commentaire à propos de chacune des dents, elle employait le terme de «caries arrêtées» à plusieurs reprises. J’ai pu constater par moi-même que certaines des dents du fond de ma grande fille présentaient des cavités, mais parfaitement blanches et lisses, toutes propres et certaines rebouchées ! J’ai également vu des tâches, mais d’une autre teinte que celles des caries actives.

Selon la pédodontiste, nous étions en face de «caries arrêtées», ou de «simples colorations» , terme qu’elle a employé. Aucune caries de mes enfants n’étaient actives, elles étaient toutes reminéralisées. De son propre aveu, cette professionnelle de santé estimait qu’il était plus que probable que le protocole que nous avions mis en place était la cause de ces caries stabilisées. Elle s’est montré particulièrement intéressée par le document de l’INSERM (5) qu’elle ne connaissait pas. A sa décharge, il était paru quelques jours seulement avant le RDV.

C’est franchement quelque chose qu’il faut vivre pour le croire, mon seul regret dans toute cette histoire ? N’avoir pris aucune photo lors du processus ! Mon seul vrai regret sérieux concerne le plus jeune de mes enfants qui est plus sévèrement touché, et pour qui le protocole ne semble que parvenir à ralentir la progression des dégâts sans l’enrayer. J’attribue de façon intuitive ces problèmes dentaires plus sévères au fait d’avoir été bien plus carencée pour cette troisième grossesse que pour les deux précédentes. D’ailleurs les analyses de sang de l’époque attestaient d’une carence en vitamine D. Comme la sage femme qui effectuait mon suivi de grossesse j’étais au courant de ces résultats d’analyse, mais pour une raison qui m’échappe, nous n’avons pas évoqué l’idée d’une complémentation. J’ai lu par la suite que les bourgeons des futures dents du bébé se forment alors que la grossesse démarre juste, à un moment où souvent on ignore encore qu’on est enceinte. Je mesure à quel point j’aurais aimé savoir tout ça avant de faire mes bébés.

(1) : https://clairetlipide.wordpress.com/2011/10/19/comment-jai-gueri-la-carie-de-mon-fils/

(2) : http://www.curetoothdecay.com/

(3) : https://chriskresser.com/are-xylitol-sorbitol-and-other-sugar-alcohols-safe-replacements-for-sugar/

(4) : http://www.who.int/ipcs/assessment/public_health/fluoride/fr/

(5) : http://presse.inserm.fr/le-pouvoir-naturel-de-reparation-des-dents-elucide/19015/

Larmes de karnistes

Note de l’auteur du blog :

Je me suis dit que c’était une bonne idée de rassembler des textes traitant d’émotion, non pas que je sois grande manipulatrice et souhaite vous faire verser des larmichettes de crocodiles karnists 😉 Il est bien difficile d’admettre que les gens du camp d’en face aient des émotions, soient sensibles, comble de l’ironie, puisqu’il est souvent question de cet enjeu dans ce qui oppose végé et omni ! Blague mis à part, c’est cette propension à ne pas prêter de sentiments à autrui qui est à la base de pas mal de brutalités sociales ^^

C’est dans l’idée de lancer une passerelle entre les deux mondes, végan et omni, que j’inaugure cette série « larmes de karnistes », pour faire palper du doigt aux végans et aux omni la réalité qu’éprouve chacun. Sûrement mon ptit côté Hadès à vouloir vous faire tâter les deux bords opposés de la rive ❤

Voiçi les paroles d’une éleveuse, ex végan au passage tiens, encore une qui a été des deux côtés de la barrière (voir des 3, si on imagine que son omnivorisme de base était différent de celui qu’elle adopte aujourd’hui) :

Hier, j »ai mangé Oscar. C’était mon coq. J’ai toujours dit qu’il mourrait de vieillesse. Un autre coq l’a attaqué (j’aurais dû manger celui-là il y a longtemps !).

J’ai dû abréger l’existence des deux, tant ils s’étaient blessés mutuellement…

J’ai versé ma larme. On peut avoir de l’empathie pour des animaux d’élevage, mais leur vraie vie est parfois plus rude que celle de l’élevage. C’est compliqué de tuer. Quand je m’attache à un de mes agneaux (on les mange nous), par respect et plus que quiconque, nous savons le cri quand il meurt, nous savons quand il a pleuré puisque c’est nous qui tenons le couteau. La différence entre moi et un végan réside dans la connaissance du monde animal et de la nécessité d’un élevage correctement mené pour l’environnement. Nous travaillons en zone protégée. Faut-il abandonner ce patrimoine et tout l’écosystème qui partirait en cendres (pour de vrai) pour une idéologie végan et une empathie exacerbée ? Donc oui, j’ai mangé Oscar mon coq, et Récompense mon agneau et 48 je le mangerai aussi, avec amour et compassion.

Oscar a été cuisiné exclusivement avec les produits du potager et ses os ont été donné à ma chienne de garde, laquelle s’était prise de respect pour lui lorsqu’il venait squatter près de sa niche pour grappiller des vers. Quelques plumes arrachées mais jamais plus contrairement aux autres volailles. « Ha Oscar, tu m’as souvent attaqué, fait flippé avec tes ergots de coq de combat… Ton chant va me manquer, ton regard de travers je ne l’oublierais pas… »

À côté de cela, les mères qui nous donnent tant, finiront à la retraite et pas en merguez.
On ne parle pas d’amour mais de respect . Je n’ai pas mal de la mort d’Oscar comme lorsque je perds un chien.

Specisme? Si vous voulez. Les liens que l’on crée ne sont pas les mêmes. Nous sommes fait ainsi, on aime certains plus que d’autres.

Les végans n’ont pas le monopole de l’éthique et du sentimentalisme.

Pourquoi parle t’on si peu des personnes qui échouent en tant que végétariens ?

Voici un très très très long article qu’une personne que j’ai croisé sur Facebook sur un groupe de karnist a eu la gentillesse de traduire 🙂 : http://www.beyondveg.com/nicholson-w/veg-prob/veg-prob-scen1b.shtml

 


 

 

Si vous vous trouvez face aux six scénario-problèmes mentionnés précédemment : vous n’êtes pas seul, quoique vous pensiez au vu de la presse positive que reçoit souvent le régime végétarien. (Ces six scénarios sont évoqués içi : http://www.beyondveg.com/nicholson-w/veg-prob/veg-prob-scen1a.shtml)

Dans les faits, concernant la santé, les gens vont bien, souvent bien, quand ils débutent une diète végétarienne. (Certainement qu’ils vont généralement mieux, a fortiori s’ils suivait auparavent « le régime américain standard » nommé « S.A.D. » (comme triste en anglais NDT) par rapport aux gens qui suivent une diète de santé alternative). Et la presse positive à l’égard de l’impact à long terme sur certaines maladies dégénératives comme les maladies cardiaques et autres est bien méritée. Nombre d’étude ont montré que les diètes riches en fibres, fruits et légumes et pauvres en graisses saturées (tout comme le végétarisme bien que ça ne soit pas le seul régime comme tel, bien entendu) sont considérablement plus saines que le SAD quand on se penche sur certaines maladies dégénératives.

L’échec à prospérer *, à s’épanouir (sous entendu dans le régime végétarien NDT) est généralement minoré et d’abord ignoré comme tel.

NDT : « Failure To Thrive » en anglais fait référence au retard de croissance staturo-pondérale, un terme médical désignant une croissance insuffisante sur le plan de la taille et/ou du poids, durant la phase de développement de l’enfant.

Mais il y a une autre facette à l’histoire végétarienne (certains parleront du Mythe Végétarien NDT) dont il est rarement question, il s’agit du phénomène de « l’Échec à poursuivre » (que nous nommerons dorénavant FTT par commodité et respect du texte original NDT). Généralement, ce terme est utilisé pour décrire les enfants qui échouent à atteindre ou s’approcher des standards minimum de croissance et de développement du fait d’un déficit de soins standards reçus. Mais le terme peut aussi s’appliquer à quiconque ne va pas aussi bien que ce que l’on pourrait attendre.

Concernant le végétarisme, cela signifie qu’en dépit de l’observance prudente des recommandations de la diète, certaines personnes ne connaissent pas la pleine santé ou autrement dit le « bien-être ».

Cela comprend de petits symptômes comme :

  • La lassitude, « les fringales à toute heure », « le manque de satisfaction. »
  • Mauvaise libido, un sommeil de mauvaise qualité.
  • Des effets comportementaux comme le fait d’être incapable de penser à autre chose que la nourriture (assez habituel chez quelqu’un insatisfait de sa diète ou ne ressentant pas la satiété).
  • Le Syndrôme du yo-yo ou l’incapacité à respecter sa diète en raison évidente des pulsions irrésistibles.
  • Des effets émotionnels comme perte de joie de vivre vague et non-spécifique (d’avantage perçue par les autres que par la personne elle-même).
  • Des carences et déficiences avérées dans certains cas.

Le régime végétarien bien avisé est suffisant « sur le papier ».

Généralement, puisque les régimes végétariens bien planifiés sont théoriquement suffisants , les carences manifestes sont rares (autrement qu’en vitamine B12 parfois chez certains végans non supplémentés). Ceci étant, il y a davantage à découvrir en matière de nutrition, et – c’est ce dont il est question sur ce site – étant donné que les régimes végétariens ne sont pas les diètes avec lesquelles l’espèce humaine a évolué, il pourrait y avoir des facteurs nutritionnels, en particuliers relatifs aux micronutriments, que l’on ne mesure pas et les font dévier significativement des régimes naturels.Ou des éléments qui ne peuvent pas être extrait aussi efficacement des plantes, de façon générale ou selon les individus (Lire http://www.beyondveg.com/nicholson-w/hb/hb-interview1c.shtml, où il est question du développement des régimes alimentaire de l’espèce humaine au cours du temps indiquant à quoi elle serait adaptée. Voir aussi http://www.beyondveg.com/billings-t/comp-anat/comp-anat-toc7.shtml où il est question des différences entre nourritures animales et végétales en matière d’efficacité d’absorption de certains nutriments).

Mais même compte tenu du caractère quelque peu « secret » ou la nature subliminale des symptômes, légers ou précoces, qui peuvent prédisposer les gens à croire au début que le FTT n’est pas réel, quelles sont les autres raisons qui expliquent qu’on en parle si peu ? Voici quelques raisons distinctes :

  • L’effet d’auto-sélection parmi les végans de longue de date (épanouis) minore la prise de conscience du FTT.

    Cette première raison généralement sous-tend les autres explications au fait que le FTT est rarement reconnu ou discuté. De nombreuses personnes qui essayent le régime végétarien n’y adhèrent pas sur une longue période et passent à autre chose ensuite. De ce fait, à chaque instant, la populations des personnes pratiquant effectivement le végétarisme est composée pour beaucoup de végétariens de longue date. Cela produit une auto-sélection qui a pour effet de biaiser la prise de conscience, ainsi la plupart des végétariens qui parleront seront inévitablement soit les plus motivés soit les plus « épanouis ».

 

  • Fait ironique, bien plus de gens sont « ex-végétariens » qu’effectivement végétarien. Mais vu que les végétariens pratiquants ont tendance à beaucoup plus se faire entendre, ce sont ces voix qui parlent pour le végétarisme à la plupart des gens. Ainsi, la population des ex-végétariens est comme une « majorité silencieuse » qui n’est pas entendue comparée aux végétariens du moment parce que bien souvent, ils poursuivent simplement vers d’autres voies qui deviennent leur nouvel objet d’attention, le sujet est abandonné, laissé aux autres chez qui il a de l’importance.

  • Le grand nombre de ces « licenciés sociaux » détourne l’attention, est un bouc émissaire pour les cas réels. Pour les gens qui « laissent tomber », souvent, bien sûr, c’est strictement pour des raisons sociales, en rapport avec la pression de l’entourage, de la famille, des amis, des collègues de travail ou juste l’inconvénient de ne pas trouver un bon repas végétarien ailleurs que chez soi (pas étonnant étant donné l’héritage évolutif de Homo Sapiens que la viande soit un aliment que la plupart des gens apprécient). Aussi, le végétarisme est aussi souvent un enthousiasme de jeunesse, de gens idéalistes chez qui il ne perdure que jusqu’à temps qu’ils découvrent le monde, et commencent à faire face aux vicissitudes de la vie quotidienne qui rendent difficiles les idéalismes de toute sorte. Cependant, ce qui précède tend à décrire surtout les personnes n’ayant pas pratiqué longuement le végétarisme avant d’abandonner, souvent avant qu’ils aient eu la probabilité de connaître le FTT. Et car la plupart de ceux qui embrassent le végétarisme vont au moins passablement bien au début, et si le FTT – si il advient – peut prendre quelques mois à des années pour se développer.

 

  • L’ostracisme moral marginalise et empêche les ex-végétariens victimes du FTT de s’exprimer. Mais il serait erroné de conclure que la population des victimes du FTT est forcément insignifiante car il ne sont finalement qu’une « bande de renégats » ou parce que le phénomène ne bénéficie d’aucune publicité. En plus de l’effet « d’auto-sélection » précédemment évoqué pour éxpliquer pourquoi le FTT est si peu évoqué, il y a aussi une forte tendance à l’ostracisme moral de la part des végétarien envers les ex-végétariens. (La personne qui doute de cela écouter devrait pour s’en convaincre une conversation de végétarien « éthiques » à propos de l’échec de certains ex-végétariens. Tant pis  pour « la compassion » comme une des valeurs qui sous-tend le végétarisme s’ils ne l’appliquent pas aux autres humains.

 

  • De ceci résulte un blackout des informations contradictoires (à l’intérieur de la communauté végétarienne) ou l’incapacité à les considérer quand elles font surface.

 

L’échec à s’épanouir » (FTT) est réel mais sa mesure est inconnue

Après avoir adopté le régime, les cas de FTT sont peu nombreux au début mais s’accroissent vers le long terme. Maintenant que le mouvement végétarien a eu presque trois décennies pour maturer depuis qu’il commença à décoller aux Etats-unis avec le contingent de Baby Boomers qui débutèrent le régime vers la fin des années 60 et le début des années 70, les résultats venant contrarier les normes de santé et ce qui est supposé advenir ont eu le temps pour faire surface et nécessitent un réexamen à la loupe.

Se basant sur les témoignages , le nombre de personnes qui ont vécu le FTT est faible au début du régime mais s’accroît à long terme. Certains se sentent mal dès le début du régime. Pour les autres, il faut attendre une décennie voire plus pour qu’ils réalisent que leur état de santé n’est plus ce qu’il était. Parfois, les personnes comprennent qu’elles ont en réalité lentement revu à la baisse leur notion même de pleine santé et ne le réalise que beaucoup plus tard. Ce serait bien si quelqu’un pouvait produire un graphique du taux de FTT chez ceux qui se sont essayé au régime végétarien mais malheureusement ces chiffres sont pour le moment inconnu.

De nombreux individus vivants le FTT ont opéré les changement dans le silence et sont allé vers d’autres diètes.

Certains d’entre eux qui ont une vaste expérience personnelle dont il ils peuvent parler se sont trouvés contraints de questionner sérieusement ce régime ou du moins l’affirmation selon laquelle il fonctionnerait chez tous.Dans certains cas, ces individus sont allés jusqu’à réintroduire les produits animaux à leur table (incluant pour certains de la viande soigneusement choisie) et ils ont connu un regain de santé. D’autres n’ayant pas jugé bon de faire de tels changement ont fais toutefois des compromis ajoutant des suppléments et autres auxiliaires auparavant évités (témoignages ici : Dietary Problems in the Real World)

Il n’est plus défendable de présenter les régimes végétariens comme plus « naturels ». Qu’ils soient « meilleurs » doit être débattu.

L’émergence des recherches sur l’évolution montre les ancêtres hominidés comme omnivore depuis l’origine. Ces dernières années la science de l’évolution est allé fouiller de plus près le passé préhistorique de l’Homme. Un récent regroupement des découvertes dans le domaine de la recherche sur ce qu’on appelle le régime paléolithique (paléodiète) a confirmé dans les dernières 10-15 années que les ancêtres de la lignée humaine étaient de sérieux omnivores, en remontant de la naissance du genre homo jusqu’à il y a près de 2 000 000 d’années (pour un aperçu de cette affirmation http://www.beyondveg.com/nicholson-w/hb/hb-interview1c.shtml mais aussi http://www.beyondveg.com/nicholson-w/hb/hb-interview1g.shtml).

Cela signifie que le raisonnement comme quoi le végétarisme serait le régime le plus naturel pour le genre humain (ce qui est souvent présenté de cette façon) s’est vu l’herbe coupé sous les pieds, certains devront compter sur autre chose.

Si le régime végétarien n’est pas le plus sain de tous, l’argument sera alors qu’il est éthique face à la nature. La vague d’études clinique des années 70/80, critique de l’excès de graisse en particulier des graisses animales dans l’alimentation s’est trouvé elle même soumise à la critique récemment : la question des graisses a été étudié de façon plus approfondie et elle n’a jamais été réellement un argument valable à l’encontre d’une diète omnivore. Mais plutôt à l’encontre des diètes riches en graisses saturées, ce qui n’équivaut pas à l’ensemble des pratiques omnivores (sur ce point, regarder ici :http://www.beyondveg.com/billings-t/comp-anat/comp-anat-8c.shtml).

Ceci ne devrait leur laisser plus que l’argument spirituel/éthique/environnemental, particulièrement s’il ne s’agit plus de présenter le régime végétarien comme supérieur nutritionnellement au SAD mais aussi à toute autre alternative de nature omnivore (ce qui n’est probablement pas le cas).

Certains pensent sûrement que la raison éthique ou spirituelle qui est la première motivation à suivre une diète végétarienne (je pense personnellement à la conjonction de l’effet de mode et d’une soif extravaguante d’individualité ce qui se conçoit bien malgré l’apparente contradiction des termes NDT) est en soi une raison suffisante, quand d’autres y voient une caution très contestable. Mais si le régime ne réussit pas à tous – certains individus préférant abandonner y compris ceux promoteurs de la question éthique et environnementale- se posent des questions nouvelles auxquelles le mouvement végétarien devrait réfléchir et auquel il n’avait pas jusque là été confronté.

Quand les réponses ne sont plus si sûres, l’ouverture d’esprit devrait pousser à questionner et repenser les choses.

Et c’est la raison d’être de Dépasser le végétarisme (Beyond Veg, le nom du site où figure l’article original NDT) : donner un espace à ceux suffisamment ouverts pour avoir embrassé le végétarisme mais qui le sont resté suffisamment pour en explorer les problèmes et les limites, afin d’inspirer de nos expériences vécues un nombre plus important de personnes. En tant que pionnier du végétarisme, Herbert Shelton le fondateur du mouvement « hygiéniste  » moderne, en fit sa devise : « nous souhaitons la vérité même si le ciel devait en tomber ». Quand vous avez mis tout votre cœur et votre âme à embrasser un mode de vie aussi totalisant,comme peut l’être souvent le végétarisme, il n’est pas facile de réaliser que certaines informations se trouvent plus tard supplantées et contredites par les faits et l’expérience.

Quand l’investissement émotionnel dans le régime est trop important, l’ouverture d’esprit est plus difficile. Pour ceux dont le régime n’est pas basé sur des conceptions nutritionnelles mais sur des principes philosophiques et des croyances qui peuvent sous-tendre un mode de vie intégral, l’aspect le plus difficile pour faire une transition vers un régime qui conviendrait d’avantage n’est pas la nourriture. C’est en étant capable de transcender son identification émotionnelle appuyée sur la philosophie ou la vision du monde qui sous-tendait le régime et pour laquelle on vivait depuis des années. Ceci peut être souvent très difficile psychologiquement, car nos habitudes alimentaires nous aident à définir le sentiment littéralement « viscéral » de qui nous sommes. C’est en intégrant une vision de la nutrition nouvelle ou plus inclusive basée sur de nouvelles informations que l’on peut commencer à en réaliser les implications, non seulement en terme d’assentiment et de compréhension intellectuelle mais aussi en matière de patience et d’honnêteté émotionnelle. Même lorsque quelqu’un se trouve face aux résultats de recherches bien corroborées comme il est présenté dans les sections de ce site, nous reconnaissons qu’il est difficile de changer les croyances de toute une vie, ou d’une portion de vie.

Le miroir de la conscience de soi.

J’espère vous pourrez trouver intéressant – et peut être y ressentir comme une crise de conscience – les jeux de l’esprit auxquels nous nous adonnons ici, consistant à nous confronter à des informations que nous n’aimerions pas entendre .Certains d’entre nous connaissons cela car dans bien des cas nous avions joué à cela avec nous-même d’abord. Nous espérons que la candeur et occasionnellement l’humour dans notre approche des petites faiblesses humaines vous aideront à mieux aborder toutes ces questions avec vous-même.

A l’attention des crypto-sceptiques :

Nous voulons clarifier qu’il n’est pas dans notre intention d’attaquer le végétarisme de façon simpliste ou catégorique. Un de nos principaux auteurs est un végétarien de longue dâte et a bien l’intention de le rester. Nous reconnaissons qu’une telle diète peut fonctionner selon l’individu et de part nos contacts réguliers avec certains végétariens nous savons que parfois ça marche bien. Mais nous sommes aussi conscient malheureusement que la part de ceux pour qui ça marche bien et sur le long terme (c’est un point clef) est probablement bien moins importante que ce que les végétariens laissent à penser, a fortiori plus est stricte la pratique ; et la marge d’erreur peut parfois être mince quand on suit ce « droit chemin », tout dépend le sentier qui est emprunté.

L’illusion d’un idéal pour tous.

Peut être que le plus dur pour ceux qui croient en la supériorité d’un régime sur tous les autres sera d’abandonner l’idée chérie selon laquelle un régime « parfait » ou idéal marchera de façon égale pour tout le monde. Peut être en raison de nos relations avec un certain éventail de personnes végétarienne, nous admettons que la première des choses à faire est d’aller à l’encontre de ce sentiment de « ce qui est juste » (ou devrait l’être).

Les commentaires réfléchis sont le bienvenu, pas les propos enflammés.

Dans un soucis d’objectivité, nous invitons ceux d’entre vous qui serez en désaccord avec ce que vous lirez ici à nous envoyer vos objections et contre-argumentaires si vous pouvez le faire dans l’esprit du débat citoyen et de l’enquête. Les propos enflammés feront long feu. En tant que végétariens ou ancien végétariens, et/ou observateurs pendant des années, soyez assurés que nous qui animons ce site sommes familier avec la plupart sinon toutes les objections habituellement faites aux nourritures carnées. (Idem vis à vis des nourritures cuites. Une grande part des travaux ici traitent du débat nourritures cuites vs nourritures crues).

Si vous êtes végétarien et souhaitez commenter ou débattre, merci de prendre le temps de vous familiarisez avec les objections classiques et variées abordées ici avant de nous adresser un courriel, afin de ne pas gaspiller votre temps sur des points déjà traités sur le site. En raison de contraintes de temps, nous ne répondrons pas sauf si il nous aest apporté des informations nouvelles qui ne soient pas la répétition des éternels mantras. Si vous n’êtes pas d’accord avec ce qui est présenté : envoyez-nous de NOUVELLES informations. Celles véritablement étayées et recevables seront publiées ici même dans l’esprit du « laissez-nous connaître la vérité même si le ciel devait nous en tomber sur la tête. »  Les autres iront en direction du bac à compost numérique.

Le problème crucial de nos histoires personnelles dans l’exploration des pratiques diététiques est le manque fréquent d’investigation scientifique.

L’usage des faits réels comme correctif aux théories traditionnelles n’est pas soutenu par la Recherche. Après de nombreuses années de submersion par les théories diététiques alternatives souvent empreintes de double-pensée hypnotique cela a isolé effectivement l’individu de tout contre-argument, un de nos premier intérêt ici est : qu’est-ce qui FONCTIONNE et qu’arrive-t-il dans la vraie vie quand la nourriture passe dans le gosier, avant que les résultats ne soient épluchés par la rationalisation. Pour ce faire, nous portons de l’intérêt aux études à la recherche scientifique mais nous ne leurs donnons pas plus d’importance qu’à nos histoires personnelles.

Dans des domaines peu explorés, la preuve par l’anecdote est utile pour commencer.Nous incluons à l’étude des cas d’ histoires personnelles, mais nous devons préciser qu’en ce qui concerne la Recherche il ne s’agit que de « preuves anecdotiques », et nous devons tenter de procéder avec attention, avec autant d’objectivité «  ou au moins d’honnêteté » que la synthèse des faits nous le permettent. Le contre-examen peut être ici un allié afin de tenter d’éliminer les biais pouvant connoter la façon dont nous relatons nos histoires. Nous ne rejetons pas automatiquement « la preuve anecdotique » d’un revers de main, comme beaucoup enquêteurs le font parfois, parce que la façon dont une nouvelle enquête est débutée est souvent déterminée par des observations préalables personnelles et subjectives. Si nous ne nous penchions jamais sur les faits anecdotiques, de nombreuses recherches n’auraient jamais été commencées sauf par accident.

Critiquer les preuves anecdotiques est improductif quand au début ce n’est que ce dont nous disposons. Si vous vous intéressez à la recherche professionnelle lisant ces pages, nous vous demandons de l’indulgence quant aux histoires personnelles présentées ici. Parce que vous découvrirez si vous avez de l’intérêt pour ce sujet que dans certains cas (frugivorisme, crudivorisme, etc.) qu’il n’existe simplement pas d’études vérifiées (ou très peu ou rarement pertinentes) cela a été fait sur certaines questions mises en évidences ici. Si on ne peut se conformer à des preuves si « anecdotiques » mais est intéressé par ces questions, la seule réponse logique est de commencer à concevoir et mener une étude pour tester, valider ou invalider, les hypothèses et les tentatives de conclusion présentées ici. Si on ne veut pas le faire, et qu’on tire à boulet rouge sur la seule voie que nous avons pour tenter d’aborder ces questions en l’état actuel de nos connaissances, c’est être étroit d’esprit. C’est contribuer au problème, pas à la solution.

Les résultats des recherches sont le bienvenu, pour ceux qui ont une critique constructive à apporter.

Nous insistons sur le fait que nous sommes désireux de contributions de la part de personnes conscientes ou impliquées dans la recherche menée sur ces questions, mais prière de vous montrer critique de façon constructive plutôt que d’être sarcastique si vous trouvez quelque chose qui ne cadre pas avec les résultats d’études dont nous nous n’avions pas la connaissance. Si vous êtes au courant de telles études, envoyez-nous le résumé ici. Nous pensons bien que vous ne trouverez pas ici tout ce qui pourrait être dit ou d’ores et déjà être démontré. C’est la nature même des hypothèses que de demander à être examinées. Si vous ne pouvez aider à l’aide de suggestions constructives qui nous dirigent vers des données afin de clarifier, modifier ou tester ces hypothèses, c’est inutile et il ne vous sera pas répondu. Pour le moment, nous devrons faire avec une bonne portion de preuves anecdotiques, mais cela ne sera pas toujours ainsi si l’agenda de la recherche se tourne vers ses questions.

Développer la connaissance du public relative au végétarisme demande d’explorer d’avantage les questions négligées qui peuvent poser problème.

La planète devenant de plus en plus peuplée, les avantages économiques réputés des régimes végétariens et leur prétendu usage plus efficace des terres et des ressources comparé aux pesanteurs inhérentes à la production d’une alimentation carnée, continue d’attirer l’attention. Cette motivation à considérer l’alimentation végétarienne sur le plan économique accompagne souvent des motivations plus personnelles pour les personnes qui cherchent à améliorer au mieux leur santé. Ceci bien sûr, depuis les tendances historiques de la recherche scientifique à s’intéresser aux graisses dans l’alimentation et l’importance des nutriments dans les diètes élevées en fruits et légumes frais pour prévenir les maladies.

Nombre de recherches en matière de régimes alternatifs ne tiennent pas suffisamment compte des effets à long terme sur leurs pratiquants expérimentés. Actuellement, le pendule des études scientifiques, a oscillé dans la direction des pratiques végétariennes sans connaissance des extrémités vers lesquelles certaines personnes vont souvent. Aussi, de nombreuses recherches actuelles semblent être menées sans connaissance des écueils qui sont vécus par de nombreuses personnes qui ont suivi une diète végétarienne sur une longue période – problèmes qui tendent à être connu seulement des pratiquants vétérans qui l’ont payé durement de leur expérience personnelle. Il est possible (et cela arrive même fréquemment) même sans aller très loin dans la pratique du végétarisme pour qu’il en résulte une santé ruinée pour certains qui s’y essayent et finissent en ramassant les pots cassés.

Les considérations éthiques relatives au régime végétarien procèdent trop souvent de l’affirmation simpliste selon laquelle le régime marcherait pour tout le monde. Particulièrement quand il est question du FTT, devenir végétarien devient une question à laquelle seul l’individu puisse répondre et l’enjeu perd le sacro-saint caractère social dont certains le croyait investis. L’idée du végétarisme comme solution sociale pour les questions environnementales, ou pour ainsi dire le problème moral de tuer des animaux pour se nourrir (question qui n’est pas posée concernant les autres animaux omnivores) est basée sur l’idée que le végétarisme fonctionne pour tous. Mais si de telles suppositions ne tiennent pas la route, la question se complique et il n’y a plus de réponses toutes trouvées (si toutefois il en y eut un jour).

Les questions difficiles ne sont jamais envisagées.

Est ce que le bien être et la santé des animaux omnivores qui dépendent de nourritures carnées pour une forme optimale peuvent être mesurés en regard des vies animales qu’ils doivent sacrifier pour ce faire ? Seuls les individus eux mêmes peuvent répondre à cette question et supposer que cette question puisse, devrait ou doit être une prescription de société est présompteux. Qui pourrait mesurer « le droit » qu’ont les animaux omnivores de manger une nourriture omnivore contre « les droits » de leurs proies ? Cette question n’a pas de réponse définitive et peut être ne devrait tout d’abord pas être posée.

Les intérêts de « la Planète » ou ceux « des autres animaux » rentrent-ils en conflit avec la santé de l’individu humain ? De même que pour les animaux de compagnie que nous possédons il est dérangeant d’étendre la question précédente à l’ensemble des animaux omnivores – qui il nous semble, ont le droit aux éléments normaux et quotidiens de leur vie naturelle s’ils le désirent. Les réponses simplistes ne peuvent pas être généralisées ici, les problèmes écologiques que nous rencontrons et les extinctions de certaines espèces, sont dues à la base à la surpopulation humaine – une question qui s’étend à toutes les espèces, à la planète entière. Ce que nous pouvons faire dans l’intérêt de tous sur Terre (en essayant d’éliminer les effets de la surpopulation en légiférant sur le désir humain de nourriture animale) pourrait ne pas être dans l’intérêt d’un individu humain particulier et celui de sa santé.

Dans l’intérêt des individus pour qu’ils décident d’eux-même, The Beyond Veg (au delà du végétalisme, le nom du site qui publie cet article NDT) vise à s’adresser ouvertement à tous pour présenter des informations concernant les problèmes qui peuvent survenir au cours d’un régime végétarien ou autre régime alternatif, dépasser au mieux l’esprit partisan et explorer d’autres options alimentaires, en portant de l’intérêt dans notre recherche aux préoccupations premières des personnes qui se tourne vers le végétarisme. Il y a un manque considérable de recherche concernant ces questions, les discussions mêlant souvent végétariens et/ou ex végétariens n’ayant pas encore attiré les oreilles de la communauté scientifique.C’est dans une large partie ce dont il sera question ici.

Allons-y  ! Et quand vous aurez eu le temps de digérer toutes ces questions, nous espérons bien vous entendre ici : « http://www.beyondveg.com/cat/reactions/feedback.shtml »

Les vegans sont cannibales. Ce qui se cache réellement derrière la « lune de miel vegan ».

danse_macabre_by_michael_wolgemutVoici la traduction d’un chouette article. J’ai autant aimé son ton humoristique que j’ai reconnu la réalité qu’il dépeint  : http://www.gnolls.org/1596/vegans-are-cannibals-the-truth-behind-the-new-vegan-high/

La vérité que cache le mieux être éprouvé lors des débuts du régime.

Il est fréquent d’éprouver une phase de mieux-être au début de ce régime, surtout dans la version végan crudivore. Les nouveaux convertis ont l’œil frais, un regain d’énergie, et avec une fougue et un zèle qui confine au messianisme, débordent de désir de convertir leurs amis à cette alimentation qui leur apporte tant de joie.
Mais voilà qu’à l’image d’un feu de paille, cette clarté ne dure pas. Après plusieurs mois, leur énergie commence à décliner, ils perdent en force, en masse musculaire, et les soucis de santé font leur apparition sur la scène. Leurs amis commencent à remarquer leur maigreur et leur pâleur. A mesure que le temps passe, ils sont un jour mystique, un jour irritable, souffrant de maux tels que fatigue, dépression, perte de mémoire, et pour certains, perte des dents. Certaines femmes n’ont plus leurs règles. Ils restreignent d’autant plus leur régime, de façon à revivre ce premier regain de santé éprouvé au début de leur régime, mais ne réussissent qu’à se rendre encore plus malade. Il est fréquent que ces personnes se coupent de leurs amis, de leurs familles, et ne finissent par ne plus fréquenter que d’autres végans qui approuvent leur choix diététique, celui là même qui détruit leur corps et leur esprit.
Nous en connaissons tous les raisons : des nutriments essentiels issu du règne animal, tels que vitamine B12, menaquinone-4 (vitamine K2 MK-4) et DHA, ne se trouvent pas dans un régime végan, et doivent être apportés à l’organisme par le biais d’une supplémentation, de façon à éviter une détérioration mentale et physique.
Alors comment expliquer ce sentiment de santé parfaite éprouvée lors des premiers temps du régime ?

Pourquoi « devenir végan » est comme une drogue en premier lieu ?

Vous vous sentez mieux parce que vous hannibalez-lecterez votre propre corps 🙂
C’est parce que les diètes végans – et spécialement les version crudivores – sont tellement basses en calories et en éléments nutritifs, que lors de ces premiers temps, le corps nouvellement végan se consomme lui même !
C’est un repas délicieusement, métaboliquement constitué de viande grasse humaine, à haute teneur en graisse saturée et protéines complètes – le repas le plus nourrissant que vous puissiez imaginer.
Evidemment, c’est ce dont votre corps à besoin, puisqu’il s’agit de votre propre corps !
Il ne s’agit pas d’une hyperbole. Quand vous privez votre organisme de calories, de protéines, de nutriments essentiels (et si vous êtes en carences d’un seul acides aminés essentiel, cette déficience est un facteur limitant pour l’utilisation des protéines), votre corps ne se contentera pas seulement de brûler sa propre graisse : il brûlera également ses propres muscles.
Plus votre régime vegan sera restrictif, plus délicieuse sera cette viande grasse que vous consommerez : votre propre VIANDE, en personne !
C’est pour cette raison que vous éprouviez autant d’énergie au démarrage d’une alimentation végan. En réalité, vous consommiez un régime paléo constitué de votre propre chair.
…Et c’est pour cette raison que La Lune De Miel Des Débuts Du Véganisme ne reviendra jamais.
L’auto cannibalisme ne peut pas durer indéfiniment.

Finalement, votre corps refuse de se consommer d’avantage. Parce qu’il ne reste rien à manger.
Et votre organisme commence à s’effondrer, car il ne peut survivre sur les maigres portions de nourritures de lapin et graines à oiseaux dont vous le nourrissez.
Vous faites « tout comme il faut », vous ne faites rien de « mal », vous n’êtes pas en train de « détoxer »…

: vous vous affamez.

Les nettoyages du côlon et les « supers aliments » ne vous sauveront pas, pas plus qu’un énième jeûne au jus.
Vous êtes en face de deux choix : ou vous continuez à dégringoler dans cette spirale de maladie, faiblesse, dépression, dégénération, et de cette existence qui se distingue à peine de la mort…..
…ou vous choisissez de manger ce que vous aviez mangé avant d’en arriver là ……de la délicieuse, juteuse nutritive et grasse viande rouge.

Par pitié, arrêtez de vous détruire.
Nous vous aimons et nous attendons que vous rentriez à la maison ! ❤

Comment notre véganisme a rendu notre famille malade.

Voici la traduction d’un article de L’Independent paru en 2008, on peut lire l’article original içi : http://www.independent.co.uk/life-style/health-and-families/healthy-living/how-our-vegan-diet-made-us-ill-848322.html

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Holly Page pensait que le régime adopté par sa famille boosterait leur santé, mais les jambes maigrichonnes et les dents cariées de ses enfants lui ont fait reconsidérer ses croyances en la matière.

Un matin au petit déjeûner, Holly Page observe ses filles et réalise que quelque chose ne va pas. Lizzie aurait du être une petite fille respirant la santé. Au lieu de celà, ses traits étaient tirés, elle était petite pour son âge, et bien qu’elle ai des bras et des jambes maigres, son ventre était sans cesse gros et ballonné. Quand Lizzie lui adressa un sourire, Paige réalisa à quel point que ses dents du haut étaient complètement cariées.

« J’ai été comme saisie d’effroi » se souvient Page.

A cette époque, Paige les nourrissait en suivant les préceptes de l’alimentation qu’elle imaginait la plus saine possible. Ils étaient végan à tendance crudivore depuis 3 années, mangeaient une grande quantité de fruits, de légumes, de noix, de céréales, de soja et de légumineuses, mais aucune viande ni poisson ni produits laitiers. Toujours d’après la doctrine vegan crue, Lizzie et Bertie, alors âgées de 3 ans et de 4 ans et demi, auraient du être des enfants débordantes de santé. Mais malgré celà, l’instinct maternel de Paige était en alerte.

« Je voyais bien que quelque chose ne tournait pas rond, mais sans pouvoir mettre le doigt dessus » raconte Paige, 45 ans. « Les filles s’habillaient deux tailles en dessous de leurs âges ».  Bien sûr les enfants sont tous différentes et il existe toute sorte de morphologie, mais leur croissance semblait comme ralentir. J’ai deux enfants plus âgés, donc j’avais cette première expérience pour comparer leur dévellopement à celui de Lizzie et Bertie.

Il y avait d’autres choses qui m’ont mis la puce à l’oreille.  » Je me rapelle qu’une fois au supermarché, alors que j’achetais du beurre pour mes enfants plus âgés, Lizzie, qui n’avait jamais goûté au beurre de sa vie, avait saisi la plaquette et avait croqué dedans » raconte Paige. « J’étais déconcertée. Je me demandais « pourquoi une telle chose ? » Voyez cette enfant nourrie de la façon la plus naturelle, pourquoi aurait elle besoin de faire ça ? » J’avais été complètement conditionnée à croire que les produits laitiers étaient mauvais pour la santé, un véritable lavage de cerveau. »

Lors des visites chez le docteur, notre généraliste ne paraissait jamais vraiment inquiète.  Elle disait que les filles étaient en bas de la courbe, qu’elles étaient des petits gabarits, que tout était OK » dit Paige. « Celà même alors que la courbe de croissance des filles s’était arrêtée de croitre. Je sentais au plus profond de moi que quelque chose n’allait pas. Je me sentais dans l’erreur ».

Finalement Paige trouva un début de réponse à ses questions dans un vieux livre qui parlait de vitamines. Malgré l’absence de diagnostic, elle comprit que sa famille avait tous les symptômes d’une carence en vitamine D et en protéines. « Je me sentais tellement idiote. Toutes les informations étaient là, sous mon nez, sur les rayons de mon étagère, depuis 20 ans. »

Cette prise de conscience mit un terme rapide à l’éxpérience vegan de la famille. A Totnes, lieu de leur résidence, la famille de Paige fréquentait beaucoup d’autres crudivores végan qui avaient adopté un style de vie « proche de la nature ». Mais en dépit du fait de la prise quotidienne d’une complément alimentaire incluant de la vitamine D et de la vitamine B12, elles et ses enfants souffraient. A ce stade, la famille continua de consommer une alimentation haute en crudité, mais Paige y inclut du beurre, des oeufs, du fromage et occasionnellement du poisson. « J’ai laissé la malnutrition passer le pas de la porte de ma maison au nom de la santé »  dit Paige. « C’était ridicule ».

Il existe une différente importante entre le fait d’adopter un régime vegan (et continuer à consommer des aliments cuits), et un régime crudivore vegan. Les végan peuvent tirer profit de la consommation de céréales enrichies en vitamines, dans les aliments cuits, et dans une variété plus larges de céréales et de légumineuses; en outre, la cuisson contribue à faciliter l’absorption de certains micronutrients. Mais Lisa Miles, de la British Nutrition Foundation, nous explique: « Le point le plus préoccupant selon moi dans ces alimentations, c’est l’aspect vegan plus que l’idée de manger cru, parce qu’il  supprime deux groupes entiers d’aliments. Ce qui affecte les apports en vitamine D et en protéines. »

La semaine précédente, les régimes stricts pour les enfants avaient déjà été questionnés, après qu’une jeune fille vegan de 12 ans eu été admise dans un hopital écossais pour cause de rachitisme. Sa colonne vertèbrale était dans l’état de celle d’une femme de 80 ans.

Le rachitisme est une maladie osseuse dégénérative qui peut amener à une courbure de la colonne vertébrale et à des fractures osseuses. Elle est causée par une carence en vitamine D, que l’on trouve habituellement dans les poissons gras, les oeufs, le beurre, et que notre corps produit à partir de l’exposition au soleil, bien qu’au Royaune Uni l’ensoleillement ne rende cette synthèse possible que d’avril à septembre. C’est une maladie que l’on associe plus généralement à des personnages de romans de Dickens.

Beaucoup de diététiciens croient qu’il est possible d’élever un enfant vegan en bonne santé. « C’est faisable, mais il vous faudra vous assurer que vous êtes sûr de ce que vous faites, surtout au regard de la croissance et de la prise de poids » nous dit Jackie Lowdon de la British Dietician Association. « Comme pour tout régime restrictif, vous aurez besoin de recevoir des conseils personnalisés d’un professionnel de santé. »

La vegan society, de façon non surprenante, clame que cette alimentation convient à tout âge et comporte une armée de robustes gaillards adultes en bonne santé élevés comme vegan dès leur naissance et heureux d’en faire part aux médias. Cette association publie également un livre de conseils diététiques spécifiques aux besoins des enfants, écrit par la diététicienne Sandra Hood. Cependant, une des portes parole de l’association déconseille le régime cru vegan pour les enfants.

Nigel Denby, diététicien, et auteur de « la nutrition pour les nuls » explique : « il peut être déjà suffisamment délicat de donner des bonnes habitudes alimentaires à un enfant, alors avec un régime vegan, on se complique d’autant plus la tâche. Ce n’est pas une entreprise à tenter sans le soutien d’un diététicien. »

Une attention spécifique doit être apportée à certains nutriments. « Le fer héminique que l’on trouve dans la viande est plus facile à absorber pour le corps » explique Denby. « Le fer non héminique, qui est aussi bon, se trouve dans les végétaux à feuilles vertes foncées, et dans les céréales enrichies en vitamines, mais il faut par contre en consommer de plus grande quantités pour obtenir les mêmes quantités de fer. »

Paige est désormais convaincue que ses enfants avaient un réel besoin, une réelle fringale de produits laitiers. « J’étais complètement perdue, car les permières années, je me sentais bien, calme, satisfaite, et j’avais plein d’énergie. Les enfants n’étaient jamais malades. Mais quelque chose semblait manquer quand même. Nous mangions sans cesse entre les repas, nous étions obsédés par la nourriture. »

Paige pense que le fait d’avoir allaité ses filles au long cours aura aidé à procurer à ses filles certains nutriments, mais l’impact que le même régime a eu sur l’organisme de Paige est dramatique. « Ce n’est qu’à la troisième année que mon corps a commencé a littérallement s’effondrer, à une vitesse effroyablement rapide.Je perdais du poids, mes muscles fondaient à vue d’oeil,le soir je devais me coucher à 20h30. Elle avait également des compulsions alimentaires et parfois ne s’alimentait plus que de galettes de riz et de beurre.

La goutte d’eau qui fit déborder le vase se produisit lors le fils aîné de Paige, Bruce vint lui rendre un jour visite. Il lui demanda si elle pouvait lui acheter un poulet, et Paige se retrouva à en manger la moitié. Après ce jour, elle ne plus pu s’arrêter.  » J’étais comme possédée ». Lors d’une journée normale, je pouvais manger la moitié d’un poulet, boire deux litres de lait, manger 200 grammes de fromage et 3 oeufs. J’en avais besoin. Ca a duré des semaines. Les enfants eux mangaient de grandes quantité d’oeufs durs et de fromage ».

Paige, qui dirige maintenant un magazine de santé en ligne et un magasin d’alimentation crue, explique que la plus grande leçon qu’elle ai tiré de cette mésaventure était de ne plus jamais être si restrictive dans ses choix alimentaires. « Pour beaucoup de gens, il a quelque chose qui fait que de nombreux nutriments sont plus assimilables sous leurs forme animale. J’ignore pour quelle raison, mais l’expérience montre que nombre d’entre nous ne recoivent pas assez de protéines dans un régime végan. »

Aujourd’hui, quand Paige regarde ses deux filles , qui ont maintenant respectivement 7 et 8ans, elle est certaine que leur alimentation leur profite. « Il y a eu toute une période où je me faisais du soucis, ou je craignais d’avoir impacté leur croissance, ce à vie. » nous confie t’elle. « Maintenant je suis rassurée quand au fait qu’elles aillent bien. Même si elles mangent des fruits frais et secs à volonté, comme auparavant, leurs caries se sont complètement résorbées. »

Et maintenant, c’est de leur croissance que l’on parle quand on les voit. Les gens me disent « Mon Dieu, elles ont encore tellement grandi » !