Les végétarismes ne sont pas des féminismes

Le mythe végétarien vous gratifie de la traduction vite faite mal faite de cet article paru dans The Independant. Et oui, je suis bénévole et je prends sur mon temps d’honnête mère de famille pour produire du contenu. J’ai également du produire mon adresse mail et ma date de naissance afin d’avoir accès à l’intérgralité de l’article. Admirez mon dévouement pour la cause.

Cet article vaut ce qu’il vaut, et est bancal par la forme, merci Deepl. Il n’en demeure pas moins qu’il aborde des points essentiels sur le plan nutritionnel, je pense au fer notamment, mais également aux protéines, bien que ce sujet soit largement moqué en véganie, et pourtant, vous reprendrez bien un peu d’indice DIAAS ? Pour en aprendre davantage sur le sujet, voiçi un lien végan qui essplique comme ça les lecteurs de la croyance d’en face pour qui les sites d’informations percus comme omnivores et donc frappés du sceau du tabou ( au sens premier éthymologique *intouchable*) pourront cliquer dessus sans souiller leur souris ou leur pad.

Qu’une idéologie soit très jolie sur le papier ou pas, la biologie se rebiffe, l’atome de fer englobé dans sa sous-unité protéique de l’hémoglobine ne s’y laisserait pas tromper.

Sur ce commentaire martial, je vous laisse lire tranquillement.

Olympe de Gouges, une femme dans la Révolution Française | Les Passionnés  D'Histoire Amino
Olympe de Gouge au bûcher, pas au boucher.

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Les jeunes femmes qui consomment peu ou pas de viande rouge et de produits laitiers sont un public à risque de risque développer des carences en vitamines qui pourraient entraîner des problèmes de santé plus tard dans la vie.

Le professeur Ian Givens, directeur de l’Institut pour l’alimentation, la nutrition et la santé de l’université de Reading, a déclaré lors d’une réunion d’information au Science Media Centre que la moitié des jeunes femmes âgées de 11 à 18 ans avaient une consommation inférieure au niveau minimum recommandé de fer et de magnésium.

Un quart des femmes de cette tranche d’âge consomment trop peu d’iode, de calcium et de zinc, a-t-il ajouté. Le professeur Givens a averti que les jeunes femmes étaient plus exposées que les hommes au risque de développer des carences nutritionnelles, ce qui pourrait s’expliquer par le fait que les femmes sont « plus sensibles aux messages diffusés sur les effets néfastes » de la viande et des produits laitiers sur l’environnement.

Féminisme et végétarisme : les deux faces d'un même combat ? – Sorocité
A quand un féminisme omnivore ? Parce que ça urge là

Au cours de la séance d’information sur les sources alternatives de protéines, le professeur Given explique que s’il existe de bonnes raisons environnementales de réduire la consommation de viande, le passage à un régime alimentaire plus végétal doit se faire « avec une certaine prudence ».

« Nous avons déjà une situation nutritionnelle globale qui est assez fragile à bien des égards et pour certains points, je pense que nous ne sommes pas à l’abri de découvrir des situations pathologiques induites par ces carences dans un futur plus ou moins proche.

« L’adolescence est une période absolument critique pour le développement osseux. Si vous ne vous alimentez pas correctement, cela aura des conséquences majeures en termes de santé osseuse chez les personnes devenues âgées, augmentant le risque de fractures qui peuvent réduire la qualité de vie. »

Les données de l’agence de vérification du crédit Finder ont révélé cette semaine que 14 % des adultes britanniques (7,2 millions) suivent actuellement un régime sans viande, et que 8,8 millions de personnes supplémentaires prévoient de réduire leur consommation de viande cette année.

Le végétarisme est le régime sans viande le plus populaire, avec environ 3,3 millions de Britanniques qui l’adoptent, suivi par le pescetarisme (2,4 millions) et le végétalisme (1,6 million).

Le professeur Givens explique que des comparaisons plus larges entre les avantages de la viande et des produits d’origine végétale devraient être fournies, afin de montrer si les alternatives à la viande et aux produits laitiers fournissent la même quantité de nutriments que leurs homologues d’origine animale.

Anna Mapson, nutritionniste agréée chez Goodness Me Nutrition, rapelle à The Independent que les adolescentes ont particulièrement besoin de niveaux élevés de fer et de calcium dans leur alimentation. Si elles présentent des carences en ces nutriments, cela peut entraîner des problèmes tels que l’anémie et l’ostéoporose lorsqu’elles vieillissent.

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Et c’est toujours les bonnes-femmes qui trinquent

S’il est possible de suivre un régime végétalien équilibré, cela demande beaucoup de planification (*le fameux komilfo, ndlt), de comprendre quels sont les nutriments qui manquent dans les sources végétales, et quels sont les compléments nécessaires pour les compenser, dit Mapson.

« Par exemple, les oméga-3 font vraiment défaut dans un régime végétarien, mais ils sont très importants pour la santé du cerveau. Les enfants âgés de 11 à 18 ans ont un cerveau qui se développe encore et ils ont besoin de DHA préformé pour le soutenir.

« Vous pouvez obtenir des oméga-3 par le biais de certains produits d’origine végétale, mais vous devez les convertir en une forme appropriée, et vous n’en obtenez pas beaucoup. Les noix, les graines de chanvre et les graines de lin peuvent en apporter un tout petit peu, mais je recommande aux végétaliens de prendre un supplément d’oméga-3 préformé », ajoute-t-elle.

Les autres compléments qu’elle recommande aux personnes suivant un régime végétalien ou végétarien sont la B12, la vitamine D et les multivitamines. Elle exhorte les gens à consulter un nutritionniste ou un médecin qualifié s’ils ne sont pas sûrs de ce dont ils ont besoin.

Elles sont filles (ou plutôt femmes), elles aiment la viande et le  revendiquent - Les Filles à Côtelettes - Food & Sens
Une gonzesse qui fait komilfo ?

Mme Mapson met également en garde les personnes qui envisagent de passer à un régime végétalien contre le fait de passer à des substituts de viande végétaliens sans ajouter différents types de légumes à leur rotation de repas.

« Concentrez-vous sur un bon régime à base de plantes plutôt que sur une alimentation reposant essentiellement sur des produits transformés, car vous obtenez alors plus de nutriments. Ne vous contentez pas de troquer vos saucisses animales pour des knackis végan », précise t’-elle.

« Des recherches ont montré que le fait de manger jusqu’à 30 aliments différents à base de plantes par semaine est vraiment bon pour la santé de vos intestins, c’est donc une chose à garder à l’esprit si vous envisagez de devenir végétalien. Veillez à avoir une alimentation aussi variée que possible pour vous assurer d’obtenir autant de nutriments que possible. »

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La lecture de ce torchon karnist vous était offerte ni par Bill Gates ni par la Silicon Valley qui investissent dans la viande cellulaire et qui rachètent des terres pour y faire pousser des layguoumieuzes, en tant que grand mécène éthique de l’humanité. C’est pas moi qui le dit, c’est France soir, média militant s’il en est.

Le véganisme, un péril sectaire ?

C’est moi qui suis trop naïve, ou lorsque l’on se revendique d’une démarche sceptique on ne devrait pas apeller à ne pas lire un texte avec comme seul argument que c’est un « torchon » ?

Moi je me suis bien fadée la lecture de leur prétendues serviettes !

Clair et Lipide

Imaginez que vous, végans, ayez une feuille de route afin de faire progresser la cause.

Vous pouvez, dès lors, mener des opérations d’envergures, comme sur Twitter, où il est possible d’agir comme un seul homme et manifester sa désapprobation en bande.

Perte d’individualité, action militante collective et très certainement concertée

Cela donne hélas un effet de meute, sectaire, dont je ne sais s’il est calculé ou assumé (façon Projet Méduses ?).

En marge de ces petites mains forts utiles, mais limitées en terme de stratégie de long terme, vous devez donc rendre le véganisme sympathique, attrayant, éthique, et…scientifique. Et vous amalgamer avec les gens qui comptent, et ayant bonne réputation.

En effet, si conquérir le grand public par les vidéos L214 sur les abattoirs est requis et fonctionne admirablement bien, il semble qu’il faille plus que cela. Laissons les hommes politiques être influencés par les grandes figures de…

Voir l’article original 7 194 mots de plus

Harcèlement, doxxing, intimidations, menaces de mort : le triste sort destiné aux ex-végans qui « parlent trop ».

La mythesse végétarienne reprends du service avec ses traductions faites à la va comme jte débunke pour le plus grand plaisir égoïste de son lectorat rougeaud et bidochonnesque ❤

Devenir végan n’a jamais été aussi populaire – mais nombreux sont ceux qui essaient et finissent par décider ensuite de remanger des produits d’origine animale. Il n’est pas rares que ces personnes soient violemment pointées du doigt comme « traîtres à la cause » pour leur retour à l’omnivorisme.

Au cours de l’année précédente, la jeune femme avait souffert de divers problèmes de santé – faible niveau d’énergie, brouillard cérébral, règles douloureuses, chute de cheveux et peau terne – dont elle pense aujourd’hui qu’ils étaient dus à son régime alimentaire. Elle affirme que ce déclin a été progressif et est passé pratiquement inaperçu. « Parce que ce n’est pas un épuisement instantané, vous ne vous sentez pas soudainement mal le lendemain, c’est des mois plus tard. C’est très, très lent. » En un peu plus d’un an, cette alimentation équilibrée, végétale, tout fait maison, regorgeant de légumes issus de de la ferme biologique où elle travaille, ainsi que des légumineuses et des noix pour les protéines, avait, selon elle, fait des ravages dans son corps.

2015, Freya Robinson décide de devenir vegan. Pendant plus d’un an, la jeune femme de 28 ans n’a pas consommé un seul produit d’origine animale. 2016, lors de vacances en famille en Bulgarie, elle passe devant un restaurant de steaks et quelque chose en elle bascule. « Je suis entrée et j’ai commandé le plus gros steak disponible et je l’englouti dans la foulée« , raconte-t-elle. Après l’avoir terminé, elle en commande un autre.

Le matin suivant le steak a été révélateur : « J’ai ressenti une poussée d’énergie. Mon visage rayonnait à nouveau. Je me souviens avoir bondi hors du lit et ce n’est qu’à ce moment-là que j’ai réalisé que j’avais lentement privé mon corps de nutriments vitaux ». Elle affirme que les jours qui ont suivi la réintroduction des produits d’origine animale dans son alimentation ont vu sa clarté d’esprit et sa capacité à gérer le stress revenir. Les petits désagréments, comme le fait de s’occuper d’un client grincheux à l’étal du marché de la ferme, ne semblaient plus être un fardeau énorme comme auparavant ; le travail physique intense à la ferme semblait moins pénible. Ayant fonctionné à ce qu’elle décrit comme étant 60 %, tant physiquement que mentalement, elle « réalisait maintenant ce que devrait être la norme« 

En un peu plus de 75 ans, le véganisme est passé d’un mouvement marginal à un choix de vie courant pratiqué par des millions de personnes dans le monde. En 2019, on estimait qu’environ 600 000 personnes en Grande-Bretagne suivaient un régime végétalien – contre environ 150 000 personnes en 2014. Cette année a vu le plus grand nombre (plus de 580 000 personnes) s’inscrire à Veganuary, s’engageant à manger un régime à base de plantes pendant tout le mois. L’année prochaine devrait être encore plus importante. Une foule de nouvelles marques véganes, dont certaines appartiennent aux grands supermarchés, ont rendu ce régime autrefois confidentiel et réservé à quelque initiés marginaux, facile à suivre.

Après avoir réintroduit les produits d’origine animale et s’être exprimé à ce sujet, on le traite de « meurtrier » et il recoit des menaces de mort.

Depuis ses débuts, la raison d’être du véganisme occidental est de réduire la souffrance causée aux animaux (la valeur fondamentale, selon la Vegan Society, est d' »exclure, dans la mesure du possible et du praticable, toute forme d’exploitation et de cruauté envers les animaux »). On en est venu à considérer le véganisme comme un mode de vie à part entière, plutôt que comme un régime alimentaire – les adeptes évitent généralement le cuir, le miel et les autres produits fabriqués à partir de sous-produits animaux. Mais c’est à l’alimentation – entièrement végétale, sans viande ni produits laitiers – que la plupart des gens pensent. Et elle est de plus en plus plébiscité pour ses prétendus bienfaits sur la santé. Des études ont montré qu’un régime à base de plantes peut être efficace pour perdre du poids. « Les gens perdent effectivement du poids avec un régime végétalien. C’est assez courant », affirme Tom Sanders, professeur émérite de nutrition et de diététique au King’s College de Londres. Il peut également réduire le risque de diabète de type 2 et de certains cancers, diminuer le taux de cholestérol et réduire les maladies cardiovasculaires.

De nombreux athlètes qui sont devenus végan font l’éloge de ce régime qui selon eux a boosté leur carrière. En 2017, l’attaquant anglais Jermain Defoe explique que son régime végan était en partie la raison de la poursuite de sa carrière en Premier League à la fin de la trentaine. Bien que désormais pescatarien, il joue toujours pour les Rangers à 39 ans. La même année, la superstar du tennis Vénus Williams déclare que son régime végan crudivore lui donne un nouvel élan d’énergie. Selon elle, le retour de son endurance et de ses forces sont dues à ce régime végan-crudivore. Parmi les autres sportifs végan figurent Lewis Hamilton et le champion d’ultramarathon Scott Jurek.

Des arguments environnementaux sont avancés en faveur d’un régime à base de plantes, certaines recherches attribuent jusqu’à 73 % de réduction d’impact carbone en supprimant la viande et les produits laitiers. La popularité des alternatives végétales est aujourd’hui un business juteux : l’industrie alimentaire végan britannique devrait générer un profit d’environ 658 millions de livres sterling cette année.

Mais alors que des centaines de milliers de personnes au Royaume-Uni adoptent le véganisme, nombreux sont ceux qui y renoncent – et doivent affronter de violentes réactions de la part de végans intrégristes. Le coureur britannique et YouTuber Tim Shieff, qui s’est fait connaître en tant qu’athlète végan passionné, mais qui a ensuite admis qu’il avait renoncé, a dû faire face à un déluge d’insultes. De son côté, la blogueuse canadienne Maddie Lymburner, qui avait bâti sa renommée fait un grâce à ses recettes et ses vidéos d’influenceuse végan, avant de concéder qu’elle avait du se résoudre à ajouter « quelques produits animaux » à son régime, a été contrainte de cesser de publier des articles sur l’alimentation en raison de la brutalité des réactions.

Dans des communautés en ligne dédiées sur Facebook, Twitter, Reddit et d’autres plateformes, des groupes de soutien d’ex-végan partagent des histoires de déclin de leur santé physique et/ou mentale qui, selon eux, est due à ce régime. Ces groupes apportent leur soutien et offrent des conseils pour réintroduire les produits d’origine animale. Ils permettent également de gérer les retombées sociales qui peuvent survenir lorsqu’une personne abandonne une partie importante de son identité. (arrêt de la viande, harè Krishna)

Au début, Tommy Kelly pensait que son régime végétalien avait un effet positif sur sa santé. Cet homme de 41 ans devient végan pour des raisons de droits des animaux en 2016, pendant son rétablissement d’un grave trouble alimentaire. Supervisé par une équipe de spécialistes, dont une infirmière, un diététicien et un psychiatre, il consommait un régime hypercalorique afin d’augmenter régulièrement sa masse corporelle. « Je prenais constamment du poids », raconte Kelly. « Ma santé semblait simplement aller de mieux en mieux ».

Mais vers la troisième année, malgré la prise scrupuleuse de tous les compléments alimentaires nécessaires, les problèmes commencent à surgir. Ce rescapé des troubles alimentaires commence à remarquer qu’il a du mal à conserver son poids de forme malgré un régime calorique composé de céréales, de fruits et légumes, de protéines et de graisses végétales. Des problèmes digestifs l’amènent à faire des hémorragies du rectum et à aller à la selle jusqu’à 16 fois par jour. Il est prouvé que, chez certaines personnes, les aliments riches en lectines, comme les légumineuses, les céréales, certains légumes et les noix, peuvent endommager la muqueuse intestinale s’ils sont consommés en grandes quantités pendant une période prolongée. Puis apparaissent des pertes de mémoire à court terme, des aphtes, la sécheresse de la peau, la baisse de la libido et des problèmes capillaires.

Les migraines dont il souffrait auparavant une poignée de fois par an deviennent quotidiennes et invalidantes. « À un moment donné, ma femme a cru que je faisais des AVC, raconte-t-il, parce que je m’exprimais mal et mon visage s’affaissait ! »

Janvier 2020, il prends à contrecœur la décision de réintroduire des produits animaux d’origine éthique, sous les conseils de son diététicien et de son équipe de suivi médicale élargie. ces derniers s’inquiétaient de constater sa perte de poids et soupçonnaient que son déclin eu été lié à son régime alimentaire. Cette décision le mine par la culpabilité. « Je ne voulais pas le faire, parce que j’étais très attaché à l’éthique », dit Kelly. « Il m’a fallu quatre à six mois avant de réussir à remanger un œuf« .

Elle a été qualifiée de « s….e », de « vendue » et de « perverse narcissique » qui recommence à tuer des animaux pour son plaisir gustatif égoïste ».

Peu après avoir réintroduit du saumon et des poissons gras locaux dans son alimentation, il constate une amélioration significative de ses symptômes, qui, selon lui, se sont « totalement inversés ». Aujourd’hui, après avoir pris du poids dans le cadre d’un régime omnivore alors qu’il mangeait moins de calories, il ne s’est jamais senti aussi bien.


Pendant les presque cinq années où cet ex malade de troubles alimentaires était végan, il s’est immergé dans la communauté végé, qui organisait des veillées devant les abattoirs, s’inscrivait dans le groupe de défense des droits des animaux Anonymous for the Voiceless, et entreprenait des actions de sensibilisation au véganisme sur internet sous le pseudo de Tofu Tommy. « Le véganisme devient en quelque sorte votre identité », raconte-il. Après avoir réintroduit des produits d’origine animale et parlé de ses expériences, Kelly est qualifié de « meurtrier » et recoit des menaces de mort de la part d’inconnus. « Ils s’en prennent à tout le monde et vous traitent de tous les noms. Ils sont censés être compatissants et ils ne le sont vraiment pas ».

Août 2020 : lorsque Lymburner annonce dans un post Instagram en qu’elle avait réintroduit les œufs et le poisson dans son assiette après six ans de véganisme, détaillant que c’était « quelque chose que je devais faire pour ma santé et mon bien-être général », elle fait face à un déluge de commentaires plus horribles les uns que les autres. Elle explique qu’elle souffrait de terribles douleurs menstruelles, qu’elle perdait ses cheveux et qu’elle était dévorée d’acnée. La réintroduction d’une petite quantité de produits d’origine animale lui a permis de redevenir un « être humain fonctionnel« .

L’influenceuse s’était construit un public autour de la nutrition et de la forme physique à base de plantes, et commercialisait une méthode de coaching adressé à ses 900 000 followers sur YouTube et Instagram. (Elle a depuis lancé une chaîne de fitness qui compte près de 6,5 millions d’abonnés.) Bien que la plupart des commentaires aient été postés en soutien, la jeune femme de 26 ans a également été qualifiée de « vendue » et, de la part d’un autre influenceur végan, de « perverse narcissique égoïste qui recommence à tuer des animaux pour satisfaire son simple plaisir gustatif égoïste ».

Pour Chloe Reed (ce n’est pas son vrai nom), les dégâts de santé occasionnés par son alimentation végan a été moins physiques que psychologiques. En 2017, elle et son mari décident de devenir végan pour des raisons éthiques ; comme beaucoup d’autres, ils sont bouleversés par les documentaires pro-végan influents tels que Earthlings, Cowspiracy, The Game Changers et Seaspiracy. Les documentaires sur l’alimentation et la nutrition de ce type ont connu un véritable essor ces dernières années grâce aux plates-formes mondiales de diffusion en continu, même si la rigueur scientifique de certains d’entre eux a été remise en question. (L’affirmation de Game Changers, par exemple, selon laquelle « le simple fait de boire du lait de vache » peut réduire la testostérone et augmenter les œstrogènes chez les hommes, était basée sur une étude portant sur 18 participants seulement, dont sept hommes).

En adoptant un régime alimentaire complet bien planifié – utilisant des ingrédients qui ont été transformés ou raffinés le moins possible – Reed et son mari ont tous deux perdu du poids. « Je me suis sentie très bien », dit-elle. Mais l’euphorie initiale a été de courte durée. Ce qui était auparavant gérable, « en arrière-plan », des pensées intrusives avec lesquelles elle avait vécu toute sa vie, est devenu impossible à ignorer.

La malbouffe végétalienne est riche en calories mais a très peu de valeur nutritionnelle. Elle peut entraîner des carences et constitue un piège pour les novices.

« Les pensées intrusives ont empiré et se sont multipliées », explique Reed, 32 ans, qui vit dans le Wiltshire. « Et j’ai développé une anxiété épouvantable. Après environ un an de vie végétalienne, la situation s’est vraiment aggravée et m’a conduit à demander de l’aide. On m’a diagnostiqué des TOC et de l’anxiété. »

2021, avec le soutien d’une diététicienne, elle prends la décision de réintroduire dans son alimentation, pour la première fois en 4 ans, du poisson et des œufs provenant d’un élevage en plein air local. Cela n’a pas été facile. « La peur et la culpabilité étaient énormes », dit-elle. Mais depuis, elle ne peut que constater une nette amélioration de sa santé mentale. « Je suis persuadée que mon régime végan était la cause de mes troubles psy. Je n’ai remarqué une réelle amélioration que depuis que je remange des produits d’origine animale. » Consciente que certains diront que les deux problèmes ne sont pas liés, la mère de deux enfants qui allaite afirme qu’elle a définitivement plus d’énergie et a même vu sa production de lait augmenter. « Je ne pense pas que cela puisse être un placebo », dit-elle. Ses amis et collègues accueillent la nouvelle sans broncher, mais lorsqu’elle se lance à partager cette expérience sur des forums en ligne, elle fait face à un déferlement de haine – principalement de la part de ceux qu’elle appelle « les têtes de noeud du mouvement ». Elle décrit le mouvement végan comme « toxique« . Quel que soit l’effet recherché, cela a fini par « appuyer encore plus mes convictions en la matière », dit-elle.

Alors que le véganisme n’a jamais été aussi populaire, c’est un régime qui défie la culture occidentale de consommation de viande. Les recherches suggèrent que les végan sont confrontés à des préjugés négatifs de la part des non-végan, une étude de 2015 ayant révélé que le seul groupe défavorisé considéré plus négativement que les végan était celui des toxicomanes.

Cela peut expliquer pourquoi de nombreux végan recherchent le confort et l’appartenance à une communauté. « Selon les raisons pour lesquelles les gens ont décidé de devenir végan, vous pourriez constater que certains commencent à s’identifier davantage à d’autres végan et au véganisme en tant que groupe identitaire« , explique le Dr Madeline Judge, professeur adjoint en psychologie sociale et environnementale à l’Université de Groningue. « Il ne s’agit pas seulement d’un régime alimentaire, mais d’un mode de vie, et parce que cela nécessite de s’écarter de la norme, vous devez souvent apprendre une nouvelle façon de manger, de nouveaux endroits où manger, et vous pouvez constater que vous différez dans vos valeurs de vos amis et de votre famille. »

Pour d’autres, explique Judge, le fait de faire partie d’un collectif qui partage le même système de croyances peut soutenir les efforts et l’enthousiasme pour vivre des choses alternatives. « Il est difficile de changer le monde tout seul dans son coin. C’est beaucoup plus facile si vous appartenez un groupe« , dit-elle.

Rebecca Jones, médecin généraliste en exercice qui gère un site de conseils, The Vegan Doctor, préconise un régime végétalien comme changement de mode de vie pour certains patients – en particulier ceux qui sont en surpoids ou qui souffrent de maladies cardiovasculaires, d’hypercholestérolémie ou de diabète. « Je propose toujours un régime à base de plantes comme l’un des moyens de changer sa santé », déclare Jones. « Pour moi, c’est un choix éthique – un peu comme la religion ou la politique. Je ne veux pas que mon patient ait l’impression que je lui dis que c’est la seule solution. »

Jones, 39 ans, est végan depuis 2017 mais végétarienne depuis de longues années. Bien qu’elle reconnaisse qu’il existe des obstacles qui peuvent rendre le véganisme difficile pour certaines personnes (coût, climat, lieu), elle pense qu’un régime végétal équilibré sur le plan nutritionnel et bien planifié est adapté à tous. « La subtilité réside dans le « bien planifié », explique cette militante. « La malbouffe végan, par exemple, est riche en calories mais a très peu de valeur nutritionnelle – si elle est consommée de manière routinière sans l’ajout de légumineuses, de produits frais, de noix, de céréales complètes, elle peut entraîner des carences nutritionnelles et constitue un piège potentiel pour les nouveaux végan. » En ce qui concerne les prétendus problèmes de santé associés à ce régime, elle soupçonne la popularité actuelle du végétalisme d’être en cause. « De nombreux non-végans présentent également des carences en certains micronutriments, mais comme le véganisme est actuellement très à la mode, il est souvent accusé d’être la seule raison pour laquelle quelqu’un peut se sentir mal. »

Les gens ont des motivations différentes pour adopter un régime à base de plantes, mais certains partisans acharnés des droits des animaux estiment que toute personne se décrivant comme végan devrait le faire pour les animaux. « Je pense que le mot véganisme est brandi parfois un peu trop facilement », soupire la militante. Si vous vous vous définissez comme végan, c’est que vous défendez les droits des animaux. C’est un régime à base de plantes qui est maintenant dans l’air du temps, mais, le véganisme est ce qu’il a toujours été ».

« La diffusion de messages responsables au sein de la communauté végane permettrait de maintenir les gens en meilleure santé et d’éviter que beaucoup ne se sentent obligés de tourner le dos au véganisme », déclare Sophie Medlin, présidente de la British Dietetic Association pour Londres. Selon elle, cela s’étend aux conseils en matière de nutrition. « Il circule une idée recue selon laquelle un régime végan est nutritionnellement complet et fournit tous les nutriments essentiels en quantités adéquates. »

La vitamine B12, qui est nécessaire à la production de globules rouges, ne se trouve naturellement que dans les aliments d’origine animale comme la viande et les produits laitiers, de sorte que les végans doivent obtenir leur B12 en se complémentant de façon suffisante. Une étude a révélé que les végan ont des niveaux de B12 inférieurs à celui des végétariens et que ces derniers ont eux-mêmes des taux de B12 inférieurs à ceux des omnivores, et qu’ils courent un risque plus élevé de développer des symptômes liés à une carence. « Les risques liés à l’absence de supplémentation dans le cadre d’un régime végan peuvent être dévastateurs« , avertit le Dr Medlin. D’autres carences, en vitamines et minéraux dont le calcium et la vitamine D, peuvent se manifester de différentes manières, en affectant la santé des os, par exemple. « Ce que nous constatons maintenant dans les suivis à long terme des végans, par rapport aux végétariens et aux omnivores, c’est qu’ils ont en fait un plus grand risque de fractures« , explique le professeur Sanders, qui étudie la nutrition végan depuis près de 50 ans.

Pour Chloe Reed, le fait de devoir prendre des suppléments de B12, ainsi que de fer, d’iode, de DHA (un acide gras oméga-3) et de calcium a contribué à sa décision d’arrêter. « Quelque chose m’a fait penser que l’on ne devrait probablement pas prendre autant de suppléments si l’on n’a pas de problème de santé existant« , dit-elle. Freya Robinson est d’accord : « Je ne crois pas vraiment que les compléments soient la clé d’une alimentation saine« .

Pourquoi le végan fonctionne-t-il bien pour certains, mais semble avoir un effet néfaste sur d’autres ? Selon Sanders, si nous avons tous besoin de la même diversité de nutriments, « les besoins varient d’une personne à l’autre ». Lorsqu’une personne passe à un régime à base de plantes, elle consomme toute une série d’aliments que son intestin n’a peut-être pas rencontrés fréquemment dans le cadre d’un régime omnivore, notamment des céréales, des fruits et d’autres glucides. « L’une des premières choses qui change lorsqu’une personne devient végan est sa flore intestinale, et cela peut prendre un peu de temps pour se stabiliser », explique Sanders.

« La génétique joue un rôle important dans l’efficacité avec laquelle nous pouvons convertir les acides gras essentiels », ajoute Medlin. Pour certains, il est génétiquement plus difficile de convertir les nutriments essentiels dont notre corps a besoin à partir de sources végétales en versions biodisponibles que notre corps peut réellement absorber et utiliser. « Certains d’entre nous ont besoin de plus, et d’autres se sentiront bien avec moins ».


Aucun régime alimentaire n’est un remède miracle. Mais lorsque ce que vous mangez devient un style de vie – une identité, et avec elle l’appartenance à une communauté – les gens peuvent avoir l’impression qu’ils ne peuvent pas changer leurs habitudes sans trahir le reste du groupe.

Robinson n’a quand à elle jamais regretté ce steak fatidique en Bulgarie. Elle s’identifie désormais comme une « omnivore éthique » et pense que la viande devrait être considérée comme un luxe occasionnel plutôt que comme une denrée quotidienne : une fois par semaine est amplement suffisant, suggère-t-elle. Mais les tentatives de débattre de ce point avec des sections de la communauté végan sur les médias sociaux se transforment souvent en abus. (ndlt* = vous la sentez sa grosse flexi-soumission ?)

Au-delà de la guerre des mots souvent virulente en ligne, les deux groupes peuvent trouver un terrain d’entente. Les ex-végan à qui j’ai parlé continuent tous à faire attention à ce qu’ils mangent, à examiner les conditions dans lesquelles les animaux sont élevés et à prendre en compte l’impact de leur consommation alimentaire sur l’environnement. Ils ont découvert que la lutte pour rétablir leur santé ne doit pas compromettre complètement les principes qui les ont initialement attirés vers le véganisme. « Il y a le côté santé, mais il y a aussi le côté planète », explique Robinson. « Et quel prix peut-on vraiment donner à la planète ? ». (namasté)

Le drame du véganisme.

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Petite tranche de vie ordinaire inspirée d’une histoire vraie fraîche d’aujourd’hui sur les réseaux sociaux.

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Acte 1 -scène 1- Une prise de contact passablement musclée.

Jean-Kyllian Tofu –  (Super énervé, un profil Facebook qui indique un cursus aux Hautes Etudes en Sciences Sociales, contacte la messagerie privée du Mythe ne dit ni bonjour ni merde, est vraiment super remonté comme un coucou.) 

– Jean-Kyllian Tofu : « Vous aviez l’ambition de faire une page critique sur le végétarisme. Mais tout ce que vous faites, c’est publier un ramassis de désinformation, relayer les « réflexions » les plus bêtes qui soient sur le végétarisme. Vous êtes vraiment suffisamment idiots pour croire que le véganisme serait moins respectueux de la nature que l’alimentation carnée ? En étant si peu rigoureux, vous faites du mal. Je vous rappelle que 90% des animaux terrestres sont des animaux d’élevage, élevés de manière industrielle pour 80% d’entre eux. À cause de gens comme vous, la Terre est devenue un enfer pour les êtres vivants. Vous êtes vraiment des salauds. Fermez cette page, c’est ce que vous pourriez faire de mieux.

Le Mythe (classe et distinguée comme à son habitude, essaie de ramener JK végan à des modes de communication plus…enfin moins, enfin vous voyez quoi, le tout avec un brin de provoc, parce que quand même, il faut bien se faire plaisir de temps à autres, mais quand même avec l’espoir que le type ai un peu honte et se ressaisisse.)

Le Mythe : « Bonjour Jean-Kyllian. Tiens c’est rigolo, j’avais caressé l’ambition d’un cursus à l’EHESS également et puis finalement. ..j’ai eu un bébé à la place 😉 J’avais rencontré François Flahault 😊 (prise en flag’ de name dropping, Le Mythe.) Je suppose que tu as rédigé ce commentaire sous le coup de la colère en réalisant qu’il existait une critique argumentée d’un point de vue « au delà » du véganisme ? Je me souviens avoir éprouvé cette gamme de sentiments à l’époque ☺
Quoi qu’il en soit je reste à ta disposition si tu souhaites continuer à échanger sur ce sujet qui me passionne. »  (ton mielleux à souhait).((ou sirop agaveux à souhait, comme vous préférez.))

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Acte 1 -scène 2 – La tension monte sur la messagerie.

Jean-Kyllian Tofu – (en manque de choline) : « Il existe quelques critiques intéressantes du végétarisme, mais de ce que j’ai vu ça reste léger. Ce que j’ai vu sur votre page est très clairement en-dessous de cette critique constructive : c’est vraiment au ras des pâquerettes, de pures bêtises. Ça me fatigue de voir ça. Et j’ai du mal à comprendre comment on peut être assez bête pour croire que le monde se porte mieux si on mange des animaux : ça n’a aucun sens. Enfin si, bien sûr, je comprends bien l’intérêt de vouloir faire disparaître la dissonance cognitive entre « j’aime gustativement la viande » et « c’est abominable de manger de la viande », en se persuadant que c’est bon de manger de la viande. Mais cette façon de se donner bonne conscience, en faisant taire son esprit critique, est ce qui s’appelle être un salaud. »

(Il y va fort quand même, le bougre !)

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Acte 1 scène 3 – La discussion part en eau de boudin.

Le mythe – (Commence à se dire qu’elle va le faire parler, juste pour rigoler et voir ce qu’il en sort.)

Le Mythe  :- « Bon. Dis moi si je comprends bien le sens de ta démarche. Ta demande c’est que je ferme mon média critique ? J’ai bien saisi ?Tu me donnerais les références des « critiques intéressantes du véganisme » que tu mentionnes plus haut ? ☺Du « végétarisme », pardon. »
Jean-Kyllian Tofu (de plus en plus à fleur de peau) : – « Puisque ce n’est pas un média critique mais plutôt une page « bistrot de végétaro-sceptiques », oui je préfère que ça disparaisse.
Non désolé je n’ai aucune référence « anti-végétarisme » à donner, je n’ai jamais vu une réflexion ou un fait qui m’a fait me dire « tiens, ça pourrait quand même être bien de manger de la viande » (comme je disais, les critiques « intéressantes » restent très légères, c’est surtout à base de « il faut combattre la nourriture industrielle et transformée », mais manger de la viande ne règle pas du tout le problème). La conclusion est toujours qu’il faut juste arrêter de manger des animaux. »

(coup dur pour le Mythe d’entendre ça qui n’a vraiment plus qu’à fermer la page.)

Jean-Kyllian Tofu : « Par contre, en référence critique et sérieuse je propose ça :  (lien you toube directement issu de l’arsenal critique d’un mec qui a fait ses « propres recherches » sur Doctissivégamo : le Mythe se chie dans son froc devant tant de débunk de qualitay.)

Jean-Kyllian Tofu (impitoyable et triomphant) : – « Malheureusement » il en arrive à la conclusion que manger des animaux c’est juste mal et injustifiable, donc ça ne te plaira probablement pas. »
(Re-coup dur pour le Mythe qui n’est plus qu’une flaque à ce stade de la conversation.)
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Acte 2 scène 1 – Le Mythe contre attaque pédagogiquement.
Le Mythe – (un peu lassée de parler avec JK Tofu, essaye de lui faire comprendre qu’il est juste le milliardième à se croire trop génial à suivre les directives de Bill Gates et de la Silicon Valley) : « Il dit que c’est pôbien » 😕

Jean-Kyllian Tofu (sûrement un peu embêté de recevoir une réponse aussi courte et désabusée) : – « et ? » « Que quoi est « pôbien », d’ailleurs ? »

Le mythe – (Se rapelle qu’elle a des frites à la graisse d’oie qui cuisent et que les enfants ont faim) : – « Ben c’est la vox populi. « L’élevage cay pa biiiien » « Le lay cay pour lay vowwww »
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Acte 2 scène 2 – Où Jean-kyllian Tofu, mené, commence à suffoquer et convoquer un registre de langage davantage châtié.
Jean-Kyllian Tofu (un peu deg en vérité d’être assimilé à une péta/sse, se drapant dans un regsitre de langage zététique pour garder la face)  :
– « Ces positions sont étayées. Tu aimerais quoi en fait ? Des argumentaires intelligents qui disent que c’est bien de manger de la viande et boire du lait ? Ça n’existe pas. »

Le Mythe – (Réalise soudainement le niveau de culture scientifique de son interlocuteur, décide de tout miser sur l’humour et la vexation.) :

– « Oui han. Les méta-analyses cay pour lay chiens-han 😀
Bon
Je suggère qu’on arrête là 😁 Ce bidochonnisme végan
Mon beauf 2020 est vegan ^^ »
Jean-Kyllian Tofu : (Commence vraiment à se demander si discuter avec le Mythe était une si bonne idée que ça finalement) :

– « Être rebelle n’est absolument pas ce qui m’intéresse, puisque j’aimerais bien que le végétarisme devienne la norme..

Tu aurais 1 argument en faveur de l’alimentation carnée ? »
Le Mythe (mesquine au possible) : – « Et bien réjouis toi. Les végétarismes sont devenus la pensée dominante.) »

Jean-Kyllian Tofu (A encore l’impression de faire parti d’un mouvement cool et entends tout faire pour ne pas laisser quiconque lui suggérer l’idée que le véganisme c’est sooOo 2017) :  « Ouais, 5% de végétariens en 2017. Et il faut voir comment les militants végans sont reçus sur les plateaux télé…Tu vis vraiment sur une autre planète. La plupart des plats dans les restaurants sont à base de viande et de poisson. »

Le Mythe (Ne se laisse pas emberlificoter par des aussi grosses ficelle, de toutes façon, les frites sont prêtes) :
– « Des arguments en faveur de « l’alimentation carnée » ? Tu prends le problème à l’envers, c’est à toi qu’imcombe la charge de la preuve. Comme t’as l’air de t’y connaître en zététique you tubesque, je suis sûre que tu vas nous dénicher des preuves que le vayganism c’est mieux que la viond. »
Jean-Kyllian Tofu – (ne lâche pas le morceau) :
– « Et tu dis que les végétarismes sont la pensée dominante. Tu perçois une réalité complètement déformée, ça s’appelle de la déréalisation, tu devrais consulter. »
Le Mythe (Commence à réfléchir à mettre en scène ce dialogue surréaliste sous forme de pièce de théâtre pour sublimer l’expérience, lui donner un sens.) :
– « Tu as des adresses à me suggérer ?
Merci pour le diagnostic non sollicité by the way 💙
Bon ». 
(Il doit se dire à ce moment qu’il lui a coupé le sifflet)
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Acte 2 scène 3 –  Jean-Kyllian Tofu tente une parade zététique de ceinture blanche de pensée critique.
Jean-Kyllian Tofu (Ne se doûte pas une seule seconde de la perfidie de mes plans démoniaques) :
– « La charge de la preuve ? Il y a une accumulation de preuves scientifiques selon lesquelles les animaux souffrent de l’élevage, et que l’élevage est une catastrophe écologique (totalement inefficace d’un point de vue énergétique), et plus de n’avoir aucun intérêt supplémentaire par rapport à un régime végétalien bien mené. Que veux-tu de plus ? »
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Scène finale-

Le Mythe (Se dit qu’elle a accumulé suffisamment de matériel et que toutes les meilleures choses ayant une fin, il faut songer à raccrocher maintenant.)  :
– « Je ne pense pas que ce type d’échange soit très fructueux, en ce qui me concerne, j’y mets un terme. »
Jean-Kyllian Tofu (montre son vrai visage et largue une dernière diarrhée censée faire démissionner le Mythe de Facebook définitivement)

– « Les urgences de Sainte Anne.

Tu n’as fait que confirmer que les carnistes étaient des déchets de la pensée humaine. »
(Et paaaaan dans nos gueules de salomnivores.)
Le rideau se ferme, le public de la page applaudit.
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La planète a besoin de plus d’élevage, pas de plus de soja.

Du caractère fallacieux de l’injonction générale à manger moins de viande.

Traduction de cet article de Seth Itzkan, le co-fondateur de l’association Soil4climate.

Ce qui est terriblement insidieux dans l’idée qu’il faudrait « manger moins de viande« , c’est que cette injonction permanente véhicule l’idée implicite que la viande est mauvaise (alors que, bien sûr, elle ne l’est pas). La conséquence étant que tout naturellement les choix du consommateur mal averti se reporte vers des succédanés de fausse viande, de soja OGM et son corollaire :  l’appauvrissement des sols au détriment de solutions alternatives,  régénératrices et nutritionnellement supérieures que sont le bœuf et les produits laitiers. Ces « alternatives animales » sont pourtant les éléments essentiels dans  le cadre une démarche d’améliorer la structure des sols, d’y capter du carbone,  afin de revitaliser les écosystèmes de pâturage et en bout de chaîne dans l’assiette du consommateur. Ce que Burger King, et d’autres franchises, devraient faire, au lieu de transporter des cargos d’Aliments Impossibles (substitut de viande), c’est d’insister pour que chaque région s’approvisionne en au moins 10 % de ses viandes localement et via une production écologiquement restauratrice des sols. Cela donnerait un coup de fouet à la révolution alimentaire qui est un rouage incontournable du défi contemporain que représente le changement climatique.

 

Regardons y de plus près. La viande, nous le savons, est la nourriture la plus saine sur terre, et il n’y aurait pas eu d’évolution humaine ni de pensée élaborée sans que nos ancêtres en aient consommé. Et, bien sûr, il n’y aurait pas non plus de sol riche en carbone sur les deux tiers de la surface terrestre de la planète qui dépend de l’activité des ruminants. Les mensonges déplacés qui font honte à la chair animale permettent la promulgation d’obscènes Franken-aliments comme l’Impossible Burger. Ces aberrations de la sensibilité culinaire sont en plein boum, et cet engouement n’est pas près de diminuer notre dépendance au soja. Ces « alternatives capitalistico-vertes » incarnent en outre la richesse générée par ce que nous mangeons comme un capital juteux détenu dans les mains de quelques entrepreneurs de technologie de pointe, qui, comme des vautours des affaires, utilisent des arguments fallacieux pour nous vendre de la « viande de laboratoire « un simple véhicule de capitalisation de la propriété intellectuelle. Ce qui compte pour ces marchands de faux, ce sont les brevets, et non la qualité intrinsèque des produits.

14 brevets dans chaque bouchée de viande de synthèse. Miam, un véritable trésor de guerre de plus de deux milliards de dollars selon les dernières estimations. Si un tel budget était alloué au pâturage régénérateur, nous pourrions mettre fin à la faim et à la désertification en Afrique.

Le pâturage planifié de façon holistique au Zimbabwe – construire le sol, inverser la désertification, séquestrer le carbone du sol. Photo Copyright Seth J. Itzkan

Le vrai problème, comme la plupart des gens de ce groupe le savent, c’est le soja et le maïs utilisés dans les élevages concentrationnaires (Note du mythe : CAFO : ce type d’élevage… n’existe pas en France.) . Lorsque l’accent est mis sur le sol, c’est évident, nous avons en fait besoin de beaucoup plus d’animaux !  De grandes régions du pays, comme pratiquement tout l’État de l’Iowa, qui pratiquent la culture céréalière annuelle, devraient être reconverties en prairie à herbes hautes avec pâturage. Lorsque le citoyen moyen comprendra cela, et lorsqu’il y aura des marchés du carbone pour récompenser la réduction des émissions, ce débat sera caduque. Les viandes nourries au pâturage seront concurrentielles sur le plan des coûts par rapport aux viande issues d’élevage concentrationnaires, tout comme l’énergie solaire est maintenant concurrentielle par rapport aux combustibles fossiles. On n’entend pas les gens réclamer d’employer « moins d’énergie ». Vous les entendez revendiquer des « énergies propres », ou encore des « énergies renouvelables ». Cette même logique sera appliquée à la viande, non pas « moins », mais « mieux ».

Seth Itzkan.

A qui profite le lobby végan ?

Traduction d’un bel artikledegoch paru sur The Conversation.

A en croire les journaux et les médias qui causent de diététique, on imagine que les médecins et les diététiciens sont LES personnes qui donnent le la sur le sujet de la nourriture, et qui nous guident à travers le maquis de ce qu’il convient de croire en terme de nutrition. Mais les tendances alimentaires sont beaucoup plus politiques – et économiquement motivées– qu’il n’y paraît.

De la Rome antique, où Cura Annonae – la fourniture de pain aux citoyens – était la mesure étalon de la bonne gouvernance, à la Grande-Bretagne du XVIIIe siècle, où l’économiste Adam Smith  identifiait un lien entre les salaires et le prix du maïs, la nourriture a été au centre de l’économie. Les politiciens considèrent depuis longtemps la politique alimentaire comme un moyen de façonner la société.

C’est pourquoi les tarifs douaniers et autres restrictions commerciales sur les importations de nourriture et de céréales ont été appliqués en Grande-Bretagne entre 1815 et 1846. Ces « lois sur le maïs » ont accru les profits et le pouvoir politique des propriétaires fonciers, au prix d’une hausse des prix des denrées alimentaires et d’un ralentissement de la croissance dans d’autres secteurs économiques.

En Irlande, la facilité de cultiver la pomme de terre, culture récemment importée sur l’ïle, a conduit la plupart des gens à subsister d’un régime monotone constituté de pommes de terre et d’un peu de produits laitiers. Lorsque le mildiou de la pomme de terre a sévi, un million de personnes sont mortes de faim, alors même que le pays continuait à produire de grandes quantités de nourriture pour l’exportation en Angleterre.

Illustration : La famine en Irlande.

De tels épisodes illustrent bien que la politique alimentaire a souvent été une lutte entre les intérêts des riches et des pauvres. Il n’est pas étonnant que Marx ait déclaré que l’alimentation était au cœur de toutes les structures politiques et ait mis en garde contre l’alliance de l’industrie et du capital, avec l’intention de contrôler et de biaiser la production alimentaire.

Guerres végan.

Bon nombre des débats actuels sur l’alimentation peuvent également être réinterprétés lorsqu’ils s’inscrivent dans un contexte économique plus large. Ces dernières années, par exemple, le mouvement végétarien a été coopté dans un programme politique qui peut avoir pour effet de désavantager de manière perverse l’agriculture traditionnelle à petite échelle en faveur de l’agriculture industrielle à grande échelle.

Ces phénomènes s’inscrivent dans le cadre d’une tendance plus large à délaisser les petits et moyens producteurs au profit d’une agriculture industrielle et d’un marché alimentaire mondial où les aliments sont fabriqués à partir d’ingrédients bon marché achetés sur un marché mondial des produits en vrac qui est soumis à une concurrence féroce. Essayez d’envisager le lancement d’une toute nouvelle gamme de « fausses viandes » (faux produits laitiers, faux œufs) créées par des laboratoires aux Etats-Unis et en Europe, comme ayant contribué à l’essor du mouvement végan. Ces tendances enracinent le déplacement du pouvoir politique des fermes traditionnelles et des marchés locaux vers les entreprises de biotechnologie et les multinationales.

Selon les estimations, le marché mondial des aliments végétaliens devrait croître chaque année de près de 10 % et atteindre environ 24,3 milliards de dollars américains d’ici 2026. De tels chiffres ont encouragé les mégalithes de l’industrie agricole à investir, ayant réalisé que le mode de vie « végétal » génère d’importantes marges de profit, ajoutant de la valeur aux matières premières bon marché (comme les extraits protéiques, les amidons et les huiles) par l’ultratransformation. Unilever est particulièrement actif à ce sujet, offrant près de 700 produits estampillés « vegan » sur le marché européen.

 

Illustration : Toutes ces bonnes choses industrielles sont végan, elle est pas belle, la vie ?

 

Le Think Tank américain RethinkX prédit que « nous sommes à l’aube de la perturbation la plus rapide, la plus profonde et la plus conséquente » de l’agriculture de l’histoire. Nous prédisons que d’ici 2030, toute l’industrie laitière et bovine américaine se sera effondrée, car la « fermentation de précision » – produire plus efficacement des protéines animales via les microbes – « révolutionne fondamentalement la production alimentaire telle que nous la connaissons« .

Les Occidentaux pourraient être tenté de se laisser convaincre que ces bouleversements sont le juste prix à payer pour une révolution qu’on nous présente comme désirable et inéluctable. Mais ailleurs, c’est une autre histoire. Bien qu’il y ait à dire pour rééquilibrer les régimes alimentaires occidentaux de la viande vers les fruits et légumes frais, en Inde et dans une grande partie de l’Afrique, les aliments d’origine animale sont indispensables pour maintenir la santé et obtenir la sécurité alimentaire, en particulier pour les femmes et les enfants et les 800 millions de pauvres qui ne survivent que sur une base alimentaire de féculents.

Pour relever le défi de 2050 en matière de nutrition mondiale en protéines de qualité et de certains des micronutriments les plus problématiques au monde, les aliments d’origine animale demeurent fondamentaux. Mais l’élevage joue également un rôle crucial dans la réduction de la pauvreté, l’augmentation de l’équité entre les sexes et l’amélioration des moyens de subsistance. L’élevage ne peut être exclu de l’équation dans de nombreuses régions du monde où la culture des végétaux implique le fumier, la traction et le recyclage des déchets – c’est-à-dire, si la terre permet une croissance durable des cultures en premier lieu. Le bétail traditionnel permet aux populations de traverser les saisons difficiles, prévient la malnutrition dans les communautés appauvries et assure la sécurité économique.

Enfants et leur troupeau. Tanzanie.

Qui tire son épingle du jeu ?

Souvent, ceux qui se font les portes paroles enthousiastes des régimes végan du monde occidental ne sont pas au courant de ces enjeux économiques sous jacents. En avril 2019, par exemple, le scientifique canadien Brent Loken, spécialiste de la transition écologique, s’est adressé à la Food Standards Authority de l’Inde au nom de la campagne d’influence « Great Food Transformation » de l’EAT-Lancet, présentant l’Inde comme « un exemple vertueux » parce que selon lui : »la majorité des sources de protéines consommée dans ce pays proviennent des plantes ». Pourtant, ce genre de discours en Inde est loin de faire l’unanimité.

Le pays se classe 102e sur 117 des pays admissibles selon l’Indice mondial de la faim, seulement 10 % des nourrissons indiens âgés de 6 à 23 mois sont correctement nourris. Alors que l’OMS recommande les aliments d’origine animale comme sources de nutriments de haute qualité pour les nourrissons, la politique alimentaire de ce pays est le fer de lance d’un nouveau nationalisme hindou ultra violent qui a conduit de nombreuses communautés minoritaires de l’Inde à être persécutées. Même la consommation d’œufs dans les repas scolaires des enfants indiens des classes sociales les moins favorisées est devenue politique. Ici, les appels à consommer moins de produits d’origine animale s’inscrivent dans un contexte politique profondément agité.

Il en va de même, en Afrique, où les guerres alimentaires sont perçues avec une acuité particulière dans la mesure où l’agriculture industrielle pratiquée par les transnationales pour les cultures et les légumes prive les exploitations familiales mixtes (y compris le bétail et les produits laitiers) de terres fertiles et aggrave les inégalités sociales.

Il en résulte qu’aujourd’hui des intérêts privés et des manoeuvres politiques se cachent souvent derrière des discours des plus émouvants quand à l’ « éthique » et « l’écologie planétaire », alors que les conséquences de ces choix de sociétés peuvent être des carences nutritionnelles, des monocultures destructrices de la biodiversité et l’érosion de la souveraineté alimentaire.

Malgré toutes ces belles paroles, la réalité de la politique alimentaire mondiale consiste en une alliance entre l’industrie et le capital qui vise à la fois à contrôler la production alimentaire. Nous devrions nous rappeler les mises en garde de Marx concernant le fait de laisser les intérêts des entreprises et les profits privés décider de ce que nous devrions manger.

 

Un bébé végan vient encore de mourir

Mais naturellement il n’est pas mort du véganisme. Et après tout, des bébés omnivores qui meurent, il y en a tous les jours, n’est ce pas. Mamans véganes, vous pouvez vous rendormir, ce bébé est mort de pakomilfoïte aïgue, circulez, ya rien à voir.

Le véganisme, on  n’en meurt pas, c’est pas possible, c’est l’ADA qui l’a dit d’abord.

Image associée

Venez, on va jouer à l’Ada a dit 🙂

-> L’ADA a dit que : »Les régimes végétariens menés de façon appropriée sont
bons pour la santé »

-> L’ADA a dit que : « adéquats sur le plan nutritionnel et
sont bénéfiques pour la prévention et le traitement de
certaines maladies »

-> L’ADA a dit que  : « Une alimentation végétalienne bien planifiée et
les autres types d’alimentations végétariennes sont
appropriés à toutes les périodes de la vie, y compris la
grossesse, l’allaitement, la petite enfance, l’enfance, et
l’adolescence »

Toute la subtilité de l’exercice devant donc résider dans le « bien planifiée« . Tu planifies pas bien -> ton enfant meurt. Bim. T’es pas un vrai végan, mais un traître à la cause.

Cette fois çi, le bébé qui est mort-d’autre-chose-que-du-véganisme était un bambin de 18 mois qui pesait 7,700 kilos, le poids moyen d’un nourrisson de 7 mois.

On m’accuse parfois de publier des articles d’anecdotes sordides, issus de torchons journalistiques. Ce n’est pourtant pas ma faute si les parents végan se retrouvent plus souvent qu’à leur tour dans les tabloïds.

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Voiçi une traduction de l‘article anglophone sur cette sombre anecdote :

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« Une famille végétalienne au cœur de la mort d’un garçon de 18 mois de Cape Coral, le petit victime de malnutrition, ne mangait que des fruits et légumes crus, et du lait maternel selon les déclarations des parents à la police.

Le tout-petit décédé le 27 septembre sous la garde de ses parents, Ryan et Sheila O’Leary, pesait 7,7 kilos, selon les rapports de police. Son alimentation était complétée par du lait maternel. Les résultats de l’autopsie ont déterminé que son décès a été causé par des complications liées à la malnutrition, y compris la déshydratation, la microstéatose du foie et un léger œdème (enflure) des mains, des pieds et des jambes, d’après un rapport de cause probable de décès du Cape Coral.

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Le jour du drame, la maman, Sheila O’Leary appele le numéro d’urgence quand elle remarque que son fils ne respirait plus et qu’il était tout froid. Ryan O’Leary, le père, tente de réanimer l’enfant, mais le malheureux est déclaré mort lorsque les secouristes du comté de Lee sont arrivent au domicile des parents. Lorsqu’un détective rencontre les O’Leary, ils découvent trois autres enfants dans une fourgonnette.

Deux de ces enfants sont les enfants biologiques de Ryan et Sheila O’Leary et ont été décrits comme étant « extrêmement petits pour leur âge« , 3 et 5 ans, et de « couleur pâle et jaunâtre », selon la déclaration des enquêteurs.

Ils pesaient tous les deux sous le troisième percentile pour leur âge, et l’un de ces enfants avait aussi des dents noircies, ce qui indique une carie dentaire qui a nécessité une chirurgie. Le troisième enfant de la fourgonnette semblait être le plus en santé des enfants, il s’agit de la fille de Sheila O’Leary d’un père différent qui vit en Virginie. Selon la garde parentale, l’aînée rend visite au père biologique en Virginie tous les deux mois pendant quelques semaines, ce qui explique probablement son apparence plus saine, a indiqué la police dans la déclaration. En 2009, l’enfants avait été placée chez son père biologique en Virginie parce qu’elle n’avait pas réussi à s’épanouir en bonne santé sous la garde de Sheila O’Leary, sa mère. Selon le casier judiciaire, les parents semblent avoir une taille et un poids proches de la normale.

La mère aurait déclaré à la police que son bébé de 18 mois n’avait pas mangé depuis une semaine et qu’elle était nourrie au sein exclusivement. La mère explique aux autorités qu’elle pensait que c’était parce que le bébé « faisait ses dents ».

Le jour fatidique, 4 heures du matin, le bébé aurait tété pendant environ une minute, puis il aurait commencé à respirer de plus en plus faiblement. La mère déclare à la police qu’il n’avait jamais fait cela auparavant et qu’elle aurait dû appeler quelqu’un parce qu’elle était inquiète, dit la déclaration. Au lieu de cela, le foyer s’est rendormi.

La police a posé des questions sur les antécédents médicaux du garçon et Shelia O’Leary explique qu’il était né à la maison et qu’il n’avait jamais vu un médecin. Le père appuie que c’était le choix de la famille. La mère explique également que sa famille est végan et ne mange que des fruits et des légumes. Les enfants ne mangent que des aliments crus, principalement des mangues, des ramboutans, des bananes et des avocats. La famille a opté pour l’instruction en famille, mais la police a déterminé qu’ils n’étaient pas activement inscrits à un programme scolaire.

Aucune description de photo disponible.

La mère déclare également à la police que les pieds du garçon étaient enflés par intermittence depuis quelques semaines et qu’il ne marchait plus autant qu’avant. La cause du décès de l’enfant eut été déterminée le 6 novembre.

Le couple a été arrêté pour homicide involontaire coupable par négligence, négligence d’un enfant ayant subi des lésions corporelles graves et négligence d’un enfant sans lésions corporelles graves. Ils avaient tous les deux une caution de 250 000 $. Ils sont détenus dans la prison du comté de Lee et leur comparution est prévue pour le 9 décembre. »

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Pour conclure cet article funeste, Le mythe végétarien vous rapelle à toutes fins utiles qu’elle cherche encore des exemples de bébés « mort d’omnivorisme ».

 

 

 

 

De végétarienne à éleveuse-bouchère éthique : une singulière reconversion.

L’histoire relativement banale d’une maman australienne qui suit un mode de vie végétarien depuis une décennie, à celà prêt qu’enceinte de son 3ème enfant, elle « craque » et mange un hamburger. Virage à 180°, cette désormais ex végétarienne devient éleveuse de porcs 100% élevés en libre parcours. Cerise sur le gâteau (désormais cuisiné avec des oeufs et du beurre) : elle apprends le métier de boucher. (bouchère , 😀 )

Tammi Jonas, âgée de 49 ans, cette même femme qui était devenue végétarienne de toute sa conviction dans les années 1970, révoltée et indignée après avoir lu un livre sur le traitement des animaux de ferme.

Tammi now works as a butcher. Credit: Facebook/Tammi Jonas

Tammi, qui vit à Victoria, en Australie, n’avait pas mangé de viande une seule fois pendant ces 10 années d’engagement en végétarisme. Celà dit, le fait d’être devenue « dangereusement anémique » précipite la décision de cette amoureuse des animaux et de la nature. Elle raconte son déconditionnement : « J’étais au travail un jour et je me suis dit : « Un hamburger arrangerait ça. »  😀 Elle avait vu juste, et depuis n’a jamais fait demi-tour.

 « Je suis retournée à la viande rouge, donc au bœuf et à l’agneau, une fois par semaine tout au long de la grossesse, et il m’a fallu quelques années de plus avant d’accepter de remanger du porc ou de la volaille. Je n’ai jamais pensé qu’il était immoral de prendre la vie d’un animal pour se nourrir – j’ai toujours été à l’aise avec ma place dans la chaîne alimentaire, mais je pensais qu’il était immoral de traiter les animaux cruellement, de ne pas les laisser sortir et respirer de l’air frais et d’être confinés dans des étables sans pouvoir se retourner. »

Tammi classed herself as an 'ethical omnivore'. Credit: Facebook/Tammi JonasTammi se définit elle même comme une  » omnivore éthique « . Crédit : Facebook/Tammi Jonas.

Mais les choses sont allées encore plus loin lorsque Tammi et son mari Stuart ont fait leurs propres recherches et découvert qu’ils pouvaient vivre de l’agriculture à petite échelle en misant sur le traitement correct et éthique des animaux.

Sur son site web, Tammi explique : « Ma trajectoire de mangeuse industrielle sans cervelle en passant par végétarienne pour aboutir à omnivore éthique m’a conduite à devenir éleveuse de porcs pour contribuer au mouvement grandissant pour faire sortir les porcs et la volaille des hangars et les ramener dans les enclos.

« Nous cultivons, charcuterons et soignons toute notre viande, nous nourrissons 80 foyers à partir de notre ferme d’agriculture soutenue par la communauté (CSA) en pleine expansion. »

L’image contient peut-être : nourriture

Tammi décrit ses pratiques agricoles comme étant éthiques et holistiques, expliquant qu’il n’y a pas de produits chimiques nocifs utilisés dans ses pratiques agricoles, et que les animaux vivent comme ils le feraient à l’état sauvage.

« Certaines personnes traceront une limite éthique en disant que tuer c’est mal. Mais je ne crois pas que tuer un animal pour la consommation soit contraire à l’éthique s’il a eu une belle vie. »

 

Aucune description de photo disponible.

Si vous mangez des amandes, vous n’êtes pas un vrai végan.

Une traduction rapide juste pour le plaisir de casser les noix de personnes trop promptes à proclamer leur vertu alimentaire 😉

Les amandes ne sont pas vegan.  Si vous en mangez, vous ne l’êtes pas non plus, de fait.

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Que signifie être vegan ?
Selon la Vegan Society :

« Un vegan est quelqu’un qui essaie de vivre sans exploiter les animaux, pour le bénéfice des animaux, des gens et de la planète. Les vegan se nourrissent de plantes, excluant tout produits animaux, ni viande, ni lait, ni œufs, ni miel, par exemple. »

Source:

www.vegansociety.com, retrieved 26 November, 2010

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Comment les amandes sont-elles produites ?

Alors que de nombreux fruits et légumes peuvent être pollinisés sans abeilles, les amandes ont besoin d’abeilles mellifères pour assurer leur pollinisation. S’il n’y a pas d’abeilles, il n’y a pas d’amandes.

80% des amandes du monde sont produites en Californie. La pollinisation commerciale des amandiers s’étend sur une période de 22 jours en février. C’est une tâche impossible à accomplir pour les abeilles locales : il y a trop d’arbres à polliniser et trop peu d’abeilles. Pour polliniser les arbres, les producteurs d’amandes doivent importer des abeilles de tout le pays.

En 2006, un million de ruches ont été chargées dans des camions et amenées en Californie pour travailler pour les producteurs d’amandes. Cela représente environ 40 milliards d’abeilles mellifères. La moitié de toutes les abeilles mellifères des Etats-Unis, transportées par camion de tout le pays pour travailler comme esclaves dans les vergers d’amandiers de Californie.

The Billion-Dollar California Almond Industry's Blossoming Future

Pour 2011, on prévoit que 1,7 million de ruches seront nécessaires. 70% de l’approvisionnement américain en abeilles mellifères.

Les abeilles reçoivent du sirop de maïs à haute teneur en fructose pour combattre la fatigue et s’assurer que les ruches peuvent accomplir leurs tâches dans le verger. Les chercheurs sont encore indécis quant à la nocivité de ce produit pour les abeilles.

De plus, ce rassemblement annuel d’abeilles a entraîné la propagation de maladies et de parasites des abeilles dans tout le pays. Les abeilles se rassemblent en Californie, échangent tout ce qui est transmissible, puis retournent avec leurs ruches dans leur état d’origine. Il s’agit d’un facteur possible du syndrome d’effondrement des colonies (CCD) qui sévit dans les colonies d’abeilles depuis quelques années.

Sources:

The Almond and the Bee (SFGate), retrieved 26 November, 2010

Honey bee research is solution to almond industry’s pollination needs (Western Farm Press), retrieved 26 November, 2010

Abeilles mortes

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Alors, qu’est-ce que cela signifie ?

Ça veut dire que les amandes ne sont pas végan.

Cela signifie également que si vous pensez qu’il est acceptable de manger des amandes, vous n’êtes pas vegan.

Et, s’il vous arrive d’être un de ces vegan prêcheurs et moralisateur, cela signifie que manger des amandes fait de vous un grand hypocrite.

 

 

 

Vegan, désolé, mais vous tuez des animaux. (beaucoup)

 

Le mythe vous propose cette chouette réflexion qui va plus loin que le bout de l’assiette : le nombre d’animaux, tout animaux confondus impactés lors de la production d’aliment végétaux. Une traduction dont l’original se trouve ici.

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Le nombre d’animaux qui meurent chaque jour lors du processus de production de la nourriture estampillée « vegan » est vertigineux

Il y aurait beaucoup à dire sur le véganisme. Pour le mangeur consciencieux, c’est une notion qui s’épargne de questionner tout un tas de zones grises sur le plan de l’éthique. Si vous vous souciez de ce que vous mettez dans votre bouche, le véganisme est probablement le moyen le plus binaire d’aborder toute la thématique de la viande. Ce mouvement ne s’embarasse pas de réflexion quand aux viandes dite « éthiques », ni de questions sur la manière exacte dont les poules sont « en liberté  » quand il y a 10 000 poulets à l’hectare. Ne pas manger de viande, ne pas acheter de produits provenant d’animaux – point. Cela signifie-t-il que vous faites mieux non seulement pour les animaux directement touchés, mais aussi pour l’environnement et votre santé ? Mais si le véganisme est en hausse dans les pays occidentaux, il est encore loin du courant dominant. Alors pourquoi est-il si difficile de convaincre les gens de sa valeur si c’est vraiment une victoire pour tous ? La philosophie végétalienne consiste, au fond, bien souvent à réduire la souffrance. En ne mangeant pas d’animaux, vous réduisez – par définition – la souffrance. C’est une très bonne idée.  Et j’aimerais que ce soit aussi simple.

Commençons par l’exemple du petits pois. La ferme de Collydean (ce n’est pas son vrai nom, mais il s’agit vraiment d’une vraie ferme) est une ferme mixte de 2700 ha dans le nord de la Tasmanie. Ils élèvent des bovins de boucherie, quelques moutons, font de l’agroforesterie, cultivent de l’orge et certaines années, ils font pousser des pois. Beaucoup de petits pois : environ 400 tonnes par saison. Et pour protéger les petits pois, ils ont des clôtures pour la faune, mais ils doivent aussi abattre beaucoup d’animaux. Quand j’étais là-bas, ils avaient obtenu un permis pour tuer environ 150 cerfs. Ils tuent régulièrement environ 800 à 1000 opossums et 500 wallabies par an, ainsi que quelques canards. (A sa décharge, Collydean n’invite sur sa ferme que des chasseurs qui emploieront les animaux qu’ils tuent – pour l’alimentation humaine ou animale – et ne les laisseront pas dans l’enclos, comme la plupart des animaux tués pour la protection des cultures). Ainsi, plus de 1500 animaux meurent chaque année pour cultiver environ 75 ha de pois pour nos congélateurs. Ce ne sont pas seulement 1500 rongeurs, qui meurent, et que certains peuvent considérer comme des « dommages collatéraux ». Ce sont surtout de gros animaux à sang chaud du genre mignon, avec quelques oiseaux qui y passent.

L’image contient peut-être : plein air et nature

Les propriétaires de la ferme de Collydean m’assurent qu’il ne serait pas financièrement viable pour eux de cultiver des pois sans tuer ces animaux. Ce qui signifie que chaque fois que nous mangeons des petits pois, les agriculteurs ont « contrôlé » ces espèces « nuisibles » en notre nom, et ces animaux sont morts en notre nom également.

Le nombre d’animaux qui meurt pour produire de la nourriture végétalienne est étonnant. Prenons l’exemple du blé, une culture courante en Australie. Examinons la densité nutritionnelle de l’aliment en question, car tous les aliments ne sont pas créés égaux. Selon un article de Mike Archer, professeur à la Faculté des sciences de l’Université de Nouvelle-Galles du Sud, environ 25 fois plus d’êtres sensibles meurent pour produire un kilo de protéines à partir de blé qu’un kilo de protéines à partir de viande bovine. Grâce aux monocultures, aux pesticides et à nos systèmes d’élevage modernes, un grand nombre de petits animaux meurent pour produire du blé. Oui, la plupart d’entre eux sont des rongeurs, mais dans le monde végétalien, toute vie de sang chaud devrait être honorée également ?

En moyenne, 1 milliard de souris sont empoisonnées chaque année en Australie-Occidentale seulement. Selon un rapport sénatorial de 2005, si nous ne tuions pas les souris, le coût de la nourriture augmenterait considérablement ; même avec de lourds programmes d’appâtage, les souris coûtent environ 36 millions de dollars par an à l’économie australienne.

Regardons du côté des oiseaux. Sur une période de cinq ans, jusqu’en 2013, les riziculteurs de la NGS ont tué près de 200 000 canards indigènes pour protéger leurs champs. C’est ça, cultiver du riz. Cela s’ajoute aux animaux indirectement affectés, comme ceux qui autrefois se développaient dans les cours d’eau drainés par une culture si fortement irriguée sur un continent sec. C’est comme ça que l’agriculture fonctionne. Pour faire pousser quelque chose, d’autres choses sont affectées. Parfois c’est un animal, parfois c’est un sacré paquet d’animaux. La plupart des animaux qui meurent à Fat Pig Farm, notre propriété dans la vallée de Huon au sud de Hobart, sont les escargots et les limaces qui détruiraient notre jardin si rien n’est fait. Nous tuons près de 5000 papillons de nuit, limaces et escargots chaque année pour cultiver des légumes et des milliers et des milliers de pucerons.

Ce sont les insectes qui paient le plus lourd tribut à toute la production annuelle de légumes. Et l’insecte le plus exploité de tous est l’abeille domestique européenne. Les vrais végétaliens ne mangent pas de miel parce que c’est le résultat de la domestication et de l’utilisation de l’abeille européenne. Ils n’en mangent pas parce que manger du miel, c’est « voler » le miel de la ruche, et parce que les abeilles meurent dans le processus des apiculteurs qui gèrent les ruches et extraient le miel. Et ils ont raison, les abeilles meurent dans ce processus. Le problème est que les abeilles mellifères sont de très, très bons pollinisateurs, et tout un tas de cultures dépendent de ces abeilles pour produire des fruits – et encore plus de cultures souffriraient d’une production beaucoup plus faible en raison de leur faible fertilité si nous n’avions pas les abeilles. Environ un tiers de toutes les cultures dans le monde bénéficient d’une interaction directe avec les pollinisateurs, dont les abeilles européennes sont de loin les plus efficaces. Que nous mangions du miel ou non, nous sommes les bénéficiaires du travail de l’abeille domestique européenne. En leur absence, certaines cultures seraient proches de l’échec et d’autres augmenteraient considérablement leurs coûts. Des tas d’abeilles meurent chaque année en effectuant le travail de pollinisation dont nous bénéficions des fruits. Selon Scientific American, on estime que jusqu’à 80 milliards d’abeilles domestiques sont impliquées chaque année dans l’industrie californienne de l’amandier, dont près de la moitié meurent pendant le processus de gestion et les longs trajets vers et depuis les grands vergers d’amandiers. Et c’est le carnage d’une seule récolte.

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Et le vin vegan, vous dites ? Il n’utilise pas de vessies de poisson, ni d’extraits de lait, ni d’oeuf comme agent de collage (ingrédients utilisés pour clarifier de nombreux vins, bières et cidres). Mais n’oubliez pas la récolte. Venez avec moi pour assister à la cueillette des raisins et voir d’énormes bacs de raisins bien charnus se déverser dans le concasseur avec des souris, des araignées, des lézards, des serpents et des grenouilles. Malheureusement, le vin végétalien est une véritable fricadelle.

Passons maintenant au beurre d’arachide, cette merveilleuse protéine de base très pratique. Savez-vous combien de parties d’un insecte se trouvent dans chaque pot ? Selon Scientific American, chacun d’entre nous mange environ 0,5 à 1 kg de mouches, asticots et autres insectes par an, cachés dans le chocolat que nous mangeons, les céréales que nous consommons, le beurre d’arachide que nous tartinons sur des toasts. Selon la réglementation américaine (qui est plus facile d’accès que les données australiennes), 125 g de pâtes (une seule portion) peuvent contenir en moyenne 125 fragments d’insectes ou plus, et une tasse de raisins secs peut contenir un maximum de 33 œufs de mouches des fruits. Un kilogramme de farine contient probablement 15 g de produit animal, des excréments de rongeurs aux charançons en passant par les pattes de cafards.

Je n’évoque pas ceçi pour le côté « bouark » mais simplement pour montrer l’impact réel et le coût en vie animale de la production alimentaire. Quand tu manges, tu n’es jamais vraiment végétalien. Lorsque les humains cultivent et transforment des aliments, n’importe quel aliment, d’autres choses meurent – et souvent nous les mangeons.

Il semble bien que la production alimentaire soit injustement pointée du doigt comme meurtrière d’animaux, alors que toute activité humaine a un effet sur d’autres êtres vivants. On tue des animaux quand on conduit. Nous tuons des animaux quand nous volons, ou transportons des marchandises par avion. Nous tuons quand nous construisons des voies ferrées, quand nous cultivons du grain, quand nous cultivons des pommes et lorsque nous extrayons du sable de mine. Nous modifions les écosystèmes lorsque nous construisons de nouvelles habitations, construisons des usines de bicyclettes et expédions des lentilles. Nous chassons constamment les animaux indigènes de leur environnement, avec la douleur et la souffrance qui en résultent.

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Peut-être, pour ceux qui par goût ne tiennent pas plus que celà à consommer de la viande, ou qui choisissent de ne pas manger de viande délibérément, c’est une question de contexte. Toutes les créatures tuées lors des cultures – les rongeurs, les insectes, les oiseaux – ne seraient que des « dommages collatéraux ». Cette façon de penser est basée sur le fait que les consommateurs de viande (ou leurs agents, les fermiers, les abatteurs, les bouchers et les chefs cuisiniers) « choisissent » une victime, ce qui est différent d’un animal qui meurt par hasard. Mais une mort est une mort. Souffrir, c’est souffrir, qu’il s’agisse d’un être vivant, directement ou non. Tous les impacts de nos actions doivent être pris en compte. Et je pense que c’est le coeur même du problème.

Quelles actions produisent le moins de souffrance ? Certains commentateurs croient que les cultures annuelles produisent plus de souffrance pour plus d’animaux. Le point de vue est que la vie est la vie, que la vie engendre la vie, et que pour vivre nous devons consommer quelque chose qui a vécu, avec des impacts sur les autres formes de vie bien au-delà de notre système de pensée. Vous mangez une plante, et cela affecte un animal – un animal qui allait manger cette plante (disons une noix d’un arbre dans la nature), un animal qui meurt parce qu’il allait manger cette plante (peut-être des sauterelles ou des chenilles sur les cultures agricoles), ou un animal qui aurait pu vivre dans la nature si nous n’avions pas cultivé cette plante du tout.

Tuer un animal pour sa nourriture ou ses fibres n’a qu’un effet minime. L’empreinte écologique du bétail sur la terre est plus grande. Plus grande encore, et plus destructrice, la culture de plantes destinées à l’alimentation, grâce à la perte de terre végétale, aux légions d’animaux tués pour maintenir les monocultures et à l’utilisation d’engrais artificiels et de produits chimiques disponibles pour l’agriculteur moderne. Nous tous, végétaliens et omnivores, sommes les bénéficiaires de l’engrais et du compost qui proviennent des déchets animaux ou des combustibles fossiles. Les agriculteurs biologiques utilisent du compost fabriqué à partir de sous-produits animaux, tandis que les agriculteurs conventionnels utilisent des engrais azotés, qui sont produits à partir de grandes quantités de combustibles fossiles. Environ 2 à 3 % des combustibles fossiles brûlés chaque année servent à fabriquer des engrais azotés, ce qui représente environ 3 % des émissions mondiales de carbone, y compris les émissions d’azote rejetées dans l’atmosphère. Et puis il y a le système de transport mondial, qui utilise des combustibles fossiles pour expédier vos fèves de soja brésiliennes et vos amandes californiennes à travers le monde.

Si vous n’utilisez pas d’engrais à base de combustibles fossiles, vous avez besoin de sous-produits animaux. Il n’existe pratiquement aucun producteur de fruits et légumes biologiques qui n’utilisent pas un sous-produit animal (fumier, sang et os) ou du compost qui en contienne. Et il n’y a pratiquement aucune ferme qui ne dépende pas du gaz et du pétrole pour  se procurer de l’engrais, faire fonctionner les tracteurs et expédier les marchandises. Selon la plupart des estimations, la quantité de combustible fossile nécessaire pour produire une calorie alimentaire et l’apporter sur la table est 10 fois plus importante que la calorie alimentaire elle-même. C’est un jeu à somme négative. Les céréales et les cultures en monoculture sont les plus mauvaises, alors que les animaux élevés en herbe, tués et vendus localement, sont parmi les producteurs d’énergie alimentaire les plus efficaces pour l’utilisation des combustibles fossiles.

Si l’on supprime l’utilisation des déchets animaux dans le système d’élevage, les choses vont basculer d’un côté et de l’autre. Si vous voulez une agriculture vraiment végétalienne, vous aurez plus d’émissions de combustibles fossiles et, ce faisant, vous vous retrouverez avec des aliments plus chers, une moins bonne pollinisation et une variété réduite grâce à l’élimination des abeilles domestiques.

J’ai eu la chance d’être de tous les côtés dans ce débat. J’ai expérimenté le végétarisme. J’ai pensé à devenir végétalien. Je suis allé dans des élevages intensifs de poulets et de porcs. J’y ai « senti l’argent » et vu le désespoir. J’ai aussi élevé des animaux, des animaux tués (sauvages et domestiques), j’ai cuisiné ces animaux. Ce que j’ai découvert, c’est que le monde animal n’est pas isolé du monde végétal et qu’un débat nuancé et sensé sur la consommation de viande devrait être une priorité pour tous, y compris chez les omnivores de ce monde – un débat où la condamnation, l’agression et l’intolérance ne devraient jouer aucun rôle.

Les vegan sont naturellement invités à exprimer leur opinion sur les conséquences de l’élevage et de la consommation de viande. En effet, certaines de ces conséquences, qu’elles soient personnelles, animales ou environnementales, méritent une réflexion sérieuse. Il est tout à fait possible que manger moins de viande signifie moins de souffrance. Mais ne vous laissez pas berner en pensant qu’être végétalien ne fait de mal à aucun animal.