Si vous voulez sauver le monde, le véganisme n’est pas la solution.

Voilà un très bel article paru le 25 août 2018 sur la version électronique du Guardian. En espérant que sa traduction puisse aider à faire circuler quelques idées sur l’agriculture.

La viande d’élevage intensif et les produits laitiers sont un fléau environnemental, mais les champs de soja et de maïs le sont également. Il existe cependant d’autres manières de faire.

grazingLes appels à migrer entièrement vers les aliments végétaux, ignorent un des outils les plus puissants pour soulager ces maux : les animaux de pâturage qui broutent. Illustration : Matt Kenyon

Le véganisme a explosé au Royaume-Uni au cours des deux dernières années, passant d’environ un demi-million de personnes se définissant comme tel en 2016 à plus de 3,5 millions – 5 % de la population – aujourd’hui. Des documentaires influents en la matière, tels que Cowspiracy et What the Health ont mis en lumière l’industrie intensive de la viande et du lait, exposant les impacts sur la santé animale et humaine et l’environnement au sens large.

Nos sols étaient presque morts. Aujourd’hui, nous avons relevé 19 types de vers et 23 espèces de coléoptères hébergés dans une seule bouse de vache.

Plutôt que d’être séduits par les injonctions à manger davantage de produits à base de soja, de maïs et de céréales cultivés industriellement, nous devrions encourager les formes durables de production de viande et de produits laitiers basées sur les systèmes traditionnels de rotation, de pâturages permanents et de pâturage de conservation. Nous devrions, à tout le moins, remettre en question l’éthique de l’augmentation de la demande pour des cultures qui nécessitent des intrants élevés d’engrais, de fongicides, de pesticides et d’herbicides, tout en diabolisant les formes durables d’élevage qui peuvent restaurer les sols et la biodiversité, ainsi que séquestrer du carbone.

En 2000, mon mari et moi avons transformé notre ferme de 1 400 hectares (3 500 acres) dans le West Sussex en pâturage extensif à l’aide de troupeaux en liberté d’une race ancienne de vaches anglaises à longues cornes, de cochons de race Tamworth, de poneys Exmoor, de cerfs rouges et de daims dans le cadre d’un projet de « réensauvagement » des parcelles. Pendant 17 ans, nous avons lutté pour rentabiliser nos activités conventionnelles dans le secteur des cultures arables et des produits laitiers, mais sur des sols argileux, lourds et pauvres, nous ne pouvions concurrencer d’autres exploitations agricoles ayant des terres plus légères, et donc plus simples à travailler. Cette décision a changé notre existence. Aujourd’hui, l’écotourisme, la location de bâtiments post-agricoles et 75 tonnes par an de viande de pâturage biologique contribuent à la rentabilité de l’entreprise. Et comme les animaux vivent à l’extérieur toute l’année, avec de la nourriture en abondance, ils n’ont pas besoin d’une alimentation complémentaire et ont rarement besoin de voir le vétérinaire.

Les animaux vivent en troupeaux naturels et se déplacent où bon leur semble. Ils se vautrent dans les ruisseaux et les prairies humides. Ils se reposent où ils aiment être (ils dédaignent les granges ouvertes qui leur servent d’abri) et mangent ce qu’ils aiment. Le bétail et les cerfs broutent les fleurs sauvages et les graminées, mais ils broutent aussi parmi les arbustes et les arbres. Les porcs fouissent à la recherche de rhizomes et même plongent, pêchent les moules d’eau douce qui vivent dans nos étangs. La façon dont ils broutent, se roulent dans les mares et piétinent le sol stimule la végétation de différentes manières, ce qui crée à son tour des opportunités pour d’autres espèces, y compris les petits mammifères et les oiseaux.

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Chouette Chevêche : une des cinq espèces de chouettes que l’on trouve à Knepp – se régalent sur une population de coléoptères en plein essor. Photographie : Ned Burrell

Un point crucial est que nous ne leur donnons pas d’Avermectine (le vermifuge le plus couramment administré au bétail dans les systèmes intensifs) ou d’antibiotiques, leurs excréments nourrissent les vers de terre, les bactéries, les champignons et les invertébrés comme les scarabées, qui permettent par leur action mécanique d’enfouir le fumier plus bas dans la terre. Il s’agit d’un processus vital pour la restauration de l’écosystème, le retour des nutriments et de la structure du sol. L’épuisement de la couche arable est l’une des plus grandes catastrophes auxquelles le monde est confronté aujourd’hui. Un rapport de 2015 de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture indique que, à l’échelle mondiale, 25 à 40 milliards de tonnes de terre végétale sont perdues chaque année à cause de l’érosion, principalement à cause du labour et des cultures intensives. Au Royaume-Uni, l’appauvrissement de la couche arable est si grave qu’en 2014, le magazine professionnel Farmers Weekly a annoncé que nous n’aurons peut-être plus que 100 récoltes devant nous. Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, la seule façon d’inverser ce processus, d’enrayer l’érosion et de reconstruire le sol est de laisser les terres arables en jachère et de les remettre en pâturage pendant un certain temps – comme le faisaient les agriculteurs avant que les engrais artificiels et la mécanisation rendent possible la culture en continu -, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture. Le bétail au pâturage ne fournit pas seulement un revenu aux agriculteurs, mais du fumier, de l’urine et même la façon dont ils broutent accélère la restauration du sol. La clé c’est la biologie et de maintenir sur ces terres un faible nombre de têtes de bétail pour éviter le surpâturage.

Il y a vingt ans, nos sols à la ferme – gravement dégradés après des décennies de labourage et d’intrants chimiques – étaient presque morts biologiquement. Nous avons maintenant des champignons fruitiers et des orchidées qui apparaissent dans nos anciennes terres arables : une indication que des réseaux souterrains de champignons mycorhiziens se répandent. Nous avons 19 types de vers de terre – espèces clés en matière d’aération, de rotation, de fertilisation, de l’hydratation et même de la détoxification du sol. Nous avons trouvé 23 espèces de coléoptères du fumier dans une seule bouse de vache, dont l’une – le doryphore violet – n’a pas été vue dans le Sussex depuis 50 ans. Les populations d’oiseaux qui se nourrissent d’insectes attirés par ce fumier nutritif sont en train de grimper en flèche. Le fouissement des porcs permet à la flore et aux arbustes indigènes de germer, y compris le saule, ce qui a donné naissance à la plus grande colonie d’empereurs pourpres de Grande-Bretagne, l’un de nos papillons les plus rares, qui pond ses œufs sur ses feuilles jaunes.

Non seulement ce système de pâturage naturel aide l’environnement en termes de restauration des sols, de biodiversité, d’insectes pollinisateurs, de qualité de l’eau et d’atténuation des inondations – mais il garantit également une vie saine pour les animaux, et ils produisent à leur tour de la viande qui est saine pour nous. Contrairement à la viande nourrie au grain et à la viande finie au grain provenant de systèmes intensifs, la viande entièrement nourrie au pâturage est riche en bêta-carotène, calcium, sélénium, magnésium, potassium et vitamines E et B, et en acide linoléique conjugué (ALC) – un puissant anti-cancérigène. Elle est également plus riche en acide gras oméga-3 à longue chaîne DHA, qui est vital pour le développement du cerveau humain, mais extrêmement difficile à obtenir pour les végétaliens.

On a beaucoup parlé des émissions de méthane du bétail, mais elles sont plus faibles dans les systèmes de pâturages biodiversifiés qui comprennent des plantes sauvages comme l’angélique, la fumeterre commune, la bourse à pasteur et le lotier des oiseaux parce qu’ils contiennent de l’acide fumarique – un composé qui, ajouté au régime des agneaux à l’Institut Rowett à Aberdeen, a réduit les émissions de méthane de 70 %.

Dans l’équation végétalienne, par contre, le coût du carbone du labourage est rarement pris en compte. Depuis la révolution industrielle, selon un rapport publié en 2017 dans la revue scientifique Nature, jusqu’à 70 % du carbone de nos sols cultivés a été perdu dans l’atmosphère.

Il est donc ici question de choix impliquant d’immenses responsabilités ici : à moins que vous ne vous procuriez vos produits végétaliens spécifiquement à partir de cultures biologiques, pratiquant des systèmes « sans labour », vous participez activement à la destruction du biote du sol, en faisant la promotion d’un système qui prive d’autres espèces, y compris les petits mammifères, les oiseaux les insectes et les reptiles, de leurs conditions « naturelles » de vie et qui contribue de manière significative au changement climatique.

Notre écologie a évolué en parallèle des grands herbivores – avec des troupeaux en liberté d’aurochs (la vache ancestrale), de tarpans (le cheval originel), de wapiti, d’ours, de bisons, de cerfs, de chevreuils, de sangliers et de millions de castors. Ce sont des espèces dont les interactions avec l’environnement soutiennent et favorisent la vie. L’utilisation d’herbivores dans le cadre du cycle agricole peut contribuer grandement à rendre l’agriculture durable.

Il ne fait aucun doute que nous devrions tous manger beaucoup moins de viande, et les appels en faveur de la fin des formes de production intensive de viande à forte teneur en carbone, polluante, non éthique et non éthique sont louables. Mais si vos préoccupations en tant que végétalien sont l’environnement, le bien-être des animaux et votre propre santé, alors il n’est plus possible de prétendre que tout cela est satisfait simplement en abandonnant la viande et les produits laitiers. Aussi contre-intuitif que cela puisse paraître, l’ajout d’un steak de pâturage biologique occasionnel à votre régime alimentaire pourrait être la bonne façon de résoudre la quadrature du cercle.


Isabella Tree dirige le domaine de Knepp Castle Estate avec son amri, l’écologiste Charlie Burrell, et est l’auteur de Wilding : The Return of Nature to a British Farm.

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De l’art de faire comme il faut quand on est végan.

Ne vous fiez pas à la coloration humoristique et ironique du titre, essayez de mettre d’éventuels préjugés de côté et de l’appréhender comme une tentative de passerelle entre nos deux mondes. (j’agite mon tit drapeau blanc ❤ )

Il s’agit de la traduction d’un article de Denise Minger, intitulé For Vegans.

Article original disponible ici

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Pour vous les végans

Je vous promets que cet article n’est ni angoissant ni mesquin ! 

Malgré les rumeurs qui prétendraient le contraire, je ne suis pas engagée dans une mission de dévégétarianisation des foules, enragée, écume à la bouche. Mon propre régime alimentaire est principalement basé sur les plantes, et je ne touche aucun profit en aucune façon – financièrement ou autre – quand vous décidez de mettre un œuf dans votre bouche au lieu d’une masse de protéines végétales texturées. Mon seul but en tenant ce blog est de balayer la mauvaise science et de donner aux gens l’accès à des informations précises sur l’alimentation. Ce que vous décidez de faire avec ce que je dis ici dépend donc entièrement de vous.

En tant qu’ancienne végétarienne de dix ans (et même végétalienne sur les dernières années de cette période), je comprends et respecte le fait que les choix alimentaires sont parfois basés sur davantage que notre propre santé. Peut-être êtes-vous éthiquement opposé à tuer des animaux pour quelque raison que ce soit, êtes-vous préoccupé par le traitement du bétail dans les fermes ou avez-vous simplement développé un cas paralysant de carnophobie après avoir été enfermé dans un congélateur à viande lorsque vous aviez cinq ans (la pire partie de cache-cache jamais vue). Si c’est votre cas, je ne suis pas ici pour vous parler de vos choix ou de vos valeurs – et même si nous ne sommes pas d’accord sur les détails, je vous encourage à vivre votre vie de la façon qui vous convient le mieux.

Même si je ne crois pas que les régimes végétaliens stricts sont optimaux du point de vue de la santé, je pense qu’il existe des moyens de tirer le meilleur parti d’une alimentation sans viande, sans œufs et sans produits laitiers. J’aimerais regrouper quelques-unes de ces idées sur cette page afin que toute personne personnellement engagée dans le véganisme puisse maximiser ses chances de rester en bonne santé et, je l’espère, éviter les pièges les plus courants dont nous, ex-végans, parlons souvent. (Veuillez noter qu’il ne s’agit pas d’un encouragement pour les omnivores actuels de se convertir au véganisme, et il n’y a aucune garantie que vous prospéreriez vraiment même si vous suiviez toutes les suggestions ci-dessous – mais je pense que ces directives donneront aux végans la meilleure chance possible d’éviter les problèmes de santé.)

Sans ordre d’importance particulier, voici un résumé de la liste, suivi d’une version plus détaillée de chaque point :

1- Mangez de vrais aliments – pas de fausses viandes, de produits de soja transformés, de la malbouffe végétalienne, etc.
2- Évitez les huiles végétales riches en oméga-6 et prenez un supplément de DHA végétalien.
3- Supplément de vitamine K2.
4- Supplément avec une forme végétalienne de vitamine D3.
5- Améliorez l’absorption et la conversion du bêta-carotène.
6- Préparez correctement les céréales, les légumineuses ou les noix que vous mangez.
7- Maximiser l’absorption du fer en utilisant des aliments riches en vitamine C.
8- Prenez soin de votre thyroïde.
9- Prenez de la vitamine B12.
10- Essayez une éviction du gluten.
11- Mangez des aliments fermentés.
12- Supplémentez vous avec de la taurine.
13- Envisagez d’ajouter des huîtres ou d’autres bivalves non sensibles à votre régime alimentaire.

La version longue :

1. Mangez de la vraie nourriture. Je suis fermement convaincue que les médecins végétariens comme Caldwell Esselstyn, John McDougall et Joel Fuhrman sont sur la bonne voie lorsqu’ils recommandent de manger des aliments qui ressemblent encore à des légumes-feuilles, des fruits, des tubercules, des courges, des légumineuses, des légumes-racines, des algues, des noix et des graines si vous supportez bien ces aliments. Bien que je pense que beaucoup de gens bénéficieraient d’un apport en matières grasses plus élevé que ce que recommandent certains de ces médecins (avec quelques mises en garde dont nous parlerons plus loin), le concept de manger de vrais aliments est un bon point. Cela signifie abandonner les fausses viandes de soja, le sirop de maïs à haute teneur en fructose, les édulcorants artificiels, les collations pratiques, les repas télévisés et à peu près tout ce que l’on peut acheter sur ce site. C’est peut-être un moment excitant lorsque vous avez appris que les Pop-Tarts Unfrosted de Kellogg sont végétaliens…mais les Pop-Tarts restent des Pop-Tarts. À l’occasion, succomber occasionnellement à de la malbouffe ne vous tuera pas, mais ne vous attendez pas à rester en bonne santé si tout ce que vous avez dans votre assiette a été fait par Morningstar Farms ou Tofutti.

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Dites simplement non

2. Évitez les huiles végétales à haute teneur en oméga-6 comme l’huile de soja, l’huile de maïs, l’huile de coton, l’huile de tournesol, l’huile d’arachide ou les margarines faites à partir de ces huiles. Utilisez plutôt des graisses stables à la chaleur comme l’huile de coco ou l’huile de palme rouge pour la cuisson, et utilisez de l’huile de noix de macadamia ou de l’huile d’olive pour les plats froids comme les salades. (Selon l’endroit où vous résidez, ces huiles seront plus où moins faciles à vous procurer dans les commerces et éventuellement à commander en ligne qu’à trouver au niveau local, mais vous pouvez parfois les trouver dans les marchés spécialisés.)
Note : réduire votre consommation d’oméga-6 réduira vos besoins en oméga-3, mais je recommande aussi de prendre un supplément de DHA végétal à base d’algues (comme le DEVA) et d’obtenir de l’ALA à partir de graines de chia moulues, de graines de chanvre ou de graines de lin (toujours crues et non traitées thermiquement, car leurs graisses sont extrêmement instables). Ceci est particulièrement important si vous êtes enceinte ou si vous allaitez.

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Même écrit en italien, ça ne rend pas l’huile de soja plus saine…

3. Procurez-vous une source de vitamine K2, surtout si vous voulez éviter les cauchemars dentaires (comme ma propre mésaventure : 14 caries !). Ignorée des grands médias et du public, tout autant que des experts de santé (et de Constantin de Vive la B12 : note du Mythe), cette vitamine K2 est cruciale en ce qui concerne la santé cardiaque et osseuse. Entre autres choses, elle aide à transporter le calcium en dehors de vos artères (où il contribue à la formation de la plaque) pour le fixer à la place où il devrait être :  dans vos os et vos dents. Il existe un ouvrage intitulé « Vitamin K-2 and the Calcium Paradox » qui discute de l’implication de ce nutriment dans la santé globale, mais vous pouvez aussi trouver beaucoup d’informations sur K2 en ligne, comme ici et ici. (Note du Mythe : et ici en français.)

Contrairement à la vitamine K1, qui est abondante dans certains aliments végétaliens comme les légumes-feuilles foncés, la vitamine K2 ne se trouve que dans certaines bactéries et produits animaux comme les produits laitiers, les abats et les œufs. La principale source végétalienne est le soja fermenté natto (pas très appétissant pour un palais occidental) qui contient des bactéries productrices de K2. Si vous évitez le soja, mangez un régime alimentaire cru qui interdit le natto, ou si vous ne voulez tout simplement pas enfouir dans votre bouche des haricots visqueux parfumés à l’ammoniaque, cherchez un supplément de vitamine K2 contenant du ménaquinone-4 ou du ménaquinone-7 (habituellement abrégé en MK-4 ou MK-7). J’utilise personnellement cette marque pour moi-même, à la fois en raison de la qualité et du coût, et je peux me porter garant des avantages incroyables qu’elle offre en matière de soins dentaires.

4. Prenez suffisamment de vitamine D3 pour que votre taux sanguin atteigne 35 ng/ml. À moins d’être un sauveteur en mer hawaïen (ou d’avoir la chance de rester dehors toute la journée au soleil), il y a de fortes chances que vous soyez déficient, surtout si vous vivez à une latitude extrême nord. La vitamine D est cruciale pour une grande variété de fonctions – qu’il s’agisse de vous aider à absorber le calcium ou de vous protéger contre certains cancers – et elle agit en synergie avec les vitamines K2 et A pour garder vos dents et vos os solides. Malheureusement, puisque la vitamine D3 est habituellement dérivée de la laine, presque toutes les versions végétaliennes contiennent de la vitamine D2, qui est moins puissante et n’est pas toujours efficace pour prévenir ou combler les carences.

« Source de Vitamine D3 » et « Vitashine Vegan Vitamine D3 » sont actuellement les seuls suppléments de vitamine D3 végétaliennes qui existent. Je recommande fortement d’utiliser l’une ou l’autre plutôt que les versions D2 plus couramment disponibles. Personnellement, je prends environ 5 000 UI par jour, mais vous devrez peut-être ajuster votre apport en fonction de votre corpulence, de la quantité de soleil que vous prenez et si vous essayez de traiter agressivement une carence par rapport au maintien de niveaux sains de vitamine D. (Sachez également qu’un petit nombre de personnes réagissent négativement à la supplémentation en vitamine D, alors soyez à l’affût de tout symptôme indésirable.)

5. Tirez le meilleur parti de votre bêta-carotène. La vitamine A est essentielle à la santé des tissus osseux, à la vision, au bon fonctionnement des hormones, à la santé des fœtus et nourrissons et à d’autres choses généralement considérées comme bonnes. Sauf que les plantes ne contiennent pas de « vraie » vitamine A, seulement certaines provitamines, en particulier le bêta-carotène, que votre corps doit convertir en vitamine A. Malheureusement, ce processus de conversion est souvent inopérant : la plupart des gens n’absorbent qu’une infime fraction du bêta-carotène qu’ils consomment, et seulement une fraction de cette infime fraction devient de la vraie vitamine A – laissant certains végétaliens déficients même s’ils rivalisent avec Bugs Bunny dans la consommation de carottes. Bien que certaines personnes soient génétiquement condamnées à être de piètres convertisseurs et en tant que végétaliens se battront et mettront en œuvre toutes les solutions concrètes imaginables, il existe quelques façons de maximiser l’absorption et la conversion des précurseurs de la vitamine A :

  • Mangez des aliments riches en bêta-carotène accompagné d’une source de gras – comme de la vinaigrette huileuse ou des tranches d’avocat sur une salade – pour augmenter considérablement la quantité de bêtacarotène que vous absorbez.
  • Identifiez et traitez les allergies alimentaires, la maladie cœliaque, les infections parasitaires, l’infection à H. pylori ou un faible taux d’acide gastrique, qui peuvent perturber l’écologie intestinale et entraver l’absorption.
  • Assurez-vous d’obtenir suffisamment de fer et de zinc de votre alimentation, car ces minéraux sont essentiels à la conversion du bêta-carotène en vitamine A. Si vous avez une carence de ces minéraux, votre statut en vitamine A sera probablement altéré.
  • Cuisez légèrement certaines de vos sources de bêta-carotène pour décomposer les fibres et améliorer l’absorption.

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6. Préparez correctement les céréales, les légumineuses ou les noix que vous mangez. Ces aliments contiennent des phytates qui bloquent l’absorption de minéraux comme le calcium et le fer, ainsi que des inhibiteurs enzymatiques et des tanins qui peuvent causer des troubles digestifs. Si vous choisissez d’inclure des céréales, des légumineuses ou des noix dans votre alimentation, vous pouvez neutraliser certains des anti-nutriments et augmenter la disponibilité des minéraux en préparant vos aliments avec amour et tendresse. Pour les grains entiers, procédez comme suit :

  1. Mettez les grains dans un bol rempli d’eau tiède en quantité suffisante pour couvrir.
  2. Ajoutez du vinaigre de cidre de pomme ou du jus de citron dans une proportion de 1 cuillerée à table pour chaque tasse de grain.
  3. Laisser tremper le tout pendant au moins 7 heures à température ambiante.
  4. Égoutter l’eau de trempage et cuire les grains comme d’habitude.

Pour la plupart des légumineuses, sauf les lentilles séchées et les pois cassés, suivez les mêmes étapes que pour les grains, mais faites tremper les haricots plus gros pendant au moins 24 heures (en changeant l’eau de trempage s’ils commencent à fermenter) et doublez la quantité de vinaigre ou de jus de citron si vous avez affaire à de très petits haricots (2 cuillères à soupe par tasse de haricots). Les lentilles et les pois cassés devraient être trempés pendant 7 heures, mais sans ajout de vinaigre ou de jus de citron. Les noix crues, aussi, devraient être trempées dans de l’eau chaude pendant 7 heures sans milieu acide, mais vous pouvez saupoudrer l’eau de trempage avec du sel de mer (et ensuite les sécher à l’air une fois qu’elles sont cuites).

Cela peut sembler laborieux, mais cela ne demande pas beaucoup de travail – et votre système digestif vous en sera reconnaissant !

7. Mangez des aliments riches en vitamine C ainsi que des aliments riches en fer pour améliorer l’absorption du fer, surtout si vous êtes une femme pré-ménopausée ou si vous souffrez d’anémie. Le fer non héminique, la forme que l’on trouve dans les aliments végétaux, est moins bio-disponible que le fer héminique dans les produits animaux, mais son absorption augmente considérablement en présence de vitamine C. Essayez de combiner des aliments riches en fer comme la bette à carde, les épinards, les feuilles de betterave, les lentilles, les haricots et le quinoa avec des aliments riches en vitamine C comme les tomates, les poivrons, le jus de citron, les fraises, les oranges, les papayes, les kiwis, les ananas, les pamplemousses ou tout autre aliment qui vous plaît. Si vous aimez les smoothies verts, il s’agit d’excellentes occasions de mélanger quelque chose de fruité et riche en vitamine C avec un vert feuillage riche en fer. Évitez également de boire du thé ou du café avec des repas riches en fer, car ces boissons contiennent des substances qui réduisent l’absorption du fer.

8. Prenez grand soin de votre thyroïde. Les végétaliens soucieux de leur santé peuvent involontairement se retrouver avec deux attaques contre leurs thyroïdes : un manque d’iode (soit en réduisant le sel ou en passant du sel iodé au sel marin naturel), et un menu rempli de légumes goitrogènes. L’altération de la fonction thyroïdienne peut entraîner de la fatigue, des mains et des pieds froids, une perte de cheveux, une mauvaise concentration, de la difficulté à perdre du poids et une mémoire à court terme rivalisant avec celle de votre grand-mère, dont vous avez probablement entendu une plainte de mécontentement à un moment ou à un autre.

La meilleure source d’iode végétalienne est l’algue, mais certaines variétés en contiennent beaucoup plus que d’autres. Voici un tableau avec la teneur en iode (parmi d’autres nutriments) de plusieurs algues marines communes.

Les aliments goitrogènes – qui interfèrent avec la fonction thyroïdienne – comprennent les légumes crucifères comme le brocoli, le chou-fleur, les choux de Bruxelles, le chou frisé, le chou-rave, la moutarde, le navet, le rutabaga et le chou, ainsi que les produits du soja et le millet. Les fraises, les pêches et les épinards sont aussi quelque peu goitrogènes. Vous n’êtes pas obligé d’abandonner complètement ces aliments (les crucifères en particulier ont d’excellents composés anticancéreux), mais il est certain qu’il faut les limiter s’ils représentent une grande partie de votre alimentation, surtout si vous avez déjà des symptômes d’hypothyroïdie.

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Pas si innocent

9. Prenez de la vitamine B12 – environ 10 mcgs par jour, ou 2000 mcgs une fois par semaine. J’aimerais croire que c’est assez évident maintenant, mais il y a encore des autorités végétaliennes qui semblent sous-estimer le problème de la B12 ou même le nier complètement. Même « le rapport Campbell » minimise le problème de la B12 lorsque  T. Colin Campbell écrit : « Si vous ne mangez pas de produits animaux pendant trois ans ou plus, ou si vous êtes enceinte ou allaitante, vous devriez envisager de prendre un petit supplément de B12 à l’occasion ». C’est un peu effrayant, car pratiquement toutes les études menées sur le sujet montrent que les végétaliens présentent des taux de carence en B12 beaucoup plus élevés que les omnivores ou les végétariens et que, par conséquent, leur taux d’homocystéine est élevé (ce qui augmente la coagulation sanguine et augmente le risque de maladies cardiaques). En fait, un faible taux de B12 et un taux élevé d’homocystéine ont probablement contribué à la disparition précoce d’éminents végétaliens comme H. Jay Dinshah et T. C. Fry (PDF).

Surtout si vous évitez les aliments végétaliens transformés (qui sont souvent enrichis en vitamine B12, aux États-Unis, note du Mythe), vous devriez trouver un supplément et le prendre régulièrement, puisqu’il n’existe aucune source diététique fiable de B12 pour les végétaliens. (Les algues comme la spiruline, dont on dit souvent qu’elles contiennent de la B12, ne contiennent en réalité que des analogues de la B12 qui n’amélioreront pas votre statut en B12.)

10. Essayez de passer au moins 30 jours sans gluten, surtout si vous avez des symptômes qui peuvent évoquer la « sensibilité au gluten » comme des ballonnements, des douleurs abdominales, des douleurs articulaires, des maux de tête ou des migraines qui ne s’améliorent pas en modifiant votre régime alimentaire d’autres façons.

11. Fermenter deux trois trucs. Les aliments fermentés crus et non pasteurisés contiennent des bactéries bénéfiques qui peuvent aider à restaurer votre flore intestinale, à améliorer votre digestion et, en fin de compte, à augmenter la valeur nutritive que vous absorbez de ce que vous mangez. Ça ne prends pas plus de 30 secondes sur Google pour trouver des recettes de choucroute, de kimchi, de « vrais » cornichons, de la salsa fermentée et d’autres plats fermentés végétaliens délicieux, et la plupart des magasins d’aliments naturels offrent certains de ces produits préfabriqués. « Wild Fermentation » de Sandor Katz est une excellente ressource si vous voulez vous salir les mains dans les lactobacilles. (Note du Mythe : En français, je vous recommande chaudement Ni Cru Ni Cuit de Marie-Claire Frédéric, ou bien un livre axé sur la pratique comme celui-là)

12. Envisagez de prendre des compléments de taurine, surtout si vous êtes enceinte, si vous allaitez ou si vous êtes extrêmement actif. La taurine est un acide aminé que l’on trouve uniquement dans les aliments d’origine animale, et elle joue un rôle important dans le développement du cerveau, le maintien d’une tension artérielle saine, le contrôle de la glycémie, la réduction du stress oxydatif et la prévention des dommages à la rétine. Bien que votre corps puisse synthétiser la taurine à partir d’une combinaison d’autres acides aminés, de nombreuses personnes – y compris les enfants et les femmes enceintes ou allaitantes – ne peuvent en produire suffisamment pour satisfaire leurs besoins sans source alimentaire directe, et au moins une étude a montré que les hommes végétaliens ont des niveaux de taurine plasmatique beaucoup plus faibles que les non végétariens. NOW fait une poudre de taurine végétalienne, et il peut y avoir d’autres marques si vous menez votre propre recherche.

13. Envisagez le « bivalvéganisme », une combinaison d’aliments végétaux et de mollusques et crustacés non sensibles. C’est malheureux que ce conseil soit le malchanceux numéro 13, parce que je pense honnêtement qu’il pourrait être une solution pour beaucoup de végétaliens en difficulté. Les bivalves – comme les huîtres, les palourdes et les moules – sont incroyablement riches en nutriments qui sont absents ou difficiles à obtenir des aliments végétaux. Les huîtres en particulier sont une excellente source de fer, de B12, de zinc, de sélénium, de cuivre et de vitamine D, et contiennent également une petite quantité de vitamine A véritable. Les bivalves n’ont pas de système nerveux central et ne sont généralement pas considérés comme sensibles selon les critères traditionnels, de sorte que les végétaliens qui évitent d’autres produits d’origine animale peuvent être plus à l’aise sur le plan éthique en consommant quelques huîtres par semaine. (Si vous voulez entendre le rôle potentiel des bivalves dans les régimes végétaliens de la bouche de quelqu’un d’autre, voici un article très pertinent de Christopher Cox.)

C’est tout pour les Grandes Choses Importantes. Mais pour rendre cette page insupportablement longue, voici une autre dose de conseils non sollicités 😀 :

Gardez à l’esprit que ce n’est pas ce que vous mangez – c’est ce que vous absorbez (ou convertissez) qui compte. Certains végétaliens scrupuleux utilisent des programmes comme Cron-o-Meter pour suivre leur apport en nutriments et s’assurer qu’ils atteignent les Apports Journaliers Recommandés (AJR) pour les vitamines, les minéraux et les acides aminés. Malheureusement, ces programmes ne font pas de distinction entre la vitamine K1 ou K2, n’ont pas d’AJR pour les acides aminés non essentiels comme la taurine, enregistrent généralement le bêta-carotène comme « vitamine A » et ne s’ajustent pas pour son taux d’absorption extrêmement faible (ce qui signifie que ce qui ressemble à 100% de l’AJR sur papier pourrait n’être que 1% de l’AJR dans votre corps), ne peut pas vous dire combien de fer/zinc/magnésium/calcium vous perdez à cause des phytates, ne peut pas vous dire combien de fer non héminique vous absorbez réellement. En d’autres termes, les calculateurs de nutriments ne peuvent vous montrer que ce que vous mettez dans votre bouche, et non ce dont votre corps peut réellement s’emparer. (Pire encore, les valeurs nutritives de l’USDA peuvent être très différentes de celles de votre assiette, puisque le contenu nutritionnel des aliments végétaux varie en fonction des conditions de croissance, de la qualité du sol, de la saison, de la géographie et d’une foule d’autres facteurs.)

Les tests sanguins ne peuvent pas vous dire si vous souffrez d’une « carence » en calcium. Je ne sais pas si cette croyance est aussi courante chez les végétaliens « normaux » que chez les végétaliens crudivores, mais certaines personnes semblent penser qu’une valeur normale de calcium sur leur test sanguin est la preuve qu’ils tirent profit de leur régime alimentaire. Rien ne saurait être plus éloigné de la vérité. Le calcium dans votre sang et le calcium dans vos os sont deux choses très différentes, et en période de pénurie, votre corps puisera joyeusement le calcium de votre squelette pour que vous ayez assez de sang pour rester en vie. (Le calcium est un électrolyte qui aide à empêcher votre cœur de s’essouffler, et votre corps accorde généralement la priorité au fait de ne pas mourir plutôt qu’à la perte de densité osseuse.)

Lorsque vous cherchez des conseils en matière de santé auprès de ressources pro-vegan, choisissez judicieusement vos sources. Cela s’applique à peu près à toute autorité qui dispense des conseils sur un régime alimentaire dans lequel ils sont émotionnellement ou financièrement investis, et le véganisme ne fait pas exception. Évitez les sites Web et les forums qui tendent à  » blanchir  » les mauvaises expériences que les gens ont avec le véganisme ou qui bannissent les membres qui signalent des problèmes de santé (pour ne pas donner de nom). Si quelqu’un dit que vous pouvez obtenir toute la B12 dont vous avez besoin en vous léchant le poignet, en ne lavant pas vos légumes ou en faisant des cadeaux sacrificiels de chou frisé aux dieux de Coenzyme, courez, courez, loin et vite. Et en tant que personne qui avait l’habitude de faire confiance à tout ce que je lisais sur Vegsource.com, je recommanderais aussi de faire vos propres recherches avant de faire confiance à ce que vous lisez sur les sites végétaliens sur l’anatomie digestive humaine, les études sur la viande, et le caractère miraculeux du seitan.

Cela dit, mon expert végétalien préféré est Jack Norris. Norris est un diététicien végétalien qui est étonnamment honnête au sujet des lacunes d’un régime végétalien, qui offre des solutions scientifiques aux problèmes de santé et – contrairement à d’autres dans sa position – ne balaie pas les pièges potentiels du véganisme sous le tapis. Parmi toutes les autorités sanitaires à base de plantes, il est de loin le plus susceptible de vous dire la vérité. Parcourez son blog pour obtenir une perspective équilibrée des questions végétaliennes sans œillères.

Et si vous êtes sincèrement intéressé par le fait de voir « l’autre côté » des sujets végétaliens :

  • BeyondVeg de Tom Billings est une ressource fantastique pour tous les chercheurs de vérité dans le monde de la santé, couvrant une gamme de sujets pertinents pour les végétaliens et les végétaliens crus (y compris l’anatomie comparative des primates et des humains, l’histoire de l’évolution en ce qui concerne l’alimentation humaine, les mythes courants sur les végétaliens crus, et bien plus encore).
  • « Viande : Une extravagance sans danger » de Simon Fairlie est une lecture incontournable si vos raisons de devenir végétalien sont au moins partiellement environnementales. Il ne fait aucun doute que nos pratiques modernes d’agriculture industrielle craignent, mais ce livre montre – dans des détails méticuleux et fantastiques – que la réalité est beaucoup plus nuancée qu’on nous le laisse croire. De nombreux aliments végétaliens comme les fraises, le café, le vin, le chocolat et les asperges sont encore plus destructeurs pour l’environnement que la viande d’élevage industriel, et Fairlie montre que certaines des statistiques accablantes que nous entendons au sujet de l’agriculture animale sont grossièrement gonflées. D’après les recherches de Fairlie, le système le plus durable n’est pas un système végétalien, mais consiste à mettre du bétail sur des terres impropres aux cultures végétales, à utiliser des animaux comme les poulets et les porcs pour utiliser les déchets alimentaires et à revenir à une agriculture décentralisée.
  • Si vous voulez comprendre pourquoi d’anciens végétaliens ont désorganisé et remis en question la base éthique du véganisme, jetez un coup d’œil aux interviews d’anciens végans sur le blog de Rhys Southan, Let Them Eat Meat. Il vaut également la peine de lire ce récit personnel détaillé du retour à l’omnivorisme de l’ex-vegan Tasha. J’ai fait part de certaines de mes propres réflexions lors d’un entretien avec la National Animal Interest Alliance.

Et enfin, et non des moindres…..
Ne vous blâmez pas si vous faites tout ce qu’il faut et que vous ne vous sentez toujours pas bien. Tout comme tous ces arrière-grands-mères qui ont vécu jusqu’à 96 ans en fumant un paquet par jour et en choisissant Guinness comme groupe alimentaire principal, il y a des gens qui survivent vraiment très longtemps sans produits d’origine animale. J’ai des doutes sur la façon dont les choses se dérouleront d’une génération à l’autre, mais sur une base individuelle, les végétaliens prospères existent (comme le phénoménal Lou Corona, 60 ans, qui a été un végétalien cru pendant 39 ans (et qui est une pointure sur les aliments fermentés – Pas de hasard hein !). Mais contrairement aux arrière-grands-mères résilientes qui sont considérées comme des anomalies chanceuses, les végétaliens résilients ont tendance à être considérés comme des exemples universels de « Hé, si cette personne peut le faire, tout le monde peut le faire aussi ».

Si vous ne deviez rien retirer d’autre de cette page, écoutez au moins ceci : les humains sont beaucoup, beaucoup plus diversifiés génétiquement que la plupart d’entre nous ne le réalisent, et le succès d’une personne en tant que végétalien ne garantit pas le vôtre. Il se peut que vous soyez vraiment physiquement incapable d’absorber ou de convertir certains nutriments sous leur forme végétale. Vos antécédents de santé, votre écologie intestinale, votre état de santé et même ce que votre mère a mangé pendant que vous étiez en gestation influencent tous vos besoins nutritionnels actuels. Le véganisme est une expérience moderne – une situation alimentaire à laquelle l’homme n’a jamais été confronté auparavant – et toutes ses répercussions sont encore inconnues. La survenue de problèmes n’est pas un échec personnel. Bien que le véganisme s’enracine dans la compassion, veuillez considérer que vous, en tant qu’être humain vivant, méritez aussi votre propre bonté.

Une vitamine A sous-estimée par les végans

l’arbre de la B12 qui cache la forêt des carences vegans !

Depuis que j’ai réexaminé ma copie à propos des végétarismes et notamment sur le très radical véganisme, je me suis rendu compte qu’ils étaient perclus d’écueils. Le discours végé qui pointe en permanence la B12 – le micronutriment qui pose de manière automatique et certaine un soucis dans un régime végétalien – permettaient de glisser sous le tapis tous les autres nutriments problématiques selon le contexte. Le silence pudique des végans sur la question, ou bien le « veuillez circuler y a rien à voir » me semble une manœuvre bien trop grossière pour être prise au sérieux. Je finis même par me demander si il n’y aurait pas quelque chose de l’ordre du fait que l’opinion majoritaire puisse admettre qu’il y ai UN SEUL truc qui pose un soucis dans le régime végan (la B12 donc), comme les fameuses exceptions qui « confirmeraient la règle », mais que d’admettre qu’il puisse y avoir d’autre vitamines manquantes soit intolérable pour des raisons de l’ordre quasi symbolique. Comme si admettre contraint et forcé qu’un DEUXIEME nutriment soit un soucis pour un végétalien entraîne la logique de « ptet qu’il y en a d’autres »…. Jamais deux carences sans trois ?

beurre
De plus, je me demande également dans quelle mesure psychologiquement le fait que la dite vitamine qui puisse poser un problème dans un régime végétalien soit également la première lettre de l’alphabet ne soit pas trop dur à supporter pour l’opinion végé ?

Je suggère enfin chaleureusement et mesquinement aux végé de faire la liste des vitamines qui ne POSENT PAS de problèmes dans un régime végétalien, ce sera peut être plus honnête ? (oooh je suis taquine 😉 )

Voici donc un article de mon très cher ami Sylvain du blog Clair et Lipide qui jette la lumière sur la toute première vitamine de l’alphabet.

Clair et Lipide

Ma réflexion est partie de cette discussion (déjà abordée ici) :

mytheS’ensuit donc un galimatias  entre Ségolène et moi sur la vitamine A. Rétinol (vitamine A animale) ou bêta-carotène (vitamine A végétale) ?

Mon point de vue étant que les deux micronutriments ont leurs avantages et leurs inconvénients. A priori l’idéal étant d’avoir un apport des deux, pas uniquement l’un ou l’autre.

Le Rétinol :on le trouve dans certains produits animaux, notamment le foie (de morue par exemple !), ou encore les œufs, ou le beurre.

+ Il est prêt à l’emploi, pratiquement rien à faire (sauf pour produire de l’acide rétinoïque, une autre forme de la vitamine A, mais conversion aisée). On dit que c’est de la vitamine A préformée.

La toxicité est reconnue et très vite atteinte en cas de surconsommation, surtout en cas de statut de vitamine D faible. Attention aux mangeurs de…

Voir l’article original 1 708 mots de plus

Une jeune végan de 12 ans se retrouve avec le squelette d’une femme de 80 ans en mauvaise santé

Voici la traduction d’un article qui prend comme point de départ un fait divers et qui élargit à d’autres cas de bébés et d’enfants dont les existences ont été impactées par leur régime végan. Je me suis longuement posé la question de traduire ou pas ce texte, parce que ma répugnance au sensationnel me freinait. Et puis un ami m’a convaincue que peut être de diffuser ce genre de texte pouvait contribuer à sauver quelques ostéoblastes d’enfant, donc je me suis dis que finalement c’était p’têt pas une si mauvaise idée que ça. J’ai presque cette sensation d’opposer aux campagnes publicitaires et spectaculaires hyper émotives végan la propre émotivité omni. Comme un combat opposant les intérêts des bébés veaux à ceux des bébés humains…

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Voici donc l’article publié chez Sarah de Healthy Home Economist 

Une jeune ado de 12 ans élevée selon un régime végétalien strict a été admise au Royal Hospital for Sick Children à Glasgow, en Écosse, souffrant d’une forme grave de rachitisme. La jeune fille avait déjà subi de multiples fractures et avait reçu un diagnostic de dégénérescence de la colonne vertébrale comparable à celle d’une femme de 80 ans en mauvaise santé.

Fox News rapporte que les médecins de l’hôpital subissent des pressions pour dénoncer le couple à la police et aux travailleurs sociaux. Le Dr Faisal Ahmed, pédiatre traitant l’enfant, a refusé de discuter des détails, mais a convenu des dangers que comporte le fait de forcer les enfants à suivre un régime végétalien strict.

Un enfant nourri de façon végétalienne exclusive a très certainement de graves carences en vitamines A et D, qui sont toutes deux des nutriments osseux essentiels qui ne peuvent être obtenus qu’à partir de produits d’origine animale. Selon toute vraisemblance, la jeune fille serait également en carence de calcium, de zinc, de B-12 ainsi que d’autres vitamines B, de la vitamine K, des acides gras EPA et DHA et des acides aminés contenant du soufre, de la méthionine et de la cystéine.

Bien que le corps humain soit théoriquement capable de convertir le bêta-carotène en vitamine A, les enfants ne sont pas capables de le faire efficacement ou pas du tout. La lumière du soleil aurait pu fournir de la vitamine D, mais seulement si la famille vivait à l’extérieur sous les tropiques et non dans un climat nordique comme l’Écosse.

Autres cas d’enfants végans souffrant de carences nutritionnelles graves.

 

Malheureusement, ce n’est pas la première fois que des végétaliens sont accusés de maltraitance nutritionnelle sur enfants, bien qu’il s’agisse peut-être du premier cas de lésions osseuses invalidantes. Plus typiquement, les bébés végétaliens finissent à l’hôpital à cause de la malnutrition causée par l’utilisation de lait de soja au lieu de préparation industrielle lactée à destination des nourrissons.  Étant nourris avec du jus de soja en brique du commerce non formulé à l’effet de nourrir des nourrissons,  les bébés se retrouvent avec de graves carences en vitamines, minéraux, acides gras et acides aminés, c’est pourquoi les fabricants de préparations à base de soja sont tenus par la loi d’ajouter de la méthionine et d’autres nutriments essentiels à la croissance du bébé.

En 1990, la FDA a enquêté après qu’une fillette de deux mois en Californie ait été hospitalisée pour malnutrition sévère. Ses parents lui avaient donné du lait de soja au lieu d’une préparation à base de soja spéciale nourrissons. En raison de cet incident et d’un incident similaire en Arkansas impliquant la marque de lait de soja SoyMoo, la FDA a émis un avertissement le 13 juin 1990. Depuis lors, la plupart des marques de lait de soja – mais pas EdenSoy – incluent des étiquettes de mise en garde en minuscules caractères d’imprimerie sur leurs emballages.

De toute évidence, les étiquettes d’avertissement volontaires n’ont pas été suffisantes, et il y a eu des décès et des hospitalisations de bébés végétaliens nourris au lait de soja. En mai 2007, des parents végétaliens d’Atlanta ont été reconnus coupables du décès de leur bébé de six mois. Pour pallier la production insuffisante en lait maternel de la mère,  les parents avaient donné à leur fils du lait de soja et du jus de pomme. Le bébé ne pesait que 1,58 kilos lorsqu’il est mort de faim en avril 2004.

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D’autres parents végans ont également été accusés et reconnus coupables, y compris un couple de New York condamné pour meurtre et un couple de Floride pour homicide involontaire coupable. A Londres, deux végétaliens ont été condamnés à une peine de trois ans de réhabilitation communautaire après avoir admis avoir affamé leur bébé jusqu’à ce qu’il meure de faim.

En France, un couple végétalien a été condamné à 5 ans de prison pour le décès de leur fillette de 11 mois. Le bébé, qui ne pesait que 5.6 kilos au moment de sa mort, avait été nourri exclusivement au sein. Une autopsie a montré qu’elle souffrait non seulement d’une insuffisance pondérale grave et de malnutrition, mais aussi d’une carence sévère en vitamines A et B12. La mère avait pris soin d’allaiter, mais sa production lactée était certainement carencée et insuffisante en raison des limites de son régime alimentaire et de l’épuisement de ses propres réserves nutritionnelles en raison de la grossesse.

Et maintenant, nous avons le cas tragique de cette fillette de 12 ans en Écosse. Bien qu’elle ait finalement obtenu un traitement médical, son pronostic reste sombre.

Et maintenant, avec la sortie en 2017 du documentaire très imparfait What The Health,  de plus en plus de cas de malnutrition infantile végétalienne émanant de parents bien intentionnés mais sérieusement mal informés verront le jour très probablement.

Les régimes végétariens sont-ils sans dangers pour les enfants ?

Cet article est une traduction de celui-ci paru chez Sustainable Dish.

(C’est pas qu’en France on a pas d’idée, mais il faut bien admettre qu’en terme de rock’n’roll comme de régimes alimentaires, les ricains ont toujours eu 20 ans d’avance sur nous… pour le meilleur comme pour le pire !)

bosch monstre

Il peut sembler parfaitement inoffensif de nourrir les enfants avec un régime sans viande. En fait, de nombreux parents estiment qu’il est « plus propre » et « plus pur » d’éliminer la viande (végétarien) ou d’éliminer toutes les formes d’aliments d’origine animale comme les œufs, le lait et le fromage (végétalien).

Selon l’Academy of Nutrition and Dietetics (AND), un régime végétalien ou végétarien correctement planifié peut convenir à toutes les étapes du cycle de vie, y compris la grossesse, l’allaitement, la petite enfance, l’enfance, l’adolescence, l’âge adulte et les athlètes, dans leur exposé de position de 2016.  L’AND et le US Department of Agriculture (USDA) recommandent que les produits à base de soja fortifié remplacent les produits d’origine animale en tant qu' »alternatives saines ».

Mais sur quoi ces organisations fondent-elles leurs recommandations ? Que montrent les preuves ?

Plusieurs études épidémiologiques à long terme ont montré que les régimes végétariens ou végétaliens peuvent réduire le risque de certaines maladies chez les adultes. Mais, en se concentrant spécifiquement sur les enfants, qui dépendent le plus d’une nutrition de haute qualité pour une croissance adéquate, existe-t-il des preuves réelles que les régimes végétariens soient sans danger ?

Un nouvel article de Nathan Cofnas,  publié dans Critical Reviews in Food Science and Nutrition, examine en profondeur les recherches existantes sur les enfants et les régimes sans viande. Je sais que beaucoup de mes lecteurs n’ont pas le temps de lire l’article en entier, alors j’ai mis en évidence certaines des meilleures pépites dans ce billet. Je veux qu’il soit clair que l’auteur n’a PAS déclaré qu’un régime sans viande est malsain, mais après avoir passé en revue la recherche, sa conclusion est que les preuves montrant qu’un régime végétarien est sain pour les enfants sont faibles, et déclare en outre que l’AND n’est pas en mesure de le recommander comme « sans danger » sans plus de recherche.

 les régimes végétariens et la grossesse

La croissance commence par une grossesse en bonne santé, ce qui permet au fœtus de se développer de façon appropriée. L’un des marqueurs d’une grossesse en bonne santé et d’une nutrition adéquate est le ratio hommes/femmes, qui est généralement de 105:100. Dans les populations stressées, par exemple en temps de guerre, le nombre de fausses couches de fœtus mâles tend à augmenter, ce qui se traduit par une baisse de ce ratio sexuel. La malnutrition et le manque de calories pendant la grossesse ont été identifiés comme l’une des causes de la baisse du ratio sexuel. Une étude menée en 2000 auprès de plus de 6 000 femmes enceintes a révélé que celles qui suivaient un régime végétarien avaient un rapport de masculinité considérablement inférieur à celles qui suivaient un régime omnivore et étaient 23 % moins susceptibles de donner naissance à un garçon. Le faible taux de natalité des femmes végétariennes peut être une indication du stress physique causé par ce type d’alimentation et avoir un impact sur la viabilité du fœtus. Il n’y a aucune mention de cette étude, ni du risque d’avortement spontané de fœtus mâles dans l’énoncé de position AND 2016 mentionné précédemment.

Dans une étude portant sur plus de 6 000 femmes enceintes, les végétariennes étaient 23 % moins susceptibles de donner naissance à un garçon.

 

Le lait et la viande chez les enfants

L’AND recommande de remplacer la viande par des produits laitiers, du soja ou d’autres sources de protéines végétariennes, en précisant qu’il s’agit de substituts nutritionnels adéquats et équivalents pour les enfants. Jusqu’à présent, il n’y a eu qu’une seule étude contrôlée qui examine la substitution de lait à de la viande. Cette étude de 2014 a évalué l’impact de l’ajout de viande, de lait ou simplement de calories supplémentaires au régime alimentaire d’enfants en grande partie végétariens au Kenya et les a comparés à un groupe témoin, qui n’a pas reçu de nourriture supplémentaire.

Les résultats sont fascinants. Lorsqu’on mesure la croissance des enfants, les capacités intellectuelles, le comportement et les performances scolaires, après deux ans, le groupe « viande « avait de loin les meilleurs résultats. Le groupe « laitier » a montré le moins d’amélioration sur les matrices progressives de Raven (RPM – une mesure de l’intelligence des fluides), même par rapport aux enfants qui n’ont pas reçu de calories supplémentaires. Le groupe « viande » a fait preuve d’une capacité physique, d’un leadership et d’une croissance physique beaucoup plus importante au cours de la période à l’étude. Ceux qui ne recevaient que du lait étaient à la traîne par rapport au groupe de la viande sous tous ses aspects. Les chercheurs croient que ces résultats peuvent être liés à l’impact du lait sur l’absorption du fer, ce qui influence les capacités cognitives. Ils suggèrent également que l’amélioration de la performance dans le groupe des viandes pourrait être due à l’apport de protéines de haute qualité, de vitamine B12, de zinc et de fer dans l’alimentation des enfants, ce qui a un impact positif sur le développement.

Bien qu’il ne s’agit que d’une seule étude avec certaines limites, il s’agit de la SEULE étude contrôlée sur le lait par rapport à la viande chez les enfants, et fondamentalement, cela montre que le lait ne peut pas remplacer la viande. Il est tout à fait raisonnable de se demander comment l’AND peut définitivement dire que le lait est un substitut adéquat à la viande dans l’alimentation d’un enfant.

De plus, il a été démontré que le lait a un lien énorme avec l’acné. Quel adolescent voudrait de l’acné ? L’article cite plusieurs études montrant une association entre le lait et l’acné, de sorte que le remplacement du lait par de la viande, surtout chez les adolescents, pourrait entraîner une détérioration de la peau et tout le stress qui accompagne l’acné chez un adolescent.

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Qu’en est-il du soja et des enfants ?

L’AND recommande également le soja comme substitut à la viande et source de protéines de qualité pour les végétariens. Le problème d’une consommation élevée de soja chez les enfants est l’impact que les phytoestrogènes peuvent avoir sur leur développement. Les phytoestrogènes sont des substances naturellement présentes dans les légumineuses et le soja qui peuvent perturber le fonctionnement des hormones dans l’organisme. La perturbation endocrinienne (hormonale) peut être particulièrement préoccupante pour les enfants, surtout pendant les périodes de développement.

Une étude de 2010 des données probantes disponibles sur l’impact des phytoestrogènes a révélé qu’un apport élevé peut entraîner des malformations des organes sexuels, l’infertilité, des cycles hormonaux anormaux et des problèmes de fonction ovarienne. Une étude évaluée dans le cadre de cet examen a révélé que les hommes nés de mères végétariennes étaient 3,5 fois plus susceptibles d’avoir des organes génitaux malformés. La plupart des études examinées dans cet article particulier étaient des études sur les animaux, qui peuvent se traduire ou non chez l’homme, mais il faut poursuivre les recherches pour déterminer l’impact d’encourager les enfants à manger plus de légumineuses et de soja au lieu de viande.

L’étude a révélé que les hommes nés de mères végétariennes étaient 3,5 fois plus susceptibles d’avoir des organes génitaux malformés.

Les légumineuses et le soja sont riches en un anti-nutriment appelé phytate, qui inhibe l’absorption de minéraux tels que le fer et le zinc. Les carences en ces deux minéraux peuvent avoir un impact sérieux sur le développement cognitif et reproductif des enfants. De plus, les sources végétales de fer ne sont pas aussi biodisponibles que les sources animales, ce qui entraîne un risque encore plus grand de carence chez les enfants.

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Qu’en est-il des œufs pour les protéines ?

L’article critique l’idée que les œufs seuls peuvent répondre aux besoins nutritionnels des femmes enceintes et des enfants en raison de leur faible teneur relative en protéines, en fer et en zinc et de leur rapport élevé en acides gras oméga-6 et oméga-3. Les oméga 6 sont pro-inflammatoires, et bien que notre corps en ait besoin, nous en avons généralement beaucoup trop. Les œufs typiques ont un rapport de 15:1.

 D’autres carences en nutriments découlant de l’évitement de la viande……

L’AND semble minimiser l’impact des nutriments manquants et les preuves indiquant la façon dont il peut affecter la croissance et le développement des enfants à la suite d’un régime végétarien. En plus des phytates du soja qui bloquent l’absorption de certains minéraux, d’autres nutriments sont souvent déficients dans les populations qui évitent la viande.

La vitamine B12 est une préoccupation pour les enfants végétariens car c’est la seule vitamine que l’on ne trouve que dans les sources animales. 52% des adultes végétaliens ont été trouvés déficients en B12 ainsi que 26% des végétariens, donc cette carence se traduit probablement chez les enfants suivant ces régimes également. Une carence en B12 peut avoir des conséquences irréversibles pour les enfants, notamment un retard du développement cognitif, des performances scolaires inférieures, des lésions nerveuses et un retard de croissance. En raison de la gravité et de l’impact à long terme de ces symptômes, l’AND recommande la supplémentation en B12 par le biais d’aliments fortifiés ou de suppléments pour tous les végétaliens et végétariens. Mais est-il réaliste de s’attendre à ce que les enfants se complémentent en cette vitamine toute leur vie ? Est-ce qu’un régime alimentaire qui nécessite une supplémentation est un régime biologiquement approprié pour les enfants en pleine croissance ?

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La créatine est délicate à trouver dans les régimes végétariens et peut également influencer le développement sain du cerveau. Une étude a montré que la supplémentation en créatine améliore les performances cognitives (d’un niveau significatif) chez les végétariens. Des améliorations similaires n’ont pas été observées chez les omnivores, ce qui suggère que les végétariens ont obtenu des résultats inférieurs aux tests en raison des faibles niveaux de créatine existants.

Voici une excellente citation de l’article :

« Il est possible que, bien que le végétarisme plaise aux personnes ayant une intelligence supérieure, devenir végétarien réduit l’intelligence fluide et la mémoire de travail…Les gens peuvent ne pas remarquer une réduction du fonctionnement cognitif lorsqu’ils deviennent végétariens si l’intelligence fluide mais non cristallisée est affectée. (En d’autres termes, devenir végétarien peut nuire à la capacité de résoudre des problèmes sans faire oublier ce que l’on a appris, de sorte que l’effet puisse ne pas être perceptible. »

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Taurine

La taurine agit dans le corps comme neurotransmetteur et a un impact sur le développement du système nerveux central. Cet acide aminé est traditionnellement faible dans les régimes végétariens et absent dans les régimes végétaliens. Il n’est pas clair quel impact cela a, mais on sait qu’un faible taux de taurine chez les nourrissons peut nuire au développement à long terme du cerveau.

EPA et DHA pour les cerveaux en croissance

Enfin, l’acide eicosapentaénoïque (EPA) et l’acide docosahexaénoïque (DHA), les acides gras essentiels oméga-3 présents principalement dans le poisson, sont généralement faibles ou absents dans les régimes végétariens. Le DHA en particulier est essentiel au développement normal du cerveau, de la rétine et des cellules. Une faible consommation d’EPA a été associée à la dépression et une faible consommation de viande avec un risque accru de suicide chez les adolescents. A ce jour, il n’existe pas d’études sur les effets à long terme d’un apport insuffisant de ces nutriments particuliers pendant l’enfance, de sorte que les risques sont inconnus. Chris Kresser a écrit un excellent article sur les raisons pour lesquelles les végétariens et les végétaliens devraient prendre un supplément de DHA.

 

Alors, un régime végétarien ou végétalien est-il sans danger pour les enfants ?

Encore une fois, Nathan Cofas a fait un excellent travail en passant au peigne fin la littérature et en présentant des arguments solides selon lesquels nous ne pouvons tout simplement pas être sûrs que les enfants peuvent éviter la viande en toute sécurité. Je sais que beaucoup pensent qu’un régime végétarien bien planifié est meilleur qu’un régime américain standard, ce qui pourrait l’être en fonction des nutriments consommés, mais compte tenu des dommages possibles, et en particulier lorsque la carence en B12 peut causer des dommages permanents, je pense personnellement que les dangers d’exclure la viande sont très réels. Faire une déclaration générale sur l’innocuité des régimes végétariens pendant tout le cycle de vie en extrapolant simplement des preuves provenant d’études épidémiologiques sur les adultes est, à mon avis, irresponsable. Il n’y a tout simplement pas assez de preuves pour dire qu’un régime végétarien ou végétalien est sans danger pour les enfants, et il est temps que les parents soient informés des risques.

AQUAFABA : LA FAUSSE BONNE IDEE VEGANE

Un tit’ billet rapide sur un ingrédient qui a le vent en poupe.

L’aquafaba késako ? C’est le néologisme glamour qui signifie littérallement « eau de fève », c’est joli dit comme ça (chapeau bas les végan vous avez souvent l’avantage de la com’ efficace sur les omnivores ;)) En parcourant les ressources sur le sujet, j’ai vite compris que l’aquafaba c’est le jus battu de la boîte de conserve de cette légumineuse, mais que celà pouvait également être l’eau de trempage et-ou de cuisson, pour les adeptes du fait maison. Vous voyez l’écume qu’il se forme quand vous faites cuire les légumineuses ? Dans l’idée l’aquafaba, c’est un peu ça monté en neige.

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Traditionnellement, les cultures consommant des légumineuses et des céréales leurs ont systématiquement fait subir plusieurs processus visant à désactiver les substances légèrement toxiques que sécrètent les graines pour se protéger, pour assurer la pérennité de la plante, les empêchant de germer au mauvais endroit, au mauvais moment, pour dissuader les éventuels « prédateurs » de les consommer… Ces composés portent le nom d’antinutriments : acide phytique, lectines. Il existe plusieurs façons recensées de partiellement les désactiver : trempage, séchage, fermentation, cuisson.

 (Oui, les plantes également ont des stratégies leur assurant leur survie et celle de leur descendance, ça donne du grain à moudre cette notion n’est ce pas ?)

Pour en savoir plus sur cette notion d’antinutriment, c’est par içi : http://www.acteur-nature.com/articles-divers-sur-le-monde-du-bio-et-du-naturel/les-anti-nutriments-ou-la-face-cachee-des-aliments-dorigine-vegetale.html

Je n’ai pas de certitudes en la matière, mais le bon sens me fait dire qu’avaler l’eau des conserves et de trempage, et/ ou de cuisson des pois chiches, mélangés à du sucre en prime, (on ne fait pas de mousse au chocolat vegan sans casser d’oeuf, euh, si ?) revient à s’enfiler un cocktail dénutritif de choc : bonjour les caries et les désordes intestinaux à la clé !
Le fait de consommer ce jus de trempage ou l’eau des boîtes de conserve de pois chiches revient à s’avaler une dose conséquente d’antinutriments qui empêche la bonne absorption du fer, du calcium, du zinc ….
Je prédis dans ma boule de cristal une vague de RGO et de porosité intestinale accrue et de dents noires suite à cette tendance ….

Je n’invente rien dans ma mauvaise foi karnist, même les gens « du camp d’en face » le disent 😀  « Il est important de jeter l’eau de trempage des légumineuses qui contient ces enzymes, mais aussi d’autres substances comme les antinutriments. L’acide phytique est responsable, entre autres, des problèmes de digestion notamment chez les plus jeunes. Même pour des petites lentilles comme les lentilles corail, je conseille de les faire tremper au minimum douze heures avant leur préparation. Pour les plus grosses graines comme les pois chiches ou les haricots, il faudra au minimum un jour de trempage. Le trempage va jouer ici un rôle de prédigestion et accélère la cuisson »

Source : >http://lecoeurauventre.com/la-revanche-du-pois-chiche/…

C’est rigolo, mais je trouve que la logique de récupérer l’eau de trempage est une belle intention, et correspond peut être à ce qui à fait faire des bouillons d’os, de viande, et de carcasses aux êtres humains….. Ce truc de crêve la faim qui nous a a fait extraire la substantifique moëlle des carcasses quoi !
Rien ne se perd, c’est sûr ! La permaculture en cuisine, c’est beau, c’est louable 😉 Encore convient il de  trouver le destinataire le plus adapté à bénéficier de chaque ressources, de chaque nutriment.

Je suis sûre que le jus de pois chiche fait briller l’argenterie ou un truc du genre !

Plus sérieusement. Attention aux fausses bonnes idées.

(et au manque de recul sur des pratiques inédites dans l’histoire de l’humanité)

Pour conclure, je serai belle joueuse en précisant que le rôle des antinutriments n’est pas tout noir et que les éviter absolument ne serait pas nécéssairement une bonne idée, et qu’on en trouve également dans …… les blancs d’oeufs crus 😉

Lesquels intègrent la recette omnivore de la mousse au chocolat ❤ 😉

mousse choco

À tout le monde, désolé d’avoir été un tel végan

Voici un texte écrit par Mickey Z, plus connu sur les médias sociaux comme « Mickey Z-vegan. ». L’original en anglais est disponible ici sur le site Word News Trust publié le 29 février 2016.

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Photo credit: Kenny Vena

Hey, c’est Mickey Z. ici. Anciennement connu (sur les réseaux sociaux) en tant que « Mickey-Z-Végan ».

Peut-être vous ne le connaissez pas, le conférencier d’honneur de la Veggie Pride Parade, le gars avec le poing levé et un million d’articles liés au véganisme, conférences et manifestations pro-végans, hé bien, je pourrais continuer encor un moment avec mon long CV, mais ce n’est pas comme si mon militantisme avait servi à faire la moindre différence.

De toute façon, je ne suis pas ici pour me vanter. Je suis ici pour présenter des excuses.

Mon cœur était à la bonne place. Vraiment, il y était, mais je me suis comporté comme un trou du cul parfois, et cela n’a jamais été mon intention (si cela signifie quelque chose).

C’est la seule excuse que je peux honnêtement offrir ainsi.

Je suis désolé d’avoir trompé les gens.
Depuis que j’ai cessé d’être le mangeur de végétaux lambda au quotidien, les gens – beaucoup de gens – m’écoutaient quand je répétais encore et encore : « Il est si facile de devenir végan. » Beaucoup ont franchi le pas, grâce à ma force de persuasion. Mais ce choix n’est pas facile : financièrement, sur le plan nutritionnel, psychologiquement, ou culturellement. Il n’est pas non plus «naturel», ni même révolutionnaire, car il n’est pas accessible à tout le monde. Il est tout aussi difficile que tout autre régime, mais j’avais choisi de ne pas reconnaître cette réalité.

Par exemple, dans tous mes articles, mes conférences, mes ateliers et mes vidéos, cela n’a jamais été dit jusqu’au printemps 2015, quand j’ai mentionné le concept de désert alimentaire.

Ce n’est qu’avant l’été dernier quand j’ai découvert et partagé les informations essentielles de Jack Norris, un diététicien bien respecté et co-fondateur de « Vegan Outreach ». Lorsqu’on lui a demandé son avis pour expliquer pourquoi tant de végétaliens pensent qu’ils ne doivent pas prendre de complément, Norris a répondu : « Parce qu’ils veulent croire que le régime végétalien est naturel. Beaucoup de végétaliens croient qu’un régime végétalien est le plus naturel et, par conséquent, plus sain, et donc que tout le monde doit cesser de nuire aux animaux et vivre une existence édénique. Je comprends cette réaction, mais la preuve que les humains sont des herbivores n’existe tout simplement pas, et un autre fait important veut que ce qui est «naturel» n’est pas nécessairement ce qui est le plus sain. Mais cela dans les deux sens. Les végans qui veulent baser leur alimentation sur un retour au jardin d’Éden ne sont pas plus stupides, à mon opinion que les pratiquants du régime paléo, qui veulent retourner au temps des chasseurs-cueilleurs » (Je suggère que tous les végans – et leurs ennemis habituels – relisent cette citation de Norris à nouveau)

Il faut voir les choses en face les enfants, il y a une raison pour laquelle 84% des végétaliens et végétariens reviennent à la viande et ce n’est pas parce qu’ils sont faibles, stupides, ou cruels. Homo Sapiens n’a pas évolué comme un herbivore et donc, même avec une analyse alimentaire minutieuse et les compléments nécessaires pour que vous ayez une chance de rester en bonne santé, ce n’est pas gagné en 2016 dans un monde capitaliste. Cet effort nécessite un accès constant à l’information nutritionnelle à mesure qu’elle évolue, la capacité de se procurer des compléments appropriés et des aliments de qualité, et un revenu disponible suffisant pour se permettre un tel mode de vie. Je suis donc désolé pour toutes les fois où j’ai dit que c’était un choix sûr et facile.

Je suis désolé d’avoir cru et partagé des statistiques douteuses.
« 51% des gaz à effet de serre créés par l’homme sont causés par l’industrie de sous-produits animaux et l’élevage » Je voudrais avoir un dollar pour chaque fois que j’ai robotiquement répété cet argument fallacieux. Malheureusement, cette statistique est basée sur une seule étude (qui, pour autant que je puisse en lire, n’a même pas été examinée par des pairs). Tout aussi regrettable c’est aussi le fait qu’un film de propagande dans son ensemble soit basé sur cette statistique basée sur une seule étude qui a été largement remise en cause et contestée à juste titre. Ouais, comme tout végétalien, j’étais devenu tout à fait apte à approuver seul une étude qui ne prouvait que mon point de vue, tout en appelant les études qui me contredisaient comme « peu concluantes ».

L’élevage contribue puissamment au changement climatique et bien d’autres formes d’éco-dévastation, mais il en va de même pour toute forme d’agriculture… et tout autre industrie importante dans une société capitaliste moderne. Il était donc malvenu de ma part de demander (ou plutôt d’exiger, en fait) que les gens se concentrent sur l’impact de l’élevage industriel sur notre environnement commun, en insinuant que «devenir végan» pourrait nous éloigner du bord de l’effondrement écologique. Les choix personnels ne jouent pratiquement aucun rôle dans la création à grande échelle et le changement social durable. Donc oui, je présente mes excuses pour être l’une de ces secousses qui ont dit des choses comme, « On ne peut pas être écologiste et mangeur de viande » et ainsi discréditer tout militant qui mangeait de la viande.

Je suis également désolé pour l’utilisation de «faits» et «statistiques» rapportés par certains grands groupes de protection animale. Cela inclut les misogynes, racistes et hypocrites de chez PETA bien sûr, mais aussi d’autres organisations de haut niveau (trop nombreuses pour être énumérées ici). J’ai participé à plusieurs événements, par exemple, en collaboration avec Sea Shepherd et j’ai salué leur travail, sans jamais prendre le temps de vouloir entendre la vérité à propos de leur chef et comment leurs revendications à propos du sauvetage des baleines sont très contestables. Excusez-moi d’avoir imposé ma foi aveugle sur ces ONG mercantiles.

Et je suis désolé pour les innombrables fois où je répétais le cancan classique: «le véganisme sauve des vies. » Ouais, je suis ce type, celui qui affichait des statuts Facebook comme: « Devenez végétalien et personne ne se sera blessé. » (Induire la honte et le dégoût de soi)

Dans un article de 2015, j’ai inclus deux phrases qui ont été sévèrement contestés :

« Tout le seitan hors de prix, le chou frisé et les haricots que vous postez en boucle sur Instagram ne conduiront jamais les propriétaires des abattoirs à libérer certains de ses captifs condamnés. Le mieux dont vous pouvez vous vanter peut-être est que, théoriquement, si suffisamment d’humains évitaient les sous-produits animaux, certains futurs captifs ne seront peut être jamais nés parce que l’élevage a ralenti ».

La réfutation la plus courante (sic) est arrivée sous la forme d’un article intitulé, « 400 millions d’animaux en moins ont été tués pour l’alimentation en 2014 parce que les gens mangent moins de viande. »cCependant, il m’a fallu quelques minutes pour découvrir que certaines manipulations se tramaient. L’article même est-il techniquement exact ? Probablement pas, car il n’y a aucune preuve de la partie « Parce que les gens mangent moins de viande ». Est-ce que l’article est trompeur ? Sans aucun doute.

Selon un tableau de la Human Society, le nombre annuel des animaux abattus a été incroyablement élevé pour les deux dernières décennies et est demeuré relativement stable depuis l’an 2000 (même avec une baisse apparente de la consommation de viande rouge aux États-Unis). En choisissant de comparer les années 2007 et 2014, les manipulateurs ont trouvé la meilleure rotation possible pour leurs relations publiques. Toutefois, si vous lisez attentivement les chiffres, vous verrez qu’un piratage par l’industrie de la viande pourrait tourner avec précision un article plus rapidement appelé quelque chose comme: « L’agenda végétarien est en déclin depuis 2012. »

En outre, il n’’est pas clair que le « nombre d’animaux abattus » est en corrélation avec « nombre d’animaux élevés » de même concernant ce qui arrive aux animaux qui sont élevés mais pas immédiatement abattus. Enfin et surtout, il semble que la consommation de viande est en hausse à l’extérieur des États-Unis, il est donc encore probable que les végans ignorent volontairement la façon dont le capitalisme fonctionne. Même avec la baisse occasionnelle de la consommation ici, ces multinationales compenseront ailleurs les hausses globales de comptage de morts (voir : industrie du tabac).

Est-ce que je veux moins d’animaux abattus, moins de viande consommée, et l’industrie de l’agro-business fracassée ? Bien sûr, je le veux (et vous devriez en faire autant). Mais vais-je moi-même me mentir et mentir aux autres pour cela avec des « statistiques » qui déclarent que tout cela est déjà le cas ? Plus maintenant et je suis désolé de l’avoir fait dans le passé.

Je suis désolé pour bien d’autres raisons encore.
Je pourrais continuer encore et encore sur des choses comme ma fixation sur le concept de « spécisme » vantant haut et fort les rares athlètes végétaliens ou même végétariens comme «preuve» (ce qui n’est pas certain) tout en ignorant commodément les 99% des athlètes professionnels couronnés de succès mangeant de la viande, ou en rejetant les dernières recherches sur l’intelligence et le comportement végétal; ou en utilisant le manifestement faux terme « sans cruauté », et bien plus encore.

Mais s’il vous plaît permettez-moi de passer directement à mes principaux remords  :

Je suis désolé pour mes choix de langue horriblement insensibles.
Pendant mes années vegangéliques, j’ai bruyamment et régulièrement comparé avec désinvolture les abus des non-humains à un viol, à l’esclavage et à l’Holocauste. Pour cela, je m’excuse profondément.

Je suis désolé pour toutes mes auto-humiliations publiques.
Afin de percevoir un choix non naturel comme naturel et de se débrouiller désespérément pour ne pas faire parti du taux d’échecs de 84%, il devient nécessaire pour les végétaliens de voir leur choix de style de vie comme une forme de supériorité morale. Pour rester végétalien il faut non seulement mettre de coté toutes les preuves scientifiques contradictoires, mais il faut monopoliser le marché de la compassion.

Tous les autres ? Ils sont souvent dépeints comme complices d’assassinat de masse. Ils sont raillés, accusés, jugés, calomniés, et à blâmer par la honte. Une personne ne se contente pas d’acheter une paire de bottes UGG (NdT : bottes avec de la laine), elle célèbre joyeusement la douleur infligée aux moutons pour la fabrication de ces chaussures. Pourquoi quelqu’un achèterait un chien auprès d’un éleveur si ce n’était pas pour une joie sans limite dans la souffrance des mères des chiots ? Nous sommes envahis par des barbares !

Tenons encore plus de « protestations » inefficaces et partageons encore plus des mèmes sarcastiques et crions à plus de femmes (oui, c’est presque toujours des femmes qui font face à la rage de la masse des droits animaux) qui osent défier nos jugements. Cela prouvera combien nous sommes pleins de compassion et alors peut-être 8 sur 10 d’entre nous ne s’enfuiront pas des rangs dans l’année qui vient ou la suivante ! D’accord ?

Ainsi, devant tous, je m’excuse d’avoir agi comme si 95% des êtres humains étaient des sadiques et d’avoir utilisé ma notoriété pour convaincre efficacement les autres de penser comme moi.

Je ne suis pas désolé pour cet article.
Rien de ce que je n’ai écrit ici est insultant. Il y a une raison pour laquelle les végans sont si universellement vilipendés et je vous assure, ce n’est pas parce qu’ils sont des révolutionnaires visionnaires incompris en avance sur leur temps.

Cela dit, je suis sûr que beaucoup d’entre vous êtes impatients de m’assurer qu’aucun de vos amis ne se comporte comme ça. (Aucun , vous prétendez !) Hé, je connais personnellement certains humains extraordinaires qui arrivent à suivre un mode de vie végan mais désolé, cela ne change rien à la réalité globale. Comme quelqu’un qui a été plongé dans le cercle intérieur du véganisme pendant deux décennies, je peux parler de ma vaste expérience personnelle.
Donc, s’il vous plaît épargnez-moi le « pas tous les végétaliens » pour seule défense.

J’espère que certains végétaliens ou défenseurs des animaux vont essayer de mettre un peu d’honnêteté dans leur champ d’action. Parler sans défier, cesser d’exiger la pureté absolue et le « tout ou rien », et se renseigner vraiment sur la nutrition afin que vous puissiez en toute connaissance de cause répondre à des questions légitimes, au lieu d’essayer de compter combien d’animaux votre choix de régime a «sauvé», mais en laissant nombres de vérités devant votre porte. La lutte noble pour la libération des animaux et contre l’élevage industriel pourrait alors enfin avoir une chance d’attirer les alliés dont on a tant besoin, de tous les horizons de la vie.

Chacun de nous a tort beaucoup plus souvent qu’il n’a raison. Cette prise de conscience fondamentale est peut être ce qui contribuera enfin à nous relier avant qu’il ne soit trop tard – et peut-être que cela peut commencer par une série d’excuses sincères.

Mickey Z. est l’auteur de 13 livres, dont récemment Occupy these Photos: NYC Activism Through a Radical Lens. Jusqu’à ce que les lois changent ou le pouvoir faiblisse, vous pouvez « liker » sa page Facebook ici, et suivre son blog.

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« Dear world, I’m sorry for being such a vegan » by Mickey Z. is licensed under a Creative Commons Attribution-ShareAlike 4.0 International License.
Based on a work at http://worldnewstrust.com/dear-world-i-m-sorry-for-being-such-a-vegan-mickey-z.