Une vitamine A sous-estimée par les végans

l’arbre de la B12 qui cache la forêt des carences vegans !

Depuis que j’ai réexaminé ma copie à propos des végétarismes et notamment sur le très radical véganisme, je me suis rendu compte qu’ils étaient perclus d’écueils. Le discours végé qui pointe en permanence la B12 – le micronutriment qui pose de manière automatique et certaine un soucis dans un régime végétalien – permettaient de glisser sous le tapis tous les autres nutriments problématiques selon le contexte. Le silence pudique des végans sur la question, ou bien le « veuillez circuler y a rien à voir » me semble une manœuvre bien trop grossière pour être prise au sérieux. Je finis même par me demander si il n’y aurait pas quelque chose de l’ordre du fait que l’opinion majoritaire puisse admettre qu’il y ai UN SEUL truc qui pose un soucis dans le régime végan (la B12 donc), comme les fameuses exceptions qui « confirmeraient la règle », mais que d’admettre qu’il puisse y avoir d’autre vitamines manquantes soit intolérable pour des raisons de l’ordre quasi symbolique. Comme si admettre contraint et forcé qu’un DEUXIEME nutriment soit un soucis pour un végétalien entraîne la logique de « ptet qu’il y en a d’autres »…. Jamais deux carences sans trois ?

beurre
De plus, je me demande également dans quelle mesure psychologiquement le fait que la dite vitamine qui puisse poser un problème dans un régime végétalien soit également la première lettre de l’alphabet ne soit pas trop dur à supporter pour l’opinion végé ?

Je suggère enfin chaleureusement et mesquinement aux végé de faire la liste des vitamines qui ne POSENT PAS de problèmes dans un régime végétalien, ce sera peut être plus honnête ? (oooh je suis taquine 😉 )

Voici donc un article de mon très cher ami Sylvain du blog Clair et Lipide qui jette la lumière sur la toute première vitamine de l’alphabet.

Clair et Lipide

Ma réflexion est partie de cette discussion (déjà abordée ici) :

mytheS’ensuit donc un galimatias  entre Ségolène et moi sur la vitamine A. Rétinol (vitamine A animale) ou bêta-carotène (vitamine A végétale) ?

Mon point de vue étant que les deux micronutriments ont leurs avantages et leurs inconvénients. A priori l’idéal étant d’avoir un apport des deux, pas uniquement l’un ou l’autre.

Le Rétinol :on le trouve dans certains produits animaux, notamment le foie (de morue par exemple !), ou encore les œufs, ou le beurre.

+ Il est prêt à l’emploi, pratiquement rien à faire (sauf pour produire de l’acide rétinoïque, une autre forme de la vitamine A, mais conversion aisée). On dit que c’est de la vitamine A préformée.

La toxicité est reconnue et très vite atteinte en cas de surconsommation, surtout en cas de statut de vitamine D faible. Attention aux mangeurs de…

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Une jeune végan de 12 ans se retrouve avec le squelette d’une femme de 80 ans en mauvaise santé

Voici la traduction d’un article qui prend comme point de départ un fait divers et qui élargit à d’autres cas de bébés et d’enfants dont les existences ont été impactées par leur régime végan. Je me suis longuement posé la question de traduire ou pas ce texte, parce que ma répugnance au sensationnel me freinait. Et puis un ami m’a convaincue que peut être de diffuser ce genre de texte pouvait contribuer à sauver quelques ostéoblastes d’enfant, donc je me suis dis que finalement c’était p’têt pas une si mauvaise idée que ça. J’ai presque cette sensation d’opposer aux campagnes publicitaires et spectaculaires hyper émotives végan la propre émotivité omni. Comme un combat opposant les intérêts des bébés veaux à ceux des bébés humains…

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Voici donc l’article publié chez Sarah de Healthy Home Economist 

Une jeune ado de 12 ans élevée selon un régime végétalien strict a été admise au Royal Hospital for Sick Children à Glasgow, en Écosse, souffrant d’une forme grave de rachitisme. La jeune fille avait déjà subi de multiples fractures et avait reçu un diagnostic de dégénérescence de la colonne vertébrale comparable à celle d’une femme de 80 ans en mauvaise santé.

Fox News rapporte que les médecins de l’hôpital subissent des pressions pour dénoncer le couple à la police et aux travailleurs sociaux. Le Dr Faisal Ahmed, pédiatre traitant l’enfant, a refusé de discuter des détails, mais a convenu des dangers que comporte le fait de forcer les enfants à suivre un régime végétalien strict.

Un enfant nourri de façon végétalienne exclusive a très certainement de graves carences en vitamines A et D, qui sont toutes deux des nutriments osseux essentiels qui ne peuvent être obtenus qu’à partir de produits d’origine animale. Selon toute vraisemblance, la jeune fille serait également en carence de calcium, de zinc, de B-12 ainsi que d’autres vitamines B, de la vitamine K, des acides gras EPA et DHA et des acides aminés contenant du soufre, de la méthionine et de la cystéine.

Bien que le corps humain soit théoriquement capable de convertir le bêta-carotène en vitamine A, les enfants ne sont pas capables de le faire efficacement ou pas du tout. La lumière du soleil aurait pu fournir de la vitamine D, mais seulement si la famille vivait à l’extérieur sous les tropiques et non dans un climat nordique comme l’Écosse.

Autres cas d’enfants végans souffrant de carences nutritionnelles graves.

 

Malheureusement, ce n’est pas la première fois que des végétaliens sont accusés de maltraitance nutritionnelle sur enfants, bien qu’il s’agisse peut-être du premier cas de lésions osseuses invalidantes. Plus typiquement, les bébés végétaliens finissent à l’hôpital à cause de la malnutrition causée par l’utilisation de lait de soja au lieu de préparation industrielle lactée à destination des nourrissons.  Étant nourris avec du jus de soja en brique du commerce non formulé à l’effet de nourrir des nourrissons,  les bébés se retrouvent avec de graves carences en vitamines, minéraux, acides gras et acides aminés, c’est pourquoi les fabricants de préparations à base de soja sont tenus par la loi d’ajouter de la méthionine et d’autres nutriments essentiels à la croissance du bébé.

En 1990, la FDA a enquêté après qu’une fillette de deux mois en Californie ait été hospitalisée pour malnutrition sévère. Ses parents lui avaient donné du lait de soja au lieu d’une préparation à base de soja spéciale nourrissons. En raison de cet incident et d’un incident similaire en Arkansas impliquant la marque de lait de soja SoyMoo, la FDA a émis un avertissement le 13 juin 1990. Depuis lors, la plupart des marques de lait de soja – mais pas EdenSoy – incluent des étiquettes de mise en garde en minuscules caractères d’imprimerie sur leurs emballages.

De toute évidence, les étiquettes d’avertissement volontaires n’ont pas été suffisantes, et il y a eu des décès et des hospitalisations de bébés végétaliens nourris au lait de soja. En mai 2007, des parents végétaliens d’Atlanta ont été reconnus coupables du décès de leur bébé de six mois. Pour pallier la production insuffisante en lait maternel de la mère,  les parents avaient donné à leur fils du lait de soja et du jus de pomme. Le bébé ne pesait que 1,58 kilos lorsqu’il est mort de faim en avril 2004.

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D’autres parents végans ont également été accusés et reconnus coupables, y compris un couple de New York condamné pour meurtre et un couple de Floride pour homicide involontaire coupable. A Londres, deux végétaliens ont été condamnés à une peine de trois ans de réhabilitation communautaire après avoir admis avoir affamé leur bébé jusqu’à ce qu’il meure de faim.

En France, un couple végétalien a été condamné à 5 ans de prison pour le décès de leur fillette de 11 mois. Le bébé, qui ne pesait que 5.6 kilos au moment de sa mort, avait été nourri exclusivement au sein. Une autopsie a montré qu’elle souffrait non seulement d’une insuffisance pondérale grave et de malnutrition, mais aussi d’une carence sévère en vitamines A et B12. La mère avait pris soin d’allaiter, mais sa production lactée était certainement carencée et insuffisante en raison des limites de son régime alimentaire et de l’épuisement de ses propres réserves nutritionnelles en raison de la grossesse.

Et maintenant, nous avons le cas tragique de cette fillette de 12 ans en Écosse. Bien qu’elle ait finalement obtenu un traitement médical, son pronostic reste sombre.

Et maintenant, avec la sortie en 2017 du documentaire très imparfait What The Health,  de plus en plus de cas de malnutrition infantile végétalienne émanant de parents bien intentionnés mais sérieusement mal informés verront le jour très probablement.

Les régimes végétariens sont-ils sans dangers pour les enfants ?

Cet article est une traduction de celui-ci paru chez Sustainable Dish.

(C’est pas qu’en France on a pas d’idée, mais il faut bien admettre qu’en terme de rock’n’roll comme de régimes alimentaires, les ricains ont toujours eu 20 ans d’avance sur nous… pour le meilleur comme pour le pire !)

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Il peut sembler parfaitement inoffensif de nourrir les enfants avec un régime sans viande. En fait, de nombreux parents estiment qu’il est « plus propre » et « plus pur » d’éliminer la viande (végétarien) ou d’éliminer toutes les formes d’aliments d’origine animale comme les œufs, le lait et le fromage (végétalien).

Selon l’Academy of Nutrition and Dietetics (AND), un régime végétalien ou végétarien correctement planifié peut convenir à toutes les étapes du cycle de vie, y compris la grossesse, l’allaitement, la petite enfance, l’enfance, l’adolescence, l’âge adulte et les athlètes, dans leur exposé de position de 2016.  L’AND et le US Department of Agriculture (USDA) recommandent que les produits à base de soja fortifié remplacent les produits d’origine animale en tant qu' »alternatives saines ».

Mais sur quoi ces organisations fondent-elles leurs recommandations ? Que montrent les preuves ?

Plusieurs études épidémiologiques à long terme ont montré que les régimes végétariens ou végétaliens peuvent réduire le risque de certaines maladies chez les adultes. Mais, en se concentrant spécifiquement sur les enfants, qui dépendent le plus d’une nutrition de haute qualité pour une croissance adéquate, existe-t-il des preuves réelles que les régimes végétariens soient sans danger ?

Un nouvel article de Nathan Cofnas,  publié dans Critical Reviews in Food Science and Nutrition, examine en profondeur les recherches existantes sur les enfants et les régimes sans viande. Je sais que beaucoup de mes lecteurs n’ont pas le temps de lire l’article en entier, alors j’ai mis en évidence certaines des meilleures pépites dans ce billet. Je veux qu’il soit clair que l’auteur n’a PAS déclaré qu’un régime sans viande est malsain, mais après avoir passé en revue la recherche, sa conclusion est que les preuves montrant qu’un régime végétarien est sain pour les enfants sont faibles, et déclare en outre que l’AND n’est pas en mesure de le recommander comme « sans danger » sans plus de recherche.

 les régimes végétariens et la grossesse

La croissance commence par une grossesse en bonne santé, ce qui permet au fœtus de se développer de façon appropriée. L’un des marqueurs d’une grossesse en bonne santé et d’une nutrition adéquate est le ratio hommes/femmes, qui est généralement de 105:100. Dans les populations stressées, par exemple en temps de guerre, le nombre de fausses couches de fœtus mâles tend à augmenter, ce qui se traduit par une baisse de ce ratio sexuel. La malnutrition et le manque de calories pendant la grossesse ont été identifiés comme l’une des causes de la baisse du ratio sexuel. Une étude menée en 2000 auprès de plus de 6 000 femmes enceintes a révélé que celles qui suivaient un régime végétarien avaient un rapport de masculinité considérablement inférieur à celles qui suivaient un régime omnivore et étaient 23 % moins susceptibles de donner naissance à un garçon. Le faible taux de natalité des femmes végétariennes peut être une indication du stress physique causé par ce type d’alimentation et avoir un impact sur la viabilité du fœtus. Il n’y a aucune mention de cette étude, ni du risque d’avortement spontané de fœtus mâles dans l’énoncé de position AND 2016 mentionné précédemment.

Dans une étude portant sur plus de 6 000 femmes enceintes, les végétariennes étaient 23 % moins susceptibles de donner naissance à un garçon.

 

Le lait et la viande chez les enfants

L’AND recommande de remplacer la viande par des produits laitiers, du soja ou d’autres sources de protéines végétariennes, en précisant qu’il s’agit de substituts nutritionnels adéquats et équivalents pour les enfants. Jusqu’à présent, il n’y a eu qu’une seule étude contrôlée qui examine la substitution de lait à de la viande. Cette étude de 2014 a évalué l’impact de l’ajout de viande, de lait ou simplement de calories supplémentaires au régime alimentaire d’enfants en grande partie végétariens au Kenya et les a comparés à un groupe témoin, qui n’a pas reçu de nourriture supplémentaire.

Les résultats sont fascinants. Lorsqu’on mesure la croissance des enfants, les capacités intellectuelles, le comportement et les performances scolaires, après deux ans, le groupe « viande « avait de loin les meilleurs résultats. Le groupe « laitier » a montré le moins d’amélioration sur les matrices progressives de Raven (RPM – une mesure de l’intelligence des fluides), même par rapport aux enfants qui n’ont pas reçu de calories supplémentaires. Le groupe « viande » a fait preuve d’une capacité physique, d’un leadership et d’une croissance physique beaucoup plus importante au cours de la période à l’étude. Ceux qui ne recevaient que du lait étaient à la traîne par rapport au groupe de la viande sous tous ses aspects. Les chercheurs croient que ces résultats peuvent être liés à l’impact du lait sur l’absorption du fer, ce qui influence les capacités cognitives. Ils suggèrent également que l’amélioration de la performance dans le groupe des viandes pourrait être due à l’apport de protéines de haute qualité, de vitamine B12, de zinc et de fer dans l’alimentation des enfants, ce qui a un impact positif sur le développement.

Bien qu’il ne s’agit que d’une seule étude avec certaines limites, il s’agit de la SEULE étude contrôlée sur le lait par rapport à la viande chez les enfants, et fondamentalement, cela montre que le lait ne peut pas remplacer la viande. Il est tout à fait raisonnable de se demander comment l’AND peut définitivement dire que le lait est un substitut adéquat à la viande dans l’alimentation d’un enfant.

De plus, il a été démontré que le lait a un lien énorme avec l’acné. Quel adolescent voudrait de l’acné ? L’article cite plusieurs études montrant une association entre le lait et l’acné, de sorte que le remplacement du lait par de la viande, surtout chez les adolescents, pourrait entraîner une détérioration de la peau et tout le stress qui accompagne l’acné chez un adolescent.

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Qu’en est-il du soja et des enfants ?

L’AND recommande également le soja comme substitut à la viande et source de protéines de qualité pour les végétariens. Le problème d’une consommation élevée de soja chez les enfants est l’impact que les phytoestrogènes peuvent avoir sur leur développement. Les phytoestrogènes sont des substances naturellement présentes dans les légumineuses et le soja qui peuvent perturber le fonctionnement des hormones dans l’organisme. La perturbation endocrinienne (hormonale) peut être particulièrement préoccupante pour les enfants, surtout pendant les périodes de développement.

Une étude de 2010 des données probantes disponibles sur l’impact des phytoestrogènes a révélé qu’un apport élevé peut entraîner des malformations des organes sexuels, l’infertilité, des cycles hormonaux anormaux et des problèmes de fonction ovarienne. Une étude évaluée dans le cadre de cet examen a révélé que les hommes nés de mères végétariennes étaient 3,5 fois plus susceptibles d’avoir des organes génitaux malformés. La plupart des études examinées dans cet article particulier étaient des études sur les animaux, qui peuvent se traduire ou non chez l’homme, mais il faut poursuivre les recherches pour déterminer l’impact d’encourager les enfants à manger plus de légumineuses et de soja au lieu de viande.

L’étude a révélé que les hommes nés de mères végétariennes étaient 3,5 fois plus susceptibles d’avoir des organes génitaux malformés.

Les légumineuses et le soja sont riches en un anti-nutriment appelé phytate, qui inhibe l’absorption de minéraux tels que le fer et le zinc. Les carences en ces deux minéraux peuvent avoir un impact sérieux sur le développement cognitif et reproductif des enfants. De plus, les sources végétales de fer ne sont pas aussi biodisponibles que les sources animales, ce qui entraîne un risque encore plus grand de carence chez les enfants.

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Qu’en est-il des œufs pour les protéines ?

L’article critique l’idée que les œufs seuls peuvent répondre aux besoins nutritionnels des femmes enceintes et des enfants en raison de leur faible teneur relative en protéines, en fer et en zinc et de leur rapport élevé en acides gras oméga-6 et oméga-3. Les oméga 6 sont pro-inflammatoires, et bien que notre corps en ait besoin, nous en avons généralement beaucoup trop. Les œufs typiques ont un rapport de 15:1.

 D’autres carences en nutriments découlant de l’évitement de la viande……

L’AND semble minimiser l’impact des nutriments manquants et les preuves indiquant la façon dont il peut affecter la croissance et le développement des enfants à la suite d’un régime végétarien. En plus des phytates du soja qui bloquent l’absorption de certains minéraux, d’autres nutriments sont souvent déficients dans les populations qui évitent la viande.

La vitamine B12 est une préoccupation pour les enfants végétariens car c’est la seule vitamine que l’on ne trouve que dans les sources animales. 52% des adultes végétaliens ont été trouvés déficients en B12 ainsi que 26% des végétariens, donc cette carence se traduit probablement chez les enfants suivant ces régimes également. Une carence en B12 peut avoir des conséquences irréversibles pour les enfants, notamment un retard du développement cognitif, des performances scolaires inférieures, des lésions nerveuses et un retard de croissance. En raison de la gravité et de l’impact à long terme de ces symptômes, l’AND recommande la supplémentation en B12 par le biais d’aliments fortifiés ou de suppléments pour tous les végétaliens et végétariens. Mais est-il réaliste de s’attendre à ce que les enfants se complémentent en cette vitamine toute leur vie ? Est-ce qu’un régime alimentaire qui nécessite une supplémentation est un régime biologiquement approprié pour les enfants en pleine croissance ?

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La créatine est délicate à trouver dans les régimes végétariens et peut également influencer le développement sain du cerveau. Une étude a montré que la supplémentation en créatine améliore les performances cognitives (d’un niveau significatif) chez les végétariens. Des améliorations similaires n’ont pas été observées chez les omnivores, ce qui suggère que les végétariens ont obtenu des résultats inférieurs aux tests en raison des faibles niveaux de créatine existants.

Voici une excellente citation de l’article :

« Il est possible que, bien que le végétarisme plaise aux personnes ayant une intelligence supérieure, devenir végétarien réduit l’intelligence fluide et la mémoire de travail…Les gens peuvent ne pas remarquer une réduction du fonctionnement cognitif lorsqu’ils deviennent végétariens si l’intelligence fluide mais non cristallisée est affectée. (En d’autres termes, devenir végétarien peut nuire à la capacité de résoudre des problèmes sans faire oublier ce que l’on a appris, de sorte que l’effet puisse ne pas être perceptible. »

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Taurine

La taurine agit dans le corps comme neurotransmetteur et a un impact sur le développement du système nerveux central. Cet acide aminé est traditionnellement faible dans les régimes végétariens et absent dans les régimes végétaliens. Il n’est pas clair quel impact cela a, mais on sait qu’un faible taux de taurine chez les nourrissons peut nuire au développement à long terme du cerveau.

EPA et DHA pour les cerveaux en croissance

Enfin, l’acide eicosapentaénoïque (EPA) et l’acide docosahexaénoïque (DHA), les acides gras essentiels oméga-3 présents principalement dans le poisson, sont généralement faibles ou absents dans les régimes végétariens. Le DHA en particulier est essentiel au développement normal du cerveau, de la rétine et des cellules. Une faible consommation d’EPA a été associée à la dépression et une faible consommation de viande avec un risque accru de suicide chez les adolescents. A ce jour, il n’existe pas d’études sur les effets à long terme d’un apport insuffisant de ces nutriments particuliers pendant l’enfance, de sorte que les risques sont inconnus. Chris Kresser a écrit un excellent article sur les raisons pour lesquelles les végétariens et les végétaliens devraient prendre un supplément de DHA.

 

Alors, un régime végétarien ou végétalien est-il sans danger pour les enfants ?

Encore une fois, Nathan Cofas a fait un excellent travail en passant au peigne fin la littérature et en présentant des arguments solides selon lesquels nous ne pouvons tout simplement pas être sûrs que les enfants peuvent éviter la viande en toute sécurité. Je sais que beaucoup pensent qu’un régime végétarien bien planifié est meilleur qu’un régime américain standard, ce qui pourrait l’être en fonction des nutriments consommés, mais compte tenu des dommages possibles, et en particulier lorsque la carence en B12 peut causer des dommages permanents, je pense personnellement que les dangers d’exclure la viande sont très réels. Faire une déclaration générale sur l’innocuité des régimes végétariens pendant tout le cycle de vie en extrapolant simplement des preuves provenant d’études épidémiologiques sur les adultes est, à mon avis, irresponsable. Il n’y a tout simplement pas assez de preuves pour dire qu’un régime végétarien ou végétalien est sans danger pour les enfants, et il est temps que les parents soient informés des risques.

AQUAFABA : LA FAUSSE BONNE IDEE VEGANE

Un tit’ billet rapide sur un ingrédient qui a le vent en poupe.

L’aquafaba késako ? C’est le néologisme glamour qui signifie littérallement « eau de fève », c’est joli dit comme ça (chapeau bas les végan vous avez souvent l’avantage de la com’ efficace sur les omnivores ;)) En parcourant les ressources sur le sujet, j’ai vite compris que l’aquafaba c’est le jus battu de la boîte de conserve de cette légumineuse, mais que celà pouvait également être l’eau de trempage et-ou de cuisson, pour les adeptes du fait maison. Vous voyez l’écume qu’il se forme quand vous faites cuire les légumineuses ? Dans l’idée l’aquafaba, c’est un peu ça monté en neige.

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Traditionnellement, les cultures consommant des légumineuses et des céréales leurs ont systématiquement fait subir plusieurs processus visant à désactiver les substances légèrement toxiques que sécrètent les graines pour se protéger, pour assurer la pérennité de la plante, les empêchant de germer au mauvais endroit, au mauvais moment, pour dissuader les éventuels « prédateurs » de les consommer… Ces composés portent le nom d’antinutriments : acide phytique, lectines. Il existe plusieurs façons recensées de partiellement les désactiver : trempage, séchage, fermentation, cuisson.

 (Oui, les plantes également ont des stratégies leur assurant leur survie et celle de leur descendance, ça donne du grain à moudre cette notion n’est ce pas ?)

Pour en savoir plus sur cette notion d’antinutriment, c’est par içi : http://www.acteur-nature.com/articles-divers-sur-le-monde-du-bio-et-du-naturel/les-anti-nutriments-ou-la-face-cachee-des-aliments-dorigine-vegetale.html

Je n’ai pas de certitudes en la matière, mais le bon sens me fait dire qu’avaler l’eau des conserves et de trempage, et/ ou de cuisson des pois chiches, mélangés à du sucre en prime, (on ne fait pas de mousse au chocolat vegan sans casser d’oeuf, euh, si ?) revient à s’enfiler un cocktail dénutritif de choc : bonjour les caries et les désordes intestinaux à la clé !
Le fait de consommer ce jus de trempage ou l’eau des boîtes de conserve de pois chiches revient à s’avaler une dose conséquente d’antinutriments qui empêche la bonne absorption du fer, du calcium, du zinc ….
Je prédis dans ma boule de cristal une vague de RGO et de porosité intestinale accrue et de dents noires suite à cette tendance ….

Je n’invente rien dans ma mauvaise foi karnist, même les gens « du camp d’en face » le disent 😀  « Il est important de jeter l’eau de trempage des légumineuses qui contient ces enzymes, mais aussi d’autres substances comme les antinutriments. L’acide phytique est responsable, entre autres, des problèmes de digestion notamment chez les plus jeunes. Même pour des petites lentilles comme les lentilles corail, je conseille de les faire tremper au minimum douze heures avant leur préparation. Pour les plus grosses graines comme les pois chiches ou les haricots, il faudra au minimum un jour de trempage. Le trempage va jouer ici un rôle de prédigestion et accélère la cuisson »

Source : >http://lecoeurauventre.com/la-revanche-du-pois-chiche/…

C’est rigolo, mais je trouve que la logique de récupérer l’eau de trempage est une belle intention, et correspond peut être à ce qui à fait faire des bouillons d’os, de viande, et de carcasses aux êtres humains….. Ce truc de crêve la faim qui nous a a fait extraire la substantifique moëlle des carcasses quoi !
Rien ne se perd, c’est sûr ! La permaculture en cuisine, c’est beau, c’est louable 😉 Encore convient il de  trouver le destinataire le plus adapté à bénéficier de chaque ressources, de chaque nutriment.

Je suis sûre que le jus de pois chiche fait briller l’argenterie ou un truc du genre !

Plus sérieusement. Attention aux fausses bonnes idées.

(et au manque de recul sur des pratiques inédites dans l’histoire de l’humanité)

Pour conclure, je serai belle joueuse en précisant que le rôle des antinutriments n’est pas tout noir et que les éviter absolument ne serait pas nécéssairement une bonne idée, et qu’on en trouve également dans …… les blancs d’oeufs crus 😉

Lesquels intègrent la recette omnivore de la mousse au chocolat ❤ 😉

mousse choco

À tout le monde, désolé d’avoir été un tel végan

Voici un texte écrit par Mickey Z, plus connu sur les médias sociaux comme « Mickey Z-vegan. ». L’original en anglais est disponible ici sur le site Word News Trust publié le 29 février 2016.

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Photo credit: Kenny Vena

Hey, c’est Mickey Z. ici. Anciennement connu (sur les réseaux sociaux) en tant que « Mickey-Z-Végan ».

Peut-être vous ne le connaissez pas, le conférencier d’honneur de la Veggie Pride Parade, le gars avec le poing levé et un million d’articles liés au véganisme, conférences et manifestations pro-végans, hé bien, je pourrais continuer encor un moment avec mon long CV, mais ce n’est pas comme si mon militantisme avait servi à faire la moindre différence.

De toute façon, je ne suis pas ici pour me vanter. Je suis ici pour présenter des excuses.

Mon cœur était à la bonne place. Vraiment, il y était, mais je me suis comporté comme un trou du cul parfois, et cela n’a jamais été mon intention (si cela signifie quelque chose).

C’est la seule excuse que je peux honnêtement offrir ainsi.

Je suis désolé d’avoir trompé les gens.
Depuis que j’ai cessé d’être le mangeur de végétaux lambda au quotidien, les gens – beaucoup de gens – m’écoutaient quand je répétais encore et encore : « Il est si facile de devenir végan. » Beaucoup ont franchi le pas, grâce à ma force de persuasion. Mais ce choix n’est pas facile : financièrement, sur le plan nutritionnel, psychologiquement, ou culturellement. Il n’est pas non plus «naturel», ni même révolutionnaire, car il n’est pas accessible à tout le monde. Il est tout aussi difficile que tout autre régime, mais j’avais choisi de ne pas reconnaître cette réalité.

Par exemple, dans tous mes articles, mes conférences, mes ateliers et mes vidéos, cela n’a jamais été dit jusqu’au printemps 2015, quand j’ai mentionné le concept de désert alimentaire.

Ce n’est qu’avant l’été dernier quand j’ai découvert et partagé les informations essentielles de Jack Norris, un diététicien bien respecté et co-fondateur de « Vegan Outreach ». Lorsqu’on lui a demandé son avis pour expliquer pourquoi tant de végétaliens pensent qu’ils ne doivent pas prendre de complément, Norris a répondu : « Parce qu’ils veulent croire que le régime végétalien est naturel. Beaucoup de végétaliens croient qu’un régime végétalien est le plus naturel et, par conséquent, plus sain, et donc que tout le monde doit cesser de nuire aux animaux et vivre une existence édénique. Je comprends cette réaction, mais la preuve que les humains sont des herbivores n’existe tout simplement pas, et un autre fait important veut que ce qui est «naturel» n’est pas nécessairement ce qui est le plus sain. Mais cela dans les deux sens. Les végans qui veulent baser leur alimentation sur un retour au jardin d’Éden ne sont pas plus stupides, à mon opinion que les pratiquants du régime paléo, qui veulent retourner au temps des chasseurs-cueilleurs » (Je suggère que tous les végans – et leurs ennemis habituels – relisent cette citation de Norris à nouveau)

Il faut voir les choses en face les enfants, il y a une raison pour laquelle 84% des végétaliens et végétariens reviennent à la viande et ce n’est pas parce qu’ils sont faibles, stupides, ou cruels. Homo Sapiens n’a pas évolué comme un herbivore et donc, même avec une analyse alimentaire minutieuse et les compléments nécessaires pour que vous ayez une chance de rester en bonne santé, ce n’est pas gagné en 2016 dans un monde capitaliste. Cet effort nécessite un accès constant à l’information nutritionnelle à mesure qu’elle évolue, la capacité de se procurer des compléments appropriés et des aliments de qualité, et un revenu disponible suffisant pour se permettre un tel mode de vie. Je suis donc désolé pour toutes les fois où j’ai dit que c’était un choix sûr et facile.

Je suis désolé d’avoir cru et partagé des statistiques douteuses.
« 51% des gaz à effet de serre créés par l’homme sont causés par l’industrie de sous-produits animaux et l’élevage » Je voudrais avoir un dollar pour chaque fois que j’ai robotiquement répété cet argument fallacieux. Malheureusement, cette statistique est basée sur une seule étude (qui, pour autant que je puisse en lire, n’a même pas été examinée par des pairs). Tout aussi regrettable c’est aussi le fait qu’un film de propagande dans son ensemble soit basé sur cette statistique basée sur une seule étude qui a été largement remise en cause et contestée à juste titre. Ouais, comme tout végétalien, j’étais devenu tout à fait apte à approuver seul une étude qui ne prouvait que mon point de vue, tout en appelant les études qui me contredisaient comme « peu concluantes ».

L’élevage contribue puissamment au changement climatique et bien d’autres formes d’éco-dévastation, mais il en va de même pour toute forme d’agriculture… et tout autre industrie importante dans une société capitaliste moderne. Il était donc malvenu de ma part de demander (ou plutôt d’exiger, en fait) que les gens se concentrent sur l’impact de l’élevage industriel sur notre environnement commun, en insinuant que «devenir végan» pourrait nous éloigner du bord de l’effondrement écologique. Les choix personnels ne jouent pratiquement aucun rôle dans la création à grande échelle et le changement social durable. Donc oui, je présente mes excuses pour être l’une de ces secousses qui ont dit des choses comme, « On ne peut pas être écologiste et mangeur de viande » et ainsi discréditer tout militant qui mangeait de la viande.

Je suis également désolé pour l’utilisation de «faits» et «statistiques» rapportés par certains grands groupes de protection animale. Cela inclut les misogynes, racistes et hypocrites de chez PETA bien sûr, mais aussi d’autres organisations de haut niveau (trop nombreuses pour être énumérées ici). J’ai participé à plusieurs événements, par exemple, en collaboration avec Sea Shepherd et j’ai salué leur travail, sans jamais prendre le temps de vouloir entendre la vérité à propos de leur chef et comment leurs revendications à propos du sauvetage des baleines sont très contestables. Excusez-moi d’avoir imposé ma foi aveugle sur ces ONG mercantiles.

Et je suis désolé pour les innombrables fois où je répétais le cancan classique: «le véganisme sauve des vies. » Ouais, je suis ce type, celui qui affichait des statuts Facebook comme: « Devenez végétalien et personne ne se sera blessé. » (Induire la honte et le dégoût de soi)

Dans un article de 2015, j’ai inclus deux phrases qui ont été sévèrement contestés :

« Tout le seitan hors de prix, le chou frisé et les haricots que vous postez en boucle sur Instagram ne conduiront jamais les propriétaires des abattoirs à libérer certains de ses captifs condamnés. Le mieux dont vous pouvez vous vanter peut-être est que, théoriquement, si suffisamment d’humains évitaient les sous-produits animaux, certains futurs captifs ne seront peut être jamais nés parce que l’élevage a ralenti ».

La réfutation la plus courante (sic) est arrivée sous la forme d’un article intitulé, « 400 millions d’animaux en moins ont été tués pour l’alimentation en 2014 parce que les gens mangent moins de viande. »cCependant, il m’a fallu quelques minutes pour découvrir que certaines manipulations se tramaient. L’article même est-il techniquement exact ? Probablement pas, car il n’y a aucune preuve de la partie « Parce que les gens mangent moins de viande ». Est-ce que l’article est trompeur ? Sans aucun doute.

Selon un tableau de la Human Society, le nombre annuel des animaux abattus a été incroyablement élevé pour les deux dernières décennies et est demeuré relativement stable depuis l’an 2000 (même avec une baisse apparente de la consommation de viande rouge aux États-Unis). En choisissant de comparer les années 2007 et 2014, les manipulateurs ont trouvé la meilleure rotation possible pour leurs relations publiques. Toutefois, si vous lisez attentivement les chiffres, vous verrez qu’un piratage par l’industrie de la viande pourrait tourner avec précision un article plus rapidement appelé quelque chose comme: « L’agenda végétarien est en déclin depuis 2012. »

En outre, il n’’est pas clair que le « nombre d’animaux abattus » est en corrélation avec « nombre d’animaux élevés » de même concernant ce qui arrive aux animaux qui sont élevés mais pas immédiatement abattus. Enfin et surtout, il semble que la consommation de viande est en hausse à l’extérieur des États-Unis, il est donc encore probable que les végans ignorent volontairement la façon dont le capitalisme fonctionne. Même avec la baisse occasionnelle de la consommation ici, ces multinationales compenseront ailleurs les hausses globales de comptage de morts (voir : industrie du tabac).

Est-ce que je veux moins d’animaux abattus, moins de viande consommée, et l’industrie de l’agro-business fracassée ? Bien sûr, je le veux (et vous devriez en faire autant). Mais vais-je moi-même me mentir et mentir aux autres pour cela avec des « statistiques » qui déclarent que tout cela est déjà le cas ? Plus maintenant et je suis désolé de l’avoir fait dans le passé.

Je suis désolé pour bien d’autres raisons encore.
Je pourrais continuer encore et encore sur des choses comme ma fixation sur le concept de « spécisme » vantant haut et fort les rares athlètes végétaliens ou même végétariens comme «preuve» (ce qui n’est pas certain) tout en ignorant commodément les 99% des athlètes professionnels couronnés de succès mangeant de la viande, ou en rejetant les dernières recherches sur l’intelligence et le comportement végétal; ou en utilisant le manifestement faux terme « sans cruauté », et bien plus encore.

Mais s’il vous plaît permettez-moi de passer directement à mes principaux remords  :

Je suis désolé pour mes choix de langue horriblement insensibles.
Pendant mes années vegangéliques, j’ai bruyamment et régulièrement comparé avec désinvolture les abus des non-humains à un viol, à l’esclavage et à l’Holocauste. Pour cela, je m’excuse profondément.

Je suis désolé pour toutes mes auto-humiliations publiques.
Afin de percevoir un choix non naturel comme naturel et de se débrouiller désespérément pour ne pas faire parti du taux d’échecs de 84%, il devient nécessaire pour les végétaliens de voir leur choix de style de vie comme une forme de supériorité morale. Pour rester végétalien il faut non seulement mettre de coté toutes les preuves scientifiques contradictoires, mais il faut monopoliser le marché de la compassion.

Tous les autres ? Ils sont souvent dépeints comme complices d’assassinat de masse. Ils sont raillés, accusés, jugés, calomniés, et à blâmer par la honte. Une personne ne se contente pas d’acheter une paire de bottes UGG (NdT : bottes avec de la laine), elle célèbre joyeusement la douleur infligée aux moutons pour la fabrication de ces chaussures. Pourquoi quelqu’un achèterait un chien auprès d’un éleveur si ce n’était pas pour une joie sans limite dans la souffrance des mères des chiots ? Nous sommes envahis par des barbares !

Tenons encore plus de « protestations » inefficaces et partageons encore plus des mèmes sarcastiques et crions à plus de femmes (oui, c’est presque toujours des femmes qui font face à la rage de la masse des droits animaux) qui osent défier nos jugements. Cela prouvera combien nous sommes pleins de compassion et alors peut-être 8 sur 10 d’entre nous ne s’enfuiront pas des rangs dans l’année qui vient ou la suivante ! D’accord ?

Ainsi, devant tous, je m’excuse d’avoir agi comme si 95% des êtres humains étaient des sadiques et d’avoir utilisé ma notoriété pour convaincre efficacement les autres de penser comme moi.

Je ne suis pas désolé pour cet article.
Rien de ce que je n’ai écrit ici est insultant. Il y a une raison pour laquelle les végans sont si universellement vilipendés et je vous assure, ce n’est pas parce qu’ils sont des révolutionnaires visionnaires incompris en avance sur leur temps.

Cela dit, je suis sûr que beaucoup d’entre vous êtes impatients de m’assurer qu’aucun de vos amis ne se comporte comme ça. (Aucun , vous prétendez !) Hé, je connais personnellement certains humains extraordinaires qui arrivent à suivre un mode de vie végan mais désolé, cela ne change rien à la réalité globale. Comme quelqu’un qui a été plongé dans le cercle intérieur du véganisme pendant deux décennies, je peux parler de ma vaste expérience personnelle.
Donc, s’il vous plaît épargnez-moi le « pas tous les végétaliens » pour seule défense.

J’espère que certains végétaliens ou défenseurs des animaux vont essayer de mettre un peu d’honnêteté dans leur champ d’action. Parler sans défier, cesser d’exiger la pureté absolue et le « tout ou rien », et se renseigner vraiment sur la nutrition afin que vous puissiez en toute connaissance de cause répondre à des questions légitimes, au lieu d’essayer de compter combien d’animaux votre choix de régime a «sauvé», mais en laissant nombres de vérités devant votre porte. La lutte noble pour la libération des animaux et contre l’élevage industriel pourrait alors enfin avoir une chance d’attirer les alliés dont on a tant besoin, de tous les horizons de la vie.

Chacun de nous a tort beaucoup plus souvent qu’il n’a raison. Cette prise de conscience fondamentale est peut être ce qui contribuera enfin à nous relier avant qu’il ne soit trop tard – et peut-être que cela peut commencer par une série d’excuses sincères.

Mickey Z. est l’auteur de 13 livres, dont récemment Occupy these Photos: NYC Activism Through a Radical Lens. Jusqu’à ce que les lois changent ou le pouvoir faiblisse, vous pouvez « liker » sa page Facebook ici, et suivre son blog.

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« Dear world, I’m sorry for being such a vegan » by Mickey Z. is licensed under a Creative Commons Attribution-ShareAlike 4.0 International License.
Based on a work at http://worldnewstrust.com/dear-world-i-m-sorry-for-being-such-a-vegan-mickey-z.

Petite histoire de violence ordinaire

Petite chronique inhabituelle glânée sur un groupe FB :

tricot vache

 

« j’étais assise tranquille dans le bus je sors mon tricot pour passer le temps du trajet. Une jeune femme vient s’assoir à côté de moi en me demandant si je tricotais de la vraie laine ou du synthétique, je lui répond qu’il y a de la vraie laine dans le fil mais aussi du synthétique. Et tout d’un coup cette personne me dit « C’est mal d’exploiter les animaux, les moutons ne font pas de la laine pour qu’on leur vole, vous devriez avoir honte de cautionner le fait d’exploiter les animaux, tortionnaire » et après c’est des jolis noms d’oiseaux. »

 

  • Mais comment ça s’est passé, elle était assise à côté de toi ? Elle criait ? Et les gens autour, ils ont réagit comment ?

« Ben en fait elle est entrée dans le bus elle est resté debout le temps d’un arrêt après elle est venue s’assoir à côté de moi. Au début elle parlait normalement mais elle a commencé à parler bien fort pour qu’on l’entende dans le bus, les gens regardaient en étant complètement ahurits avec les yeux grands ouverts, j’ai essayé de dire quelque chose mais comme elle parlait fort et qu’elle faisait absolument pas attention à ce que je pouvais dire j’ai pas vraiment eu le temps, et quand elle a fini son discours elle a dit « je descends là tchao la shootée speciste  » Après j’ai entendu quelqu’un dire « elle est complètement folle celle là  » et y a une petite mamie qui m’a dit « l’écoutez pas, elle préfère porter des vetements en plastique, c’est joli ce que vous faites continuez de tricoter « 

Genre de personne qui prend le bus pour 3 arrêts.. »

 

Je partage ce récit anecdotique pas nécessairement pour instaurer un truc de type « bourreau-victime-pérsécuteur », mais mon inutition me dit que ce genre d’acte apparemment anodin est amené à se répéter. Les gens se sentiront de plus en plus légitime à agresser autrui au nom de leur idéologie, arguant du fait que le violence est du côté de l’omnivore qui exploite…

Les caries : une histoire de carences ?

wapf

Les caries, une histoire de carences ?

En avril 2015, l’INSERM publiait un document complexe intitulé «le pouvoir naturel de réparation des dents» (1), pas moins de 80 années après que Weston Price, un dentiste, eût publié «Nutrition and physical degeneration» littéralement «Nutrition et dégénérescence physique». L’ouvrage non traduit en français est tombé dans le domaine public, on peut le trouver dans son intégralité sur internet (2).

Ce dentiste né en Ontario en 1870 est le fondateur de la National Dental Association qu’il présida de 1914 à 1928. Il remarque que sa jeune patientèle de l’Amérique des années 30 est accablée de soucis dentaires, caries, dents mal alignées, faciès déformés, infections diverses, allergies, problèmes comportementaux.photo price

Une intuition lui vint : l’alimentation serait à l’origine de ce qu’il constate quotidiennement dans son cabinet.

En effet, le docteur Price suspecte la nourriture industrielle de mal nourrir ses patients. Comme dans un roman, le docteur vend son cabinet et entreprend avec son épouse un voyage de 12 années, à la rencontre de différentes populations du globe. Il choisit de séjourner au sein de groupes ayant comme trait commun le fait de ne pas être, ou très peu en contact avec le processus d’industrialisation.

Les peuplades qu’ils rencontrent ne connaissent pas encore le sucre, les farines raffinées et les huiles végétales, ni les routes et les voies ferrées. Ces populations ont également en commun le fait d’ignorer les dentistes, les brosses à dents, les caries, et la nourriture industrielle.

Cependant, il note également que les membres de ces communautés qui ont délaissé leurs diètes traditionnelles développent rapidement des caries et d’autres problèmes de santé, tel que l’arthrite, la tuberculose.

Le docteur relève que les enfants nés de parents ayant consommé les aliments «modernes» ont globalement des visages aux structures faciales moins bien développées. C’est à dire des faciès aux fosses nasales moins larges les prédisposant aux soucis ORL. Des bouches aux arches dentaires moins largement développées qui laissent présager des difficultés dentaires futures, dents qui se chevauchent entre autres. Il relève aussi que ces visages ont comme spécificité d’être plus étroits, moins symétriques, qu’ils sont objectivement moins harmonieux et moins attractifs.

dents maoris pourries

L’ouvrage de Price comprends une série de relevés scrupuleux dont un décompte minutieux du nombre de caries par communautés visitées. Son constat est édifiant : les populations dont le mode de vie n’a pas été industrialisé jouissent d’une santé dentaire éclatante : dents superbement alignées, arches dentaires parfaitement développées, faciès et corps robustes, respirant la santé, en dépit d’une pratique du brossage inexistante, et de l’absence de dentiste au sein de ces communautés.

L’intime conviction de Price est que l’état des dents est un indicateur de santé global, une sorte de fenêtre ouverte sur l’état de santé de la personne. Au fil des pages, Weston Price raconte son expérience de voyage au sein des différentes cultures rencontrées, ainsi que les habitudes alimentaires des peuples visités. La chance qu’a eu Price, c’est d’avoir rencontré ces cultures à un moment charnière de l’histoire contemporaine : le moment précis avant que celles-ci ne «basculent» dans la modernité. Price a ainsi pu photographier côte à côte des personnes consommant leur régime «natif», (pour reprendre ses propres mots), et des personnes consommant les aliments du commerce, rendus accessibles par la création de routes, de voies ferrées. Sans surprises, Price relève qu’avant la construction de routes et de chemin de fer, les peuples consomment les ressources alimentaires locales.

Il est frappant à la lecture de «Nutrition and physical degeneration» de constater le lien de corrélation entre la construction d’une voie de chemin de fer et l’apparition de caries et plus généralement des maladies de civilisations.


Petit tour du monde des habitudes alimentaires des populations non occidentalisées.

Les montagnards Suisses du Lötschental consomment du lait cru de leurs vaches nourries à l’herbe, de la crème, du beurre, du pain au levain complet de seigle, ou des graines de seigle rôties, de la viande le dimanche, des soupes cuisinées au bouillon d’os, quelques légumes l’été. Price rapporte l’anecdote que la tranche de fromage surplombant la tartine de pain de seigle était au moins, sinon plus épaisse que la tartine elle même ! Selon les dires mêmes des habitants du Lötschental de l’époque, ils tenaient leur robustesse du caractère divin du beurre de printemps, auquel ils attribuaient les vertus nutritionnelles à l’herbe à croissance rapide du printemps que les vaches broutent en altitude.

beurre coeur

Price relève chez ce peuple une quasi immunité à la carie dentaire. Les membres des tribus pastoralistes Massai du Kenya mangent principalement de la viande, du sang, et du lait cru entier de leurs vaches et de leurs chèvres. Price fait cette remarque à leur propos : «il apparaît remarquable que sur les 6 tribus que nous avons étudiées, nous ne dénombrons quasiment aucune présence de caries, ni aucune arche dentaire mal formée.

Force est de constater que les nombreuses autres tribus visitées semblent jouir d’une immunité quasi complète à la carie dentaire. Sur ces 13 tribus, nous n’avons pas rencontré un seul individu avec des dents irrégulières.»

L’étude de leurs 2516 dents réparties sur 88 individus montre que seules 4 personnes étaient affectées de caries, pour un total de 10 caries, c’est à dire 0,4% de dents atteintes pour ce groupe.massai chèvre

Cependant chez les membres de ces tribus qui ont adopté le mode de vie de la civilisation moderne, beaucoup de cas de caries dentaires ont été constatées. Chez la génération suivant l’adoption des habitudes alimentaires européennes, les difformités de l’arche dentaire sont monnaie courante.»

Contrastant avec l’exemple des chasseurs cueilleurs Massaï, une tribu voisine, les Kikuyus, vit selon un mode de vie agricole et a une diète que l’on qualifierai de «végétarienne» : patates douces, maïs, haricot, bananes, millet, et graine de kéfir, une variété de millet. Les Kikuyus sont moins grands que les Massaï, ont un physique que Price qualifie de «moins robuste». L’étude de 1041 dents sur 33 individus montre 57 dents atteintes par des caries, c’est à dire 5,5% des dents. 36,4% des individus étaient concernés.

Price note que les femmes Kikuyus adoptent des régimes riches en graisses animales 6 mois avant leur mariage et qu’elles ont également un régime différent du reste de la tribu pendant leurs grossesses et toute la durée des 3 saisons que durent leurs allaitements.

dents congo

Les Eskimos d’Alaska étaient selon les mots même de Price «un exemple d’excellence physique et de perfection dentaire».

Ces populations totalement isolées de la modernité mangeaient principalement des produits de la mer, des œufs de poisson, du phoque, de la baleine.

A noter qu’ils ne consommaient ni fruits ni légumes (banquise oblige) un peu d’algues, de baies à la bonne saison, ainsi qu’une sorte d’oseille conservée dans de la graisse de  phoque.  maman eskimo

Price déplore que ces populations jouissant d’une parfaite condition physique aient autant été impactées dans leur organisme par l’introduction des aliments de l’industrialisation, farine, sucres, huiles végétales. Il relève que la première génération d’enfants nés de mères ayant consommé ces aliments présente de nombreuses difformités au niveau facial et dentaire. Ces anomalies apparaissent dès la première génération après l’adoption des aliments modernes. Il remarque un manque de développement osseux des mâchoires chez ces enfants, ce qui crée les conditions pour que leurs dents se chevauchent. Il constate aussi que les narines de ces faciès sont plus étroites accentuant le phénomène de respiration par la bouche au détriment de la respiration par le nez : un moindre développement de la sphère ORL prédispose aux soucis respiratoires comme l’apnée du sommeil par exemple.

Chez les Maoris, insulaires de Nouvelle Zélande, le dentiste découvre que les indigènes consomment du poisson, du requin, de la pieuvre, des fruits de mer, des vers, du porc sauvage, du lard, des noix de coco, du manioc, des algues et des fruits.

mélanésiensmélanésiens caries

Price remarque ceci à leur propos : «Ce qui est frappant dans ces relevés, c’est le contraste entre l’état des dents, des arches dentaires et des crânes des Maoris avant que ceux-ci n’entrent en contact avec l’homme blanc, et les structures osseuses des personnes nourries avec des aliments modernes.

Price relève la différence d’épaisseur entre les crânes des individus s’alimentant de façon traditionnelle et ceux des personnes ayant consommé les aliments de la ville.

Les rapports des examens des scientifiques entrés en contact avec ces peuples avant qu’ils ne se modernisent révèlent qu’une seule dent sur les 2000 examinées présente une carie dentaire, et que 100% des arches dentaires sont formées normalement».

Les populations de pêcheurs des Hébrides (Ecosse), que Price découvre, consomment quotidiennement le produit de leur pêche, du poisson, du homard, des œufs, des abats de poissons, du bouillon élaboré avec les arêtes, les têtes et les carcasses. De l’avoine est également consommée sous forme de porridge, une bouillie fermentée la veille pour le lendemain, ou sous forme de galette. Les têtes de morues fourrées à l’avoine et aux morceaux de foie de morue coupés fin étaient un plat particulièrement populaire et constituaient l’ordinaire de ces populations vivant près de la mer.

Voici une anecdote de voyage : « Nous avons été à la rencontre d’ une famille de l’autre côté de l’île où les deux garçons de la famille (…) résidaient. L’un des deux frères avait une dentition excellente mais l’autre souffrait de caries rampantes. Ces deux jeunes hommes mangeaient autour de la même table. Le plus âgé, celui aux dents parfaites, continuait d’apprécier sa nourriture « primitive » composée d’avoine et de produits de la mer, avec un peu de produits laitiers. Le plus jeune frère (…) avait d’importantes caries dentaires. Il lui manquait bon nombre de dents, dont ses deux incisives de devant.

Il insistait pour manger du pain blanc, de la confiture, du café très sucré, ainsi que des sucreries et du chocolat. (en haut à gauche le plus jeune frêre qui consomme les aliments de la modernité, à droite, l’aîné, qui a conservé son régime natif.) frere

Tous les chasseurs-cueilleurs, qu’ils soient des Everglades du Canada, d’Amazonie ou d’Australie, avaient les diètes les plus diversifiées : ils consommaient du gibier, incluant le foie, le sang, la moelle, les glandes de leur proie, de petits animaux, des oiseaux, des oeufs, des insectes, des graines, des tubercules ainsi que le fruit de leur cueillette.

Ce qu’on peut appeller le «génie» de Weston Price, c’est d’avoir été capable, de dégager le dénominateur commun de toutes ces cultures, et même l’universalité de ces facons d’exister qui étaient toutes caractérisées par une quasi immunité à la carie dentaire, au delà des spécificités locales de ces cultures.

Price retient 4 dénominateurs commun aux cultures dépourvues de caries dentaires :

  • l’absence de farine raffinée, de sucre, d’huiles végétales raffinées. Les céréales , légumineuses et graines sont consommées après un traitement incluant trempage, rinçage, séchage, fermentation cuisson, de façon à réduire leurs teneurs en antinutriments.
  • une abondance de produits animaux : viande, poisson, produits de la mer, produits laitiers, bouillon d’os, abats.
  •  des aliments consommés dans leur intégralité (animal ou graines)
  • l’accent est mis sur les graisses animales ayant des hautes qualités nutritionnelles.

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Les vitamines au secours des dents ?

Price analyse ces aliments dans son laboratoire et réalise que les diètes traditionnelles contiennent jusqu’à 10 fois plus de vitamine A et D que le régime américain standard de l’époque, ainsi que bien plus de calcium, de phosphore, d’iode et de fer.

Le rôle du calcium et du phosphore dans le cadre de la santé dentaire est connu du grand public. Cela dit, le mécanisme d’absorption de ces minéraux est peu vulgarisé. La vitamine D liposoluble (soluble dans le gras) rend les minéraux comme le calcium, le phosphore et le magnésium plus disponibles pour notre organisme.

Le rôle de la vitamine D dans le cadre de la prévention des caries est connu et bien documenté (3) (4) (5) (6).

En 1922 déjà, un couple de médecins, Sir Edward et Mary Mellanby, eux-mêmes à l’origine de la découverte de la vitamine D, découvrent l’impact positif qu’ont les régimes riches en vitamine D, en calcium, en phosphore et pauvre en céréales sur les caries.

Les Mellanby constatent que ces régimes font produire aux dents une réaction des odontoblastes (cellules qu forment la dentine) , ce qui a comme conséquence une production abondante de dentine secondaire, quoi qu’ait été la structure de la dent au préalable ! anatomie_dent_L

Une dent se compose d’une partie externe, l’émail, de la dentine, substance qui compose majoritairement la dent, et de la pulpe, constituée de tissus sanguins et nerveux. Il semblerait que l’émail abîmé ne se reconstitue pas. La dentine primaire s’élabore in utero. «Les processus responsables du déclenchement du développement des dents ont fait l’objet d’un nombre important de recherches.

Il est largement admis qu’un certain nombre de molécules (facteurs de croissance, de régulation…) sont indispensables dans les tissus du premier arc branchial pour permettre ce développement.» (source wikipédia «développement dentaire»)

L’étude dont l’INSERM a communiqué les résultats au printemps 2015 (1) amène l’idée qu’il soit possible d’influer sur la santé dentaire, en tablant sur l’activité des ressources propres de l’organisme. Le document n’évoque pas de piste pratique particulière, mais décrit le processus de réparation de la dent :
» les plaquettes sanguines, activées par la lésion dentaire, sont responsables de la libération d’une grande quantité de sérotonine et de dopamine. Ces neurotransmetteurs recrutent alors les cellules souches pour réparer la dent en se fixant à leurs récepteurs»

Cette découverte fondamentale permettra d’initier des stratégies thérapeutiques inédites mobilisant les cellules souches résidentes de la dent afin d’amplifier leur pouvoir naturel de réparation. (1)

A l’heure actuelle la prévention des caries et autres problèmes dentaires semble se cantonner au brossage des dents, l’évitement des sucreries et parfois au sevrage de nuit, pour les enfants allaités, nous reviendrons plus tard sur ce dernier point.

En outre il apparaît qu’il n’y ait aucune preuve scientifique que l’utilisation du fil dentaire ait un effet sur les caries ou la gingivite (7).

Pas encore de quoi affirmer que les pratiques intuitives de «bonnes femmes», de la naturopathie, ou de la sagesse ancestrale soient validées par le consensus scientifique.

Mais cette découverte a d’autant plus d’intérêt qu’elle ouvre la voie à d’autres pistes thérapeutiques mieux à même de fonctionner que les anciennes qui ont démontré leur manque de pertinence.

Les recherches et observations menées par les Price et les Mellanby sur l’alimentation et les caries plusieurs décennies auparavant pourraient dorénavant déboucher sur des nouvelles pistes de soins en accord avec la découverte de l’INSERM.

preuve

Comment utiliser les vitamines via l’alimentation pour bénéficier de ce pouvoir qu’ont nos dents de refabriquer de la matière par elles mêmes ? Une supplémentation via des vitamines synthétiques est elle aussi efficace ?

Price parvient aux mêmes conclusions que les Mellanby, la vitamine D prise dans un cadre alimentaire aide et contribue à la reminéralisation des dents.

Nous avons la capacité de synthétiser la vitamine D, à condition de s’exposer suffisamment au soleil. Sous nos latitudes, cette synthèse n’est possible que d’avril à mi-septembre environ. Un apport autre, alimentaire ou par le biais de compléments comme l’huile de foie de morue, est envisageable le reste de l’année, ou toute l’année, en fonction des réserves de l’organisme et des besoins spécifiques (grossesse-allaitement).(8)

Mais nos chercheurs constatent que la réussite n’est pas systématique.

Weston Price tout particulièrement pressent que la vitamine D n’est pas le seul élément en jeu dans le processus de réparation de la dent.

Ce faisant, il parvient à isoler un élément qu’il confond au tout début avec la vitamine A : il le nomme facteur X. Il faudra attendre 2007 et le travail de recherche de Chris Masterjohn pour établir que ce facteur est la vitamine K2. La vitamine K2 est proche chimiquement de la K1, mais possède des propriétés biochimiques significativement différentes.(9) Gouda-Vieux(1)

Une troisième vitamine intervient dans ce processus, il s’agit de la vitamine A.
Nommée rétinol, sous sa forme préformée la plus assimilable, elle se trouve exclusivement dans les produits d’origine animale. L’organisme peut sous certaines conditions effectuer la conversion du bêta carotène des végétaux en rétinol, mais des éléments laissent penser que certains organismes seraient des convertisseurs peu efficaces. Tabler pour son apport de rétinol sur la conversion du bêta-carotène semble donc hasardeux voir non dénué de risque de déclarer une carence. Le rôle de la vitamine A est plus discret, plus méconnu que celui de la vitamine D. La vitamine A aide entre autre à la destruction des vieux tissus dentaires et osseux. Elle aide également la vitamine D à fabriquer l’ostéocalcine, une protéine de la matrice osseuse. Elle sert littéralement à ne pas «faire de vieux os». (10)

Aussi bien Price que les Mellanby utilisaient l’huile de foie de morue dans leurs protocoles de soins.foie morue

Ce remède de grand mère tombé en désuétude est pourtant à la fois riche en vitamine A et D, sous une forme particulièrement assimilable. En effet, les vitamines A et D sont des vitamines dites «liposolubles» c’est à dire qu’elles se trouvent dans les graisses, dans un aliment en étant naturellement pourvu.

Il semblerait que sous sa forme synthétique, la vitamine A soit souvent toxique, tandis que sous sa forme complexe, car alimentaire et donc mêlée à d’autres composants, l’huile de foie de morue, soit dénuée de toxicité du fait de la présence protectrice de vitamine D. Price remarquait qu’il obtenait les meilleurs résultats de réparations de caries en associant du beurre clarifié (aussi appellé «ghee» et riche en vitamine k2) à l’huile de foie de morue (riche en vitamine A et D), en complément d’un repas quotidien dense nutritionnellement qu’il pourvoyait à un groupe d’enfant souffrant notamment de caries.

ghee

(ghee ou beurre clarifié ❤ )

Ceci peut se comprendre à la lumière de la synergie des vitamines liposolubles : les 3 vitamines, A, D et K2 travaillent de concert dans la minéralisation des tissus osseux et dentaires. Les deux premières stimulent la production adéquate d’ostéocalcine, une protéine qui permet à la dent de se reminéraliser.

Mais cette protéine, pour qu’elle joue pleinement son rôle, nécessite d’être activée par la vitamine K2. On tient là l’explication du facteur (ou activateur) X des expériences de Weston Price : sans suffisamment de vitamine K2/Facteur X, la reminéralisation des dents, malgré l’huile de foie de morue (riche en vitamine A et D) ne se faisait pas !

Prévenir et/ou guérir la carie dentaire ?

Cette piste vitaminique peut être envisagée sous plusieurs aspects, correspondant à plusieurs grandes périodes distinctes mais qui s’articulent comme un continuum.

Comme Price l’avait souligné, les cultures traditionnelles réservaient empiriquement certains aliments aux futures mamans. Ces aliments considérés parfois comme «sacrés» par ces peuples, étaient investi du pouvoir de produire de beaux bébés en bonne santé. Dans le cas du beurre de mai des populations montagnardes du Lötschental, sa richesse en vitamine K2 permettait aux futures mamans de s’assurer d’un statut adéquat de leurs réserves vitaminiques avant de démarrer une grossesse.

Cet aspect de la nutrition pré-partum pris en charge par les sociétés traditionnelles trouve un écho dans notre culture dans la prescription d’un complément d’acide folique avant de démarrer une grossesse, mais ne fait pas partie de notre culture alimentaire.

L’idée de préparer une grossesse d’un point de vue nutritionnel et alimentaire n’est pas un usage répandu dans nos habitudes.

Suivant les observations de Price et des Mellanby, la construction des dents in utero dépend du statut nutritionnel de sa maman lorsqu’elle entame et vit sa grossesse ainsi qu’avant la fécondation. Bien s’alimenter est une première mesure de prévention contre les caries.

Cette idée est plus largement exposée dans l’ouvrage « Deep nutrition» de Cate Shanahan, qui reprend largement les travaux, observations et photos de l’ouvrage «Nutrition and physical degeneration».

Cate Shanahan dans «Deep nutrition» (11) aborde les questions de manque de vitamines (lipo et hydrosolubles, particulièrement la vitamine D), de minéraux, d’oméga-3 à chaînes longues pendant la grossesse, et l’impact éventuel sur la formation des faciès, des mâchoires, et par extension, de la santé dentaire et de façon plus large, le corps de l’enfant à naître. deep nutrition

Selon cette logique, des grossesses rapprochées (espacement de moins de 3 ans entre les grossesses) ne permettent pas à la maman de reconstituer son stock de vitamines, minéraux et nutriments, et notamment la minéralisation des dents du futur bébé peut se faire moins parfaitement, ou alors au détriment des réserves de l’organisme maternel.

L’adage «une grossesse, une dent» s’expliquerait de ce point de vue par un organisme maternel épuisé par les carences.

Cette théorie permettrait d’expliquer les différents état de santé dentaires, au sein d’une même fratrie, en dépit d’une alimentation similaire, et d’une hygiène et de soins dentaire identiques.

Selon la logique de Cate Shanahan, les aînés bénéficieraient d’un statut nutritionnel maternel correct, là où, dans la mesure ou les réserves maternelles ne se reconstitueraient pas de façon optimale, les bébés puînés souffriraient de réserves amoindries, ainsi que d’un développement dentaire et osseux mitigé.

Focus : La faute à l’allaitement ?

De nombreuses mamans qui allaitent au long cours et dont les bébés-bambins-enfants nécessitent une prise en charge médicale pour des soins dentaires, vivent l’expérience douloureuses de se voir demander de sevrer partiellement (sevrage de nuit) ou totalement. Les professionnels de santé justifient une telle demande par le fait que le lait humain contient naturellement un sucre : le lactose.

Des études attestent du rapport inexistant entre le lait humain et les caries dentaires, ce qui n’empêche pas les dentistes d’incriminer l’allaitement, nocturne notamment, calquant certainement sur cette pratique de maternage proximale l’idée de nourrissage de nuit au biberon. (12) Chest feeding

Des expériences où des dents sont immergées plusieurs jours au contact de lait maternel démontrent que ce dernier n’affecte pas la dent, mais au contraire dépose du calcium et du phosphore sur l’émail.

Reconsidérer le problème à la lumière des découvertes vitaminiques de Weston Price et des Mellanby permettrait d’aborder la question en creux sous un angle nouveau, celui des vitamines apportées (ou pas) par l’alimentation, in utero, au sein, ou lors de la diversification aux alentours des 6 mois de bébé.

«Les femmes vivant des modes de vie ancestraux (qu’elles soient ou non allaitantes) ont des niveaux sanguins beaucoup plus élevés de vitamine D que les Américains urbains contemporains.(13)

Qu’en est il des taux lactés de ces vitamines essentielles à la formation et au maintien d’une santé dentaire satisfaisante et comment l’alimentation maternelle joue un rôle dans le processus ?

De façon non surprenante, l’alimentation maternelle joue un rôle dans la composition du lait humain, et on peut ainsi observer des variations de composition du lait d’une femme à l’autre selon leurs alimentations.

«La nature des graisses consommées par la mère se reflétera au niveau des lipides lactés. On estime qu’environ 40 % des variations individuelles constatées quant aux taux des divers acides gras polyinsaturés sont en rapport avec les différences d’apports alimentaires. (…) De nombreuses études ont constaté que la prise par la mère d’un supplément d’huile de poisson riche en acide docosahexaénoïque augmentait le taux lacté de cet acide gras. Le rapport entre les acides gras en oméga3 et en oméga 6 dans l’alimentation se reflétera sur ce même rapport au niveau des acides gras lactés. Dans les pays occidentaux, les apports des différents chefs de file de ces séries ont beaucoup évolué avec les modifications de notre alimentation depuis quelques décennies.

Or, dans la mesure où ces acides gras sont impliqués dans la synthèse de diverses prostaglandines, un déséquilibre du rapport entre les séries en oméga 3 et en oméga 6 peut avoir un impact significatif sur la santé (sur le risque d’allergies par exemple.) (14)

A propos de la vitamine A préformée, alias le rétinol : « Le taux lacté de vitamine A semble dépendre essentiellement des apports alimentaires maternels. Ce taux est élevé dans le colostrum, puis baisse dans le lait mature avant de se stabiliser. Le lait humain contient aussi de nombreux caroténoïdes. (14)

A propos de la vitamine D : «Le taux lacté de vitamine D peut varier dans la proportion de 1 à 10, et il est fonction du statut maternel pour cette vitamine. Si la mère a des apports alimentaires faibles et s’expose insuffisamment à la lumière du jour, l’enfant allaité pourra présenter un rachitisme. « (14)

Il y a fort à parier que le lait des femmes des sociétés traditionnelles visitées par Price présentaient des taux significativement plus élevés de vitamines A, D et K2 par rapport au lait maternel de femmes ne consommant plus leurs alimentations traditionnelles.

poisson

Quand au fait de savoir si les tétées de nuit présenteraient un potentiel cariogène, regardons une fois encore du côté des populations non occidentalisées. Il est permis d’imaginer que les pratiques de maternage en vigueur chez des peuples comme les Eskimos ou les Mongols incluaient de nombreuses tétées de nuit. (15). Or ce sont précisément des populations qui, tant qu’elles s’alimentaient de façon traditionnelle, étaient indemnes de caries.

Il est intéressant de noter que les populations immunisées contre les caries ne connaissaient pas l’usage de la brosse à dents, du dentifrice ou encore du fil dentaire, sans même évoquer le fauteuil du dentiste. Le dentiste constate que les populations indemnes de caries ont un dépôt assez épais sur les dents, sans que cela ne semble affecter leur robustesse.

Bien que la plupart des récits anthropologiques fassent régulièrement l’impasse sur les questions liées à la féminité et aux bébés, on peut tabler que la plupart de ces populations nourrissaient leurs bébés au sein, a minima les 2 premières années de jour comme de nuit.

Que penser des recommandations modernes de sevrage qui semblent ne s’appuyer sur aucune recommandation scientifique et pas plus sur des observations empiriques anthropologiques ?

A la lecture du récit de voyage de Price, on peut observer de nombreux clichés de dentitions d’enfants. Il ne fait aucun doute que la santé dentaire dont jouissent ces populations concerne également les dents de lait indistinctement des dents définitives des adultes.

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Diversification alimentaire

Il est instructif de se pencher sur la nature des premiers aliments proposés aux bébés.

Depuis l’après-guerre il est courant de nourrir les bébés occidentaux de compotes, de purée de légumes ainsi que des bouillies de céréales.

Il n’en a pourtant pas toujours été ainsi. En parcourant les ouvrages antérieurs qui traitent du sujet, on note que ce sont des quasi-repas d’adultes qu’on propose aux bébés, la viande, les œufs, les abats, le poisson inclus. Ces aliments sont riches en fer et en zinc, deux minéraux dont les bébés sont souvent déficients sous nos latitudes. La pratique du clampage précoce du cordon ombilical empêche le transfert de sang de la mère au bébé via le cordon ombilical et peut être considéré comme responsable de la carence en fer et en zinc qu’expérimentent certains bébé lors de leur première année de vie. (A ce titre, il apparaît que proposer des aliments riches en fer et en zinc, comme la viande et les produits de la mer constituent une réponse à cette problématique. 16)

 clara

Il est frappant de constater que les populations traditionnelles diversifient leurs bébés avec les même aliments que ceux consommés avant de démarrer une grossesse, et proposés aux mamans allaitantes. Ces aliments sont également ceux relevés par Weston Price comme étant une base alimentaire pour les différentes peuplades du monde ; Ce sont des aliments riches en nutriments liposolubles, vitamines A, D et K2, en minéraux, calcium , fer, zinc, phosphore provenant notamment de viande, de bouillon d’os, d’huile de foie de morue, du jaune d’œuf, de la moelle, des abats (foie, cervelle), des œufs de poisson, du homard, des poissons gras, des coquillages, des insectes, des noix de coco…(17)

Il est également intéressant de noter que ces pratiques alimentaires sont reliées à des modes de vie « locaux » qui ont été également petit à petit délaissés par les membres des communautés (départ à la ville, mode de vie plus urbain, abandon de l’agriculture vivrière locale.)

Faut il donc nous inspirer des alimentations de ces groupes humains pour être épargnés par la carie dentaire ?

Les expériences cliniques menées par Weston Price et le couple Mellanby suggèrent que modifier notre alimentation peut apporter un bénéfice non négligeable, allant jusqu’à la réparation des dents. Il ne s’agit pas de ne plus consulter de dentiste, mais de prévenir et de réparer ce qui peut l’être, de combiner les deux approches.

De retour de son voyage de 12 ans, le dentiste met en place dans sa clinique un programme visant à enrayer la malnutrition chez des enfants en mauvaise condition physique et souffrant de caries.

Lors d’une expérience, Price leur sert 6 jours par semaine un repas thérapeutique qui inclut : du foie, de la soupe au bouillon de poisson, ou un ragoût de viande incluant du bouillon d’os et des carottes, des assiettes de céréales fraîchement moulues et largement beurrées, du jus de tomate avec de l’huile de foie de morue, et deux verres de lait cru issu de vaches ayant consommé exclusivement de l’herbe. grass fed milk

La viande, les œufs, le lait provenaient exclusivement d’animaux élevés à l’herbe, en effet Price avait découvert que ces produits contenaient plus de vitamine A que leurs équivalents industriels, issu d’animaux élevé aux grains. Il est intéressant de noter que ces produits animaux de qualité contiennent également plus de vitamine K2, et 3 fois plus d’oméga 3. (18)

Depuis les années 2000, les travaux de Weston Price sont redécouverts par le grand public.

Ramiel Nagel, un papa tendance maternage proximal (19) est effaré de constater que les dents de son premier bébé se dégradent presque sitôt sorties.

Il se plonge dans le sujet et fini par publier le best-seller « Cure tooth decay», une méthode inspirée des recherches des Price et Mellanby. (20)

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LES GRANDES LIGNES DU PROTOCOLE CURE TOOTH DECAY

Le méthode «Cure tooth decay» , ( «guérir la carie dentaire») est un ouvrage pratique détaillant l’application des découvertes de Weston Price d’un point de vue diététique, mêlant nutrition, conseil sur quels compléments alimentaires choisir … ou les raisons de leur préférer les aliments entiers. L’ouvrage détaille également comment sélectionner les meilleurs aliments, en détaillant de quelles façons le mode de production de l’aliment impacte sa qualité et son profil nutritionnel.

Sont abordées différentes méthodes tel que le bain de bouche à l’huile de coco (efficace pour inhiber certaines bactéries), les remèdes homéopathiques, les produits phytothérapeutiques qui peuvent aider à la reminéralisation. La question de l’orthodontie est également abordée.


Les grandes lignes du protocole alimentaire tooth decay (pour traiter la carie déjà active)

– consommer des viandes de la meilleurs qualité possible, le meilleur choix étant pour les herbivores l’élevage sur l’herbe (3 fois plus d’oméga 3), pour les porcs l’élevage libre parcours en plein air, pour les volailles un accès à de grands parcours herbeux afin qu’elles puissent picorer à leur aise, ou sinon préférer les œufs bio de label «bleu blanc cœur (pour leur teneur en oméga 3)

– consommer dans la mesure du possible des abats bio d’animaux élevés à l’herbe (foie, rognon, cervelle) pour les apports en minéraux et vitamines qui diffèrent du profil nutritionnel de la viande «muscle».

– choisir ses laitages bio à minima, idéalement issus de bêtes nourries exclusivement à l’herbe. A noter que les personnes intolérantes aux laitages industriels les tolèrent quand ils sont au lait cru, issus d’animaux à l’herbe.

– Les personnes intolérantes au lactose tolèrent bien le ghee ( beurre clarifié), qui est une source précieuse de vitamine K2, pour peu que le lait soit issu d’animaux élevés à l’herbe ; Le lait «Gaborit» de vache jersiaise est souvent bien toléré de par la génétique de cette race de vache. (21)

– consommer de généreuses portions de légumes à tous les repas (légumes verts, légumes racines légumes feuilles ….) accompagnés de graisses pour maximiser l’absorption des nutriments et minéraux. (carottes à l’huile, épinards à la crème, choux de Bruxelles au beurre)…

– limiter au maximum et idéalement supprimer le temps de la «cure d’attaque» les produits céréaliers (pain, pâtes, riz, farines…, toutes céréales incluses mêmes celles ne contenant pas de gluten.)

– limiter ou idéalement supprimer les légumineuses, soja et cacahuètes y compris à cause de leur teneur en acide phytique et lectines, des antinutriments, protéines qui ont la particularité de se lier au nutriments et de les rendre inassimilables par l’organisme.

– user et abuser du bouillon d’os, de carcasse (poulet, bœuf, os à moelle, poisson) : ce remède de grand mère tombé en désuétude redevient tendance, il est redécouvert pour sa richesse en minéraux rendu particulièrement assimilable par la présence des graisses.renforce_os_solution

Le bouillon de poulet tout particulièrement aurait des vertus thérapeutiques.

– Le bouillon peut être proposé à la tasse ou utilisé pour y cuire des aliments, ou pour réaliser des soupes. (par ici, une recette de bouillon. (23)

– supplémentation en huile de foie de morue de qualité donnée en même temps que l’huile de beurre (ghee ou beurre clarifié) pour leur action synergique. Il est à noter que techniquement l’huile de foie de morue est considérée comme un aliment.

– les fruits secs sont à limiter drastiquement en raison de leur haute teneur en glucides, ces aliments sont souvent considéré comme un goûter sain, cependant pour la réussite de l’entreprise de réparation, le protocole propose de les exclure temporairement.

– les oléagineux sont également à limiter en raison de leur teneur en acide phytique et en lectine. (les cajou particulièrement sont les oléagineux les plus riches en lectines). Les consommer sous formes trempées séchés et grillées permet de réduire leur teneur en antinutriments.

– les fruits sont également à limiter drastiquement, à cause de leur teneur élevée en glucide, pour un apport nutritionnel relativement peu dense nutritionnellement. Il est à noter que la vitamine C se trouve de façon abondante dans les légumes verts, jaunes, feuilles et les légumes lactofermentés (choucroute crue). La poudre d’acérola non sucrée peut être envisagée comme un apport intéressant. La vitamine C protège du scorbut (déchaussement des dents).

– Les graisses de cuisson et d’assaisonnement sont à choisir de la meilleure qualité possible : beurre cru et ghee bio issu de vaches nourries à l’herbe, graisse de canard, d’oie, si possible élevés en pâturage bio, graisse de coco bio de première pression à froid non désodorisée, huile d’olive bio, de première pression à froid.

– les huiles de tournesol de colza, de sésame, de noix, de noisette, de soja sont à éviter en raison de leur haute teneur en acide érucique, en oméga 6, de plus elles sont souvent rances quand elles arrivent sur les étals.

– Les produits fermentés :
La fermentation permet de diminuer la teneur en antinutriments des céréales (pain au levain, galettes de sarrasin et bouillie d’avoine préparées la veille pour le lendemain).

On retient l’aspect probiotique intéressant des produits tels que kéfirs d’eau ou kéfir de lait. A noter que le kéfir de lait est celui qui comporte le plus de souches bactériennes intéressantes), tout autant que des légumes lactofermentés, tels que choucroute crue, carotte lactofermentées…. (24) kefir

– L’importance de choisir un sel de la meilleure qualité possible, pour sa teneur en minéraux. La consommation d’algue peut être un réel plus, le kelp notamment, pour sa richesse en iode.

– le bain de bouche à l’huile de coco (oil-pulling) (25)

(1) : http://presse.inserm.fr/le-pouvoir-naturel-de-reparation-des-dents-elucide/19015/
(2) : http://journeytoforever.org/farm_library/price/pricetoc.html
(3) : http://pediatrics.aappublications.org/content/early/2014/04/16/peds.2013-2215
(4) : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmedhealth/PMH0053847/
(5) : http://adc.bmj.com/content/97/Suppl_1/A103.1
(6) : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26553883
(7) : http://bigstory.ap.org/article/f7e66079d9ba4b4985d7af350619a9e3/medical-benefits-dental-flossunproven
(8) : http://www.neosante.eu/comment-garder-de-bonnes-dents/
(9) : https://www.amazon.fr/Vitamin-K2-Calcium-Paradox-Little-Known-ebook/dp/B00D5TSMAS/ref=sr_1_1?
s=english-books&ie=UTF8&qid=1471331219&sr=1-1&keywords=K2
10 : https://clairetlipide.wordpress.com/2016/01/21/une-vitamine-a-sous-estimee-par-les-vegans/
(11) : https://clairetlipide.wordpress.com/2012/03/19/une-certaine-conception-de-lesthetique/
(12) : http://www.lllfrance.org/vous-informer/des-etudes/1326-carie-et-allaitement

(13) : http://allaitementcoeurdherault.com/vitamine-d-chez-femme-allaitante/
(14) : http://www.lllfrance.org/vous-informer/fonds-documentaire/dossiers-de-l-allaitement/1263-da-52-le-laithumain
(15) : http://www.allaitementpourtous.com/uploads/1/4/2/4/1424617/mongoliafr-eng.pdf
(16) : http://www.lllfrance.org/vous-informer/fonds-documentaire/dossiers-de-l-allaitement/1708-reflexionssur-les-aliments-de-sevrage
(17) : https://www.amazon.fr/Beautiful-Babies-Nutrition-Fertility-Breastfeeding/dp/1936608650/ref=sr_1_1?
s=english-books&ie=UTF8&qid=1471332345&sr=1-1&keywords=beautiful+baby
(18) : https://clairetlipide.wordpress.com/2016/02/10/la-superiorite-sans-appel-elevage-sur-paturage/
(19) : http://www.healingourchildren.net/
(20) : http://www.curetoothdecay.com/
(21) : https://authoritynutrition.com/a1-vs-a2-milk/
(22) : http://www.acteur-nature.com/articles-divers-sur-le-monde-du-bio-et-du-naturel/les-anti-nutriments-oula-face-cachee-des-aliments-dorigine-vegetale.html
(23) : https://www.nutriting.com/conseils-sante/les-bienfaits-secrets-du-bouillon-maison/
(24) : http://www.nicrunicuit.com/
(25) : http://wellnessmama.com/57729/oral-health-routine/