Pourquoi est-il nécessaire de manger les animaux ?

Voilà le lien original de ce texte de Diana Rodgers, hébergé chez un des grands manitous de la mouvance paléo, Robb Wolf 🙂 :

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Merci à Nom Nom Paleo pour le dessin. Achetez le t-shirt !

Beaucoup de gens croient qu’il n’est pas « humain » de manger de la viande. Je les comprends. En regardant en surface, on peut penser que la chose la plus humaine à faire est de ne pas manger de viande. S’abstenir de manger de la viande  semble également la meilleure chose à faire d’un point de vue écologique, et la façon la plus « saine » de manger. Je comprends bien qu’avoir de la compassion pour les animaux et les manger semble incompatible. C’est pourquoi je ne défends pas la viande provenant d’élevages industriels.

Il existe des raisons environnementales de taille expliquant pourquoi nous avons besoin des herbivores.

Récemment, j’ai écrit un texte expliquant combien les animaux de pâturage étaient bénéfiques pour les sols. Quand ils broutent l’herbe, ils stimulent sa repousse, le piétinement de leurs sabots, leurs urines et leurs bouses effectuent un travail crucial d’un point de vue microbiologique, et augmentent la biodiversité du sol, ce qui aide au processus de séquestration du carbone. J’ai expliqué comment la plupart des études qui démontrent combien d’eau était nécessaire pour faire un steak avaient en réalité comptabilisé les eaux vertes (eaux de pluie incluses), et pas les eaux bleues (les eaux utilisées pour abreuver le bétail). Quand vous lisez cette étude qui utilise le calcul basé sur les eaux bleues, une production « traditionnelle » de bœuf a une empreinte en eau similaire à celle du riz, de l’avocat, des noix et du sucre. J’ai également expliqué que quand vous considérez la quantité de terres non exploitables pour y mener des cultures, et uniquement utilisables par des animaux de pâture, que le bétail et les autres herbivores n’entraient pas en compétition avec les cultures végétales en terme d’espace. Voici un chouette graphique détaillant l’impact environnemental du bœuf élevé uniquement à l’herbe.

Il existe une étude récente de l’université de Tufts, qui explique que le régime végan n’est pas le plus pertinent du point de vue d’une utilisation durable des terres. Cultiver la totalité des terres disponibles pour y produire des légumes n’est pas une façon efficace d’utiliser l’espace disponible. L’étude s’attache à l’utilisation des terres, et une fois de plus, si l’on admet que la plupart des terres de notre planète ne sont pas adaptées à la culture de végétaux, il est clair qu’inclure à son menu des protéines animales est efficace du point de vue de l’utilisation des terres. Ce que l’étude ne prend pas en compte, ce sont les herbivores élevés en pâturage comme première source de protéines. Elle ne considère qu’un apport « traditionnel » de viande. Les poulets élevés en batterie, dont la consommation mondiale a connu une augmentation de presque 400%  consomment des céréales. Si nous échangeons nos poulets de batterie pour du bœuf élevé et fini à l’herbe, alors l’équation serait encore bien différente.

L’autre jour, j’ai eu ce commentaire sur l’article :

« Pourquoi serait il nécessaire de manger les animaux ? » Je ne comprends pas pourquoi ce serait une étape obligatoire du processus. Si les herbivores sont « utilisés », ne pourrions nous pas simplement les laisser vivre leurs vies et les laisser fertiliser le sol pour rendre les cultures plus efficaces ? » 

Ce commentaire nécessitait une réponse dans un article à part entière, voilà donc mes réflexions sur le sujet :

Est-il « plus humain » pour l’animal d’être voué à une mort « naturelle » ? Qu’est ce que signifie une « mort naturelle » pour la plupart des gens ? Pour un animal, il existe plein de façons de mourir dans la nature. Une mort naturelle ne signifie pas une mort sans douleur. Tous les animaux ne meurent pas dans leur sommeil à un âge avancé. En fait, c’est même rarement le cas.

Être mangé par un autre animal est une façon de mourir répandue. Cela implique généralement un combat stressant et une mort douloureuse. Plus souvent c’est une mort relativement lente, comparé à une balle dans tête ou à une entaille dans la gorge, comme pratiquée dans ce court métrage que j’ai contribué à produire. Les petits abattoirs à échelle humaine qui emploient des techniques d’abattages humaines s’assurent que l’animal meurt rapidement avec le moins de douleur possible. Les gens qui y travaillent se préoccupent réellement de bien faire leur travail et éprouvent une certaine fierté à amener dignement l’animal dans « la phase suivante de leur existence » : nourrir un grand nombre de personnes. En comparaison, les hyènes ne sont pas tellement « humaines » quand il s’agit du sort qu’elles réservent à leurs proies. Il arrive qu’un coyote mange une de nos brebis. Est-ce que cette brebis avaient des droits ? Si oui, le coyote a-t-il violé les droits de la brebis en la mangeant ? Les coyotes jouent un rôle important dans la nature, et ils ont besoin de manger eux aussi. Et que dire des rapaces qui mange nos poules, ou qui chassent les souris dans les champs ?

En dehors des morts violentes, la maladie peut frapper l’animal et l’emporter. Ce processus n’est pas non plus indolore. Mais admettons qu’un animal soit complètement protégé de ses prédateurs, et ne meurt ni de maladie ni d’infection, et vive jusqu’à un âge avancé. A la fin de sa vie, ses organes commenceront à décliner et l’animal ne pourra plus ni manger ni boire. Peut-être même deviendra-t-il aveugle. Est-ce que ce processus est sans douleur et rapide ? Est ce que permettre à l’animal de souffrir est une meilleure option de mort pour ce dernier ? La vie est belle quand vous êtes jeune et en bonne santé, mais personne ne reste jeune et en bonne santé à tout jamais. Quand on regarde de jolies images de troupeaux de zèbres fringants ou de chevreuils dans la nature, on ne les voit jeunes que parce que les vieux et les malades ont été éliminés par leurs prédateurs. Faut-il donc supprimer les prédateurs ? Est-ce « plus humain ? »

Imaginons que nous décidions tous d’un commun accord de laisser les herbivores restaurer nos sols et que nous ne les consommions pas comme protéines. Il faudrait donc se poser la question du contrôle de leur population ? Vaut-il mieux laisser les loups et les hyènes réguler ces populations et être bien nourris, pendant que nous nous nourrirons de tofcisse et que nous boirons notre soleil vert ? Devrions-nous stériliser un certain pourcentage de ces herbivores, de façon à ce qu’ils ne puissent se reproduire ?  La stérilisation est elle une solution plus humaine que la mise à mort par une hyène ? Une autre question  se pose : comment un système de vaches au pâturage pour restaurer les sols pourrait être tenable économiquement ? Les vaches sont une ressource économique pour leur viande et leur lait. Elles ne valent pas grand chose d’un point de vue économique pour un fermier si elles ne sont que des « amélioratrices de sols ».  Un fermier/ éleveur responsable traite correctement ses animaux et dégage du bénéfice de son activité. Qui prendrait la responsabilité de s’assurer que les vaches aient accès à de l’eau, à des pâturages, et soient soignées si elles étaient malades ou blessées si il/elle n’était pas payé ? Le système a besoin de résoudre ce paramètre financier pour être pérenne.

« Mais ce n’est qu’une question d’intention » 

Il est important de comprendre qu’un régime sans viande n’équivaut pas à un régime sans sang. Beaucoup d’animaux perdent la vie lors de la culture des végétaux. Les oiseaux et les papillons sont empoisonnés par des produits phytosanitaires, les lapins et les souris sont broyés par les tracteurs, et de vastes champs de monocultures végétales accaparent l’habitat d’une population native d’animaux qui ont jadis vécu sur ces terres. La culture de végétaux n’est pas humaine pour les lapins.

J’ai souvent entendu des gens répondre à ceci que tant qu’il n’y avait pas l’intention de tuer des lapins, pour obtenir un burger de soja, alors c’était moral quand même. Cette idée d’une intention est complexe, mais si vous savez que vos actions causent la mort comme effet secondaire, et que malgré tout vous le faites, vous êtes quand même toujours à l’origine d’une mort.

Si en prenant ma voiture pour faire mes courses pour acheter du tofu j’écrase accidentellement un écureuil, est-ce qu’il est quand même mort ? Oui. Mais est-ce que j’en éprouve de la culpabilité ? Non. C’est une chose que je n’avais pas prémédité, il n’était pas dans mon intention que conduire tuerait un écureuil.

Et si je vous disais qu’à chaque trajet vers ce magasin où vous vous achalandez en tofu, vous écraserez à chaque fois une famille entière d’écureuils, de façon inévitable. Si vous saviez qu’à chaque fois que vous alliez à ce magasin vous tueriez ces écureuils, serait-ce encore moral d’aller à ce magasin, même si votre intention n’était pas de tuer ces animaux ?

Il me semble que si on est conscient du fait que nos actions ont un réel effet, alors il y a bien une intention.

J’affirme maintenant de façon officielle que pour produire des végétaux, des animaux sont tués lors du processus. Est-ce toujours moral de manger des végétaux ?

Si vous mettez la vie d’un écureuil sur le même plan que celle d’une vache, et que vous cherchez réellement à tuer le moins possible de vies pour vous nourrir, j’amène l’argument suivant : tuer une vache qui a vécu toute sa vie en pâturage cause en fait moins de morts que le nombre d’animaux sacrifiés par les techniques modernes de récolte des cultures intensives. Le principe du moindre mal pencherait donc en la faveur de la consommation de grands herbivores (viande rouge).

Voici quelques une des réponses que j’entends souvent de la part des personnes qui cherchent à causer « le moins de mal possible ».

« Je ne consomme que des produits laitiers et des œufs. »

D’accord, je vois. Vous ne voulez pas que les animaux meurent, mais vous consommez leur lait et leurs œufs. Cela peut sembler mieux d’un point de vue moral. Est-ce que le lait que vous buvez est issu d’une vache nourrie uniquement à l’herbe ? Si ce n’est pas le cas, saviez-vous que ces vaches ne pouvaient pas beaucoup bouger et passaient la majorité de leur existence dans des bâtiments agricoles ? Savez-vous comment on arrive à faire qu’une vache produise du lait ? Naturellement ? Savez vous ce qu’il advient du petit de ces vaches ? Et à propos de vos œufs, proviennent-ils d’un élevage où les poules sont à 100% élevées en liberté, sans complément de grains ? Si ce n’est pas le cas, alors vos poules, tout comme vos vaches laitières ne vivent pas réellement la vie « naturelle » d’un poulet. Que pensez-vous qu’il arrive aux poussins mâles, ceux qui ne pondent pas d’œufs ? Je pense qu’il est sûrement plus sain de consommer des produits laitiers et des œufs plutôt que de s’alimenter de façon exclusivement végétale, mais il y a bien d’autres éléments à prendre en considération et qui méritent d’être interrogés, si vous avez un problème moral avec la mort.

« Ok, je mangerais éventuellement du poisson, voir du poulet, mais sûrement pas de la viande rouge ! »

Je me demande dans quelle mesure il serait plus « moral » pour ceux qui mangent « en conscience » de penser que le poisson et le poulet soient supérieur à la viande rouge sur une échelle de moralité. Est ce parce que la chair du poisson et du poulet sont blanches ? Est-ce plus facile à manger quand il n’y a plus d’os et qu’on ne voit plus le « sang. » – en vérité le jus rouge dans les emballages de steak n’est pas du sang, il s’agit de myoglobine- ? Est-il plus aisé d’acheter de petites quantités de chair blanche plutôt que de de gros morceaux de chair rouge sur l’os ? Est-ce que les poulets et les poissons seraient des sous-animaux, comparés à une vache ? Est-ce parce que le bœuf est gras ? Est-ce que tout le monde a oublié que les graisses saturées ne sont plus considérées comme l’ennemi public numéro 1 ?

Est-ce que tous nos déboires de santé sont vraiment causés par notre consommation « accrue » de viande rouge ? Une fois de plus, si vous regardez ce que les gens mangent réellement, la quantité de viande rouge consommée n’a pas augmenté depuis 50 ans, c’est notre consommation de poulet qui a été multiplié par 5.  Nous sommes devenus de gros consommateurs de poisson aussi. Les études qui vilipendent la viande rouge sont observationnelles, utilisant des données issues de questionnaires. Les gens arrivent à se souvenir du hamburger qu’ils ont mangé la semaine précédente, mais ils tendent à « oublier » le beignet au pomme frit dans l’huile, le soda XXL, et la portion géante de frite qui accompagnait le hamburger. Ce n’est pas la viande qui fait tellement de mal, c’est la façon dont on l’élève, et les aliments dont on l’accompagne.

« Je me sens plus (vertueux, propre, pur) en ne mangeant que des plantes »

Voici d’autres questions à considérer. Aux animaux qui meurent lors des labours ou des récoltes de vos cultures, il faut ajouter les nombreux animaux victimes des productions d’aliments végétaux issus de l’agriculture. L’huile de palme par exemple. Je ne pense pas que l’on puisse considérer que l’huile de palme soit OK dans un régime végan, si l’on considère l’impact que son industrie a sur les orangs-outans. Et que dire des humains qui récoltent vos cultures ? Je constate très peu d’attention portée à la personne humaine et aux problèmes sociaux par les tenants des régimes 100% végétaux. Que dire des 400 000 enfants migrants esclaves dans des exploitations ? Mangez-vous des bananes, du chocolat, buvez-vous du café ? Il y a tellement de problématiques autour de l’industrie alimentaire bien au-delà de savoir si c’est « bien » ou « mal » de manger de la viande.

« Quelle est la façon la plus « morale » de s’alimenter ?

Si vous cherchez réellement à minimiser les torts causés aux animaux, assurez-vous de faire les choix les plus durables et éthiques en matière de choix d’aliments, pour ce faire il faut accepter d’élargir votre horizon et d’inclure de nouvelles questions. Si vous savez que des animaux mourront pour votre tofu, pensez-vous toujours qu’il soit correct de le consommer ? Si vous savez que vos bananes non bio impliquent que les écoles et les habitations aux alentours de la plantation seront aspergées de produits chimiques toxiques, causant des maladies ainsi que des défauts de naissance, est-ce que vous serez toujours d’accord avec le fait de les consommer ? Est-il correct de manger des tomates quand on ignore qui les a récolté ? Si vous appreniez que c’est une fille de 12 ans qui travaille 12 heures par jour, au lieu d’aller à l’école, de façon à ce que vous puissiez avoir des tomates au mois de janvier, considéreriez-vous qu’il soit plus vertueux de les consommer que de manger de l’agneau ? Si vous ne voyez pas le « sang » ou les os dans votre poulet emballé sous plastique, cela le rend-il plus facile à manger à vos yeux ? La viande blanche est-elle plus « propre » à consommer ? Les oiseaux sont-ils des animaux qui comptent moins que les vaches ? Est-il correct de boire du lait de vache confinée toute sa vie, qu’elle n’ait jamais pu voir un brin d’herbe ? Quel type d’élevage permettrait à une vache de jouir d’une vie décente (d’accord, peut être bien qu’une vache au pâturage connait un seul mauvais jour de sa vie entière, mais la vache laitière également mourra aussi) ? Quel système est le meilleur ? L’initiative des Lundi Sans Viande change-t-il la façon dont les vaches sont traitées ?

En choisissant de refuser complètement ce système, en ne mangeant plus du tout de viande, changez-vous la façon dont cette dernière est produite ?

L’élevage industriel n’est pas une solution, selon moi, si nous étions plus exposés à la dynamique de production durable de nourriture, il y aurait moins de confusion concernant ce qu’il convient de faire. Si chacun avait l’expérience de travailler ou de vivre à proximité d’une petite ferme biologique qui aurait intégré un élevage d’animaux de pâturage (comme je l’ai moi même fait), alors les réponses à ces questions seraient plus évidentes. Nous faisons parti de la nature. Même si nous préférons éviter cette idée, la vie n’est pas possible sans la mort.

Si nous sommes d’accord sur le point que les herbivores sont absolument nécessaires pour la santé du sol, nous devrions être d’accord pour les manger.

Pour aller plus loin : Caroline Watson a écrit un beau texte sur l’aspect éthique de la consommation de viande. Le mythe végétarien, écrit par une ancienne végan, est également un superbe plaidoyer pour la consommation éthique de viande,  je viens de commencer à lire Vegan Betrayal, de Mara Kahn. Cependant, j’ai également acheté The Humane Economy, par Wayne Pacelle, végan et président de la Humane Society By Vegan, pour tenter de mieux comprendre ce qui constitue les fondements de la pensée des militants des droits des animaux. Je crois qu’il est fondamental d’explorer toutes les facettes d’une histoire afin de la saisir dans sa globalité. Alors que j’apprécie » l’intention » de ceux qui choisissent de ne pas consommer de viande, je suis tout simplement en désaccord avec leur logique.

Et vous, qu’en pensez vous ?

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25 commentaires sur « Pourquoi est-il nécessaire de manger les animaux ? »

  1. Personnellement, j’ ai réduit ma consommation de viande car je suis outré par le traitement industriel du secteur de l’ élevage et de la production de viande, la cruauté abjecte lors de l’ abattage normal et rituel, pour en fin de compte recevoir un produit sans goût très souvent.J’ ai heureusement connu les petites fermes avec leurs belles productions et les artisans bouchers qui choisissaient leurs bêtes et grâce à leur savoir faire proposaient des produits excellents. Il est grand temps de retourner à ces pratiques afin de ramener la nature dans nos vies …et nos assiettes.Félicitations pour cette mise au point très bien argumentée.

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    1. A titre perso, j’ai réduit à presque néant ma consommation de viande et de produits animaux issu de l’industrie. J’ai quitté 20 années de végétarisme strict, ce n’était pas pour me taper des Mac Dal 😉 Merci Roland pour ton gentil commentaire 🙂 En effet, après ma petite révolution , je commence à intégrer la sagesse de l’approche ancestrale. MDR si on m’avait dit il y a encore 5 ans que je tiendrais de tel propos, j’aurais ris au nez de mon interlocuteur…

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    2. Je ne mange plus de viande ni de poissons et plus de produits laitiers et d’oeufs non plus, je me porte très bien depuis que je suis devenue végane. LE SANG DES ANIMAUX NE COULENT PAS SUR MES MAINS.

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      1. En effet Marine, tu te contentes de délocaliser le sang des animaux d’élevage de tes mains vers le sang des animaux sauvages des parcelles monocultivéesque ta nourriture extermine sans états d’âme.

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      2. Mythevegetarien, si les gens ne mangent plus de viande il nous reste les cultures qui ont été utilisées pour l’élevage bovin, sachant que ces cultures ont déjà été détruites par l’homme et qu’aucun animal y est désormais je voirais mal comment nous pouvons en être responsable. Dirigeons nous vers l’agriculture biologique qui respecte les animaux en les aspergeant pas de pesticides !

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      3. Pochoy, se serait si chouette si c’était aussi simple :/ Hélas c’est un peu plus complexe. Les annuelles sont les première plantes à se réimplanter après une catastrophe, type incendie, une culture d’annuelle reconduites d’année en année suppose cette catastrophe annuelle, car si, si, je te jure que même sur une terre labourée, là vie reviens sans cesse : essaye donc de faire un potager, tu verras comme la vie ne demande qu’à y exploser (c’est d’ailleurs l’expérience du jardin qui a amener Lierre Keith l’auteur du Mythe végétarien à réexplorer sesc royances en la matière…) L’autre point que ton commentaire soulève, la nourriture de monocultures qu’il suffirait de doner dirctement aux humains plutôt qu’aux ruminants : le bétail est nourri des parties non comestibles pour les humains, qui ne digèrent pas la cellulose, tu comprends donc que ce n’est pas si simple. Non les vaches ne mangent pas notre pop corn, pour le dire de façon rigolote, même si c’est ce qu’on a tendance à imaginer….Sur le plan de respecter les animaux et de ne pas aseperger de pesticides, on est d’accord. Au passage, les prairies à pâturages ne nécsessitent pas d’employer de pesticides 😉

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  2. Je disais à un végane qu’en ne consommant pas de produits animaux il favorisait l’élevage intensif et donc la souffrance animale, puisque lorsqu’on arrête de consommer des produits animaux cela se fait sans discernement de la production et se sont donc les plus petits élevages, moins compétitifs, qui disparaissent. Je crois qu’il l’avait mal pris.
    La consommation de produits animaux ne doit pas être minimale ou maximale mais optimale pour maintenir un bon état de santé et cet optimal varie suivant les individus mais est rarement, pour ne pas dire jamais, égal à zéro.

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    1. Ben tu m’étonnes qu’il l’a mal pris mdr 😀 Si on m’avait dit ca du temps ou j’étais moi même vegan, j’aurai juste pensé que la personne en face de moi voulait me faire suer ou alors qu’elle ne comprenait rien ^^ Je te suis sur l’idée d’apport optimal : aucune civilisation vegane pérenne n’a jamais été recensée au cours de l’histoire de l’humanité. Alors que des variations infinies, des déclinaisons oui. C’est dur à admettre, à se rapeller. Quelque part le véganisme procède d’une sorte d’uniformisation de la pensée, une monoculture, si j’ose dire …..

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      1. « le véganisme procède d’une sorte d’uniformisation de la pensée, une monoculture »
        Pardon mais c’est vous qui montrez des signes d’uniformisation de la pensée avec votre avis très préjugé du véganisme.

        Etre vegan, c’est un choix politique, moral et écologique. Mais dans la pratique, être vegan n’est qu’un détail dans la vie du quotidien. En quoi est-ce une monoculture quand il existe des vegans dans le monde entier, de tous ages, de toutes les couleurs, de toutes religions (mais souvent athé je vous l’accorde), qui écoutent tous styles de musiques, qui aiments toutes sortes d’activités physiques, ou pas, qui exercent toute sortes de métiers, de tous bords politiques, de toutes sortes de préférences sexuelles etc. etc.
        C’est un peu comme si vous considériez que faire du vélo c’est une monoculture. D’ailleurs un cycliste fait beaucoup plus souvent du vélo que je ne mange de légumes lol

        Mais parlons encore un peu de monoculture. Il existe des centaines de fruits et légumes comestible, je crois que ça dépasse le millier même. Et les viandes ? Poulet, beuf, porc, parfois lapin ou canard… Les poissons et les crustacés c’est pareils, on mange toujours les memes. Et les oeufs, et le lait ? Pas très varié tout ça…
        En France on a une culture cullinaire omniprésente. Mais très centrée sur elle même. Une sorte de monoculture quoi. Alors que lorsqu’on devient vegan, on s’ouvre aux cuisines du monde entier ! Car contrairement à ce que vous pensez, la cuisine vegan traditionelle existe depuis des milénaires, ce qui nous permet de découvrir des saveurs hallucinantes et de se libérer d’une forme d’obligation societale (et monoculturelle) de consommer de la viande, de surcroit de plus en plus médiocre et sans goût.

        Désolé de vous le dire mais la monoculture elle est très clairement carniste.

        « aucune civilisation vegane pérenne n’a jamais été recensée au cours de l’histoire de l’humanité » ça c’est votre tambouille perssonelle, scientifiquement ça n’a aucune valeur…
        La réalité est que de plus en plus d’études scientifiques démontrent que le régime le mieux adapté à l’être humain est un régime vegan. Au pire, il est tout a fait adequat.

        Mais si vous voulez vous référer à l’histoire de l’humanité, très bien allons-y. L’humain a toujours adapté son régime alimentaire pour sa survie. Aujourd’hui la survie de l’humanité est très nettement compromise par sa consommation de viande et autre produits provenants d’animaux. La survie de l’humanité dépend aujourd’hui d’un réduction massive dans sa consommation de viande. Et le plus il y aura de vegan, le mieux pour l’humanité toute entière. Et oui, nous nous dévouons pour vous tous;)

        La « monoculture », c’est celle de la viande. Une sorte de pensée unique qui dicte qu’on ne peut pas se passer de viande, et qui cherche n’importe quoi pour le « prouver », sans appuis scientifique. Comme vous le fait quand vous dites que « aucune civilisation vegane pérenne », qui ne prouve strictement rien, et qui place la viande au niveau d’une divinité, à qui l’humanité doit tout ! Excusez moi mais vous n’êtes pas le premier à sortir ce genre d’absurdités, et ça me fait rire.

        Revenons à la vrai science:
        1/ Rechauffement climatique, cause numéro 1: produits provenants d’animaux
        2/ Souffrance animale avérée et prouvée scientifiquement,
        3/ Nécéssité à manger des produits provenants d’animaux réfutée (prouvé scientifiquement des dizaines de fois déjà).
        4/ Sous alimentation et malnutrition dans le monde à cause de notre consommation de viande avérée
        5/ Déforestation, épuisement des nappes fréatiques, extinctions massives, réduction de 90% de la faune marine, pollution des sols et des sources d’eau potable (en plus de l’air cité en 1/), etc etc etc

        Si vous avez peur pour notre « civilisation », arrêtez de manger de la viande. Sinon trouvez moi un vrai argument. Mais on sait tout les deux que, quels que soient les prétextes que vous allez trouver pour justifier votre consommation de viande, la seule vrai raison, est que vous aimez ça, peu importe les conséquences.

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      2. Merci Olivier d’avoir pris le temps de rédiger toi même j’imagine cette longue explication… que j’ai moi même par le passé récitée mot pour mot quasimment à l’identique. Je supose que nous sommes irréconciliables 😉 Savais tu qu’aucune civilisation-groupe humain pérenne vegan sur le long terme n’a jamais été recensé au cours de l’histoire de l’humanité ? Quand je récitais les mêmes mantras que toi, j’avais 20 ans, je trouvais que 7 ans c’était déjà du long terme.. Aujourd’hui, avec le minuscule recul dont je dispose, dont le fait de m’être reproduite plusieurs fois, je mettrais la barre un peu plus haut pour définir ce que pourrait être le « long terme » , j’imagine qu’au moins 3 générations de vegan seraient un peu plus du long terme qu’une pincée d’années. Je n’ai pas peur pour notre civilisation, comme tu crois le deviner dans ton intervention. Si tu lis « le mythe végétarien », l’ouvrage de Lierre Keith , qui donne lieu à ce blog, tu y liras comme elle appelle de tout ses voeux la fin de cette civilisation. Tu y lirais comme elle est farouchement anarchiste, tout comme moi. Curieuse d’avoir ton retour si d’aventure tu lisais ce livre.

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  3. L’auteur ne prend pas le problème correctement, et vivant en Afrique, je peux vous dire que l’impact du surpaturage y est dramatique, il genere la desertification.
    Je suis agriculteur et ici c’est la guerre avec les bergers, une catastrophe.
    Son raisonnement se tient uniquement si on fait référence aux grands troupeaux sauvages qui migraient constamment. Maintenant l’Afrique est ravagée par des éleveurs qui rasent le moindre brin d’herbe, alors excusez moi mais l’apport écologique est nul, cela conduit à l’érosion des sols, qui en effet, après leurs passages deviennent des terres stériles.
    L’auteur dit qu’on ne peut pas nourrir les gens seulement par les légumes, qu’il se documente avant de nous sortir des conneries, l’agro foresterie et compagnie peuvent subvenir aux besoins des populations tout zn régénérant les sols. Ensuite pour la décomposition de la matière organique et l’amélioration des sols, le plus important n’est pas les animaux mais les bactéries et les chapignons de la pedofaune!
    Autre chose, la superficie pour nourrir une seule vache permet de nourrir plusieurs famille à l’année, au même titre que les espaces gâchés pour cultiver des ‘pas’ biocarburants, ce monde est fou et en attendant, ‘grâce’ aux troupeaux qui ne mangent que de l’herbe, je vois le désert progresser, merci les mangeurs de viande, demain vos enfants mangeront des cailloux!

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      1. + Buhr Frédérick – Le surpâturage est négatif quel que soit le pays ou il est pratiqué! Il s’agit d’un équilibre à trouver. A Madagascar, où j’ai vécu, il y avait des pâturages sur brûlis, ce qui était catastrophique pour l’environnement, mais ce défrichage par le feu est aussi utilisé pour libérer des terres cultivables avec les mêmes conséquences néfastes. Le problème en Afrique est aussi, et peut-être même surtout, culturel. Chez les éleveurs africains le statut social dépend du nombre de têtes de bétail que tu possèdes. Plus tu possèdes de bêtes et plus tu es riche. Il n’est alors pas question de gestion des ressources et d’optimiser l’élevage pour préserver l’environnement. Chez nous le problème est différent, puisque les grosses bagnoles remplacent le bétail.
        Concernant l’effet sur l’environnement de l’élevage et des prairies (en rapport avec le véganisme), un blogueur a écrit un article là dessus: http://www.jfdumas.fr/Stop-au-bourrage-de-crane-Le-mode-de-vie-vegan-n-est-ni-ecologique-ni-ethique-_a389.html

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    1. Excusez mais j’aimerais vraiment savoir comment vous régénérez les sols avec de l’agriculture ?…. Là vraiment, c’est nouveau, je n’ai jamais entendu ça…
      La superficie d’une seule vache en agriculture, justement, ça épuise complètement le sol. A l’inverse d’une prairie alimentée par la vache.
      Alors bien entendu qu’un surpâturage lui aussi détruit les sols, parce que les vaches broutent et piétinent le tout. Si les troupeaux sauvages le régénèrent, c’est parce qu’ils sont régulés par les prédateurs.
      Il faut évidemment que ce soit un élevage bien géré, régulé, impliquant la mort de spécimens de bétails, pour régénérer les sols. C’est la différence entre les élevages « classiques » et ceux que Sheldon Frith appelle « Bien gérés ».
      Par contre, vraiment, j’aimerais savoir comment vous régénérez les sols avec de l’agriculture…

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      1. Vous ne l’appauvrissez pas, non effectivement, mais on parle bien en fait du même principe que les polycultures vivaces. Un type de permaculture, où ce n’est jamais 2 fois la même plante, et basées sur du vivaces, avec des plantes qui peuvent fertiliser le sol elles mêmes comme de la Lucerne, du trêfle, éventuellement certaines légumineuses vivaces comme de l’Apios Americana.
        Problème de ces cultures : Que du vivace, pas de l’annuel, (les annuelles se font étouffer leurs racines, car entourées de vivaces) exit donc tous les céréales et la plupart des légumineuses… Question rendement, ben… C’est pas trop ça.
        Autre : Par ce genre de procédé, les plantes ne peuvent pas se débarrasser des mauvaises herbes elles mêmes, ni comme dans l’agriculture conventionnelle des nuisibles (insectes, gastéropodes), donc pour répondre à ce problème : élevage de canards. Ben oui, ils nettoient tout, ils désherbent et mangent les indésirables.
        Vous pourriez me dire qu’on peut donc juste se servir des canards sans les manger. Problème : Les manger vous ajoute des kilos de nourritures qui ne sont pas issues de vos cultures, mais seulement du nettoyage et des indésirables de vos cultures. Rendement beaucoup plus efficace, donc.
        Bref. Tout ce que votre article ne détaille pas : Ils expliquent juste que c’est une culture écologique mais ne précisent ni son fonctionnement ni ses failles…

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    1. Je sais pas, parler de pâturages stricts (ce que ne semble pas faire l’auteur) et dans le même temps parler de la déforestation pour fabriquer des tourteaux de soja (soja dont la première utilité n’est pas de nourrir les bêtes), c’est un peu malhonnête.

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  4. les premiers arguments sont ineptes:
    premièrement, l’humain ne doit pas nécessairement exploiter toute la planète, on peut aussi laisser un petit bout de nature, non? à moins qu’on considère que tout est marchandise.
    ensuite, il est ridicule de comparer prédation et élevage, tout comme nourriture vivrière et consommation de confort.
    ensuite, si un vieux devient infirme, va-t-il de soi qu’il serait mieux de l’éliminer pour son bien?
    ensuite, un abattoir est une usine à mort. à la limite, la seule forme d’abattage qui se justifie moralement est l’abattage par l’éleveur (illégal actuellement), qui a eu un lien avec l’animal et qui ne le voit pas simplement comme un objet qui passe sur une chaîne
    enfin, les animaux qui prolifèreraient.. et alors? une population s’autorégule. quand y’a plus à manger, les vaches ont moins de protéines et font moins de veaux. elles ne s’empilent pas indéfiniment, ni ne se mangent pas entre elles.
    l’argument de l’argent.. on pouvait pas arrêter l’esclavage.. enfin, tu comprends, tous ceux qui pourraient plus faire de sous avec.. l’armement? mais si on arrête de faire la guerre partout, il y aura du chômage dans les usines d’armements… sans compter ces pauvres SS qui ont perdu leurs emplois en 45…

    après ça, le reste est plus sensé, les arguments sont largement plus réfléchis et pertinents.

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    1. Mais justement : Il faut laisser un bout de nature… Oui, on est bien d’accord. Donc, comment se nourrit on sans toucher ce « bout de nature » ? En le détruisant pour y installer une culture ou en mangeant l’animal qui y vit ?… Deuxième réponse, bien sûr.
      Prédation et élevage ne sont effectivement pas la même chose, mais le problème, c’est que vous faites partie de la nature, l’élevage doit se faire dans ces lois de la nature, exactement comme le bout de nature, un élevage bien géré implique une régulation de cet élevage pour qu’il soit bénéfique pour le sol, sinon ils vont se multiplier sans limites, même s’ils vont finir par s’effondrer sous leur propre poids, ce sera après avoir complètement brouté, épuisé l’herbe et transformé le tout en désert de boue, c’est pour ça que dans la nature, il y a des prédateurs. Comment régulez vous donc votre élevage ? Vous les empêchez de se reproduire ? Donc votre élevage sera éphémère, vous serez dépendant d’autres producteurs. Vous les relâchez dans la nature ? 80% de chances qu’ils ne survivent pas, et s’ils le font, ils vont prendre la place d’une autre espèce dans l’écosystème, condamnant cette dernière. Vous les laissez aux prédateurs ? Votre élevage va devenir leur territoire de chasse, repoussant toutes vos bêtes, impossibles à contenir. La solution, allez vous me dire, serait donc de les prendre régulièrement et d’aller les déposer dans la zone de chasse des prédateurs, à l’extérieur, oui, ça, ça pourrait marcher.
      Le problème : Déjà, c’est un détail, mais vous avez la possibilité de les tuer d’un seul coup sans douleur et sans qu’ils voient la mort arriver. Face à un prédateur, c’est sans aucun doute une mort bien plus douloureuse et lente… Mais soit, passons, surtout : Une seule vache va ajouter 200 kg de viande dégraissée et désossée à votre quota de nourriture. Et ce sans aucune cultures excédentaires, simplement avec l’herbe/le feuillage de vos pâturages régénérés. Vous pouvez donc nourrir bien plus de monde sans aucune culture excédentaire, et prendre moins de place à cultiver, plus de place à la biodiversité.
      Donc voilà, CQFD.

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      1. Cette vision utilitariste ne démontre rien. La nature s’adapte très bien sans qu’on se sente la légitimité à tout gérer. Une espèce dégénérée par l’élevage n’est plus apte à la vie sauvage? Elle s’éteindra, nous ne sommes pas obligés de faire perdurer nos propres aberrations (d’un point de vue biologique): l’Homme, par son évolution, s’est rendu dépendant des techniques et ne peut plus survivre durablement sans (feu, habits, maisons etc…), mais a aussi créé des espèces entièrement dépendantes de lui.
        Et j’ai bien précisé que si un éleveur « respectueux » abat les bêtes qu’il connaît, et pas des « objets » qui passent sur une chaîne, c’est complètement autre chose. L’élevage dans ses formes passées, « traditionnelles », ne me gène pas spécialement, même si je comprends ceux que ça gène, et pourquoi. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai dit que si les premiers arguments étaient ineptes, ceux d’après étaient pertinents.
        En relisant votre commentaire, je me rends compte du non-sens: si l’on refuse l’élevage et l’abattage des animaux, la gestion de la population de l’élevage ne se pose pas puisqu’il n’y a pas d’élevage.

        Je comprends parfaitement la vision que vous défendez, et je m’en rapproche sur certains points, mais s’il vous plaît, les arguments stupides ou de mauvaise foi…

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      2. Désolé mais je n’ai pas compris ce que vous avez dit…
        Quel rapport avec ce que j’avance ?

        Excusez mais si moi je dois être de bonne foi, vous devriez au moins être un peu plus clair…
        Parce qu’honnêtement, je n’ai pas compris ce que vous dites.

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